Nuclé-ère

Novembre 2016

carteReseauVulcanus

le réseau Vulcanus dévoilé

Supposition :

A la pointe du national-nucléarisme (T.Ribault), se cache le réseau Vulcanus comme étant le principal responsable du cancer de l’anus.

Réseau jamais démantelé comme les centrales et ingérable comme les déchets radioactifs.

On l’appelle Réseau Vulcanus car c’est une contraction (excusez) du mot anus et du mot Vulcania site disneyland francisé bien connu et porté par VGE pour s’acheter une conduite dans le pays des volcans (pour donner du travail aux ouvriers…comme dirait l’autre).

 nucreylaconf - Copie

Valéry Giscard d’Estaing, meilleur exemple de la prévarication française et représentatif des grandes familles hexagonales qui se sont enrichies depuis des lustres grâce à la coloniale, c’est à dire du pillage des viols et des meurtres, bref l’impérialisme ou »la rapine » comme l’écrit Albert Einstein dans « Pourquoi le socialisme » (voir aussi Polanyi, Césaire, Fanon, Partant, Perez Vitoria,etc)

A noter que le grand-père Giscard était un simple quincaillier qui a fait fortune avec le « commerce » du bois d’Afrique. Le « libre échange » existait bel et bien avant papy  depuis l’esclavagisme, on échangeait de la verroterie avec de l’or, les autochtones à qui cela ne convenait pas n’avaient pas les moyens de résister face à des canons et des fusils à baïonnette.

Papy avec ses relations et ses bénéfices a pu s’acheter ainsi une particule et un lointain ancêtre par le lit d’un roi, ce fut son D’estaing…

 fichier pdf giscard

D’autres membres éminents du réseau son régulièrement accrochés par la justice mais toujours blanchis pour service rendu au nucléaire. Comme un Gaston Flosse, l’ami de Chirac qui pourra faire assassiner tous les journalistes Couraud qu’il voudra.

Mais quand même les deux champions exæquo des kilomètres de casseroles à ce jour sont Longuet et Balkany grands porteurs de valises de la FranceAfrique (océanieAsie etc) qui continue.fichier txt LonguetVulca  fichier pdf Vulca-BALKANY

Mais il y en a beaucoup d’autres et c’est un chemin tor-tueux de tous les dévoiler.fichier pdf Vulca-BATAILLEfichier pdf Vulca-Cazeneuve

Afin de remédier à la désaffection de l’institution environnementaliste PaixVerte qui s’est quelque peu défroquée avec sa tentative de fessenuc devant les menaces du lobbie atomique (1), mais le travail qui a été accompli est sans doute remarquable. Ce qui est fait n’est plus à faire mais les affaires continuent.

http://owni.fr/2012/10/26/lapplication-facenuke-atomisee-de-linterieur/

L’institution environnementaliste s’est malheureusement délestée (excusez) d’une arme efficace comme une dragée FuckA (excusez). Car l’attaque « ad hominem » est une redoutable arme dans les pays prétendument démocratiques, et même si un pays où les avocats sont rois, c’est déjà un échec de la démocratie, osons dépasser la ligne jaune au lieu de la suivre quotidiennement même jusque dans des toilettes sèches. (C.Elain « Un petit coin pour la planète ».)

Le SLIP reprend courageusement la main entendez par là le Survey Lobby Irradiation Plan. (même si par là vous n’entendez pas grand chose). (P.Dac-F.Blanche).

Ce premier jet du SLIP est une ébauche de reconstitution du réseau Vulcanus canal historique (excusez) , destinée à être réappropriée et complétée par le public régulièrement. (avec photo interactive et pédigré intéressé des membres du réseau Vulcanus)

Merci de votre contribution.

- Télécharger l’escroquerie nucléaire sur

http://kna-blog.blogspot.fr/2015/05/lescroquerie-nucleaire-selon-charlie.html

-exemple de dévoilement d’une ramification du réseau Vulcanus :

http://www.villesurterre.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=545

(1)

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/04/16/facenuke-la-cartographie-du-lobby-nucleaire-francais/

Lundi 16 avril 2012

« Facenuke », la cartographie du lobby nucléaire français

Quel est le lien entre l’ancienne patronne d’Areva Anne Lauvergeon, le géochimiste Claude Allègre et le député-maire de Cherbourg Bernard Cazeneuve ? Et celui entre Augustin de Romanet, ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, Henri Proglio, PDG d’EDF, et Elie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS et membre du Siècle ? Le nucléaire. Tous sont directement connectés via les sociétés, institutions et associations promouvant l’atome auxquelles ils appartiennent. Voilà ce que montre Greenpeace dans un nouvel outil interactif, Facenuke, qui met à jour les réseaux de l’industrie énergétique et nucléaire française.

Pour construire cette gigantesque carte – qui permet de naviguer entre les individus via leurs connections mais aussi d’accéder aux biographies – les profils publics de 250 hommes et femmes ont été passés au crible. La sélection des personnalités a été établie à partir de cinq critères précis, indique l’ONG : « Un mandat actuel ou récent (environ cinq ans) dans un conseil d’administration, de surveillance, un poste de direction dans un grand groupe, la présence dans un centre de recherche, l’adhésion à une association ou encore un mandat dans une autorité de régulation, etc. ; un mandat passé significatif ; l’adhésion ou un mandat actuel dans une organisation politique ; l’adhésion ou un mandat passé à une organisation politique ; la formation. » Les liens financiers ou les contacts avec des élus locaux, par contre, n’ont pas été pris en compte.

Le résultat : une carte au maillage tant ample que dense. « Cet outil permet de prendre conscience que le secteur du nucléaire est plus qu’un lobby : il fonctionne comme une sorte d’Etat dans l’Etat, analyse Karine Gavand, chargée des questions politiques chez Greenpeace. Il s’est autonomisé et renforcé depuis sa construction dans les années 1970. Il se régénère en recyclant les retraités et formant la relève. »

De fait, les fervents défenseurs de l’atome ont investi tous les cercles de pouvoir et d’influence, au plus haut niveau. Les grandes entreprises, bien entendu : Areva, qui construit les centrales, EDF, qui les exploite, Eiffage, Bouygues, Vinci, Lafarge, Schneider, ou Veolia Environnement qui sous-traitent certaines phases de la construction, exploitation ou gestion des déchets.

Mais au-delà du secteur industriel, ce sont aussi les centres de recherche qui sont concernés (CNRS, CEA), les partis politiques (UMP et PS), les banques et assurances (Axa, BNP Paribas, Crédit agricole, Dexia, Natixis), les organismes financiers (Caisse des dépôts et consignation, Fonds stratégique d’investissement), les grandes formations d’ingénieurs (essentiellement Polytechnique-Ecole des mines, mais aussi X-Ponts et chaussées et l’ENA), ainsi qu’une myriade d’associations officiellement écolo (Association des écologistes pour le nucléaire, Fédération environnement durable, Sauvons le climat).

Les principaux rouages de ce réseau (ceux figurés par un gros point) sont pour certains connus : Nicolas Sarkozy, Luc Oursel (PDF d’Areva), Henri Proglio (PDG d’EDF), Anne Lauvergeon ou Marcel Boiteux (qui a dirigé pendant vingt ans EDF et lancé le programme électro-nucléaire français, et est maintenant à la tête de la Fédération de l’environnement durable). Mais quelques unes des personnalités autour desquelles se tissent les réseaux restent inconnues du grand public, telles que Colette Lewiner, directrice de la branche Energies dans le cabinet de conseil Capgemini après avoir travaillé successivement chez EDF et à la Cogema (ex-Areva) ou Bruno Bensasson, membre du comité exécutif de GDF Suez.

« Ce réseau déployé à tous les postes stratégiques, avec des individus qui ont plusieurs casquettes, explique l’inertie de la politique énergétique française, assure Karine Gavand. On a un même système de pensée qui est constamment défendu, transmis et reproduit par toutes les strates du pouvoir. » Et de citer une étude publiée par Capgemini, juste après la catastrophe de Fukushima, assurant que le développement de la filière nucléaire allait se poursuivre dans le monde malgré l’accident, tandis que que la sortie progressive de l’atome par l’Allemagne constituait une menace pour la sécurité d’approvisionnement en électricité de l’Europe.

Si ce diagramme présente l’intérêt de rendre visibles les principales forces et connexions dans le monde de l’atome, il ne permet pas, en revanche, de définir de manière exacte la force de frappe de la filière nucléaire française. En effet, rien n’indique la qualité et la force des liens indiqués – siéger à un même conseil d’administration qu’un homme politique ne signifie pas pour un technocrate en avoir l’oreille -, ni leur représentativité et ampleur à l’échelle d’une structure – qu’en est-il de la réelle proportion de pro-nucléaires dans les laboratoires de recherche ou formations d’ingénieurs ?

Surtout, les chercheurs, intellectuels et hommes politiques défavorables à l’énergie nucléaire, les dirigeants d’entreprises dans les énergies renouvelables ou les associations écologistes ne sont pas indiqués, ne permettant pas de situer le lobby écolo. Il n’est alors pas possible de comparer le degré de proximité aux strates du pouvoir et le spectre d’influence entre pro- et anti-atome.

Audrey Garric

 facenuke

NB :Le vrai fesseposter en grand à continuer et mettre à jour à télécharger sur :http://greenpeace.fr/facenuke/assets/images/facenuke-poster.jpg

Télécharger l’escroquerie nucléaire selon Charlie Hebdo :

http://kna-blog.blogspot.fr/2015/05/lescroquerie-nucleaire-selon-charlie.html

Actualités :

- la perle nucléaire de l’été :

http://www.contrepoints.org/2015/07/26/215583-lettre-ouverte-aux-journalistes-du-monde-detracteurs-du-nucleaire

- Le feu nucléaire du printemps :

http://www.sortirdunucleaire.org/Incendies-a-Tchernobyl-la-radioactivite-remise-en

- Le nucléaire français dans la situation TAFTAïenne actuelle :

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/accord-edf-areva_b_7923328.html

Des bouquins pour la plage :

- http://www.sortirdunucleaire.org/Dialectique-du-nucleocrate-La

- http://www.lemonde.fr/livres/article/2013/09/18/dialectique-du-nucleocrate_3480117_3260.html

- http://journaldelenergie.com/nucleaire/letat-nucleaire-portrait-dune-democratie-malade/

- Radio Plage- la demi-heure radioactive sur http://www.radiogalere.org/

- https://www.youtube.com/watch?v=w-oHx_V_iTc

- https://www.youtube.com/watch?v=HFqock5Jhug

- https://www.youtube.com/watch?v=yE01BHoimBE

- https://youtu.be/zuaD6QPAgR4

- http://www.laparisienneliberee.com/arithmetique-de-laccident-nucleaire/

http://independentwho.org/media/Audios_Videos/Alison_Katz_La_Demi_Heure_Radioactive_9_avril_2013.mp3

Au nom de tous les contaminés : Aidez

http://enfants-tchernobyl-belarus.org/extra/pdf-divers/telecharge.php?pdf=pourquoi_aider.pdf

http://www.asso-henri-pezerat.org/hommage-a-roger-belbeoch/

http://www.asso-henri-pezerat.org/liens/

Commémorations :

- 31 juillet 1977 à Malville : Vital Michalon est assassiné par la police

https://rebellyon.info/31-juillet-1977-a-Malville-Vital-Michalon

- 31 Juillet 1914 à Paris : Jean Jaures est assassiné par un Vilain

« Le capitalisme vert porte en lui la guerre kaki comme la nuée l’orage »

2015 : Déclaration socialiste : « Mon adversaire c’est la finance » :

ce à quoi on pourrais rajouter : Oui mais l’ennemi ?

Réponse : « L’ennemi, c’est le faux socialiste. »

- du 6 au 9 Août 1945 Hiroshima Nagasaki : début de l’holocauste de la contamination interne qui dure toujours avec son déni des États droit- de- l’hommiste, ces monstres froids.

- http://www.vivre-apres-fukushima.fr/hiroshima-6-aout-1945-nagasaki-9-aout-1945-2/

- www.dissident-media.org/infonucleaire

brevets :http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article146986

et droit d’auteur de «  La face cachée de Hiroshima »

https://www.youtube.com/watch?v=z4eP-ocVDBo

remis en ligne en mars 2015 par une bonne âme: https://www.youtube.com/watch?v=s35t9OJBig8

 laFranceNucleaire etatnucleaire

comedie-atomique

jusqu’ici tout va bienevolution

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3 Aout 2016:

Source: http://sciences-critiques.fr/tchernobyl-fukushima-les-amenageurs-de-la-vie-mutilee/

 

« Si la science un jour règne seule, les hommes crédules n’auront plus que des crédulités scientifiques. » (Anatole France)

 

Tchernobyl, Fukushima : les aménageurs de la vie mutilée
par Collectif

  • 3 août 2016

 

Proclamant qu’il faut « gérer » sa peur à la suite de catastrophes comme celles de Tchernobyl et de Fukushima, les aménageurs de la vie mutilée, relayés par des représentants d’instances étatiques ou associatives, prétendent réduire à néant toute possibilité de mise en cause de la déraison nucléaire, enjoignant à chacun d’en tirer au contraire parti, plutôt que de se hasarder à en rechercher les responsables et à rendre inhabitées des terres inhabitables.

* * *

 

> Cécile Asanuma-Brice, sociologue à la Maison franco-japonaise de Tokyo, auteure de nombreux articles sur la protection de la population après le désastre nucléaire de Fukushima. Jean-Jacques Delfour, philosophe, auteur de « La condition nucléaire. Réflexions sur la situation atomique de l’humanité » (L’Échappée, 2014). Kolin Kobayashi, journaliste et écrivain, auteur de « Le crime du lobby nucléaire international, de Tchernobyl à Fukushima » (Éditions Ibun-sha, 2013). Nadine Ribault, écrivain, et Thierry Ribault, économiste au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), co-auteurs de « Les sanctuaires de l’abîme. Chronique du désastre de Fukushima » (Éditions de l’Encyclopédie des Nuisances, 2012).

Un documentaire consacré aux désastres de Tchernobyl et de Fukushima a été présenté par Arte le 26 avril dernier, lançant une pernicieuse invitation à « vivre avec » la contamination radioactive, « défi » que prétendent, en ces jours sombres, relever les missionnaires de l’accommodation à la vie en zones contaminées par la radioactivité.

L’« Initiative de Dialogue pour la réhabilitation des conditions de vie après l’accident de Fukushima », présentée dans ce film, a été pilotée par de supposés, et néanmoins dangereux experts à l’œuvre à Tchernobyl hier, à Fukushima aujourd’hui, et en France demain.

Puisque la France a dans ses rangs des champions de la réhabilitation post-catastrophe, tels que Jacques Lochard ou Gilles Hériard-Dubreuil, soutenus par la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR), l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), l’Université médicale de Fukushima ou la Fondation d’extrême droite Sasakawa (alias Nippon Foundation).

Gilles Hériard-Dubreuil a fondé en 2013 le « courant » Écologie humaine, dont le nom reprend une terminologie vaticane, avec Tugdual Derville, porte-parole de « Manif pour Tous », et délégué général de l’Alliance Vita, association d’extrême droite catholique du mouvement pro-vie, qui milite contre l’avortement, contre l’euthanasie et contre le mariage entre personnes de même sexe.

M. Hériard-Dubreuil préside, par ailleurs, le cabinet de conseil Mutadis, sinistrement connu pour son engagement à Tchernobyl, sous subsides européens et internationaux, dans les programmes Ethos (1996-2001), SAGE (2002-2005) et CORE (Coopération pour la réhabilitation des conditions de vie dans les territoires contaminés du Bélarus, 2003-2008), qui prescrivent aux populations, sous couvert d’intentions thérapeutiques et participatives, des recettes d’accommodation à la vie en zones contaminées.

Un des principaux objectifs − atteint − de ces programmes, a été d’évincer du terrain de Tchernobyl les initiatives de protection sanitaire développées par des médecins et des physiciens après l’accident de la centrale, et de ne pas ralentir, en conséquence, la détérioration continue de la santé des populations, faute d’apporter une véritable prophylaxie.

 

 

Les faits de traîtrise de Gilles Hériard-Dubreuil à l’encontre des spécialistes de santé du Belarus ne semblent toutefois pas avoir dissuadé la députée européenne Europe Écologie-Les Verts Michèle Rivasi et l’avocate Corinne Lepage, « antinucléaires » déclarées, de collaborer avec ce dernier, de le nommer « secrétaire » et « expert qualifié » de leur association européenne Nuclear Transparency Watch, qu’elles ont créée et qu’elles président depuis 2013, appelant à rien moins qu’« une implication systématique des citoyens et de la société civile dans la préparation et la réponse aux situations d’urgence nucléaire en Europe », situations dont on aura suffisamment compris qu’elles ne tarderont plus à « survenir ».

Communiquer sur la sûreté nucléaire comme bien commun.

Ainsi, Mmes Rivasi et Lepage, qui ont chargé M. Hériard-Dubreuil de communiquer sur « la sûreté nucléaire comme bien commun » sur le site de leur association, soutiennent inconditionnellement l’initiative pronucléaire européenne RICOMET de développement de stratégies de « communication sur le risque » nucléaire et vantent les mérites des rapports radionégationnistes dont M. Hériard-Dubreuil est l’auteur, rapports à la gloire d’Ethos et de l’accommodation des populations à la radioactivité en situation d’accident nucléaire.

Quant à Jacques Lochard, vice-président de la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR), et directeur du Centre d’étude sur l’évaluation de la protection dans le domaine nucléaire (CEPN), dont les membres sont le Commissariat à l’Énergie Atomique, Areva, l’IRSN et EDF, il est, lui aussi, un contributeur actif et rusé à la propagation de l’idéologie de la « culture pratique de la radioprotection » à Fukushima, comme à Tchernobyl.

 

CINQ RECETTES EMPOISONNÉES

 

Voici leurs cinq recettes, qui, pour être bien concoctées, n’en sont pas moins empoisonnées de cette mort qui enverra les gens moisir à plat.

1. Inciter chacun à rester vivre dans les zones contaminées, tout en « optimisant » son exposition à la radioactivité à proportion du coût économique et social de sa protection. Ainsi, maximisent-ils le nombre de personnes contraintes de suivre un protocole de contrôle et de mesure permettant de survivre dans la contamination à moindre coût. À défaut de les soigner.

2. Considérer la réalité radioactive comme un problème psychologique. Il s’agit de transformer une réalité scientifique et sociale – la contamination radioactive et ses dégâts –, en phénomène faisant l’objet d’un « ressenti » individuel, lui-même tributaire de l’état mental, ou psychologique, de chacun.

Conforter les gens dans le délire selon lequel ils sont des sujets autonomes dans la gestion de leur contamination alors qu’ils sont prisonniers des rapports techno-sociaux.

Le rapport à la radioactivité ne relèverait ainsi que d’une gestion personnalisée de l’angoisse. À dire d’experts, ce ne serait alors plus la situation de contamination qui serait irrationnelle, mais la perception qu’on en aurait.

3. Recourir à un jargon d’« authenticité », pontifiant et illusoirement concret dans lequel les appels à l’autonomie, à la dignité, à la communauté et à l’humain ne font qu’emprunter à la théologie de pâles reflets de transcendance, afin de mieux assujettir l’individu au fonctionnement, ici du tout radioactif, ailleurs du tout sécurisé.

Or, conforter les gens dans le délire selon lequel ils sont des sujets autonomes dans la « gestion de leur contamination », alors qu’ils savent bien qu’il leur est seulement impossible de ne pas se plier aux rapports techno-sociaux dont ils sont prisonniers, c’est vouer à l’échec toute possibilité d’échappée.

On conditionne les populations à la cogestion du désastre, en les encourageant à stimuler, et a minima à simuler, les réflexes et les comportements induits par les modifications du monde environnant. Cette recherche de l’adaptation parfaite passe par l’intériorisation de toutes les formes de pressions que la contamination radioactive fait naître.

4. Promouvoir la résilience, nouvel horizon de l’homme adaptable, censé ne compter que sur lui-même et ses insondables capacités de « rebond ». Au nom d’un relativisme pragmatique, d’un primat de « la vie quotidienne », ces médiateurs du désastre insufflent la défiance, voire la décrédibilisation, des connaissances scientifiques les moins contestables, distillent le doute et propagent l’ignorance sur les effets sanitaires de l’exposition durable aux dites « faibles doses » de rayonnement ionisant, tout en déplorant « la montée de la défiance des populations vis-à-vis des différentes sortes d’autorités. »

Insuffler la défiance, voire la décrédibilisation, distiller le doute et propager l’ignorance.

Résilience aidant, c’est à nous qu’ils assignent ensuite la tâche de recoller les morceaux de ce qu’ils contribuent à détruire. Ils préconisent de remplacer les normes de protection par de simples recommandations destinées à faciliter l’action des individus. « Les gens passent ainsi de la résignation à la créativité », s’enthousiasme Jacques Lochard.

Ainsi, chacun n’aurait plus qu’à mobiliser ses propres réserves de résistance à l’irrésistible et devenir « partie prenante » de sa propre irradiation. On reconnaît là le choix de l’État japonais : maintenir les populations sur place et diminuer d’autant, à court terme du moins, le coût d’un accident nucléaire.

5. Banaliser la radioactivité, cet obstacle que l’on apprend à contourner au quotidien dans la recherche de « solutions » immédiates, ponctuelles et individuelles. La radioactivité ne poserait alors problème que dans la seule mesure où les pratiques de vie des habitants les amèneraient à la « croiser » sur le chemin de l’école, du travail, ou de la promenade.

Au Japon, se mène désormais une chasse quotidienne aux hotspots de contamination radioactive, réduits à des incidents facilement résolus en grattant le sol et en stockant la terre dans des sacs poubelle, ou en installant des rideaux de plomb aux fenêtres des chambres d’enfants afin d’« éviter la contamination venant de la forêt. »

Au quotidien, on sait que si on se coupe, c’est bien de se désinfecter. Ça, c’est du pratique. Eh bien, la radioactivité c’est pareil.

