• Accueil
  • > Pour en finir avec ma soeur

Pour en finir avec ma soeur

Rubrique des croyances

 
« Elle est alors plus proche d’une dissidence qui porte les chances d’un futur face aux forces de destruction qui le rendent impossible. Cette voie, qui devrait prendre la forme d’un projet politique , lui semble plus radicale que la révolution pour disqualifier la force. [Cf A.Camus "L'Homme Révolté"] p13 [...] Les textes proposés…témoignent de ce parcours de vie et de pensée. Parcours singulier, en décalage avec les idées dominantes pendant les décennies qui suivent la deuxième guerre mondiale, où règne l’optimisme techno-scientifique d’une croissance économique infinie et de la paix qui devait en découler. Parcours dont l’écho secoue les  certitudes à l’heure de l’effondrement de ces croyances. » (Geneviève Azam, Françoise Valon « Simone Weil ou l’expérience de la nécessité » p14
 
« Le patriarcat est la religion dominante de cette planète. Nous ne sauverons pas la vie sur terre tant que nous n’aurons pas abattu la domination masculine » Lierre Keith p43″Écologie en Résistance » Vol1
 
voir aussi https://www.contretemps.eu/imbrication-femmes-race-classe-mouvements-sociaux/
actua FEM
Mars 2021
https://www.franceinter.fr/emissions/le-temps-d-un-bivouac/le-temps-d-un-bivouac-13-mars-2021?fbclid=IwAR2Io4_17bMavJ94il6ugMZDxeyfprqf5In9nqrwbhVSvo6tk8CC4Iy0ZF0
https://www.revolutionpermanente.fr/F-Verges-Les-opprime-e-s-ont-toujours-mis-en-oeuvre-leurs-propres-politiques-de-protection
 
 
 religieuse au café

feminA FeminB

(Photos Librinfo74 Annecy Mars 2021)

F. Vergès : « Les opprimé.e.s ont toujours mis en œuvre leurs propres politiques de protection »
Dans cet entretien avec RP Dimanche, l’intellectuelle et militante féministe décoloniale Françoise Vergès revient sur les principales thèses de son livre Une théorie féministe de la violence (La Fabrique, 2020).

Extrait:

RP: Le sous-titre de ton ouvrage « pour une politique antiraciste de la protection » met l’accent sur une exigence qui ne concerne pas que les femmes mais toute population vulnérable aux violences institutionnelles. Pour ces populations, qui ne bénéficient pas du droit à la protection étatique, qu’est-ce que « se protéger » veut dire ? De qui, tout d’abord, et comment ?