Tout lien avec les méprisables concepts universels de menace, de santé, de vie, est dilué, et circonscrit, dans la catégorie des difficultés personnelles – la « sur-inquiétude des mères » –, ou dans celle des contraignantes, mais inévitables, nécessités hygiéniques ou ménagères.

Décidément en guerre avec sa science, M. Lochard nous confiait au cours d’un entretien : « Au quotidien, on sait que si on se coupe, c’est bien de se désinfecter. Ça, c’est du pratique. Eh bien, la radioactivité c’est pareil. »

 

L’IRRATIONALITÉ ET L’EXTRÊME VIOLENCE DU « VIVRE AVEC »

 

Ces aménageurs de la vie mutilée, relayés par Arte et tant d’autres représentants d’instances étatiques ou associatives, telles que Nuclear Transparency Watch de Mmes Rivasi et Lepage, et M. Hériard-Dubreuil, défendent haut et fort l’irrationalité selon laquelle il existerait un entre-deux de la contamination, où l’exposition au rayonnement ne serait dangereuse qu’en principe, mais s’avèrerait inoffensive dans la réalité. Véritable irrationalité, cette extrême violence du « vivre avec » est une insulte aux survivants.

Il s’agirait donc d’endiguer l’horreur de la contamination en la coulant dans les formes pseudo-rationnelles d’un « tous ensemble, nous vaincrons la radioactivité » ? C’est à quoi se vouent ces prêcheurs de soumission en expliquant, sans foi ni loi, qu’on peut échapper au danger en s’y confrontant, qu’on peut gratter la terre, mais en croisant les doigts.

 

Proclamant qu’il faut « gérer » sa peur, ils prétendent réduire à néant toute possibilité de mise en cause de la déraison nucléaire, enjoignant à chacun d’en tirer au contraire parti, plutôt que de se hasarder à en rechercher les responsables.

Il fallait dire ce qu’est l’objectif de ces rédempteurs du « vivre avec », qui n’en paieront pas le prix, eux qui ont choisi d’emplir les hôpitaux de malades plutôt que de rendre inhabitées des terres inhabitables.

Tribune libre collective de :
Cécile Asanuma-Brice, Jean-Jacques Delfour, Kolin Kobayashi, Nadine Ribault et Thierry Ribault

> Photos à la Une et panoramique : logements en ruine dans la ville de Pripiat, à trois kilomètres de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, plusieurs années après la catastrophe du 26 avril 1986. / Crédit CC.

Pour en savoir plus…
« isser mourir, c’est tuer. Cogérer, c’est co-détruire », 1er juin 2016. Analyse approfondie de Nadine et Thierry Ribault, écrivain et chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), co-auteurs de Les sanctuaires de l’abîme. Chronique du désastre de Fukushima (Editions de l’Encyclopédie des Nuisances, Paris, 2012.)

 

Un commentaire

  1. Philippe Godard 3 août 2016 à 17 h 09 min RépondreBravo pour cet excellent article, qui montre qu’aujourd’hui comme hier, ou encore plus qu’hier, le mensonge d’État s’érige sans problème en vérité. Certes, les propagateurs des nouvelles vérités officielles (en l’espèce, “on peut vivre heureux à Tchernobyl et à Fukushima”) prennent encore quelques précautions d’usage et, comme le relève le texte, certaines expressions sont très fumeuses (“la sûreté nucléaire comme bien commun” par exemple). Nous n’en sommes donc pas à des expressions aussi catégoriques que “La guerre c’est la paix. La liberté c’est l’esclavage”, etc., du monde d’Orwell. Mais si nous n’en sommes pas là, c’est parce que ce n’est plus la peine de le formuler ainsi ! Dans son roman, Orwell attirait l’attention sur le mensonge de tous les États et sur le fait que le totalitarisme passait aussi ou d’abord par le langage. La société actuelle a contourné ce stade “1984”. Elle a substitué au discours cohérent un “adieu au langage”, comme dirait Jean-Luc Godard, qui n’en est pas moins totalitaire et pas moins inquiétant.
    Le texte montre bien comment l’indécence d’une position cynique peut parfaitement se recouvrir du masque de la bonté la plus dégoulinante et comment l’abjection peut revêtir les couleurs de la charité voire de l’humanisme. Il ne faut pas s’y tromper : le totalitarisme est là, l’ignorance est en effet devenue la force, et bientôt, la guerre risque d’être la paix.

 

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26 Avril 2016:

Ceux qui doivent vivre et ceux qui doivent mourir

« Jour ouvré debout » depuis 9 ans

AmbulanceSousMarinantiatom

fichier pdf Ceux qui doivent vivre et ceux qui doivent mourir

 

 

24 Décembre 2015:

 

Le père Noël est une ordure nucléaire

LePereNoelestuneordureNucléaire

 

La tartufferie Hulollandesque

 

 

Quelques feuilles d’automne pour contrer la menace d’hiver nucléaire

Reçu des coordinations www.independentwho.org

et http://www.coordination-antinucleaire-sudest.org/

1.1

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« Osons » le zéro Hulot pour le zéro nucléaire,

par Thierry Ribault

Dans un entretien accordé au journal Le Monde, le 7 octobre 2015, le spectaculaire Nicolas Hulot entend faire trembler dans les chaumières, reprenant de manière péremptoire ce qu’il avait déjà affirmé dans les colonnes des Échos du 24 août : « Le pétrole, le charbon et le gaz sont les ennemis du climat, donc les ennemis de l’humanité ». Mais au-delà de l’ironie du fait qu’il ait troqué, sans transition, ses pales d’hélicoptère pour celles des éoliennes, au delà des ambitions démesurées du catéchisme unanimiste affichées sur la page « Osons » du site de sa fondation – du type : « Osons casser les codes et sortir des standards », « Osons l’amour, la plus renouvelable des énergies », ou encore « Nous pouvons sécher les larmes du monde » – il convient surtout de rappeler combien et comment Nicolas Hulot trompe sur plusieurs plans – à moins qu’ils ne se trompent eux-mêmes – les signataires de son appel à « oser ». On peut, tout d’abord, se demander pourquoi les « ennemis de l’humanité » selon Nicolas Hulot n’ont ni nom ni visage. Second point, les amis du climat peuvent aussi être les « ennemis de l’humanité ». Dans un troisième temps, nous reviendrons sur la « métastase étatique »[1] que constitue la Fondation Nicolas Hulot, notamment sur son rôle d’agence de communication au service du chantage nucléariste.

 

Les « ennemis » de Nicolas Hulot n’ont ni nom ni visage

 

Tout d’abord, si « ennemis » il y a, ils se trouvent plutôt du côté de celles et ceux qui exploitent et tirent profit des matières premières incriminées et non pas dans les matières premières elles-mêmes – pétrole, charbon ou gaz – personnifiées à dessein dans la rhétorique pseudo-contestatrice et déconflictualisée de Nicolas Hulot, dans le but de ne surtout pas heurter d’éventuels futurs parrains. Il est vrai que, « réindustrialisation verte » aidant, on compte déjà dans les rangs des amis de sa Fondation pour la Nature et l’Homme, un certain nombre d’entreprises « partenaires » – et leurs responsables – dont le palmarès en matière de production de nuisances durables est loin d’être négligeable : Carrefour, Veolia, Bouygues, EDF, Réseau de Transport d’Electricité (RTE), Ikea, L’Oréal, Philips, Lesieur, Videndi, Vinci Autoroutes.

Un peu de courage, Nicolas Hulot ! « Osez » désigner par leur nom ceux que vous considérez comme coupables, plutôt que de vous contenter de vitupérer abstraitement contre ce qui fonde leurs intérêts, dans l’espoir, sans doute, qu’ils retournent leur veste pour intégrer le pull de vos soutiens, tant il est vrai qu’en matière d’écologie politique, qui plus est sur le marché mondialisé du climat-marchandise, un réchauffeur d’aujourd’hui est toujours potentiellement un refroidisseur de demain, dusse-t-il accomplir sa conversion à l’aide de quelques barres d’uranium supplémentaires.

Si, en matière climatique, « ennemis de l’humanité » il y a, « lutter contre le réchauffement », est aussi absurde que de « lutter contre le nucléaire », car dans un cas comme dans l’autre on manque la cible réelle, qui est constituée des êtres humains qui en tirent parti. Rappelons que les « ennemis de l’humanité » qui ont été jugés et condamnés à Nuremberg, ne sont ni le monoxyde de carbone, ni l’acide cyanhydrique dégagé par les cristaux de Zyklon B, pesticide produit par l’entreprise IG Farben et utilisé dans les camps de la mort, mais bel et bien celles et ceux portant noms et visages, qui les ont systématiquement produits et infligés à leurs victimes.

 

Les amis du climat peuvent aussi être les « ennemis de l’humanité »

 

Nicolas Hulot fait mine d’oublier que les amis du climat peuvent aussi être les « ennemis de l’humanité » qu’il évoque évasivement. Il semble pourtant en être conscient, lui qui, après avoir déclaré combien il n’était « pas favorable à l’énergie nucléaire, mais le fait est que la France l’a développée », et que « on peut l’utiliser mais juste pour opérer une transition douce et ne pas risquer la rupture d’approvisionnement », s’est attiré quelques jours plus tard les prétendues foudres des intégristes de l’atome de l’association « Sauvons Le Climat » (également soutenue par EDF), à travers une lettre ouverte dans laquelle les ingénieurs retraités d’EDF défendaient au final … les mêmes orientations que celui qu’ils faisaient mine de tancer vertement par ailleurs, déclarant : « Énergies renouvelables, nucléaire, stockage, efficacité énergétique et sobriété sont des solutions à combiner intelligemment, chacune dans son domaine de compétence. »[2]

 

Cette convergence de vue aux allures de controverse et ce consensus sur la composition de la trousse de secours du sauveteur climatique – la même que le gouvernement japonais a récemment mobilisée pour légitimer la relance d’un premier réacteur, puis d’un second, après deux ans d’arrêt total du parc nucléaire[3] – ne sont pas étonnants quand on voit les précautions infinies que prend Nicolas Hulot à se couvrir, lorsqu’il s’agit du nucléaire, du voile vertueux de la neutralité : « On a eu l’intelligence, dans la loi sur la transition énergétique, de ne pas en faire un point de crispation. Chacun a su mettre de l’eau dans son vin. Mon avis est assez médian et il n’a jamais varié. »[4] Effectivement, le même adapte des boissons insipides déclarait trois ans auparavant : « Concernant le nucléaire, je ne suis pas sûr que nous ayons le choix d’en sortir immédiatement. »[5]

 

Le récent appel formulé par des économistes, intitulé « COP-21 un moment de vérité pour le climat et le développement soutenable »[6], va d’ailleurs implicitement dans le même sens, ne prononçant jamais le mot « nucléaire » et considérant que « la tâche qui incombe aux pays développés est de décarboner leur stock de capital existant, de changer leur modèle de consommation, de diminuer leur consommation d’énergie et de gérer l’héritage de systèmes énergétiques carbonés. », sans jamais s’interroger un seul instant sur la manière dont sera « géré » l’héritage des 441 réacteurs nucléaires civils actuellement installés dans le monde, des 60 en construction, des 155 planifiés et des 338 envisagés.

 

La Fondation Nicolas Hulot : une agence de communication au service du chantage nucléariste

 

La composition du « comité scientifique » de la Fondation Nicolas Hulot ne contredit pas cette culture de la double pensée, propre aux organisations dédiées à la communication, c’est-à-dire à la propagande, fussent-elles des agences spécialisées en rébellion environnementale comme l’est cette fondation. Est-ce un hasard si le groupe Havas, qui se définit sur le site de cette dernière comme « l’un des plus grands groupes mondiaux de communication du monde » (sic) en est le « mécène de compétence » ?

Ainsi trouve-t-on dans le dit « comité scientifique », situés entre les prédicateurs de grands malheurs et d’apocalypses hebdomadaires et les « tout va biennistes » pour qui tout n’est qu’un problème de gouvernance, des éthiciens appointés du type Dominique Bourg, apologues humanistes eux aussi du juste milieu et du vin coupé d’eau pour qui le nucléaire doit disparaître … un jour peut-être, une fois que le « Collège du Futur » dont ils feront partie, ainsi que leurs amis, en aura éthiquement planifié la dissolution (ainsi que la nôtre).

En attendant, du côté des fossoyeurs, sévissent dans le même comité, des affidés du nucléaire comme Jean-Marc Jancovici, pour qui « le nucléaire est beaucoup moins dangereux que le charbon. Depuis la catastrophe de Fukushima, qui n’a pas fait un mort du fait du surplus de radiations, le charbon a déjà tué mille personnes dans les mines. »[7] Une telle impudente inversion de la réalité, qui rend en quelque sorte les opposants au nucléaire moralement responsables des nuisances dues aux énergies fossiles, est la pièce maîtresse du chantage nucléariste auquel prennent part Nicolas Hulot et ses amis.

 

Dans un livre paru en 2002, le même Jancovici considérait doctement qu’à Tchernobyl, « à ce jour, aucune étude épidémiologique n’a pu mettre en évidence un quelconque surcroît de mortalité par cancer dû à cet accident, mis à part les quelques dizaines de décès […] que personne ne conteste ».

Jean-Marc Jancovici ne peut cependant pas ignorer qu’une étude internationale datée de 1996[8], dirigée par l’épidémiologiste Elizabeth Cardis, avait déjà montré que 4.000 morts étaient liées à l’accident, ce chiffre étant basé sur les 600.000 personnes exposées à des niveaux élevés de radiation, comme les liquidateurs, les personnes évacuées, et les habitants des zones contrôlées, et que 5.000 autres personnes parmi les 6,8 millions exposées à des radiations plus faibles dans les zones contaminées mourraient, soit au total 9.000 morts parmi les populations les plus exposées de Biélorussie, de Russie et d’Ukraine. Jancovici ne peut pas non plus ignorer que, selon une étude prospective dirigée par la même épidémiologiste, publiée par l’International Journal of Cancer en 2006[9], d’ici 2065 on pouvait s’attendre à environ 16.000 cas de cancer de la thyroïde en Europe (intervalle de confiance à 95% de 3.400 à 72.000), dus à l’exposition à l’iode 131 de Tchernobyl, et à 25.000 cas d’autres cancers (intervalle de confiance à 95% de 11.000 à 59.000). Jancovici ne peut enfin pas ignorer que ces estimations ont été jugées conservatrices sur la base des preuves épidémiologiques désormais indiscutablement établies selon lesquelles il n’y a pas d’atténuation du risque de cancer par unité de dose à des niveaux de dose faibles, et que dans un rapport rendu public en 2012[10], les radiobiologistes Andrei V. Karotki et Keith Baverstock considèrent que les estimations précédemment évoquées établies par Cardis doivent être en fait multipliées par un facteur de 1,5. Cela signifie que le niveau supérieur de l’intervalle de confiance de son estimation se situe à 90.000 cas de cancer en excluant les cancers de la thyroïde, et à 108.000, pour les seuls cancers de la thyroïde. Toujours d’ici 2065, environ 16.000 morts devraient survenir de ces cancers (intervalle de confiance à 95% situé entre 6.700 et 38.000) selon l’étude de Cardis, ce qui signifie une estimation haute de 57.000 morts.

 

Pourtant, le même Jancovici, soutenait encore dans le même article de L’Expansion de juillet-août 2011, qu’« une augmentation de la température moyenne de quelques degrés sur un siècle aura des conséquences infiniment plus graves que la destruction d’une centrale nucléaire de temps en temps », ou encore que « le nucléaire crée moins de risques qu’il n’en évite : moins on recourra au nucléaire civil, plus on sera menacé par des chaos économiques et sociaux, des guerres, des dictatures, et même… une guerre nucléaire! », le nucléaire civil pouvant « concourir au maintien de la paix dans le monde ». Chacun peut en effet constater que depuis que le nucléaire civil bat son plein, il n’y a plus dans le monde, il est vrai, ni chaos, ni guerre, ni dictature.

 

Un envoyé spécial pour la protection du nucléaire et de François Hollande

 

Rebelle médian, parmi tous les rebelles médians du moment, Nicolas Hulot tient à tout prix à rassembler, pour sauver le climat et l’humanité. De tels objectifs sont ambitieux, mais leur atteinte incertaine. Plus concrète et plus probable est toutefois la réalisation de l’objectif collatéral de sauvetage du nucléaire, réalisation à laquelle Nicolas Hulot et sa fondation contribuent amplement, en faisant signer leur appel « Osons » à des supporters plus ou moins volontairement dupés : de fait, derrière le paravent de l’internationale climatique que prônent Hulot et ses amis, c’est bien à l’idéologie national-nucléariste que chacun est sommé de souscrire[11].

« Osez en grand ! » proclame Nicolas Hulot, dans sa campagne de dissémination de kits de prêt-à-oser qui n’est rien d’autre que du prêt-à-se-soumettre. « Les citoyens doivent demander : « Allez-y, changez le modèle, allez-y n’hésitez pas, on vous donne mandat pour ça ! « , parce qu’il faut que la volonté des citoyens s’exprime pour donner le courage politique aux chefs d’États » lance, enthousiaste, l’écolocrate de caserne[12]. Cet appel à l’État n’est pas sans rappeler l’aveuglement des familles de Fukushima, qui, au lendemain des explosions des réacteurs réclamaient citoyennement, à corps et à cris, aux représentants du gouvernement, échantillon d’urine à la main, qu’ils prennent en charge les examens de l’iodurie de leurs enfants, alors que les mêmes représentants venaient de fournir la preuve flagrante de toute leur incapacité à faire face à l’accident nucléaire, notamment en ne distribuant pas de pastilles d’iode.

C’est à une liberté du même acabit, que Nicolas Hulot convie chacun, dans son appel à l’audace administrée. Autrement dit, « osez » tout sauf le zéro nucléaire, « osez » donner carte blanche à François Hollande et devenez à votre tour les porte-voix d’une partition déjà écrite et orchestrée, dont la mise en œuvre est déjà entamée et dont le principe fondamental est la préservation d’une place prépondérante du nucléaire dans la production électrique française. Signez tous en chœur et dans la joie de la participation démocratique, l’appel au cautionnement moral de la politique énergétique nucléariste française, lancé par Nicolas Hulot, envoyé spécial pour la protection du nucléaire et de François Hollande, sous couvert de sauver le climat et l’humanité : de fait, tout comme l’esclavage fut nécessaire à l’évangélisation, la traite étant considérée comme une chance pour les asservis de pouvoir entendre l’évangile, « oser » prendre le train des mesures nécessaires au sauvetage de l’humanité vaut bien d’embarquer quelques inéluctables et pesantes contreparties dans ses bagages, l’une d’entre elles étant le maintien du nucléaire dans le « mix énergétique » français. Tout a un prix quand l’heure est grave et l’état d’urgence proclamé.

Là où les libertariens conservateurs climatosceptiques se servent du doute comme arme de destruction massive de toute intervention de l’État … à l’exception de ses fonctions policières et martiales, les néo-industrialistes verts, citoyennistes en diable, qui « formulent et développent la demande sociale de protection dans la catastrophe »[13], cherchent au contraire à réhabiliter ses pleins pouvoirs avec le consentement de tous. Ainsi, Cynthia Fleury, elle aussi éthicienne dans le comité scientifique de la Fondation Nicolas Hulot, propose-t-elle en guise de « grand chantier d’avenir », de « défendre la création de temps citoyens (c’est-à-dire sur le temps de travail des moments qui sont dédiés à l’apprentissage citoyen) dans les entreprises et les administrations »[14], afin de permettre sans doute d’apprendre à chacun à se comporter civiquement en cas de réchauffement excessif de la planète, d’en appeler à encore plus de normes et de réglementation, et qui sait, à un peu plus de nucléaire tellement durable.

 

Quoi qu’il en soit, en cas d’échec, et bardé de ses acolytes, Nicolas Hulot a tout prévu, surtout sa propre déresponsabilisation : « Je ne vous détaillerai pas l’action des lobbies qui m’entourent, mais François Hollande doit avoir affaire aux mêmes. »[15] distille-t-il, non sans la vanité qui sied aux princesses dont la beauté ne tient qu’à leur capacité à faire savoir combien elles sont convoitées, et au leurre sous l’attraction duquel chacun accepte volontairement de se placer. Pourtant, bon gré mal gré, le petit peuple de gauche et ses bien-penseurs convivialo-décroissants, espèce dont de nombreux spécimens semblent avoir promptement paraphé l’appel de Nicolas Hulot, aux côtés de quelques huiles verdâtres, d’une poignée de simplistes volontaires et d’un aréopage de consciences au sommet de leur inconscience, devront se rendre à l’évidence : le zéro nucléaire passe, entre autre, par le zéro Hulot et le zéro Hollande.

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Thierry Ribault <http://www.pauljorion.com/blog/?s=Ribault> est chercheur au CNRS (Clersé-Université de Lille1). Il est co-auteur, avec Nadine Ribault, de : ’î-éLes sanctuaires de labme Chronique du dsastre de Fukushima <http://www.bldd.fr/Store/ProductDetail.asp?Editeur=NUI&action=search&ShowNew=False&pagenumber=2&CodeEAN13=9782910386405>, aux Éditions de l’Encyclopédie des nuisances, Paris, 2012.

[1] Cette notion revient à René Riesel et Jaime Semprun dans Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, Éditions de l’Encyclopédie des nuisances, Paris, 2008.

[2]http://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/communiques/Cher Nicolas Hulot.pdf <http://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/communiques/Cher%20Nicolas%20Hulot.pdf>

[3]<https://lejournal.cnrs.fr/billets/nucleaire-le-triple-chantage-du-gouvernement-japonais>

[4]Les Échos, 24 août 2015.

[5]Le Monde, 11 septembre 2012.

[6]Libération, 20 octobre 2015.

[7]L’Expansion, juillet-août 2011.

[8] Cardis, Anspaugh, Ivanov et al., 1996, Estimated long term effects of the Chernobyl accidents pp. 241-279 in One decade after Chernobyl. Summing Up the Consequences of the Accident, Proceedings of an International Conference Vienna 1996 STI/PUB/1001, IAEA.

[9] Cardis E., Krewski D., Boniol M. et al., 2006, Estimates of the cancer burden in Europe from radioactive fallout from the Chernobyl accident, International Journal of Cancer <http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ijc.22037/pdf>: 119, 1224-1235.

[10] Agenda for Research on Chernobyl Health (Arch Project) Technical Report <http://arch.iarc.fr/documents/ARCH_TechnicalReport.pdf> (pages 112 et suivantes: Euratom, 2012, Agenda for Research on Chernobyl Health, Arch Deliverable 3, Technical Report <http://arch.iarc.fr/documents/ARCH_TechnicalReport.pdf>, Page 175. <http://arch.iarc.fr/documents/ARCH_TechnicalReport.pdf>

[11] Une des formes de l’idéologie dans la société nucléaire, formes dont se sont dotés les défenseurs en profondeur du nucléaire et à laquelle les populations se soumettent, est organisée autour de la déréalisation de la perception du monde. Elle fait le choix, quand elle le juge nécessaire, d’annihiler la vie au nom de l’intérêt national et de déposséder les individus de leur propre existence et de leur liberté au nom d’un supposé intérêt collectif servant de paravent à des intérêts industriels supérieurs. Pour ce faire, cette idéologie rend légitimes et co-existantes une technologie des plus avancées, avec une profonde régression de la conscience. J’ai qualifié ailleurs cette idéologie de national-nucléarisme (voir T. Ribault, « Le désastre de Fukushima et les sept principes du national-nucléarisme », revue Raison Présente, Special issue « Le progrès, désirable ? », n°189, mars, Paris, pp. 51-63, 2014).

[12] Je renvoie ici à la notion d’ « écologisme de caserne » avancée par René Riesel et Jaime Semprun (opus cité, p.71) : « Dans la voix de ceux qui répètent avec zèle les statistiques diffusées par la propagande catastrophiste, ce n’est pas la révolte qu’on entend, mais la soumission anticipée aux états d’exception. »

[13] R. Riesel et J. Semprun, opus cité, p.94.

[14]L’Humanité, 16 octobre 2015.

[15]Les Échos, 24 août 2015.

 

source:http://www.pauljorion.com/blog/2015/10/21/osons-le-zero-hulot-pour-le-zero-nucleaire-par-thierry-ribault/#more-79700

 

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1.2

àNOVOZYBKOV ou l’ IRSN EPICE ETHOS au dessus de tout soupçon

——– Message transféré ——–

Sujet : IRSN A NOVOZYBKOV

Date : Mon, 5 Oct 2015

De : Enfants Tchernobyl

 

 

Monsieur Thierry MEYER

Président-fondateur

Association « Les Enfants de Tchernobyl »

1A rue de Lorraine 68840 Pulversheim (France)

 

 

à

Monsieur Jacques REPUSSARD

Directeur Général

Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN)

31, avenue de la Division Leclerc

92260 Fontenay-aux-Roses

 

 

Objet : Le programme EPICE à NOVOZYBKOV (Russie)

 

Lettre recommandée avec accusé de réception

 

Pulversheim, le 6 octobre 2015

 

Monsieur le Directeur Général,

 

Il y a 10 ans, en octobre 2005, l’IRSN a lancé une étude dénommée EPICE (Evaluation des Pathologies Induites par les contaminations chroniques en CEsium). Cette étude a pour objet de mesurer la distribution du césium 137 chez les enfants vivant dans la région de Bryansk, région la plus contaminée de Russie par les retombées radioactives de Tchernobyl, mais aussi d’établir s’il existe un lien entre le niveau de contamination par le césium radioactif et les pathologies observées chez ces enfants.

 

A plusieurs reprises les dernières années (en particulier le 10 septembre 2009 et le 2 novembre 2012), je vous adressais des questions relatives au déroulement du programme EPICE et tout particulièrement à propos de la présence de l’IRSN à NOVOZYBKOV (Russie), ville partenaire de l’association « Les Enfants de Tchernobyl ».

 

L’association humanitaire française « Les Enfants de Tchernobyl » que j’ai fondée et que j’ai l’honneur de présider depuis 1993 est présente depuis plusieurs années à Novozybkov sous la forme de plusieurs projets d’aide, de soutien et de partenariat. Ainsi, entre autres, nous participons de manière continue au financement des travaux de ravalement de l’hôpital de la ville et à l’acquisition de matériel médical et de mobilier pour celui-ci, nous offrons de la « nourriture propre » (dépourvue de contaminant radioactif) à la population, nous accueillons pour des séjours de vacances des enfants de Novozybkov dans des familles d’accueil françaises membres de notre association, nous faisons mesurer les charges corporelles internes en césium 137 de ces jeunes invités russes avant puis après leur séjour estival en France, etc…Nous avons également procédé à plusieurs campagnes de mesures de la contamination radioactive en césium 137 des sols de la ville et de ses environs.

 

A cause de ces relations particulières entre notre association humanitaire française et la ville de Novozybkov, mais aussi parce que le Maire de la ville russe nous a interpelé récemment à propos de vos projets qui concernent sa ville, nous vous serions redevables de répondre d’une manière explicite et prompte aux interrogations qui suivent :

 

· Alors que dans plusieurs de vos publications (« Repères N°7- octobre 2010 page 12 » et « IRSN annual report 2013, the year in images page III »), il était écrit que « les premiers résultats sont attendus pour 2013 », le Maire de Novozybkov et le Directeur de l’hôpital de Novozybkov affirmaient lors de nos récentes rencontres en Russie ne pas être informés des résultats du programme EPICE des « Français » de l’IRSN dans leur ville. Comment expliquez-vous cela ?

 

· Le Maire de Novozybkov et le Directeur de l’hôpital de Novozybkov paraissent surpris de constater que l’IRSN ne semblerait pas intégrer les très nombreuses publications scientifiques diffusées depuis plus de 29 années en langue russe dans le programme EPICE. Est-il possible de confirmer ou d’infirmer la prise en compte dans le projet EPICE des publications existantes en langue russe dans la thématique en question ?

 

· Serait-il possible que vous nous transmettiez les rapports partiels ou intermédiaires et les conclusions entérinés au stade actuel du projet EPICE, c’est-à-dire après 10 années?

 

· Au niveau des programmes de recherche, existe-t-il actuellement des thèses et post-docs menés spécifiquement dans le cadre d’EPICE comme c’est le cas pour le programme plus large ENVIRHOM, et si oui lesquels et par qui ?

 

· Sauf erreur de ma part, pour l’IRSN, le projet EPICE était intégré au niveau budgétaire dans la « Sous-action Recherche et missions de service public ». Est-ce toujours le cas, et si oui, pourriez-vous nous communiquer le détail du budget annuel ou global (actuel ou prévisionnel) du projet EPICE, en particulier les lignes comptables relatives à la présence de l’organisme de radioprotection français à Novozybkov ?

 

 

Je vous prie de bien vouloir prendre acte dès à présent que vos réponses, comme lors de nos précédents échanges, donneront lieu à une diffusion publique dans les pays concernés par le programme EPICE.

 

Vous remerciant par avance pour l’intérêt que vous ne manquerez pas d’accorder à notre présente demande, et dans l’attente de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur Général, en l’expression de ma respectueuse considération.

 

Thierry MEYER

Président-fondateur de l’association « Les Enfants de Tchernobyl »

Pour le Conseil d’administration de l’association « Les Enfants de Tchernobyl »

 

COPIES POUR INFORMATION :

 

· Monsieur le Gouverneur de la Région de Bryansk (Russie)

· Monsieur le Maire de la ville de Novozybkov (Russie)

· Monsieur l’Ambassadeur de France en Russie – Moscou (Russie)

· Monsieur l’Ambassadeur de Russie en France

· Monsieur le Premier Ministre

· Monsieur le Ministre des affaires étrangères

 

1.3

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*****07/10/15 ******coordination]

Toshihdé TSUDA a publié <Thyroid Cancer Detection by Ultrasound Among Residents Ages 18 Years and Younger in Fukushima, Japan: 2011 to 2014

« L’épidémiologiste japonais, le prof. Toshihdé TSUDA de l’université de Okayama vient de publier avec son équipe une synthèse (en anglais) qui démontre que les cancers de thyroïde découverts à Fukushima sont liés à l’irradiation de l’accident de Fukushima.

http://journals.lww.com/epidem/Abstract/publishahead/Thyroid_Cancer_Detection_by_Ultrasound_Among.99115.aspx#

« 

1.4

*****17/10/15 ****[coordination]

Séminaire <Nucléaire, « Faibles Doses » et Production de l’Ignorance>

« Séminaire le 9 Novembre 2015 sur les faibles doses avec le Professeur Toshihidé TSUDA, épidermiologiste, qui a clairement affirmé la causalité entre la radiation et le cancer de thyroide dans le cas de l’accident de Fukushima-Daiichi à la différence de la déclaration officielle du gouvernement japonais, Dr. Keith Baverstock, ancien expert de l’OMS et le Prof émérite. Dillwyn Williams de l’université de Cambrige et Annie Thébaud-Mony »

http://iscpif.fr/event/nucleaire-faibles-doses-et-production-de-lignorance-nuclear-low-doses-and-the-making-of-ignorance/

1.5

******06/10/15******[coordination] World Nuclear Victims Forum in Hiroshima, 21-23 novembre

<Forum mondial de victimes nucléaires> à Hiroshima, les 21-22-23 novembre 2015.

Vous pouvez consulter le programme du <Forum mondial de victimes nucléaires> à Hiroshima, les 21-22-23 novembre, 2015.

http://www.fwrs.info/world-nuclear-victims-forum

 

1.6

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****07/10/15*****R: la faune de Tchernobyl « en pleine forme »

Objet: ##IMPORTANT## une « brève » entendue ce matin sur France Inter

une « brève » probablement reprise de Reuters, AFP ou autre ?

 

Petit commentaire en clôture des nouvelles principales de 8h sur France Inter

 

Une jeune femme nous annonce :

 

« à Tchernobyl, dans la zone qui a été entièrement abandonnée suite a la catastrophe nucléaire, loin de dépérir la faune s’est multipliée : chevreuils, sangliers et même les loups vivent en grande quantité, concurrençant même les taux que l’on trouve dans une réserve naturelle proche » …et commentaire dans la foulée de son interlocuteur et co-presentateur masculin :

 

« ce qui prouve que l’activité humaine nuit plus aux animaux que la radioactivité ! »

Rires………..

 

Comment / par quel voie s’insurger, corriger… et faire comprendre a ces deux personnes par ailleurs intelligentes et supposément bien informées l’énormité de ce qu’elles ont dit ?? »

 

*********réponseA

« Michel Fernex avait fait une bonne lettre de protestation suite au programme ARTE qui tenait les mêmes propos.

Cette propagande a déjà été répandue par ARTE en 2010. Les animaux retournent dans cette zone simplement parce qu’ils n’y sont pas chassés, pas parce que la contamination aurait disparu.

Vous pouvez voir à ce sujet une publication fait en son temps sur le site d’ETB :

http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php?id=films-interviews-debats&s[]=arte#mensonge_ehonte_diffuse_par_arte

 

 

*********réponseB

« Les deux extraits de Tim Mousseau (en PJ) donnent la preuve que le premier article signalé par P, – http://www.slate.fr/story/67671/animaux-tchernobyl-radioactif

), – est un grossier mensonge. Il y est dit que « …ni Mousseau ni Møller ne se sont aventurés en dehors de la zone de la Forêt Rouge pour effectuer des recherches dans d’autres zones «hautement contaminées» au sein de la zone d’exclusion. » L’article stigmatise leur peu de sérieux : Il serait lamentable qu’ils ne le fassent pas, d’un point de vue scientifique. Ils font en effet partie des trop rares scientifiques occidentaux à effectuer des recherches dans le secteur. Et à moins qu’ils ne parviennent à effectuer des mesures plus probantes de l’impact des radiations sur les populations animales, leur discours sur le déclin de la faune ne s’applique qu’à une zone aussi réduite que non-représentative. » Effectivement la Forêt Rousse, qui se trouvait sous le vent quand la centrale brûlait, a une superficie très limitée. Se borner à faire des recherches significatives sur la faune multiforme de Tchernobyl dans cette zone eût été simplement ridicule. Mais au Forum Mousseau nous a raconté autre chose. Il faut lire les deux extraits : cette forêt fut l’occasion d’une expérimentation non-prévue et d’un petit pas supplémentaire dans la connaissance des effets du nucléaire sur l’environnement. C’était en marge de la recherche principale sur la faune contaminée, qu’ils ont effectuée hors de la Forêt Rousse pendant plusieurs années dans 400 lieux différents au Bélarus, en Ukraine et à Fukushima. Les lecteurs distraits du journal le Monde ne le sauront pas et donneront raison à la science autorisée. Crime.

 

1.7

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******08/10/15 **** Svetlana Alexievitch prix Nobel de littérature

http://next.liberation.fr/livres/2015/10/08/svetlana-alexievitch-prix-nobel-de-litterature_1399592

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE.

Le 8 octobre 2015 on a appris que le Prix Nobel de Littérature 2015 avait été décerné à l’écrivain biélorusse Svetlana Alexeievitch. L’association Enfants de Tchernobyl Belarus se réjouit de cette magnifique surprise et s’associe à toutes les félicitations que la primée va recevoir.

 

Cette distinction honore tant le génie littéraire de l’auteur que les sujets profonds et historiques qui font la trame de son ?uvre.

 

Dix ans après la catastrophe, elle avait marqué les esprits du grand public, souvent peu averti de la signification réelle du désastre de Tchernobyl, avec son livre La Supplication -Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse (1997). En lui remettant le prix quelques mois avant la commémoration du trentième anniversaire de ce qui reste une tragédie en cours, les jurés Nobel ont sans le dire obligé le monde à regarder cette réalité où l’aujourd’hui porte les stigmates des retombées radioactives massives survenues au printemps 1986 sur de vastes régions du Belarus, de la Russie et de l’Ukraine.

 

La page de Tchernobyl n’est pas tournée, celle de Fukushima non plus, en dépit des efforts des institutions internationales, AIEA, OMS, UNSCEAR et CIPR qui se sont investies dans une présentation mensongère des séquelles de ces accidents d’un type nouveau, capable de disqualifier durablement les conditions de vie sur des territoires de plusieurs dizaines de milliers de km2.

 

Enfants de Tchernobyl Belarus tient à exprimer toute sa reconnaissance au Comité Nobel pour sa judicieuse décision.

http://enfants-tchernobyl-belarus.org/

 

*********09/10/15

communiqué de presse

 

Svetlana Alexievitch prix Nobel de littérature

 

Bruno Boussagol et les comédiennes et comédiens de Brut de béton production se réjouissent que Svetlana Alexievitch ait reçu le prix Nobel de littérature 2015.

 

C’est en juin 1999 que nous adaptions La Supplication pour la première fois en français.

Sous le titre La Prière de Tchernobyl (titre original de l’ouvrage), puis Tchernobyl Now (tour de France des Centrales en 2002) et enfin La diagonale de Tchernobyl (à travers l’ Europe en 2006) furent données plus de 150 représentations jusqu’en 2006. Une adaptation de notre mise en scène initiale en langues russe et biélorusse est toujours au répertoire depuis 2002 du Théâtre de la dramaturgie biélorusse de Minsk.

Nous jouons depuis 15 ans ELENA ou la mémoire du futur (également avec une version en langue russe)d’après le prologue de La Supplication.

Nous avons été 10 fois en Biélorussie et en Ukraine pour jouer nos spectacles, rencontrer les populations des terres contaminées,travailler avec les artistes pour construire des dispositifs de collaboration artistiques qui permirent entre autres projets de réaliser En attendant la Biélorussie en 2003 à Clermont-Ferrand en collaboration avec la revue Perspectives biélorusses.

 

Svetlana Alexievitch s’imprègne du souffle de ses contemporains pour les propulser dans la littérature. Cet immense attention et amour qu’elle porte à celles et ceux qui se sont effondrés avec Tchernobyl nous oblige à l’ élévation.

 

C’est ce que nous ne cessons de faire en proférant ses mots qui sont ceux d’un peuple plus que d’un auteur.

C’est ce que font d’ autres metteur(e)s en scènes à travers l’ Europe en toute modestie le plus souvent. Car il ne peut jaillir qu’un « théâtre pauvre » de cette littérature de tempête.

 

www.brut-de-beton.net

 

1.8

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**************12/10/15****

 

C’est M. Shizué HIROTA, déléguée de <Pax Christi International> de Rome, Italy qui vient de s’inscrire à la liste.

 

Nous organiserons le 2 décembre à Paris à l’adresse indiquée ci-dessous, une réunion de préparation pour le FSM thématique sur le nucléaire au Japon en mars 2016, avec Chico Whitaker, nos amis japonais, Simone Fest, administratice du <Réseau Sortir du nucléaire>, ONG international, et d’autres camarades français et étrangers qui viendront.

Le mercredi 2 décembre, 2015 à 16h.

Réunion de préparation

La Fondation pour le Progrès de l’Homme

38, rue Saint-Sabin, 75011 Paris

 

En outre, nous ferons un atelier pendant les deux journées au village mondial des alternatives à Montreuil, les 5-6 décembre au même moment de COP21 qui dure du 29 au 11 décembre au Bourget.

1.9

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*********14/10/15 *******CONTRE-SOMMET MONDIAL DU CLIMAT : J -30

« Quel rapport aussi entre un quotidien populaire comme Le Parisien-Aujourd’hui en France, Radio Classique et Les Echos, si ce n’est l’identité de leur propriétaire commun, M. Bernard Arnault ? La même observation vaut pour Libération, RMC, L’Express et BFM TV, sur lesquels M. Drahi désormais veille. Sans oublier Direct Matin, Canal Plus et CNews (ex-iTélé), que M. Bolloré dirige avec une brutalité remarquée. (…) Dans de telles conditions d’adversité idéologique et médiatique, comment espérer faire connaître des analyses dissidentes au-delà de ceux qui sont déjà attirés, voire convaincus par elles ? (…) C’est dire que ne pas engager de combat contre le système de l’information dominante constitue une erreur de calcul autant qu’une faute intellectuelle. »

Serge Halimi, « Faire sauter le verrou médiatique », Le Monde diplomatique, octobre 2015

 

CONTRE-SOMMET MONDIAL SUR LE CLIMAT : J -30

Dominique Bourg, Jean-Claude Michéa (sous réserve), Serge Latouche, Aurélien Bernier, Jean-Michel Besnier, Yvan Gradis, Jean-Baptiste Fressoz, Thierry Jaccaud, Yannis Youlountas, Cédric Biagini, Célia Izoard, Denis Bayon, Agnès Sinaï, Dany-Robert Dufour, Mathieu Auzanneau, Yvan Luccarini, Thierry Brulavoine, Angélique Del Rey, François Jarrige, Alain Gras et Nicolas Bertrand, ils seront tous là au Contre-sommet mondial sur le climat organisé par La Décroissance le 14 novembre 2015 à Vénissieux à côté de Lyon. Inscrivez-vous grâce à la feuille jointe à ce message. Tous les renseignements sur le site du Contre-sommet.

www.contresommet.org

 

1.10

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A Fukushima, bilan d’une situation sanitaire inquiétante

19 octobre 2015 | Par Cécile Asanuma-Brice

Tant est grand l’irrationnel en cet affaire et par-delà les contradictions qui dépassent l’entendement, simultanément à l’annonce des résultats du groupe de recherche INWORKS (Ionising radiation and risk of death from leukemia and lymphoma in radiation-monitored workers) selon lesquels le risque de mortalité par leucémie ou myélome multiple des travailleurs de centrales nucléaires après exposition à des faibles doses est désormais avéré[1], le gouvernement japonais, avec l’aval de l’AIEA[2], a relevé les doses acceptables pour les travailleurs du nucléaire de 100msv/an à 250 msv/an en cas d’urgence[3].

Pour rappel, cette même norme qui était à 20 msv/an avant l’explosion de la centrale de Tepco – Fukushima Dai ichi a été réhaussée à 100 msv/an après l’accident (pour les travailleurs du nucléaire) et à 20 msv/an pour la population civile. Suite au réhaussement de la norme, lors du seul mois d’août 2015, on compte trois décès parmi les travailleurs de la centrale nucléaire de Fukushima Dai ichi, ce qui porte à 64, selon les chiffres officiels[4], le nombre de travailleurs décèdés des conséquences de leur travail.

Devant la vivacité des prises de position concernant les conséquences sanitaires du nucléaire, nous avons jugé nécessaire de refaire un bref bilan sur le sujet, afin de poser une question des plus candides : le nucléaire est-il dangereux pour l’homme ? Où en sont les enquêtes épidémiologiques sur le sujet ? Qu’avons-nous appris des diverses recherches médicales menées à Fukushima après l’explosion de la centrale en mars 2011 ?