FV: Être protégé.e et se protéger : de qui, de quoi et comment ? De l’exploitation, de la dépossession, du racisme, de la colonisation et de l’impérialisme et pour s’en protéger, il faut les combattre sans trêve. En démontrer les mécanismes, mettre en lumière la perversion des politiques de protection basées sur la sélection -par classe, race, genre, origine, âge, religion- et sur le carcéral (multiplication des prisons donc de la misère, de l’isolement et de l’abus de pouvoir).
De tous temps, les opprimé.e.s ont mis en œuvre leurs propres politiques de protection – que ce soit en empêchant la police militarisée d’entrer impunément dans des quartiers et des maisons, en empêchant des expulsions, en forgeant de faux papiers, en organisant des routes clandestines de fuite, des caches, en mettant des armes à disposition de communautés menacées, en créant leurs propres écoles, cliniques, églises, temples, commerces, universités, etc. Avec la justice réparatrice, restorative, l’objectif est de réadmettre le fautif dans la communauté mais en lui faisant comprendre le dommage infligé à la communauté. Ce qui mis en avant, c’est l’interdépendance entre personnes qui peuvent être très différentes mais qui ont les mêmes adversaires – la faim, la peur, le froid, la pauvreté, le racisme, le capitalisme, le sexisme, la violence d’État, de la police, du tribunal—et qui décident d’organiser la solidarité. Cela exige un travail quotidien, ne soyons pas abstraites, un effort car rien dans la société moderne occidentale avec son individualisme ne nous éduque à l’interdépendance et à la solidarité. L’État protège à condition de pouvoir concevoir comment sa protection est mise en place, qui y a droit, comment elle est exercée et par qui elle est appliquée. Il y a donc toujours une tension entre des demandes de protection par des citoyen.ne.s pour des biens conçus comme des biens publics et pour lesquelles des combats sont menés -droit du travail, à la santé, à l’éducation, au logement, à la protection contre des menaces ou des dommages (cyclones, tremblements de terre, pandémies) et la manière dont l’État conçoit sa protection.
Reconnaître le besoin de protection – physique, psychique – est à l’opposé de la protection sous conditions de l’État et de l’idéologie individualiste, de celle qui fait dire que « si moi je m’en suis sortie, malgré tous les obstacles, alors n’importe qui le peut. Il suffit d’avoir de la volonté ». Cette idéologie de la force individuelle est profondément réactionnaire, elle justifie le racisme.
Une protection décoloniale antiraciste signifie d’abord reconnaître qu’un être humain a besoin de protection (à sa naissance, l’être humain est incapable de survivre sans protection), qu’elle ou il est dans une interdépendance avec son environnement, avec les autres vivants. C’est un refus de l’individualisme, de l’idée qu’on peut s’en sortir tout.e seul.e, qu’on n’a besoin de personne. La solidarité, c’est une reconnaissance de cette protection contre les forces égoïstes du néolibéralisme, on est ensemble, on se soutient, on se console réciproquement, on sait qu’on n’est pas seule, que les ami.e.s de lutte sont là. Il faut nourrir cette organisation collaborative et collective de la protection car elle est fragilisée par les égoïsmes, les jalousies, les rivalités. Il ne faut pas sous-estimer la destruction du psychisme par le racisme, le sexisme, le capitalisme. On va mal mais on n’en voit pas les causes parce qu’école, médias, organisation sociale, idéologies nous ont éduqué à ne pas voir les causes profondes, historiques, de notre mal-être, alors on accuse les autres. Ou bien on est devenu méfiante à force d’être trompée, maltraitée, on refuse de s’approcher de trop près par peur d’être blessée, déçue. Pour créer cette protection, il faut surmonter la peur, être capable d’aimer, d’accepter les différences, de reconnaître ses propres difficultés et d’apprendre à les dépasser en en parlant avec d’autres, en refusant le ton moralisateur. C’est protéger sans jamais en profiter pour asseoir son pouvoir, créer de la dépendance. « Comment » repose, je le redis, sur un travail collectif quotidien. C’est vraiment reconnaître l’interdépendance qui est étrangère à la mise en dépendance.

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

Pour en finir avec ma sœur et mes bien chères frères, reprenez avec moi tous en cœur: « Ahh Bure, et toutes ces ordures… »http://crasputas.canalblog.com/archives/2018/03/09/36211764.html

Critique des croyances ou « ma sœur n’est pas une sainte et je ne suis pas sorti de la cuisse de Jupiter »

L’IDÉOLOGIE CHRÉTIENNE   À L’ORIGINE DE LA  TECHNIQUE MODERNE et  HARMONIA MUNDI

https://guydemenge.blogspot.com/

 

Pour en finir avec Pasteur

https://momogupdf.blogspot.com/2017/10/telecharger-pour-en-finir-avec-pasteur.html

https://sniadecki.wordpress.com/2021/04/16/carnino-pasteur/

Pour en finir avec l’État

https://bibliothequefahrenheit.blogspot.com/2021/01/loeil-de-letat-moderniser-uniformiser.html

http://www.bellaciao.org/fr/IMG/pdf/LETAT-2.pdf et https://resistance71.wordpress.com/2017/06/28/pierre-clastres-1977-2017-40-ans-apres-sa-mort-lheritage-dun-anthropologue-politique-anarchiste-2eme-partie/

Pour en finir avec la collapsologie

https://sniadecki.wordpress.com/2020/12/22/luzi-refractions-n44/

Pour en finir avec le mythe de l’homme providentiel…

fichier txt nous petits fils de

Pour en finir avec

https://www.lechappee.org/collections/pour-en-finir-avec

Laisser un commentaire

 

Paruremaupassant |
Lalibrairiedunet |
Latelierdeshistoiresfilantes |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lloydvlcf
| Matircrite
| Monsieurkafka