Les effets épidémiologiques du nucléaire : Even INWORKS[5] doesn’t work…

Cette étude, menée par 13 chercheurs en épidémiologie provenant tous de laboratoires distincts, a été rendue publique en juin 2015. Son financement provient du centre de prévention et contrôle des maladies, du Ministère de la santé, du travail et du bien-être du Japon, de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN), d’AREVA, d’électricité de France, de l’institut national pour la sécurité et la santé (USA), du département de l’énergie américain, du service sanitaire et humanitaire des Etats-Unis, de l’université de Caroline du Nord, du ministère de la santé publique anglais. Les financements de cette recherche relèvent donc principalement d’acteurs impliqués directement dans les intérêts du microcosme nucléaire. Néanmoins, les auteurs de cette recherche précisent que les financeurs ne sont à aucun moment intervenus dans la recherche ou dans la rédaction du rapport, leur rôle s’étant limité à l’autorisation d’accès aux données. Cette étude a consisté à suivre non moins de 308 297 travailleurs employés dans un équipement nucléaire depuis au moins un an, pour la France : par la Commission d’Energie Atomique (CEA), AREVA Nuclear Cycle, ou l’entreprise nationale d’électricité (EDF) ; les départements de l’énergie et de la défense pour les USA ; et pour l’Angleterre, les employés de l’industrie nucléaire inscrits au registre national des travailleurs de la radioactivité[6]. La méthode utilisée pour suivre l’état de santé des travailleurs a été la régression de Poisson, ou modèle linéaire de fonctions logarithmiques, qui permet de quantifier les associations entre la dose absorbée par la moëlle épinière, et le taux de mortalité par leucémie, lymphoma (tumeurs qui se développent sur les cellules lymphatiques) ou myelome multiple. Jusqu’à présent les données dont nous disposions provenaient essentiellement de la radiothérapie. On avait par exemple démontré que l’exposition annuelle à des doses de radiations ionisantes était passée de 0,5 mGy par personne en 1982 à 3,0 mGy par personne en 2006 aux Etats-Unis. Ce phénomène a été observé dans la plupart des pays à revenus élevés. D’autres données avaient été accumulées via le suivi épidémiologique des survivants des deux bombes atomiques larguées par les Etats-Unis à Hiroshima et Nagasaki en août 1945. Leur analyse a permis de démontrer le lien de cause à effet entre l’exposition à des radiations ionisantes et le développement de leucémie. Mais ces résultats ne concernaient que l’exposition à des niveaux élevés de radiation. Les auteurs n’évoquent pas les bases de données effectuées et analysées après Tchernobyl. L’étude menée par l’équipe de chercheurs de INWORKS quant à elle, prouve la corrélation entre le risque de mort par leucémie et l’exposition à de faibles doses de radiation, via un suivi des individus concernés sur une période de 60 ans.

La raison au service du devoir de soumission

Mais puisque rien n’arrête ceux qui vont se servir à la boucherie ALARA (As Low As Reasonably Achievable – aussi bas que raisonnablement possible)[7], c’est moins d’évidences épidémiologiques que de « raison » dont nos vies dépendraient. Ainsi, la démagogie en la matière aurait depuis peu remplacé le terme de victime par celui de « personnes affectées » dans ses documents. Ce changement de terminologie, notamment dans les rapports de l’ICRP[8] n’est pas sans conséquence car l’affect, est, en psychologie, ce qui est opposé à l’intellect, et en cela, induirait des comportements qui ne seraient pas rationnellement fondés. En psychologie, l’affectivité est opposée à la cognition, soit aux capacités d’un raisonnement rationnel bien que cette approche dichotomique tende à se nuancer au cours du temps. En outre, l’utilisation du terme d’affect ici renvoie au discours d’une peur irrationnelle d’un danger mal connu (le nucléaire) qui serait à l’origine d’une radio-phobie. Récemment, l’ICRP s’accorde à dire que ce terme de « radio-phobie » dont elle était l’auteur, est déplacé. Il serait, selon leur nouveau discours, normal que les personnes aient peur car elles seraient dans la méconnaissance. Il s’agirait donc de mettre en place un système d’éducation afin de remédier à l’ignorance régnante. Cette logique est néanmoins en contradiction avec celle développée par les mêmes personnes pour appliquer le principe ALARA, soit : « nous ne savons pas, scientifiquement, quels effets sanitaires ont les faibles niveaux de radioactivité, donc on ne peut que faire avec sur place ». Le tout sera donc de trouver la voie pour enseigner ce que l’on ne sait pas… Cela en dit long sur le poids donné à la simple communication en la matière. Par ailleurs, l’étude Inworks a désomrais démontré les conséquences sanitaires concrètes des faibles doses. Ainsi, on peut se demander si la communication mise en place par l’ICRP ne relève pas de l’endoctrinement publicitaire plus que de l’information scientifiquement fondée.

« Faire aussi bas que raisonnablement possible » (ALARA) signifie également, selon Jacques Lochard, que « Le droit au refuge ne peut être une des règles de la radio-protection. Nous devons accepter la situation et faire avec. »[9]. Deborah Oughton (CERAD) complète ces termes prononcés lors du symposium sur l’éthique en radio-protection par « nous devons éduquer les gens aux risques, afin de rendre ce risque plus acceptable ». Le tout est de savoir par qui ce risque devrait être accepté et pourquoi. Ces quelques extraits d’intervention choisis parmi d’autres, nous ont amené à nous interroger sur ce qui est très certainement l’une des préoccupations majeures de nos sociétés aujourd’hui, soit le fait que ceux qui effectuent la prise de risque sont rarement ceux qui reçoivent les bénéfices de cette prise de risque. En cela la situation devient inacceptable pour ceux qui en sont victimes. Cela se reflète concrètement par la déterioration de leur état psychologique et se traduit par un taux de suicide qui augmente de façon exponentielle.

Les effets psychologiques du nucléaire : un retour impossible

Nous avions établi un premier bilan en décembre 2014 du nombre de victimes de cette gestion aussi désastreuse que le désastre lui-même, comptabilisant 1170 décès relatifs à l’explosion de la centrale nucléaire de Tepco[10]. Les résultats d’une enquête récente menée auprès de 16 000 personnes réfugiées par l’équipe du professeur Takuya TSUJIUCHI, directeur de l’institut d’anthropologie médicale sur la reconstruction des désastres de l’université de Waseda[11], montre que plus de 40% d’entre elles sont atteintes de troubles de stress post-traumatique (PTSD). Le professeur Tsujiuchi, interviewé par la NHK le 27 mai 2015, précise que contraindre ces personnes au retour à la vie sur le lieu générateur du désordre psychologique alors même que cet environnement reste instable en raison du taux de contamination et de l’état de la centrale nucléaire en déliquescence, aurait des conséquences dramatiques. Celui-ci précise qu’à la différence des résultats des tests post-traumatiques effectués après des tremblements de terre, il ressort de cette enquête que les victimes ne sont pas confrontées à un simple stress dans la gestion de leur vie quotidienne, mais ressentent une véritable angoisse de mort face à la menace nucléaire. Selon le professeur Tsujiuchi : « aujourd’hui on fait comme si la catastrophe avait pris fin, alors que ça n’est pas le cas. On coupe l’aide au logement, puis, l’indemnité pour préjudice nerveux, puis les compensations financières pour perte de bien… il n’y aura bientôt plus d’aides au refuge. La situation est très dangereuse. »

Les enquêtes épidémiologiques à Fukushima : Il est toujours trop tôt à moins qu’il ne soit déjà trop tard…

Le 8 octobre 2015, lors d’une conférence de presse à Tôkyô au club des correspondants étrangers du Japon, le Professeur Toshihide TSUDA, épidémiologiste de l’université d’Okayama, spécialiste des retombées sanitaires des pollutions environnementales, exprime son désarroi quant à la manière dont les enquêtes épidémiologiques sont actuellement menées à Fukushima. L’université médicale de Fukushima ainsi que la Préfecture elle-même, deux acteurs à la tête des investigations menées depuis 2011, estiment encore aujourd’hui, qu’il est trop tôt pour tirer des conséquences sérieuses des résultats obtenus.

Quels sont ces résultats ?

Le professeur Tsuda et son équipe ont repris la totalité des données rassemblées d’octobre 2011 jusqu’en juin 2015. Soit, l’échographie de la thyroïde d’un échantillon de 370 000 personnes agées de moins de 18 ans au moment des faits. Ils ont mené une étude comparative prenant en compte la moyenne connue de développement de cancer de la thyroïde sur l’ensemble du Japon par classe d’âge par année afin de quantifier le rapport de causes à effets entre la pollution engendrée par les isotopes qui se sont répandus dans l’atmosphère après l’explosion de la centrale et l’accroissement du nombre de cancer de la thyroïde chez les enfants de moins de 18 ans dans la région.

« Si l’on fait une comparaison avec la moyenne nationalement connue, on en déduit, que le taux de cancer de la thyroïde des moins de 18 ans a été multiplié par 50. Dans les endroits où le taux est naturellement faible, on trouve une multiplication par 20 fois du nombre de cancer de la thyroïde. Dans les localités (au plan national) où le taux était le plus faible, nous n’avons pas encore détecté de cas de développement de cancer de la thyroïde. »

Le professeur Tsuda se porte en faux face au rapport de l’organisation mondiale de la santé de 2013 qui sous-estime considérablement les conséquences sanitaires de l’explosion de la centrale de Fukushima. Selon lui, il sera bientôt trop tard pour prendre les mesures qui s’imposent face à une multiplication importante des cancers (il s’agit en particulier de cancers de la thyroïde, de leucémies et de cancers du sein) dans les régions contaminées qui n’ont toujours pas toutes été évacuées, et dans lesquels, bien au contraire, on rappelle les familles réfugiées dites « volontaires » à revenir habiter. Le professeur Toshihide TSUDA a publié le 5 octobre 2015 les résultats de ses recherches dans la revue internationale Epydemiology[12] et les exposera à l’Institut des systèmes complexes (CNRS) à Paris le 9 novembre prochain.

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[1] Ionising radiation and risk of death from leukemia and lymphoma in radiation-monitored workers (INWORKS) : an International cohort study, Klervi Leuraud, David B Richardson, Elisabeth Cardis, Robert D Daniels, Michael Gillies, Jacqueline A O’Hagan, Ghassan B Hamra, Richard Haylock, Dominique Laurier, Monika Moissonnier, Mary K Schubauer-Berigan, Isabelle Thierry-Chef, Ausrele Kesminiene, 22 juin 2015.

[2] Agence Internationale à l’Energie Atomique

[3] NHK News, 25 Juillet 2015.

Nikkei, 15 août 2015,

http://www.nikkei.com/article/DGXLASDG08H1Q_Y5A700C1CR0000/

[4] Journal Nikkan Gendai du 26 août 2015 :

http://www.nikkan-gendai.com/articles/view/news/163113

[5] Ionising radiation and risk of death from leukemia and lymphoma in radiation-monitored workers

[6] dixit : National Registry for Radiation Workers in the UK.

[7] Principe de précaution en matière de radio-protection lorsqu’il y a incertitude sur la relation dose-effet.

[8] Commission internationale de Protection Radiologique. Symposium 2-3 juin 2015 à l’Université Médicale de Fukushima : workshop sur les questions d’éthique dans le domaine de la radio-protection, organisé par l’université médicale de Fukushima et l’ICRP

[9] Prononcé en anglais : « The right of refuge could not be one of radio-protection rules. We have to accept situation and deal with ». Ibid.

[10] Cécile Asanuma-Brice (2014) : Beyond reality: The management of migratory flows in a nuclear catastrophe by a pro-nuclear State, Japan Focus, nov. (en anglais)

[11] Waseda Institute of Medical Anthropology on Disaster Reconstruction

[12]http://journals.lww.com/epidem/Abstract/publishahead/Thyroid_Cancer_Detection_by_Ultrasound_Among.99115.aspx

source:

http://blogs.mediapart.fr/blog/cecile-asanuma-brice/191015/fukushima-bilan-d-une-situation-sanitaire-inquietante

(Adjointe au directeur du bureau CNRS Asie du Nord, chercheure associée université Lille-CLERSE, chercheurs associée centre de recherche de la Maison Franco – Japonaise (Tôkyô))

1.11

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**********23/10/15

Émissions de CO2 : l’impasse de la voiture électrique (et nucléaire)

Par Stéphane Lhomme, Directeur de l’Observatoire du nucléaire http://www.observatoire-du-nucleaire.org/

A l’approche de la COP 21, le Sommet mondial sur le climat qui aura lieu en décembre prochain à Paris, le gouvernement français intensifie sa croisade en faveur de la voiture électrique, probablement parce qu’il s’agit là de la seule action permettant de faire croire que le pays hôte se préoccupe du climat.

Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis il est vrai à une continuelle propagande de la part du personnel politique et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique (essence ou diesel)…

Suite sur

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/10/23/emissions-de-co2-l-impasse-de-la-voiture-electrique_4795636_3234.html

1.12

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********28/10/15

Assemblée d’organisation du convoi Cap sur la Cop

 

https://zad.nadir.org/spip.php?article3216

 

https://rhonenddl.wordpress.com/2015/10/28/nddl-assemblee-dorganisation-du-convoi-cap-sur-la-cop-inscriptions-avant-le-7/

 

1.13

************29/10/15

Chiyo NOHARA, Les ailes du papillon

Mme Chiyo Nohara, une des intervenants du forum de l’an dernier, est décédée hier soir d’une insuffisance cardiaque.”

Le décès de la scientifique Japonaise Dr Chiyo NOHARA vient s’ajouter aux multiples victimes non officielles; Nohara elle-même, en avait parlé, puisque sa santé s’était dégradée depuis qu’elle était sous les effets de radiation… Elle était venu au forum sur la radioprotection en 2014 pour rendre compte de ses travaux ; elle travaillait depuis quatre ans sur ces papillons dans cet espace contaminé

 

« Son équipe de l’université des Ryukus à Okinawa (Japon) a étudié le devenir de générations successives de papillons Zizeera Maha (pale Grass blue butterfly).
C’est un papillon commun dans tout le Japon, un bon marqueur biologique.
Les papillons adultes recueillis en mai 2011 (2 mois après la catastrophe)dans la nature à Fukushima et en d’autres lieux avaient des anomalies légères. Leur descendance (F1)avait des anomalies plus sérieuses dont ont hérité les papillons des générations suivantes.
Las papillons récoltés en Septembre 2011 (accident + 6 mois)avaient des anomalies plus sévères.
Il a été remarqué que de poursuivre l’alimentation des générations successives avec des feuilles recueillies dans des zones contaminées était catastrophique pour la survie de la génération F2.
Passer à une alimentation non contaminée (origine Okinawa)pour les larves de la seconde génération(F2) était franchement bénéfique sur le taux de survie.
Ces études montrent que la radioactivité provoque des anomalies chez ces papillons :
- certaines sont transmises aux générations suivantes ;
- d’autres peuvent être annulées par une alimentation non contaminée et ne sont donc pas héréditaires
On ne peut bien sûr pas extrapoler directement des papillons au mammifères et à l’homme, mais cela donne à réfléchir.
Le détail de leur minutieuse publication est ici, en anglais <
<http://www.biomedcentral.com/1471-2148/14/193>>
 » source :
http://www.vivre-apres-fukushima.fr/les-effets-genetiques-des-rayonnem… <http://www.vivre-apres-fukushima.fr/les-effets-genetiques-des-rayonnements-ionisants-geneve-2014/>« 

 

Lettre de IWHO

Genève, Suisse, 30 Octobre 2015

 

Message de condoléances après la mort de Chiyo Nohara adressé aux membres de l’Unité BCPH de physiologie moléculaire, Département de chimie, biologie et sciences de la mer, Faculté des sciences et Centre de recherche Instrumentale, Université de Ryukyus, Nishihara, Okinawa 903-0213, Japon.

 

Les membres du Collectif IndependentWHO – santé et nucléaire sont profondément attristés d’apprendre la mort prématurée de votre collègue Chiyo Nohara. Nous nous souvenons avec émotion de sa présentation remarquable lors de notre Forum à Genève l’année dernière de votre important travail d’équipe sur les effets biologiques de l’accident de Fukushima sur le « papillon bleu pâle de l’herbe ». Elle a eu le courage de faire le long voyage vers l’Europe alors qu’elle était déjà malade, très probablement des effets du travail sur le terrain dans les zones irradiées. Ce faisant, elle a apporté une contribution majeure à la diffusion de votre travail de pionnier à un public international plus large de citoyens concernés et de scientifiques. Le rapport de notre « Forum scientifique et citoyen sur les effets génétiques des rayonnements ionisants », qui sera bientôt publié, sera dédié à sa mémoire. Veuillez transmettre nos plus sincères condoléances à ses collègues, sa famille et ses amis.

 

Pour le Collectif IndependentWHO – santé et nucléaire organisateur du Forum scientifique et citoyen sur les effets génétiques des rayonnements ionisants, à Genève, Suisse, du 29 Novembre 2014″

 

1.14

*******06/11/15*****[coordination]

Actes du forum sur les Effets Génétiques des Rayonnements Ionisants

 

Les Actes du forum 2014 sont maintenant publiés. Il est possible soit de les lire ou télécharger gratuitement, soit d’acheter une version papier.

http://independentwho.org/fr/2015/11/05/actes-forum-2014/

 

Et lien ci-dessous pour les personnes intéressées par la version anglaise de ces Actes.

http://independentwho.org/en/2015/11/05/proceedings-forum-2014/

 

1.15

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Les ailes du papillon…c’est le très grand crime, on a brisé les ailes du papillon mais il renaîtra de génération en génération jusqu’à ce qu’il puisse voler avec des ailes intactes…c’est à dire que la lutte continue.

« L’homme est la nature prenant conscience d’elle même » ( Reclus) C’est à dire qu’il est le seul à prendre conscience que la nature est en lui et autour de lui, qu’il peut la respecter ou la détruire mais si il la détruit il se détruit lui-même.


Des informations on en reçoit beaucoup comme celle-ci régulièrement :
http://www.fukushima-blog.com/2015/06/sensibiliser-les-australiens-sur… <http://www.fukushima-blog.com/2015/06/sensibiliser-les-australiens-sur-les-implications-de-fukushima-docteur-helen-caldicott.html>

1.16

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*******30/10/15 *******[liberte_d_expression_02b]

Areva (plainte en justice) : Ils témoignent pour nous,

tandis que nous sommes de nouveau convoqués par la justice…

« Face à l’attaque d’Areva qui porte plainte contre la Coordination antinucléaire du sud-est, 3 scientifiques spécialistes du nucléaire et ancien du C.EA et de la médecine (Polytechnicien, Physicien, Docteur en médecine et Professeur de Faculté), 1 travailleur du nucléaire (sous-traitant « viande à rems ») et 2 élus (celui qui a refusé d’approuver la convention entre Areva et la municipalité d’Avignon et un ancien député européen) nous apportent leur témoignage… du palpable implacable!

Ils ont témoigné pour nous, il s’agit de Bernard Laponche, ingénieur de l’école polytechnique, Docteur ès sciences (physique des réacteurs nucléaires), Docteur en économie de l’énergie, qui a été ingénieur au CEA de 1961 à 1973 et de 1977 à 1979, de Michel Fernex, Docteur en médecine, Professeur émérite à la Faculté de Médecine de Bâle, membre de Scientific Working Groups à l’OMS, de Philippe Billard, mécanicien, ancien travailleur du nucléaire EDF, de Pierre Péguin, physicien retraité, Docteur ès sciences, Maître de conférences à l’Université Scientifique de Grenoble, directeur de thèse au CENG-CEA (Centre d’Études Nucléaires de Grenoble – CEA), de Didier Anger, enseignant, ancien député européen, président du CRILAN (Comité de Réflexion, d’Information et de Lutte Anti Nucléaire), et enfin de Vincent Delahaye, Conseiller Municipal d’Avignon.

Rappelons rapidement les faits :

Notre coordination publie un billet s’en prenant aux élus EELV d’Avignon qui se sont … absentés lors du vote d’une « convention de mécénat » avec Areva. Dans ce billet, comme dans la plupart des autres, nous affirmons au passage qu’Areva, géant du nucléaire, est responsable de la mort de personnes, enfants et adultes, et d’atteintes générales à la santé, en toute connaissance de cause : éééé<http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2014/07/27/Avignon-:-les-lus-EELV-ne-condament-pas-la-convention-que-signe-la-municipalit-avec-Areva>. Résultat : « plainte en diffamation » contre notre coordination antinucléaire du sud-est !

Observons les faits objectivement et sereinement

On peut comprendre qu’un géant industriel comme Areva, qui a réussi, année après année, à faire taire toute critique radicale du nucléaire, et su imposer la totale suprématie de cette technologie, que ce soit idéologiquement, politiquement ou médiatiquement, puisse être gêné par les quelques irréductibles qui persistent, obstinément, et à grand renfort d’arguments incontestables et incontournables, à vouloir réclamer l’ARRÊT immédiat de toutes les installations nucléaires du pays. J’ai exposé, dans un billet récent, les raisons qui avaient, à mon sens, conduit Areva à s’attaquer à nous : <http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2015/07/31/Pourquoi-maintenant-pourquoi-nous>

Pourtant, quoique puisse faire Areva, si ce n’est nous faire taire à jamais, la réalité est bien là : Le nucléaire tue, qu’il soit militaire ou civil, tue en permanence, par ses irradiations ou contaminations.

Les substances mortifères, que cette technologie a introduites dans l’environnement, polluent de manière infiniment plus grave que tout autre polluant chimique, le moindre recoin de la planète.

La question est donc une affaire de responsabilité : les innombrables études sur la morbidité du nucléaire, civil et militaire, et les accidents majeurs, tels que Three Miles Island, Tchernobyl ou Fukushima, auraient dû amener nos décideurs, et les scientifiques cachés derrière les industriels de l’atome, à travailler, depuis des années maintenant, à des scenarii énergétiques pour la France, où le nucléaire serait absent. Or non seulement, il n’ont rien fait en ce sens, mais, au contraire, ils ont développé à l’extrême la dépendance de notre pays à l’atome, en en vantant l’innocuité et la sécurité. L’orgueil et la malhonnêteté de ces enfants de nos grandes écoles, qui ont quasiment dicté tous les choix technologiques du pays, au moins depuis de Gaulle, est incommensurable. Or, l’État a confié, en 2010 (!!!! ), au CEA, actionnaire principal d ‘Areva, les « énergies alternatives ». Le CEA est donc devenu « Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives »Or, il suffit de se rendre sur le site du CEA, pour se rendre compte à quel point ces « énergies alternatives » sont « présentes » dans les préoccupation du CEA. Une infiniment petite branche de l’organigramme, et une absence totale, même, sur les cartes de visite de ses membres, comme du sigle sur le site. Seul le sigle CEA, le nucléaire, y apparaît, seul le développement du nucléaire importe au CEA. Et … nous achetons nos panneaux solaires aux chinois et aux allemands.

Nous voilà donc au cœur du sujet, Areva, le CEA, et, bien sûr, tous les industriels du nucléaire, non seulement ne veulent pas abandonner cette technologie semeuse de mort, mais font tout pour la promouvoir et la développer !

Les témoignages :

Eh bien, nous avons des témoignages, et non des moindres, mettant en cause l’ensemble des industriels du nucléaire, dont Areva dans tous ses domaines d’activité : unique fournisseur de combustible, depuis l’extraction minière jusqu’au retraitement des déchets.

Ils sont commenté ci-dessous, dans un ordre chronologique d’arrivée, et non d’importance, ils sont tous également importants. Curieusement, il n’a pas été nécessaire de solliciter ces belles personnes pour obtenir ces témoignages, qui nous ont été proposés, et peaufinés, dès lors qu’Areva s’est attaqué à nous. Ces personnes se sont même proposées de venir témoigner physiquement lors du procès si la mise en examen est prononcée.


1°) Bernard Laponche :

Le témoignage de Bernard Laponche porte sur, au quotidien, « la production de rejets et de déchets radioactifs dangereux pour les humains et leur environnement », et aussi, la possibilité d’un accident nucléaire grave, dont « l‘incidence sur les travailleurs et les populations entraînerait des pollutions irréversibles ». Bernard Laponche démontre que le fait qu’un accident majeur ne soit pas encore survenu dans notre pays est le fruit de la chance.

Le texte intégral est ici : <http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/plainte-Areva/Attestations_proces/Attestation_Bernard_Laponche.pdf>

Comment peut-on faire courir ces risques insensés, toujours plus grands avec le temps qui passe, à notre pays ? Et imposer ces déchets radioactifs hautement mortels et cancérigènes à nos descendants pour plus de 1000 générations.

2°) Michel Fernex :

L’attestation de Michel Fernex concerne les atteintes à la santé dues aux installations nucléaires dans leur fonctionnement régulier.

Il y a 2 parties :

La première concerne la surmortalité des enfants habitant à proximité des centrales nucléaires, où Michel Fernex conclut : « En conséquence, les connaissances actuelles imposeraient déjà de n’admettre des centrales atomiques qu’à plus de 5 km des habitations. »

La seconde concerne la santé des adultes, travailleurs du nucléaire, et leur descendance.

La conclusion est, d’une part, que « le travail dans l’environnement décrit, correspondant aux travailleurs du nucléaire, augmente fortement le risque de mourir de leucémie ou d’un lymphome malin. », et d’autre part que « Lirradiation de leurs géniteurs, même à faible dose, est indéniablement responsable de l’augmentation du nombre et de la gravité des pathologies des enfants. Ainsi, si les travailleurs du nucléaire ne sont pas malades, leurs enfants le seront, en tous cas davantage que le reste de la population. », et enfin que « Il y a augmentation du nombre de leucémies aiguës pour les populations vivant autour des entreprises gérant les déchets nucléaires. », autrement dit, pour ce qui concerne la France, Areva.

Le texte intégral est ici : <http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/plainte-Areva/Attestations_proces/Attestation_Michel_Fernex.pdf>

3°) Philippe Billard :

L’attestation de Philippe Billard montre, s’il en était besoin, la manière inexcusable dont les exploitants traitent leurs personnels : absence de dosimètres, niveau de dose très élevé, exposition des travailleurs à des rayonnements « neutroniques » très dangereux, rayonnements alpha, pas de registre du cancer, pas de suivi médical, …

Est joint à son attestation un document sur la mort de Christian Verronneau des suites d’un cancer radio induit. La justice reconnaît la nocivité du nucléaire sur la santé, … pas les exploitants !

Citation :« Les exploitants du nucléaire n’ont que faire des salariés de la sous-traitance. D’ailleurs, depuis des années, cette cohorte de salariés s’est elle-même nommée “Viande à Rems”, ce qui en dit long sur ce qu’elle pense de ces exploitants du nucléaire. »

Le texte intégral est ici : <http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/plainte-Areva/Attestations_proces/attestation_Philippe_Billard.pdf>

4°) Pierre Péguin :

Le témoignage de Pierre Péguin, construit autour du rapport du CERI1 (Comité Européen sur le Risque de l’Irradiation) attestant du nombre considérable de morts liés à l’atome ( 61 millions de morts et 123 millions de cancers de 1945 à 1989).

Pierre Péguin souligne la responsabilité considérable d’Areva dans son développement de la filière plutonium.

Le texte intégral est ici : <http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/plainte-Areva/Attestations_proces/Attestation_Pierre_Peguin.pdf>

6°) Didier Anger :

Le témoignage de Didier Anger porte, outre les leucémies foudroyantes que le CRILAN a contribué à faire classer « maladie professionnelle », et les excédents constatés de leucémies infantiles autour de La Hague, confirmant sur ce point, le témoignage de Michel Fernex, sur les installations de La Hague, gérées par Areva.

Les problèmes de sécurité de ces installations sont patents, et les recommandations non appliquées. La pollution autour de l’usine est importante (reconcentrations d’americium, de plutonium dans les sables, vases, mousses des rivières et depuis la Pointe Saint Mathieu (29) jusqu’à la mer du Nord).

Le texte intégral est ici : <http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/plainte-Areva/Attestations_proces/Attestation_Didier_Anger.pdf>

7°) Vincent Delahaye :

Cette attestation d’un élu d’Avignon, courte mais suffisante, porte, elle, sur le billet incriminé proprement dit pour confirmer les propos tenus par la coordination au sujet du vote de la « convention de mécénat »

Le texte intégral est ici : <http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/plainte-Areva/Attestations_proces/Attestation_Vincent_Delahaye.pdf>

Malgré tout cela, la procédure suit son cours, et notre compagnon, celui qui a déposé le « nom de domaine », préalablement placé en qualité de « témoin assisté », est de nouveau convoqué par la justice, le 18 novembre prochain en vue de sa « mise en examen ». Ainsi :

Nous avons encore besoin de la manifestation de votre soutien moral ainsi que de votre soutien financier:

La collecte a pourtant bien fonctionné, mais il nous manque encore de l’ordre de 1100€. Toute aide, même petite sera la bienvenue. Il faut faire face aux frais d’avocat (qui pourtant a fait un gros effort pour nous), aux divers frais de justice, et aux voyages à Paris.

. participer aux frais d’avocat et de justice. Adresser son soutien financier à : CAN, 180 chemin de la Parisienne 84740 Velleron

Gilbert Tallent octobre 2015
__

1CERI Recommandations 2003 du Comité Européen sur le risque de l’Irradiation sous titre: « Étude des effets sanitaires de l’exposition aux faibles doses de radiation ionisante à des fins de radioprotection » Editions Frison-Roche ISBN 2-87671-449-3

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2015/… <http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2015/10/28/ILS-ONT-TEMOIGNE-POUR-NOUS>

1.17

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******01/11/15 ******coordination] Le Crime presque parfait

Dr Gordon Edwards : le déni des responsabilités du nucléaire par les institutions officielles de l’ONU

Publié le 30 octobre 2015 <http://www.vivre-apres-fukushima.fr/le-deni-des-responsabilites-du-nucleaire-par-les-institutions-officielles-de-lonu/> par georges

 

Un texte du Dr Gordon Edwards président du CCNR

CCNR: Canadian Coalition for Nuclear Responsibility
en version française: Regroupement pour la Surveillance du Nucléaire: RSN

<<
26 octobre 2015

 

Deux organismes internationaux associés à l’organisation des nations Unies -–l’UNSCEAR et l’OMS –n’ont pas hésité à affirmer qu’il ne sera pas possible de prouver que les conséquences néfastes sur la santé du désastre de Fukushima sont attribuables aux rayons. Ils se basent sur une argumentation mathématique abstraite, sans aucune preuve médicale, et sans connaître les doses individuelles de rayonnements ionisants reçues par les citoyens japonais habitant dans le région où la catastrophe de Fukushima a eu lieu.

Ces organismes ne nient pas qu’il y aura de nombreux cancers, leucémies, effets génétiques et autres maladies causées par l’accident dans les décades à venir; ils disent simplement qu’il est peu probable que quiconque sera en mesure de prouver, hors de tout doute raisonnable, en utilisant des méthodes statistiques, que ces décès supplémentaires seront causés par l’exposition des gens à la radioactivité provenant des réacteurs de Fukushima dai ichi.

 

John Gofman, un physicien nucléaire pionnier qui est devenu un chercheur médical primé, a appelé cela « le crime parfait »: vous savez qui a été tué, vous connaissez la cause du décès, vous savez qui en est l’auteur, mais vous ne pouvez pas le prouver.
Et en effet,
ces deux organismes internationaux n’ont absolument rien fait pour aider à recueillir les éléments qui auraient permis de prouver quelque chose: c’est à dire collecter des données sur les expositions individuelles; ce qui aurait pu être fait par exemple en collectant systématiquement les dents des bébés par localisation géographique. Les dents des bébés pourraient avoir absorbé du strontium 90 ou d’autres radionucléides ostéotropes et auraient donné une estimation approximative de l’exposition aux radiations des jeunes enfants en fonction de leur emplacement.

Toutes les maladies radio-induites consécutives à une exposition chronique de faible niveau ont une «période de latence» qui se mesure en années ou en décades avant que les effets médicaux complets ne soient visibles dans la population exposée.


Les cancers de la Thyroïde ont l’une des périodes de latence les plus courtes, spécialement chez les jeunes enfants; de sorte que cette maladie est la première chose à rechercher. Au Belarus, plus de 5.000 enfants ont du subir l’ablation chirurgicale de leur glande à la suite de l’accident de Chernobyl; et dans ce cas la période de latence a été d’environ 5 ans.

Dans la région de Fukushima le nombre de cancers de la thyroïde chez les enfants a été tellement plus grand que prévu qu’il est difficile d’échapper à la conclusion que ces cancers en plein accroissement sont dus aux radiations.
Ironiquement, ceux qui mettent leur foi dans les estimations à vue de nez de l’UNSCEAR et de l’OMS soutiennent que la relation de cause à effet ne peut être prouvée en l’absence de mesures de dose individuelles.

Ainsi, on pourrait conclure, en l’absence de preuves et de doses individuelles, que ces cancers ne SONT PAS causés par les rayons,
mais on ne pourrait pas conclure que ces cancers SONT provoqués par les radiations alors qu’on constate une augmentation de 20 à 50 fois du nombre de cancers de la Thyroïde, quoiqu’on n’ait pas de données sur les doses individuelles ?

 

Le Comité scientifique des Nations Unies sur les effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) a été vivement critiqué par l’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW), lauréate du prix Nobel, pour avoir une approche biaisée envers les conséquences médicales de la triple fusion des cœurs de Fukushima; l’UNSCEAR en effet nie ou minimise les conséquences sur la santé des émissions radioactives des réacteurs accidentés.

«Alex Rosen, de l’IPPW-Allemagne, un des principaux auteurs de la critique, affirme que l’UNSCEAR est composé de délégués d’états nucléaires qui ont des intérêts et une vue biaisée sur l’énergie nucléaire. Leur rapport sur la catastrophe nucléaire se fonde plus sur les publications de l’industrie nucléaire que sur des sources indépendantes; il omet ou interprète de façon erronée des aspects cruciaux sur l’exposition aux rayonnements et il utilise des hypothèses contestables comme base pour ses calculs.»
Voir: http://tinyurl.com/n9wkqxr

 

Par ailleurs l’organisation Mondiale de la santé (OMS) est liée par un accord signé il y a longtemps (1959) avec l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA); Il limite la capacité de l’OMS à procéder à des études ou à publier des rapports sur les effets observés chez les populations exposées aux rayonnements nucléaires émis par les installations nucléaires autorisées.
Voici un extrait de l’accord:

«..L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reconnaît à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) la responsabilité première d’encourager, assister et coordonner la recherche sur, et le développement et l’application pratique de l’énergie atomique à des fins pacifiques à travers le monde; sans préjudice du droit de l’OMS de promouvoir, développer, assister et coordonner l’action sanitaire internationale, y compris la recherche sous tous ses aspects…
Chaque fois qu’une des associations se propose d’entreprendre un programme ou une activité dans un domaine où l’autre organisation a ou pourrait avoir un intérêt substantiel, la première partie s’engage à consulter l’autre en vue de régler la question d’un commun accord.»

 

Gordon Edwards, président du RSN.

L’auteur poursuit:

 

  • Il signale que: La principale source d’iode alimentaire au Japon c’est les algues et non pas l’ingestion de lait comme c’est le cas en Europe et en Amérique du nord. Il est probable que cet iode alimentaire est la cause de la hausse dramatique des cas de cancers de la Thyroïde chez les enfants japonais

>>

 

Note

Effectivement, les japonais consomment régulièrement des algues. Qui contiennent de l’Iode.
Si les algues contiennent de l’Iode radioactif, il ne peut pas s’agir de l’Iode 131 rejeté lors de l’accident de 2011. Il ne peut s’agir que d’Iode rejeté récemment par la centrale ruinée.
En effet la période de l’Iode 131 est de 8 jours; au bout de 3 mois il a perdu son activité radioactive.
On a trouvé en juillet 2015 de l’Iode 131 dans les boues d’une station d’épuration à Gunma (
’voir larticle) <http://www.vivre-apres-fukushima.fr/la-pollution-radioactive-emise-par-fukushima-dai-ichi-suit-son-cours-2/>.Il est donc très vraisemblable que les réacteurs en ruine émettent encore actuellement de l’Iode radioactif et sont capables de contaminer les algues.
Des mesures et des précisions seraient bienvenues sur ce sujet.

 

Le RSN est un organisme sans but lucratif, reconnu par gouvernement fédéral canadien en 1978. Il est voué à l’éducation et à la recherche concernant toutes les questions qui touchent à l’énergie nucléaire, civiles ou militaires — y compris les solutions alternatives au nucléaire — et tout particulièrement celles touchant au Québec et au Canada.

Le site du RSN (en français)
http://ccnr.org/index_f.htm


http://ccnr.org/index_fuk.htm

 

le texte d’origine en anglais:
http://www.fukushima-is-still-news.com/2015/10/children-cancers-radiation.htm

Le site de «independent WHO» qui milite pour l’indépendance de l’OMS vis à vis de l’AIEA
http://independentwho.org/fr/

 

Les critiques du rapport de l’UNSCEAR:

La critique du rapport de l’UNSCEAR par les médecins de l’IPPNW
http://www.vivre-apres-fukushima.fr/les-medecins-de-lippnw-critiquent-severement-le-dernier-rapport-de-lunscear/


Vous pouvez y trouver un résumé de leurs critiques et en télécharger la version française intégrale

La critique par le Dr Keith BAVERSTOCK
http://www.vivre-apres-fukushima.fr/la-critique-du-rapport-2013-de-lunscear-sur-les-consequences-de-fukushima-en-francais/


La critique par les 40 ONG:
http://www.vivre-apres-fukushima.fr/40-ong-ont-demande-a-lonu-la-revision-du-rapport-de-l-unscear-sur-les-consequences-de-fukushima-pour-la-sante/

source: en français : http://www.vivre-apres-fukushima.fr/le-deni-des-responsabilites-du-nucleaire-par-les-institutions-officielles-de-lonu/

1.18

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*******07/11/15 ******Semailles radieuses à Bure le 15 Novembre 2015

2Depuis quelques mois la lutte contre le projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure s’intensifie.

Ce n’est pas par hasard : les pouvoirs publics tentent le passage en force (faux débat public CIGEO en 2013/2014, amendement loi Macron…) à mesure que l’échéance parlementaire pour valider (ou non! ) la Déclaration d’Utiliité Publique s’approche (2016), l’ANDRA s’impose sournoisement mais sûrement (accaparement des terres et des forêts, préparation des aménagements logistiques -voie ferrée- et électrique via RTE ), prise de conscience de la portée du projet de « nucléarisation » du Grand Est , l’Etat montre les dents face à toutes agitations sociales et mouvements d’occupation (1000 vaches, NDDL, Sivens, Les Bouillons,…), …

Côté foncier, nous sommes entrés dans une nouvelle étape : depuis septembre, ce sont 300 ha de (bonnes) terres agricoles qui sont retirés de l’usage agricole avec dans un premier temps des travaux préparatoires de fouilles archéologiques avant de s’attaquer à l’aménagement des zones de stockage des déchets en surface (Beurk!)

LA MOBILISATION PAYSANNE EST ATTENDUE !!!!!!!!!!!!!

En PJ , vous le verrez, une action spécifique de défense des terres agricoles et de lutte contre CIGEO est programmée samedi 15/11 à SAUDRON (Haute Marne)

Cette action ne peut pas être ridicule, elle doit être un signal fort adressé aux promoteurs de ce projet et aux élus. Elle sera également l’occasion de rassembler les paysanNEs et les organisations paysannes qui ne veulent plus voir les terres agricoles abandonnées aux grands projets inutiles et imposés et au béton.

Les dernières rencontres ont montré et souligné l’importance pour les paysans du secteur de Bure de sentir une réaction forte de leurs pairs. L’ANDRA a sût profiter des jeux personnels et du ralliement des FDSEA, SAFER et autres chambres d’agriculture à la cause nucléaire et au projet CIGEO

MOBILISONS NOUS NOMBREUX !!!!!!!!!!!!!!!

Pour celles et ceux qui le peuvent, venez avec un tracteur, et un outil de travail du sol, ou de semis

Pour les autres, votre présence, les plants d’arbres fruitiers (rejets…), des pelles…..ce sera super”

www.burestop.eu

www.vmc.camp

1.19

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***********[coordination] Nucléaire , une exception française : documentaire puis « Terres nucléaires, une histoire de plutonium »,

 

Après la face cachée de Hiroshima à Fukushima, https://www.youtube.com/watch?v=s35t9OJBig8

 

Kenichi Watanabe poursuit ses investigations

Nucléaire, une exception française

l’un des co-rédacteurs de ce documentaire est Kenichi Watanabe

Emission a été rediffusée sur France 3 le 24 septembre 2015 à 23H20

http://www.france3.fr/emissions/documentaires/diffusions/24-09-2015_417471

possibilité de le voir ici sur Youtube en entier : même émission passée le 4 octobre 2013 à 23H05

https://www.youtube.com/watch?v=EMEyA4q6RqA

« Lien de « Terres nucléaires, une histoire de plutonium »,
<https://www.youtube.com/watch?v=pmzW4NVS0DU>

 

1.20

*******06/12/15*****[coordination]

Émission Terre à Terre : Lobbying et régulations 3: la fabrication de l’ignorance

 

L’agnotologie, vous connaissez ? C’est la science de l’ignorance, appliquée avec méthode aux effets sur les populations du tabac, de la chimie, ou encore… d’un accident nucléaire, comme à Fukushima.

Avec : Thierry Ribault, chercheur, CNRS-CLERSE-Université Lille 1 ; Cécile Asanuma-Brice, chercheur associée, CNRS-CLERSE-Université Lille 1, Maison franco-japonaise, Tokyo et Annie Thébaud-Mony, sociologue, directrice de recherches honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm)

 

http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-lobbying-et-regulations-3-la-fabrication-de-l-ignorance-2015-12-19

 

Et cet article dans la revue Raison Publique.

Cet article rédigé il y a presqu’un an reprend des réflexions déjà exposées lors de publications antérieures, en les complétant par une analyse plus approfondie, nous permettant de comprendre la manière dont l’application de notions scientifiques trop vagues, ainsi que leur utilisation globalisée troublent notre perception de la menace pour parfois aboutir à la mise en danger des populations qu’elles étaient censées protéger

De la vulnérabilité à la résilience, réflexions sur la protection en cas de désastre extrême – Le cas de la gestion des conséquences de l’explosion d’une centrale nucléaire à Fukushima

http://www.raison-publique.fr/article771.html

 

Également accessible au lien suivant :

http://csrp.jp/posts/2513

 

Aussi, vous trouverez ci-dessous le lien vers l’enregistrement vidéo de la conférence de presse du Professeur Tsuda (épidémiologue, université d’Okayama), Paris, 11 novembre 2015, sur l’accroissement du nombre de cancer de la thyroïde à Fukushima (Introduction Cécile Asanuma-Brice et Annie Thébaud-Mony).

https://www.youtube.com/watch?v=KIDtM-zTIIU&feature=youtu.be

 

A l’occasion de la conférence « Nucléaire et Faibles doses » organisée le 9 novembre 2015 à l’Institut des Systèmes complexes, CNRS, Paris. Organisation : Thierry Ribault, Cécile Asanuma-Brice.

 

Montage : Kazunori TOGASHI

Bien cordialement, Cécile Asanuma-Brice

 

 

1.21

*******14/12/15*****[coordination]

 Fukushima «noyé» sous les déchets nucléaires !

14 déc. 2015 Par Philips Michel Édition : Japon, un séisme mondial

https://blogs.mediapart.fr/edition/japon-un-seisme-mondial/article/141215/fukushima-noye-sous-les-dechets-nucleaires

 

1.22

*******22/12/15*****[coordination]

Appel à la solidarité pour Nadejda Kutepova et ses trois enfants

Nadjejda a du fuir précipitamment la Russie en juillet 2015 avec ses trois enfants, car elle était menacée par les autorités russes en raison de ses activités de défense des droits des victimes de Mayak, usine de production nucléaire secrète, où se produisit en 1957 une immense explosion de déchets nucléaires qui affecta une zone de 800 km2 et près de 300 000 personnes.

Nadejda Kutepova et ses trois enfants demandent l’asile politique en France et n’a pas de logement. Un appel à la solidarité est lancé.

https://www.lepotcommun.fr/pot/y84kk8ja

 

Merci de noter que Nadejda en russe veut dire espoir…

 

***************Une militante russe antinucléaire demande l’asile en France, Article de MEDIAPART du 2 10 2015

 

Un article intéressant et riche des documents auxquels il renvoie.

http://www.mediapart.fr/journal/international/021015/une-militante-russe-antinucleaire-demande-lasile-la-france

 

téléchargeable sur

http://independentwho.org/media/Revue_de_presse_Autres/Mediapart_02octobre2015_FR.pdf

 

Rappel sur MayaK :

 

Une vidéo intéressante sur Mayak avec des témoignages russes ( sous-titrages en français) . A faire circuler et à mettre en lien sur Blog et site.

Et quand on sait les projets déments d’enfouissement en profondeur à Bure en France . Cette vidéo ne peut nous laisser indifférent-e-s

 

lien : http://www.dailymotion.com/video/xrn9y1_mayak-halflife-2001_news

 

 

 

mise en ligne par Kna 60

« C’est tout simplement le plus grand complexe nucléaire au monde, au Sud des monts Oural en Russie. Commandité par Staline dès 1945, son but premier était de produire dès 1948 le plutonium des bombes nucléaires russes, dont la première détonnera en Août 1949. Bien que les 5 réacteurs affectés à cette production aient été stoppés en 1991, Mayak reste le plus grand centre nucléaire de Russie.

 

Entre 1948 & 1956, des déchets nucléaires ont été déversés directement et régulièrement dans la rivière Techa et dans les lacs de Sibérie Occidentale, créant des poches de radioactivité souterraines qui risquent de polluer tout le réseau hydrographique environnant.

En 1957, un réservoir de stockage de déchets explose, projetant dans l’atmosphère et à travers le pays la moitié de la radioactivité que libérera Tchernobyl en 86.

Seuls quelques villages sont évacués, la majorité des habitants est maintenue dans l’ignorance pendant des décennies, causant des centaines de milliers de morts par maladie et cancers, et d’enfants naissants lourdement handicapés.

On estime que plus d’1,5 millions de gens dans le pays ont été affectés par la radioactivité.

 

Au lieu de démanteler et décontaminer le site, la Russie à décidé d’y poursuivre plusieurs activités dont le retraitement de combustible nucléaire usagé d’où est toujours extrait le plutonium, la fabrication de MOX, la vitrification de déchets liquides.

En 2001, la Duma annule l’interdiction d’importer des déchets nucléaires depuis l’étranger, visant un marché de retraitement de 20.000 tonnes de déchets en échange de 20 milliards de dollars US.

 

« 

Un complément utile au livre de Jaurès Medvedev « Désastre nucléaire dans l’Oural » pour la publication en français duquel Roger et Bella Belbeoch avaient fait beaucoup.

Les taches de la contamination initiale se sont élargies sous l’action des vents de du ruissellement. Entre 1958 et 1982 leur surface a été multipliée par 5 (cf les cartes à la fin de http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php?id=base_documentaire:articles-1996:etb-080

). Comme évoquée dans le film, d’autres épisodes de contamination, délibérée ou non, ont eu lieu. Jaurès Medvedev avait analysé des documents secrets et codés dont on trouve les éléments les plus significatifs dans le livre signalé ci-dessus, publié en anglais après sa défection en1976. Des lacs transformés en déversoirs de déchets liquides hautement concentrés y sont repérés et localisés, au terme d’un vrai travail de détective scientifique.

 

30 Juin 2015***********************************************

STOP JAITAPUR (India)  à toi l’ami  « the third Indian » derrière Gandhi et Vandana Shiva : Pradeep Indulkar

Devant l’Organisation Mondiale de la Santé à Genève le 30 Juin 2015

 2015.6.30.StopJAITAPUR

Civilisation du Cancer et théorie de la crétinisation du monde    fichier pdf CivilisationduCancer

fichier pdf 124_article_sur_la_pectine_de_pomme_par_nesterenko fichier pdf 138_smwPrgalina_bandazhevskayaGB fichier pdf 2011.12.22.USjournal-of-healthMANGANO fichier pdf Abraham_Behar_Conf_Grenoble_29_11_2013 fichier pdf AcademiKievPectineRU fichier pdf AméliBénassyGénéraliste1148-20-02-1986 fichier pdf Anticarcinogenic…ApplePectinTazawa&AlGB fichier pdf Article_Zatbloska

fichier pdf B.Belbéoch commente fichier pdf BANDAJEVSKI_UNSCEAR_-_REUTERS_Sept_22nd_2010_Fre_V2 fichier pdf Béhar-Gazette Nucléaire-2003 fichier pdf BusbycaesiumheartGB fichier pdf BusbyFalloujaGB fichier pdf Courrier du 10.01. 2005 de V. N. Nesterenko fichier pdf CRITIQUE Rapport UNSCEAR Définitif cs cs1 cs5 cs8 cs9 fichier pdf dossier_nucleaire_polynesie-06 fichier pdf etb-037goncharovaGBfichier pdf Etude Areva corrigée 1CRIIRAD fichier pdf EtudeancersautourdesCentrales2012.01 fichier pdf EtudeKiKKAllemagneresumé fichier pdf etudePALMESuèdeRetardMental fichier pdf Études scientifiques- les effets des faibles doses Behar fichier pdf Hubert_Thierens[GB] fichier pdf Human Health Implications of Uranium Mining and Nuclear Power Generation fichier pdf ImpostureScientifique fichier pdf IOS2530 leuk_nat_Kendall_2012 fichier pdf Iraq Report April 2013 fichier pdf KÖRBLEIN RFA Leucémies fichier pdf La-chambre-gaz-atomique-P.Scampa-2012 fichier pdf Moller&Mousseau fichier pdf MollerMOusseauGeneticsChernobylFukushima fichier pdf OMS Génétique-Genève 1957 fichier pdf Pearce_12_Lan_Childhd CT scans Ca risk rad leuk CNS fichier pdf PrWERTELECKI_Résumé fichier pdf radioactive_reportfoodwatch-IPPNW2011-09-20_ger fichier pdf rapport tchernobyl ukraine nyaguRéduit2006 fichier pdf Sternglass fichier pdf StudyA-Bomb50-03 fichier pdf Tcherno-Tribunal_book fichier pdf YablokovCritical Analysis Law Doses 2013 fichier pdf YABLOKOV-Défin.2013 fichier odt LeucemieNUC2010fichier odt LeucemieTHT2008-2013 fichier pdf Toxique planete    fichier pdf pourquoi l’appel de Paris    fichier pdf Pr Belpomme2011

fichier pdf Pr Sultan environnement et précocités pubertaires avril 2011   fichier pdf Pr William Dab pesticdes et santé publique avril 2011

fichier pdf Dr Anna SOTTO le cancer 2011     fichier pdf Dr Ernesto Burgio 2011    fichier pdf rapport Peuropéeen 19 04 2019 commission lutte contre le cancer     fichier pdf société civile et les institutionsantéenfants     fichier pdf societe civile face au deni de sante publique cas de médecins engagés

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fichier pdf leTresGrandCrime

LeCrimedeTpoisonedpowerlegrandcrime

 

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Enquête épidémiologique populaire internationale 2015 fichier pdf epidemio2015

pour pallier aux enquêtes épidémiologiques classiques trop lourdes,

coûteuses et complexes:fichier pdf EnqueteEpiHandicapInternational

Petite définition de l’enquête épidémiologique populaire: fichier pdf epidemioPOP

Exemple CRIIRAD: fichier pdf ThyroideFormulaire 23juin05

Exemple par le nombre de médicamentsfichier pdf Levothyrox Ventes 2002-2007copie dit « traceur »

Asclépios et le trèfle noir, la dernière Odyssée

 Ce pourrait être le titre d’un conte ou film fantastique, mais c’est bien la réalité.

Entrant dans l’Anthropocène (C.Bonneuil JB.Fressoz « L’événement Anthropocène »), l’homme dévoile son « impuissante puissance » (M.Lepesant). Après « la Grande Transformation » (K. Polanyi 1944), on parle de la « Grande Accélération » après 1945 qui plonge vers un « Thanatocène » où la « nuclé-ère » y est fortement prépondérante. Un « Grand Ralentissement Volontaire » ne peut se faire que par l’éducation populaire sinon il sera forcé non par l’homme mais par ce qui le dépasse.

 Le talon d’Achille de l’industrie nucléaire se trouve au bout du bâton d’Asclépios. Ce bâton ou caducée enroulé d’un serpent et représentant la médecine en Europe. Celui d’Hermès, enroulé de deux serpents et surmonté d’ailes symbolise la médecine en Amérique.

Et il est temps d’en mettre un bon coup, là où cela fait mal; une enquête épidémiologique internationale et populaire.

 En 2009, le ministre de la Défense Morin, ne pouvait pas faire autrement que d’avancer une pseudo loi d’indemnisation des victimes des essais nucléaires français pour couper court à la proposition de Loi Taubira, qui elle s’étendait à toutes les victimes du nucléaire. Les victimes des essais nucléaire, ils les ont laissé mourir. L’indemnisation était un prétexte et une monstrueuse arnaque de Morin, l’armée et l’industrie qui va avec , les victimes militaires et civiles ont pu le vérifier par la suite. En plus la vomissante tactique de diviser (pour mieux régner) les victimes des essais et ceux du nucléaire « civil » n’a pas laissé de scrupule sur ces ministres qui se suivent et se ressemblent. De plus l’indemnisation est impossible à supporter dans le cas de la radioactivité, même pour un gouvernement capable de sortir régulièrement des milliards comme d’un chapeau claque pour renflouer des grandes banques ou pour des projets (grands et petits) inutiles.

 * Exemple de la Corse :

Enquête épidémiologique sous le nuage de Tchernobyl

Honneur pour la Corse, trahison confirmée du continent.

 « Honneur, mais surtout émotion, parce que la catastrophe de Tchernobyl, premier accident nucléaire de cette importance à frapper le continent européen, constitue l’un de ces événements qui auront fortement marqué la Corse et sa population.

 Alors que notre île a été l’une des régions françaises les plus exposées aux retombées du nuage ukrainien, le manque de réactivité des autorités compétentes d’abord, qui a été dans les suites immédiates un mensonge d’état, l’absence de données précises indiquant la réalité de cette contamination, les carences enfin –pour ne pas dire plus- des enquêtes effectuées par les organismes officiels avaient créé une situation délétère de confusion et polémiques. »(extrait du rapport)

 Consulter le rapport:

http://www.corse.fr/Consultez-le-rapport-final-relatif-a-l-enquete-epidemiologique-retroactive-concernant-les-consequences-du-nuage-de_a4221.html

 « Mme Risterucci a souhaité que d’autres régions puissent s’inspirer du travail des chercheurs italiens pour dénoncer le « mensonge d’Etat » qui avait suivi en France la catastrophe et obtenir réparation. »

Article consultable sous :http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Corse-forte-hausse-des-maladies-thyroidiennes-apres-Tchernobyl-.htm?&rub=15&xml=newsmlmmd.urn.newsml.afp.com.20130704.7a3e4b1e.2d86.4c07.8010.c69b3365817f.xml

 Mais nous ne parlons pas d’indemnisation, nous parlons de stopper l’hémorragie.

 Ces victimes, toutes les victimes, ont des enfants qui ont le droit de vivre dans un environnement sain et nous leur devons au moins cela.

 Le nucléaire est un problème majeur qu’il faut régler maintenant à cause de cet effondrement du capitalisme, du productivisme justement qui a conduit au Thanatocène. L’exigence d’un niveau aussi extrême de sécurité a un coût exorbitant (à l’entière charge du contribuable, mais pas répercuté sur sa facture électrique, est-il nécessaire de le rappeler ?). Ce niveau ne peut pas tenir en période de récession. (Ces messieurs-dames ont quand même fini par admettre ce mot!). Tchernobyl a explosé en période d’effondrement et nous sommes dans une autre période d’effondrement beaucoup plus généralisée cette fois ci.

Le premier jet de cette enquête citoyenne faisait suite à une lettre questionnaire reçue du « fond mondial de recherche contre le cancer » (et le matraquage publicitaire en général sur la recherche médicale) sur « le mode de vie et l’alimentation ». L’enveloppe pré -timbrée est parti avec un autre formulaire plus complet. Ce formulaire a été inspiré par celui de la CrIIrad au lendemain de Tchernobyl. C’était en Février 2009, le « Fond mondial de recherche » (de midi à 14h alors que nous y sommes toujours de 8h à 18h depuis 7ans, et que l’on a plus besoin de faire de recherche puisqu’on a trouvé les coupables…www.independentwho.org)

 Comme ces « fondations » surfent avec les membres des gouvernements blanc-bonnets sur le thème de l’alimentation, ce thème fumeux et plus généralement cette « acceptabilité sociale » est régulièrement développée sur la radio nationale . C’est bizarre cette attention sur notre alimentation. Alors que cela fait des lustres que l’on sait que les français « mangent mal », boivent un petit coup de temps en temps, fument un petit clope et sont champion du monde des médicaments. (pour la plus grande joie des neveux d’IG Farben mais pas leurs victimes ; des vaccins à l’alu, du médiator etc) . Cela rappelle la mascarade du Grenelle; la prise de conscience générale sur l’écologie a été savamment détournée et maintenant après l’oxymore du « développement durable » on parle de résilience, de transition, de croissance verte… On change les mots à défaut de changer les choses. Mais dans les faits c’est la religion de la croissance qui prédomine. Et ici, comme tout le monde sent que ce pays est en train de devenir un immense hôpital, on s’empresse de pointer du doigt nos vilaines habitudes afin de rendre acceptable l’inacceptable. De nos jours sur la radio d’Etat et autour, dans « ces séquences publicitaires » on parle moins de nos mauvaises habitudes mais plus sûrement de dépistage du cancer (1)(2), même d’un Plan Cancer (5). Allons, allons citoyens, « que de piqûres impures abreuvent nos sillons », il ne suffit que de deux malheureux neurones, deux tout petits même pas en forme, mais à raccorder ensemble pour comprendre cela. Ferez vous ce dernier effort? le cancer et les autres plaies, qui comme chacun sait ne sont pas liés à la radioactivité…ni aux autres pollutions industrielles…car la propagande le dit ; c’est parce qu’il y a beaucoup plus de dépistage que l’on trouve beaucoup plus de cancer et autres pathologies…

 D’autres encore acceptent cette notion, ce terme de conséquence de la pollution industrielle; c’est la fatalité, la rançon du progrès, le moindre mal pour une civilisation branchée numérique et biotech etc et/ou ils comptent sur sa dilution pour ne pas cibler telle ou telle enseigne comme le font les promoteurs des OGM (3), la chimie (4), la biologie de synthèse (autre oxymore), les nanoparticules etc faisant suite à la longue cohorte des amiantés et autres sacrifiés de l’industrie.

 Depuis plus de 40 ans, par une propagande infecte, des messages publicitaires sur le dépistage de cancer, et des campagnes visant à faire accepter l’inacceptable sont régulièrement diffusés. L’ordre des médecins, les polytechniciens (AFIS), politiciens (5) etc sont directement impliqués dans cet état de fait. Ils n’avoueront jamais leur complète trahison sur l’étendue du désastre sanitaire (et écologique) d’un soi-disant progrès alors qu’ils sont plutôt aveuglés par un scientisme obscène ; ils ne veulent pas voir le prix réel à payer pour ces quelques progrès techniques qui annihilent à eux seuls l’expansion d’un véritable progrès humain; l’élévation de la conscience du monde.

FondationdFcolonacolonc

 L’argent fait la « loi » : des déchets radioactifs dans les matériaux de construction, l’irradiation des aliments.( Voir le Collectif français contre l’irradiation des aliments www.irradiation-aliments.org) mais encore la suppression de l’enquête d’utilité publique pour les rejets des centrales, puis remonter les seuils admissibles alors qu’il n’y a pas de seuil admissible etc…

 Rien ne tient debout, l’imposture est complète depuis le début.

 L’étau se resserre. Diffusez, multipliez, améliorez ce formulaire

http://elianguesard.l.e.f.unblog.fr/files/2013/04/epidemio2015.pdf

 Pour des réseaux « Francim (6) » locaux : Réseau des registres français de cancer et de toutes les pathologies (jusqu’au suicide …http://www.legrandsoir.info/surveillance-de-la-mortalite-par-suicide-des-agriculteurs-exploitants.html)

 Des réseaux indépendants des lobbies chimie et nucléaire. Des réseaux transparents ayant effectivement le bien commun comme principe fondamental.

Notes:

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Cancer_du_sein

http://www.caducee.net/Communiques/22102004/2210200428_cancer_sein.asp

(2) http://www.inserm.fr/thematiques/cancer/dossiers/cancer-colorectal

http://www.prescrire.org/Fr/3/31/49021/0/NewsDetails.aspx

http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/cancer_colon.htm

(3) http://www.soutienfaucheursbretagne.fr/article-manifestation-des-surfeurs-contre-les-ogm-a-hawaii-121735213.html

 (4) http://www.legrandsoir.info/les-lecons-a-tirer-de-la-defaite-de-monsanto-a-cordoba-en-argentine.html

 (5) http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1691

 (6) http://www.ecosante.fr/FRANFRA/3034.html

Pour des renseignements, de la bibliographie à foison, des actions;

c’est eux, et beaucoup d’autres encore:

Don et contre don, vous pouvez participer.

http://independentwho.org/fr/

Vous pouvez transmettre, organiser de véritables rencontres avec les autres personnes qui ne pensent pas comme vous. Vous, nous, nous sommes tous responsables.

 Il faut comprendre les choses pour les changer… (liste non exhaustive…)

http://lesveilleursdefukushima.blogspot.com/

http://appeldefukushima.wordpress.com/

http://fukushima.over-blog.fr/

écologie et santé, les amis de Yury Bandajevski : http://chernobyl-today.org/

radioprotection Santé

http://www.youtube.com/user/Independentwho?feature=mhee

Pour sauver l’Institut Belrad qui soigne les enfants, aidez:

Enfants de Tchernobyl Belarus Résidence « Les Jardins d’Emeraude »

28 bis, rue de la République – appt 21 – 22770 LANCIEUX

http://belrad-institute.org/

http://enfants-tchernobyl-belarus.org/

http://www.criirad.org/

www.lesenfantsdetchernobyl.fr

www.ippnw.ch

http://amfpgn.org/

http://www.acsir.org/acsir.php

http://asso-malades-thyroide.org/

http://aipri.blogspot.com/

www.aven.org

www.mururoa.org

www.avigolfe.com

Info-action

http://www.contratom.ch/spip/

http://www.sortirdunucleaire.org/

http://sortirdunucleaire75.org/

http://www.coordination-antinucleaire-sudest.org/

http://observ.nucleaire.free.fr/

www.resosol.org http://resosol.org/Gazette/GSIEN.html

http://tchernobyl.verites.free.fr

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/

http://burestop.free.fr/spip/

http://www.villesurterre.com/

http://www.wise-paris.org/index_f.html

Actions engagées

http://valognesstopcastor.noblogs.org/

http://antitht.noblogs.org/

Désarmement

www.armesnucleairesstop.org

http://www.icanfrance.org/

www.obsarm.org

www.abolition2000.org

http://www.nonaumissilem51.org/

http://acdn.france.free.fr

voir sur http://blog.lesperipheriques.org/?p=1274

Introduction au lancement d’alerte,

Une réalisation audio des Périphériques vous parlent en quatorze parties avec le philosophe et journaliste d’investigation Roger Lenglet. Introduction par la Sénatrice Marie-Christine Blandin, à l’origine de la loi sur la protection des lanceurs d’alerte du 3 avril 2013.

On y apprend que

  • Les études de toxicologie n’existent plus en France « grâce » au lobby de la chimie: il n’y a plus de formation à ce métier, c’est pratique pour la chimie

  • Que notre cher et bien aimé Claude Allègre avait ouvert un ThinkTank « Ecologie d’avenir » (!!!) financé par le lobby chimique, où il explique qu’il n’y a pas besoin de principe de précaution, les industriels étant gens prudents qui font le nécessaire pour éviter les produits dangereux… et plein d’autres trucs.

Ou écoutez l’émission Terre a Terre du 15 Février le Pr Seralini [Belpomme,Cicolela etc pourraient le faire aussi ] il y explique les zenobiotiques, (les polluants artificiels) et comment ces substances empêchent la communication cellulaire, les systèmes hormonaux, Il explique les effets combinés de tous ces produits et finalement il raconte les réactions agressives de Monsanto envers les recherches qu’il a mené etc. Beaucoup de parallèles entre ce sujet et la radiation. L’émission explique pourquoi épidémiologie dans ces domaines est tellement difficile. Quand le corps entier est sous attaque, avec les symptômes diverses, les corrélations sont plus difficiles a établir. Par contre, il est très facile pour les industries concernées de nier les liens.

Et au sujet du plan cancer de Mr Hollande ;

http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1691

SUITE SUR fichier pdf EnquêteEpidemioPOPULAIRE

 

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Le réseau Vulcanus fichier pdf ReseauVulcanus

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Cécile Asanuma Brice fichier pdf AsanumaBrice 

Annie Thébaud Mony fichier pdf AnnieThebaudMony

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HiroshimaNagasaki

L’herbe de Nagasaki

A Princeton, dans un antre célèbre,
J’ai rencontré le prince des ténèbres

Il rêvait d’un champignon vénéneux
Qui mangerait le grand œuvre de Dieu

le prince avait un visage d’ascète
Et l’œil serein du guetteur de planète

Sur le tableau noir une équation
Dans le néant enfonçait son sillon

Par la croisée on devinait la plaine
Sans un seul arbre, sans présence humaine

Je respirais pendant qu’il me parlait
La bonne odeur de son tabac anglais

Il faisait nuit dans ce laboratoire
C’était l’impasse où se cognait l’histoire

On y sentait la vie au cran d’arrêt
L’homme portait la mort sous son béret

Non la mort à la petite semaine:
La fin d’un coup de l’existence humaine

L’homme pourtant ne voulait pas cela
Il avait lu la Bhagavad-Gita

Il écrivait des balades françaises
Vif, il nageait dans l’eau de l’hypothèse

Il avait des enfants, il était bon
Il aimait bien jouer du violon

Pendant ce temps, près de là, son vieux maître
Voyait la mort entr’ouvrir sa fenêtre

Ce matin là, l’herbe était anéantie
Dans la poussière où fut Nagasaki
Roger Bodart
transmis par Jeannine Naudinet de Paris

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Nuclé-ère roses-guerrieres

Roses Guerrières

Aujourd’hui 11 Novembre 2009, jour de commémoration des « grandeurs et misères d’une victoire »
Nous recherchons activement une actrice pour un scénario pas banal à cheval sur deux époques révolues.

Lettre ouverte à
Mademoiselle Isabelle Huppert
c/o , V.M.A. ,
20, Avenue Rapp
75007 PARIS

Objet: proposition de scénario;
Demande de cinq à quinze minutes de votre présence à un endroit bien précis dans une rue de Genève.

Bonjour Mademoiselle

Je fais parti d’un groupe de plus de deux cents « saltimbanques bénévoles qui se produisent » depuis deux ans dans la même rue de Genève. Nous avons beaucoup de mal à nous faire entendre à cause d’une succession de « raisons d’Etats ». Usant de tous les moyens « imaginables » j’ai pensé à vous par une « association d’idées » plus ou moins loufoques mais pas déplacées:

- votre rôle de Marie Curie dans un film qui nous importe le plus.
- le titre du film LouLou et le titre d’un bouquin dans une pile (retrouvé en « rangeant » une armoire. Le titre s’appelle « poèmes à Lou » et le poète gagne à être connu.

J’ai cherché votre adresse sur le net et j’espère que cette fois ci c’est la bonne. J’y ai remarqué en vous cherchant (sans indiscrétion sur « la 3w encyclopédie ») que vous avez une grande famille. Je pense que nous faisons tous ce que nous faisons parce que nous voulons un avenir pour ces enfants.
Malgré le peu d’intérêt et quelquefois la moquerie que nous essuyons, nous sommes nous aussi quelque part des « grands artistes » et les gens ne se rendent pas bien compte de l’étendue de notre détermination.

Loulou/independentwho la rime est facile mais l’art est difficile
On se souviens de vous dans Loulou, Nous nous resterons jusqu’au bout…etc
Ces rimes sont pauvres mais valent mieux qu’un « pauv … » entonné par un VRP-commédien célèbre.

Nous sommes un collectif d’associations qui stationnons depuis bientôt trois ans devant l’OMS .
Je me permet de vous écrire, car nous recherchons des gens « célèbres », qui n’ont pas peur de ce mot tabou qui étouffe la médiatisation (nuc…(censuré)). Le principe de cette manifestation est simple; porter une pancarte quelques heures afin d’obtenir la révision d’un accord contre nature assujettissant l’OMS à l’AIEA pour la question nucléaire. Actuellement, ni l’une ni l’autre de ces agences onusiennes ne respectent les principes fondamentaux prétendument « humanistes » de L’ONU. L’une a les mains liées et l’autre est beaucoup trop « commerciale » pour être crédible.
Depuis le 26 avril 1986, une moyenne de 500 000 à un million enfants absorbent des aliments contaminés au radionucléides autour de Tchernobyl, depuis 23 ans, ce ne sont pas les mêmes bien sûr, ceux qui ont passé ce cap ne sont vraiment pas en bonne santé. Quelques acteurs de la société civile les hébergent quelques temps dans leur pays respectif. Mais cela ne suffit pas. Il faut faire tomber le masque. « Sauvez Belrad »
Les liquidateurs ont sauvé l’Europe et l’Europe les nient.
La nocivité des faibles doses de radioactivité, tout comme « l’irresponsabilité des imbéciles inconscients » sont largement prouvées maintenant. Il ne suffit de plus grand chose, un petit rien, ce geste, pourquoi pas vous?

Qui d’autre que vous, si vous reveniez à nous,
Étant donné les connaissances actuelles
Pourrait expliquer au public habitué au visuel
Les conséquences sur l’environnement et sur la santé
Des faibles doses de radioactivité.?
Un descendant de la vrai Maria Sklodowska?
Surement pas;
La qualité première d’une grande actrice est de se fondre dans la peau de son personnage, quelquefois si passionnément qu’elle risque d’y perdre la santé.
Et ce personnage y a perdu justement la sienne aussi par passion.
Ces scientifiques dans leur passion et leur orgueil ont souvent une démarche humaniste
pour justifier le progrès, on oublie que c’est le progrès humain que l’on voudrait
Elle l’a montré , Einstein aussi. Reste à réafirmer qu’il n’y a pas d’humanité sans écologie.
Il faut qu’elle revienne pour leur dire.
C’est tout le système immunitaire qui se détruit. Plus d’immunité; plus d’humanité.

Reprenons, si on vous interroge;
Vous êtes bien Marie Curie née Maria Sklodowska (avec l’accent)
Votre metteur en scène est Paul
Vous pouvez venir en habit de l’époque.
Pour cette séquence, on se débrouillera pour vous faire entourer par des personnes de votre trempe;
Scientifiques, médecins, écrivains, ce n’est pas les bonnes volontés qui manquent.

PS: Vous avez sûrement parmi vos relations des Henri Becquerel, Wilheim Röntgen , Rolf Sievert, Albert Einstein, Hermann Muller, etc… Max Planck, …
Vous pouvez leur dire de passer par ici,
Plus on est de fous, plus on irradie.

Pour des renseignements, de la bibliographie à foison, des actions;
c’est eux, et beaucoup d’autres encore:

http://enfantsdetchernobylbelarus.doubleclic.asso.fr/pages/0.html

http://www.contratom.ch/spip/

http://www.criirad.org/

http://www.sortirdunucleaire.org/

http://www.lesenfantsdetchernobyl.fr

http://www.ippnw.ch

http://www.resosol.org

http://tchernobyl.verites.free.fr

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/

Ce « petit délire » pousse même « l’offense » jusqu’à citer un extrait du petit livre afin de mieux vous imprégnez de votre nouveau rôle, si vous l’acceptez bien entendu; nous sommes encore en guerre, les commanditaires sont d’ailleurs les mêmes que jadis (banquiers, industriels, politiciens, généraux…), cette guerre est cette fois ci plus insidieuse, mais les hommes veulent toujours aimer avant de peut-être mourir…

Roses guerrières

Fête aux lanternes en acier
Qu’il est charmant cet éclairage
Feu d’artifice meurtrier
Mais on s’amuse avec courage

Deux fusants rose éclatement
Comme deux seins que l’on dégrafe
Tendent leurs bouts insolemment
Il sut aimer Quelle épitaphe

Un poète dans la forêt
Regarde avec indifférence
Son revolver au cran d’arrêt
Des roses mourir en silence

Roses d’un parc abandonné
Et qu’il cueillit à la fontaine
Au bout du sentier détourné
Où chaque soir il se promène

Il songe aux roses de Sâadi
Et soudain sa tête se penche
Car une rose lui redit
La molle courbe d’une hanche

L’air est plein d’un terrible alcool
Filtré des étoiles mi-closes
Les obus pleurent dans leur vol
la mort amoureuse des roses

Toi qui fis à l’amour des promesses tout bas
Et qui vis s’engager pour ta gloire un poète
O rose toujours fraîche ô rose toujours prête
Je t’offre le parfum horrible des combats

Toi qui sans défleurir sans mourir succombas
O rose toujours fraîche au vent qui la maltraite
Fleuris tous les espoirs d’une armée qui halète
Embaume tes amants masqués sur leurs grabats

et cetera
et cetera.

Guillaume Apollinaire

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« Au cœur du monstre »

« Je me souviens d’une nuit d’avril 1964 à Genève. J’avais été à Cuba en 1958-1959. Je voulus y retourner pour y vivre. Les amis de la délégation cubaine à la première Conférence sur le commerce m’avaient fixé rendez-vous à l’hôtel Intercontinental. Nous y discutâmes jusqu’à l’aube. Le Che était là. Avec son ironie chaleureuse, toujours un peu déroutante, il me dit: « Mais toi, ici, tu es dans le cerveau du monstre ! Que veux-tu de plus ? Ton champ de bataille est ici… » Il me désignait la ville de Genève qui défigurée par la prolifération des banques, se réveillait sous nos yeux. » Jean Ziegler « Une Suisse au-dessus de tout soupçon »

« Tous n’étaient pas des anges » mais ils sont dans la mémoire des hommes et des femmes parce qu’un jour, ils ont fait front pour un idéal de justice.

Le vieux bouquin n’a pas pris une ride; il est toujours d’actualité car il n’y a que quelques noms et quelques chiffres à changer; le Mont Pèlerin est plus que jamais le mont des assassins.

On appelle cela un monstre car c’est « l’impersonnalisation » qui règne: tous ces crimes, de l’agent Orange à l’Uranium Appauvri etc, ce ne sont pas des États ou des grandes entreprises, des institutions, organismes financiers etc qui les ont commis, mais bien des personnes, leurs noms doivent citer partout afin de régler les comptes.

Depuis, en Amérique du sud, l’ALBA (Alliance Bolivarienne pour les Peuples d Amérique) résiste bien; on récapitule: 3 coups d’état manqués sur 4 depuis 2002:
2002 Venezuela- 2008 Bolivie – 2009 Honduras out- 2010 Equateur.

La population s’est révoltée aussi pour faire avorter ces coups d’État fomentés par les gros proprio-banques-CIA et Cie. Mais ces révoltes là ne sont pas reconnues par les médias dominants et la « communauté internationale », alors que celles des pays arabes sont reconnues plus ou moins. Donc le message des banquiers reste clair: « révolutionnez ce que vous voulez du moment que les affaires ( le pillage) continuent. »

Et nous aussi nous sommes au cœur du monstre devant l’OMS à quelques pas de l’Hôtel Intercontinental et de ces grandes banques, depuis quatre ans, et nous tenons bon.(1)
On attend le peuple mais viendra-t-il? Est-ce imminent? Tout est lié, « Le système et le chaos » il y a plus de quarante ans déjà, un autre vieux monsieur, Bernard Charbonneau le décrivait déjà.
Nous tenons et sommes de plus en plus nombreux à nous décrocher de ce train qui nous mène droit au mur. Cela ne suffit pas de se décrocher pour qu’il s’arrête, il faut un nombre suffisant et la loco-motive n’ira pas plus loin, de plus, sans carburant, le train s’arrête. C’est tellement simple.

Jean Ziegler est encore debout comme Albert Jacquard d’ailleurs, à 87ans, ce vendredi 28 janvier 2011 à Annecy dans une salle « Halte aux jeux » archi-comble, [->www.comiteantiolympiqueannecy.com] déclarait l’œil toujours pétillant:
- Ce que je suis, ce n’est pas ce que j’ai reçu , c’est ce que je me suis donné en rencontrant les autres.
- la compétition, la hiérarchie etc… la société réputée intelligente a complètement raté le processus de la rencontre.
-Tous les discours de la croissance ne peuvent être que de menteurs etc..

Trop peu nombreux, mais ils font encore front devant ce monstre qui a du perdre son cerveau depuis, car il détruit aveuglément tout ce qu’il touche, encore plus vite qu’avant.

Le néolibéralisme a démultiplié les effets du capitalisme, du productivisme puisque les pays dits communistes s’y sont attelé aussi, le dernier en date non des moindre, la Chine a accentué et confirmé le coup de grâce aux limites sociales et environnementales du dogme de la croissance.
Au moment où l’on ne veut toujours pas imaginer que tout ce que nous avons autour de nous est issu du pillage, des viols et des meurtres pas « seulement » de l’exploitation des hommes, les chantres de la croissance; les financiers imaginent toujours marchander tout ce qui est possible sur terre: la pollution, le vivant, la biodiversité etc. Cet énorme gâchis est-il le « mal nécessaire » pour que même les plus aveugles voient cette monumentale imposture en face? Même pas sûr…La tête dans un cadavre, ils nieraient encore.

C’est pourtant un « libéral-hétérodoxe » prix Nobel d’économie qui le dit, mieux que Stiglitz l’autre presque repenti, certes en 2009 en fin de vie mais le dit quand même dans Mariane ( du 5.12.2009) (notez que le FN l’a récupéré aussi, il n’y a pas que Jeanne d’Arc, va comprendre Charles.)
Au début lumineux quand il attribue bien la crise de 1929 au développement des crédits et pas au protectionnisme. Il quitta la « secte » du mont Pèlerin (dès le début en 47?) :
« Aujourd’hui également, ces experts se trompent dans leurs explications. Certains se trompent doublement en ignorant leur ignorance, mais d’autres, qui la connaissent et pourtant la dissimulent, trompent ainsi les Français. Cette ignorance et surtout la volonté de la cacher grâce à certains médias dénotent un pourrissement du débat et de l’intelligence, par le fait d’intérêts particuliers souvent liés à l’argent. Des intérêts qui souhaitent que l’ordre économique actuel, qui fonctionne à leur avantage, perdure tel qu’il est. Parmi eux se trouvent en particulier les multinationales qui sont les principales bénéficiaires, avec les milieux boursiers et bancaires, d’un mécanisme économique qui les enrichit, tandis qu’il appauvrit la majorité de la population française mais aussi mondiale. » C’est du Maurice Allais; l’homme paradoxal (encore un, il n’y a pas qu’Attali) qui « oublie ? » de mentionner que le capitalisme ou productivisme n’existe qu’en raison du pillage, et des meurtres surtout au Sud.

Contre cela la vieille rengaine est toujours d’actualité, plus que jamais, les trois paires de P (le pouvoir au peuple par le peuple pour le peuple) sinon les 3 paires de G opéreront (G comme gifle).
« Les banques, on les ferme, les banquiers on les enferme » Vincent Auriol 1925 (cf feu LePlanB)
Et ce n’est pas un État souverain qu’il faut rétablir mais bien un gouvernement du peuple souverain.

- Au moment où Begbeder sort quelques millions du « chapeau-claque » de Neuilly et tente désespérément de relancer les ânes des JO Annecy 2018, pour maintenir une flamme de compétition, symbolique oripeau du dogme de la croissance.
- Au moment où Areva sort sa propagande en million avec l’argent public pour faire coup double avec un transfert de fond pour les cantonales avant qu’un train radioactif ne déraille ou qu’une centrale fuyarde ne parte sur orbite.
- Au moment où la crapulerie agricole du gouvernement n’a toujours pas retiré le Cruiser du marché et autres saloperies de pesticides qui passent par l’autoroute des dérogations via les poches des faiseurs de lois.
- Au moment où Azel biologiste faucheur devra payé au technofascisme d’État qui manipule l’INRA de Colmar, 50000 euros les 70 pieds de vigne OGM. (c’est cher l’OGM)
- Au moment où Hessel juif résistant se ferait presque traiter d’antisémite par la droite israélienne française par l’intermédiaire du Crif.
- Au moment où le flicage s’institutionnalise avec des noms imprononçables qui feraient presque regretter ce prénom d’une vieille tante.
- Au moment où les médias passent en boucle Lepen en jupon pour faire peur aux gens afin qu’ils votent Strauss-Kahn ou Aubry en 2012.(bref des « socialistes » qui font rire).
- Au moment où l’intérêt général fini d’être livré entièrement aux chiens du marché en commençant par apprendre l’anglais aux gosses dès la maternelle, des gosses qui finiront aussi par en ressortir convaincus que le nucléaire est une énergie renouvelable et que le brevetage du vivant et les biotechnologies sauveront le monde et pas que de la faim.
- Au moment où le colonialisme et le scientisme version n+1 ne se sont jamais aussi bien portés, qu’importe les dictatures et les morts-nés du moment que le club du cac40 remporte des marchés.
- Au moment où la Justice et les droits de l’homme font un tabac que dans les salles de cinéma,
- Au moment où dans les médias, Woerth lâche enfin la grappe à Bettencourt mais les crimes de Servier restent un amuse-gueule face aux meurtres des multinationales qui ont plus de moyens pour étouffer la supercherie.
- Au moment où ces messieurs aux ministères et ailleurs ont tout pouvoir et tout loisir pour faire disparaître les preuves les compromettant dans le tourbillons incommensurable des affaires officieuses et fruc-tueuses, de Karachi à Tchernobyl et de Mururoa au NigerAreva depuis plus d’un demi siècle. En passant par un port de Nouvelle Zélande et le Mexique de la grippe du goret jusqu’au laboratoire Servier et j’en passe du sang contaminé etc (Longuet à la défense-Karachi, Xavier Bertrand à la santé-Mediator alors que la broyeuse à papier a bourré plusieurs fois à cause de Bachelot et ses vaccins, Juppé « l’éxilé » Sarkosy-Khadafi pour donner du travail aux ouvriers… etc etc…) Balladur Pasqua Giscard Chirac et Casserole Compagnie. Quel merdier et on n’a même pas dit la moitié.

- Au moment où les abeilles tombent comme des mouches et les hommes crèvent comme des chiens,

- Au moment où les pessimistes, les findumondistes les Jeanfoutistes, fumistes, malthusiens, survivalistes, croissancistes, illuminatistes, Lepenistes, royalistes, bonapartistes, mondialistes et capitalistes verts par dessus le marché feraient bien de s’immoler par le feu pour se rendre plus utiles.

- Au moment où on regarde comme des voyeurs par un petit bout de la lorgnette ce qui se passe dans le monde alors qu’on ferait bien de balayer devant sa porte.

- Au moment où les coupables des crimes permanents contre l’humanité ne sont reconnus que dans les agences de notation, de l’agent orange, à l’uranium appauvri en passant par le brevetage du vivant et la « médoc corporation ».

- Au moment où les ploutocrates détiennent les instruments de propagande sans commune mesure avec nos petits moyens fait maison, ils maintiennent « artificiellement l’illusion sous perfusion »
jusqu’au bout droits dans leurs bottes;
Et ont toujours les moyens de faire croire que ce qui est blanc est noir ou le contraire, bref des vessies pour des lanternes avant qu’on accroche autre chose que des aristos à ces dernières.
Maintenir l’illusion, ils savent faire mais sont dépassés par leurs inventions qu’ils ne maîtrisent en rien et se retournent contre eux; vous pensez peut-être nucléaire, OGM, Chimie, industrie, nano et biotechnologie, arme de destruction massive etc? Que nenni, pire que cela: internet et l’illusion de démocratie; cela se verrait trop de couper l’internet par exemple car la toile est suffisamment grande et le moindre trou d’expression libre est vite détecté et il ne serait plus possible de prétexter en paravent une quelconque démocratie mais bien de laisser se dévoiler l’imposture. Pris au piège.

- Au moment où les médias français 24h après les faits dans un monde « hyper-communicant » affirmaient avec plus d’aplomb que leurs homologues japonais que les centrales japonaises s’étaient arrêtées « proprement » et qu’on ne déplorait aucune fuite radioactive faisant rire le monde entier mais d’un rire constipé. Bref selon l’AFP (sans doute privatisé aussi) et suivant donc les communiqués de presse d’Areva et d’Edf, « Fluctuat nec mergitur » serait un proverbe (en) japonais daté du 6 Aout 1945. (il semblerait que dès le 11 mars 2011 au soir l’AFP se soit ravisé et admette l’existence de fuites, mais ce ne sont que des fuites après-tout, l’AFP-Areva n’étant pas « spécialiste -expert » il ne peut savoir, encore moins déclarer que dorénavant un japonais en bonne santé est un japonais exilé, quand aux nuages et les conséquences de cette catastrophe redoutés de longue date, c’est une autre histoire… « Dieu ne joue pas aux dés » comme disait l’autre, l’AIEA si. En France n’écoutez que la CRIIRAD et autres organismes indépendants car les institutions ont tellement trahie et n’ont jamais été jugé.

- Au moment où, sacrifiant à la longue tradition mégalo-maniaque des présidences françaises, de Beaubourg au Louvre en passant par le quai Branly, «notre » rejeton de service serait bien inspiré de lancer « ses » grands travaux afin de construire 58 monuments brut de béton gigantesques, plus précisément appelés sarcophage et pourrait même porté le culte de la personnalité à la postérité en les « baptisant » à son nom: Sarkophage.

- Au moment etc etc etc… et bien

Nous tenons et oui tout simplement, l’air de pas y toucher, sans en avoir l’air, cahin-caha, à petit pas, lentement mais sûrement, pas à un train de sénateur gras double repu et corrompu, mais à la vitesse de l’escargot avec entrain et l’air de rien.
Non seulement nous tenons mais nous progressons toujours.

- Au moment où les médias répandent qu’on craindrait que ce vent de rébellion prenne tous les pays arabes alors qu’il est fort probable que cette vague de démocratie atteigne aussi tout le bassin méditerranéen donc l’Espagne, l’Italie, la Grèce, la Palestine-Israel etc… et, et, et, et… la France ! Car oui nous ne sommes pas en démocratie (1er Rappel).
Cela s’appelle le mimétisme, chaque pays fait le rapprochement avec sa propre situation, sa propre condition, c’est simplement humain.

Nous ne sommes pas en démocratie (2ème rappel pour ceux qui ont du mal; Alzheimer faisant parti des nombreuses pathologies dues à la pollution industrielle comme le retard mental d’ailleurs et qui engraisse tellement de gens bien placés qui l’ont favorisé…) mais nous sommes bien en ploutocratie. Beaucoup de « citoyens » ont été élevé dans le respect pour « l’autorité » et de ces institutions, et affirmer qu’elles ont trahi et sont majoritairement corrompues équivaudrait pour eux à ce que le sol se dérobe sous leurs pieds, ils ne veulent pas voir et c’est pourtant la stricte vérité; le pouvoir corrompt. Cette trahison date pourtant de fort loin.

Et c’est bel et bien une dictature mais pas une « dictature à la papa »; c’est une dictature plus sophistiquée: une dictature nucléaire, chimique, financière et affairiste scientiste médica-menteuse vaccinale mentale et coloniale, où le trafic d’arme et la corruption y sont érigés en sports nationaux (Rwanda plaque tournante du trafic avant le génocide, Pakistan sous-marin, Libye, Irak etc…) Cet état de fait est bien sûr mondialisé (c’est d’ailleurs le but des financiers qui tiennent les rênes dans l’ombre). Mais comme c’est le bon sens de faire dans le local, alors occupons-nous déjà de « ce pays qui est le nôtre ». Ce pays qui abrite et a abrité tellement de dictateurs et a été tellement « consensuel » avec eux ( Duvalier, Bokassa, Bozizé, Bongo & fils, Ben Ali, Paul Biya, Eyadéma &fils, Idriss Déby, Khadafi, Mobutu, Patassé, Sassou, et tant d’autres ) qu’il est tout à fait normal que les gouvernements français qui se sont succédés depuis des décennies soient eux-mêmes qualifiés de dictatures. Cette « douce France » devrait avoir la girouette comme symbole car on se demande toujours par quel tour de passe-passe magistral un même dictateur dit « gentil » passe du jour au lendemain du côté des dictateurs dits « méchants ou non gratta » (sachant qu’un « gentil » est celui avec qui on fait des affaires); et ce n’est pas le fantôme de Vichy qui nous contredira. Tout cela est tellement long et compliqué à écrire que personne ne veut s’y attaquer, et pourtant, ils ne sont qu’une poignée à maintenir une telle imposture, une telle barbarie. Alors que cela reste simple à faire et c’est encore le vent qui montre la direction: le vent du sud nous y aide:
Cela doit venir d’en bas, ni de la CIA, ni des syndicats (2) ou partis; car la base est saine et naïve et l’élite comme hier est trop lâche et corrompue, pleine de compromissions, n’agira que lorsque les citoyens ordinaires seront suffisamment désespérés ou passionnés pour sortir du rang des esclaves ou des assassins, et ils enfonceront les barrières, dégageront le terrain, libérerons l’espace pour enfin laisser s’exprimer les « artistes ».

Il ne suffit que d’un seul mot à changer dans la réplique d’Arletty: « y’en a marre des hommes qui parlent d’amour, ils en parlent tellement qu’ils oublient de le faire » C’est le mot amour qui en français veut dire révolution ou démocratie selon l’ intensité du moment.
Il n’y a que les hommes libres pour oser; un homme libre c’est surtout un homme qui agit quitte à risquer sa vie demain. Agir ou ne pas agir, beaucoup ne se poseront plus la question. A demain donc. Le premier qui meurt fera semence pour les autres. (« Ami si tu tombes… »). Avant cette fanfaronnade de 2012, la rue, mieux vaut ce printemps, c’est toujours mieux au printemps . Car après, c’est le temps des cerises.

Ça sent le jasmin, ailleurs c’était l’œillet, qu’importe la rose, ici la tradition c’est l’échafaud; pas de bol Sarko.
Couic comme le nom du « distributeur de malbouffe » appelé restauration rapide où un adolescent a été empoisonné dernièrement, il a bon dos le staphylocoque doré, il faut dire à la famille endeuillée que leur fils est mort de l’industrialisation et de la cupidité des hommes, comprendront-ils? Et comprendront-ils que les nécro-carburants et la spéculation va faire passer la fin du pétrole pour un simple rhume face à la crise alimentaire? (3). Comprendront-ils que tout en haut de la pyramide se trouve le financier bien à l’ombre et non pas l’étranger?

Donc reprenons et actualisons puis résumons la principale requête nationale de ce printemps 2011, la tirade du siècle, peut-être la voici, que l’on doit garder entre guillemets par respect de son origine et pour mieux appuyer le fait que tout ce qui a été lumineux dans cette France que nous aimons tous (si si) l’a été par son apport d’origine étrangère, par l’échange toujours, forcé et unidirectionnel souvent quand cela rapporte aux banques françaises seulement.
Donc la voici la formule magique au pays des magiciens du CAC40, celle qui va faire mal au derrière, exit le traditionnel échafaud donc, un balais suffira:

« Sarkozy dégage, Strauss Khan dégage, Lamy dégage, Trichet t’es pas encore parti? Tunisie merci »

Facteur Déclenchant
« Pour ne pas se défiler à l’anglaise mais se la faire à l’islandaise »
Quincy, le 12 Mars 2011

Manifeste Pour le Collectif contre l’expertocratie
premier signataire:
« Pour que l’histoire ne se répète pas, il faut sans cesse la remémorer: l’impunité qui récompense le délit encourage le délinquant. Et lorsque le délinquant c’est l’État, qui viole, vole, torture et tue sans rendre de compte à personne, alors il donne lui même le feu vert à la société entière pour violer, voler, torturer et tuer. Et la démocratie en paie, à longue ou courte échéance, les conséquences.
L’impunité du pouvoir, fille de la mal-mémoire, est une des maîtresses de l’école du crime. Et le nombre d’élève augmente chaque jour.
Lorsqu’elle est vraiment vivante, la mémoire ne contemple pas l’histoire, mais elle incite à la faire. Davantage que dans les musées où la malheureuse s’ennuie, la mémoire est dans l’air que nous respirons. Et dans l’air elle nous respire. Elle est contradictoire, comme nous. Elle n’est jamais au repos. Elle change, avec nous. » (Eduardo Galeano « Mémoires et mal-mémoire »)

(1) voir [->www.independentwho.info]

(2) « Les syndicats n’ont jamais été révolutionnaires au sens de vouloir transformer la société et transformer en même temps les institutions politiques qui la représentaient, et les partis politiques de la classe ouvrière ont été le plus souvent des partis d’intérêts qui ne différaient en rien des autres partis représentant les autres classes » ( Hannah Arendt « Condition de l’homme moderne »)

(3) « Éradiquer la faim, c’est tout à fait possible. Les solutions fondamentales pour atteindre cet objectif vital, passent par une politique de souveraineté alimentaire et une réforme agraire. C’est-à-dire nourrir la population à partir de l’effort des producteurs locaux, tout en limitant les importations et les exportations. » (Damien Millet, Eric Toussaint 3w.cadtm.org) sur [->http://www.hns-info.net/spip.php?article18396 ]
[->http://www.semencespaysannes.org/]
[->http://viacampesina.org/fr/]

Insurgez-vous !
Engagez-vous ! Sarkozy dégage! Strauss-Kahn dégage! Lamy dégage! Trichet t’es pas encore parti? (Tunisie merci)

Pour le Collectif contre L’expertocratie et la division, le travail aliénant, le scientisme, la délinquance d’État et contre l’État même etc… car nous ne sommes pas en démocratie c’est la ploutocratie; une dictature nucléaire, médicamenteuse vaccinale et coloniale. Et on ne dit pas capitaliste ou ultra libérale pour ne pas se faire traiter de stalinien ultra gauche anarcho autonome surement lié avec Al quaïda sous traitant de la CIA par dessus le marché et pour boucler la boucle.

Dictature:
-École, université, recherche: sélection par le fric et prévarication etc
-Politique,Élection: (imposture, piège à c et) sélection par le fric et prévarication etc
-Santé: sélection par le fric et corruption etc
-Presse média: sélection par le fric copinage et muselage etc
-Culture: sélection par le fric copinage et muselage etc
-Justice : sélection par le fric et simulacre etc
-Initiatives de production viable: sélection par le fric, corruption etc

Notez vos NOMS « Références » et commentaires…Merci

« Pour que l’histoire ne se répète pas, il faut sans cesse la remémorer: l’impunité qui récompense le délit encourage le délinquant. Et lorsque le délinquant c’est l’État,qui viole, vole, torture et tue sans rendre de compte à personne, alors il donne lui même le feu vert à la société entière pour violer, voler, torturer et tuer. Et la démocratie en paie, à longue ou courte échéance, les conséquences.
L’impunité du pouvoir, fille de la mal-mémoire, est une des maîtresses de l’école du crime. Et le nombre d’élève augmente chaque jour.
Lorsqu’elle est vraiment vivante, la mémoire ne contemple pas l’histoire, mais elle incite à la faire. Davantage que dans les musées où la malheureuse s’ennuie, la mémoire est dans l’air que nous respirons. Et dans l’air elle nous respire. Elle est contradictoire, comme nous. Elle n’est jamais au repos. Elle change, avec nous. »
(Eduardo Galeano « Mémoires et mal-mémoire »)

« Le développement est un voyage qui compte plus de naufragés que de navigateurs »…« Il faudra qu’elle commence par renverser ses maîtres, pays par pays. Des temps s’ouvrent, de rébellion et de changement. Certains croient que le destin repose sur les genoux des dieux, mais la vérité est qu’il travaille, comme un défit brûlant, dans les consciences des hommes. »… « On écrit pour essayer de répondre aux questions qui vous bourdonnent dans la tête, mouches tenaces qui vous empêchent de dormir, et ce que l’on écrit peut prendre un sens collectif lorsqu’il coïncide d’une certaine manière avec le besoin social de la réponse. »… « On nous ment sur le passé comme on nous ment sur le présent: on nous masque la réalité. »
(Eduardo Galeano « Les veines ouvertes de l’Amérique latine »)

« C’est peut-être parce que les uns ne peuvent jamais ressentir complètement la souffrance des autres que la guerre revient toujours »
(Erich Maria Remarque « Après »)

« On résiste contre un état de chose mais on résiste aussi pour créer quelque chose. Définir les injustices actuelles et montrer de quels matériaux pourrait être construit un monde meilleur, c’est créer les premières conditions pour que s’engage le combat victorieux. Résister c’est créer ».
(Lucie et Raymond Aubrac « L’autre campagne »)

« Penser, c’est dire non » (Alain)
« Au cours des derniers siècles, on a confusément senti la contradiction entre la science et l’humanisme quoiqu’on n’ait jamais eu le courage intellectuel de la regarder en face. »
(Simone Weil « L’enracinement »).

« Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde »
(Aimé Césaire « Discours sur le colonialisme »)

« Que cela dure toujours » = Longo Maï

« on doit dire « Politique de mondialisation » pas « mondialisation » comme s’il s’agissait d’un processus naturel. »
« Le chercheur n’est ni un prophète ni un maître à penser. Il doit inventer un rôle nouveau qui est très difficile: il doit écouter, il doit chercher et inventer; il doit essayer d’aider les organismes qui se donnent pour mission_ de plus en plus mollement malheureusement , y compris les syndicats_ de résister à la politique néolibérale; il doit se donner comme tache de les assister en leur fournissant des instruments. En particulier des instruments contre l’effet symbolique qu’exercent les « experts » engagés auprès des grandes entreprises multinationales. »
(Pierre Bourdieu « Pour un savoir engagé »)

« Chez nous on ne peut rien fonder de durable dans le mensonge, c’est un fait troublant et certain »
(André Malraux « Les chênes qu’on abat »)

« Ce qui nous apparaît comme une plus grande aisance sociale et comme une plus grande mobilité intellectuelle , tient donc à ce que nous préférons opérer avec des pièces détachées, tandis que l’indigène est un thésauriseur logique: sans trêve, il renoue les fils, replie inlassablement sur eux-mêmes tous les aspects du réel, que ceux-ci soient physique, sociaux ou mentaux. Nous trafiquons de nos idées; lui s’en fait un trésor. La pensée sauvage met en pratique une philosophie de la finitude. »
(Claude Lévi-Strauss « La pensée sauvage »)

« Nous avons gagné en puissance mais nous avons perdu en humanité que nous pensons compenser moralement par un humanisme d’organisation philanthropique assez proche de Zola »… »Barbarie de riches ou nouvelle barbarie moderniste »
(Alain Accardo « cahiers de l’IEEDS N°2 »)

« Étant donné qu’aujourd’hui, à tord ou à raison, nous répugnons à répondre par la violence à la violence des institutions capitalistes, le refus de jouer les comparses ou les benêts dans la sempiternelle farce électorale cesse d’être une coupable abstention pour prendre une signification proprement révolutionnaire »… « mais il ne pourra plus avec le soutien d’une majorité de dupes, prétendre être le pouvoir du peuple et il n’y aura plus lieu de parer du nom de démocratie la dictature avérée du Capital ».
(Alain Accardo « vidons le bocal La Décroissance N°69 »)

« Les femmes ne peuvent plus accepter, comme par le passé, de se limiter à panser les plaies psychologiques, sociales, économiques, environnementales dans le cadre de leur foyer, d’emplois subalternes et mal payés, ou dans des associations caritatives et d’utilité publique. Depuis des millénaires, ce sont elles et leurs enfants qui ont subi en premier les conséquences des destructions opérées par notre société de croissance et de compétition, ce sont essentiellement elles qui ont soigné les blessés, pleuré et enterrer les morts. Elles n’ont plus le droit de rester spectatrices, Cassandres en larmes, face à un monde qui s’autodétruit. Le temps est venu pour elles de s’engager de toutes leurs forces en faveur de la réorientation urgente des objectifs économiques et politiques actuels, du rééquilibrage des valeur machistes et des structures patriarcales qui les sous tendent. L’enjeu est, en effet, de sauvegarder, avec leurs compagnons à parité, l’avenir des générations futures. De même qu’un enfant a besoin, pour naître, grandir, s’épanouir pleinement, de l’amour et des soins vigilants de son père et de sa mère, de même notre planète si fragile et les générations à venir ont besoin de l’engagement pour un monde viable, à parité, des hommes et des femmes de notre temps. L’avenir est à ce prix »
( Solange Fernex « L’insoumise »)

« … Les salariés ne craignent pas le changement…ce qui les effraie, c’est l’avènement d’un monde qui nie tout ce qui renvoie aux formes collectives du travail, aux cultures du métier, de solidarité. Un monde qui détruit toutes les formes protectrices de sens collectif, capables de créer de la sédimentation et de l’épaisseur sociale, tout ce qui est de l’ordre de l’expérience collective et contribue à modeler des comportements citoyens. Ils craignent ce monde de la mobilité systématique et de l’individualisation à tout crin, qui créer un sentiment insurmontable d’insécurité »
(Daniele Linhart « Travail en miette »)

« Il s’agit de coordonner la protestation sociale et écologique avec la solidarité des exclus du Nord et du sud avec toutes les initiatives associatives pour articuler résistance et dissidence, ce et pour déboucher à terme sur une société autonome »
(Serge Latouche « Décoloniser l’imaginaire »)

« Nous enseignons qu’il y a dans la vie autre chose que l’argent, que le profit capitaliste, et que voulant la concorde entre les hommes, nous cherchons à en hâter le jour en préconisant une formule économique qui, au lieu d’opposer le consommateur et le producteur ne voit et ne poursuit que l’intérêt et le bonheur du citoyen »
(Aimé Berthod cité par Patricia Toucas « Les coopérateurs »)

« Les banques, on les ferme. Les banquiers, on les enferme »
(Vincent Auriol cité par Le PlanB N°17)

« Même s’ils ne sont pas experts, les citoyens doivent avoir leur mot à dire et pouvoir juger librement de ce qui est souhaitable ou non dans leur vie quotidienne »… « et savoir ne veut pas forcement dire accepter »
(Luigi Amodio, research EU juin 2007)

« La responsabilité individuelle, face à un choix éthique, implique la non-ingérence du pouvoir et l’accès de tous à l’ensemble des informations nécessaires à ce choix. Le piège du libéralisme est la manipulation sournoise de l’information, qui peut être dissimulée, déformée ou amplifiée, soutenue par des experts inféodés à l’industrie, afin de canaliser l’individu vers une seule possibilité, un conseil alors analogue à une obligation. Intentionnellement désinformé, le citoyen est toujours amené à se considérer comme incompétent et inapte à toute décision. Le recours à un paternalisme sévère mais juste consiste à imposer une stratégie, en faisant croire que l’intérêt de chacun est confondu à celui de tous, en fait celui des dominants. Il s’agit bien de faire de la société une prison modèle, où les gardes sont inutiles. Chacun est à la fois juge et suspect pour son voisin, dénoncé et exclus à la moindre manifestation de non-conformisme.[...] Afin d’asseoir son autorité, l’État crée des habitudes, qui maintiennent ses sujets dans l’impuissance et une dépendance totale. »
(Dr Eric Ancelet « En finir avec Pasteur »)

« La mort des peuples, l’État c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge rampe de sa bouche: moi, l’État, je suis le peuple etc… »
(Friedrich Nietzsche « Ainsi parlait Zarathoustra »)

« La philosophie est la réflexion qui est menée autour du sens de l’existence, comme le produit d’une pensée autonome et réflexive qui a pour objet une compréhension globale du monde et de l’homme »… « cite Nietzsche dans « généalogie de la morale » qui démonte l’impérialisme intellectuel, les théories évolutionnistes en vigueur, évolution de l’esprit humain orienté vers le progrès technique, la « conscience » et la « raison » » cite Biedinger: « La philosophie n’est pas l’activité intellectuelle d’une catégorie déterminée de savant spécialistes…Elle est contenue dans le langage lui même…dans le religion populaire et donc aussi dans tout le système de croyances, superstition, opinions… dans ce qu’on appelle généralement folklore » « Tout raisonnement , même celui qui dénigre la croyance et lui reproche d’être trop arbitraire, s’appuie en vérité sur une autre croyance: celle d’atteindre la Vérité. »… « La croyance est inhérente à l’humain »… « même sans être intégrées à des raisonnements rigoureux, les croyances (dans le consensus politique ou la palabre par exemple) peuvent être efficaces, dans le mesure où chacun y trouve du sens. Ainsi, il n’est pas nécessaire d’ériger ces valeurs en véritable lois, ni de les intégrer à un système judiciaire, pour que leur efficacité puisse apparaître et perdurer » cite Mauss: « justifie l’importance cognitive de ces représentations collectives que sont les mythes, en démontrant combien les divisions traditionnelles des sciences humaines françaises (qui rattachent « la langue à l’intellect, le mythe et l’art à la fantaisie, le droit et les mœurs à la volonté ») conduisent à scléroser la pensée: « Cette répartition tranchée et arbitraire aboutit à éliminer de la religion primitive la moralité, le vouloir, le sens de la force de production (alors que, justement l’idée de causation et de création y domine) » »
(S. Fagbohoun «Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine »).

« La pensée occidentale dissocie la modernité en séparant ses aspects techniques et matériels, les plus visibles, et les fondement philosophiques, à savoir la conception du monde et l’action sur le monde » ( «Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine »).

« interrogation sur l’apprentissage des connaissances dans le monde d’aujourd’hui, disséminé et le risque d’apprendre seul la rend fragile, incomplète, mensongère parfois, mal construite toujours, elle perd sa force de vérité et sa qualification. Elle n’est plus connaissance mais rumeur du monde; elle n’est plus de l’ordre du savoir; il faut des décennies parfois tâtonnantes, que seule une collectivité soudée peut rendre valide à la fin. »
(Catherine Clément «Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine »)

« L’Orwellisation des médias » « on détermine qui sont les méchants et les gentils »… « dualisme permanent de la pensée, primaire; barbarie/civilisation, progressiste/réactionnaire, Terrorisme/démocratie. Cet appauvrissement de la vision politique conduit à la radicalité et à la violence. Elle empêche toute lecture dialectique, contradictoire et pluraliste »
(R.Laberivière. La Décroissance N°55)

« Au niveau français l’agriculture industrielle serait la seule possible et rentable, nous disent certain politiciens et économistes. C’est un mensonge: elle ne continue d’exister que parce qu’elle est sous perfusion financière permanente et qu’il est totalement fait abstraction des dégâts collatéraux qu’elle engendre, qu’ils soient sociaux ou environnementaux. L’agriculture paysanne et écologique peu énergivore connait des difficultés parce qu’elle est acculée par les mises aux normes excluantes, le « non soutien financier » et autres procédés d’extermination, pas parce qu’elle n’est par performante! »
(Josie Riffaud Via Campesina, La Décroissance N°55)

« La tromperie, la falsification délibérée et le mensonge pur et simple employés comme moyens légitimes de parvenir à la réalisation d’objectifs politiques, font partie de l’histoire aussi loin qu’on remonte dans le passé. La vérité n’a jamais figuré au nombre des vertus politiques, et le mensonge a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les affaires politiques »…cite Puner: « La désobéissance civile réellement significative doit être le fait d’un certain nombre de personnes qui rassemble un intérêt commun »… cite Bay: « faire ressortir la nécessité de s’opposer à l’injustice afin de préserver son bien être et sa santé mentale »… « La cause de cette érosion (respect des lois) est l’inaptitude des rouages gouvernementaux à s’acquitter de leur fonction, ce qui conduit les citoyens à douter de leur légitimité »… « La recherche ne doit pas devenir le succédané de l’action  ou une technique d’évasion»… « Alors que les hommes s’avèrent incapables de contrôler les conséquences de leurs actions, un surcroît d’arbitraire est inséparable de la violence elle même »… « La fécondité de l’imprévu dépasse d’une façon plus évidente encore tous les calculs de l’expert »… « il n’est nullement exclu que nous soyons arrivés à un tournant décisif, à partir duquel le rendement devient négatif. Non seulement le progrès de la science a cessé de coïncider avec le progrès de l’humanité, mais il pourrait bien en sonner le glas. »… « La plus impressionnante de toutes ces hégémonies: la bureaucratie, règne de l’Anonyme le plus tyrannique de tous, car personne ne peut répondre de ce qui a été accompli. »… influence de Rosa Luxembourg: «Nous voulons participer, déclarent les conseils, nous voulons discuter et faire entendre publiquement notre voix, nous voulons avoir la possibilité de déterminer l’orientation politique de notre pays. Puisque ce pays est trop vaste et trop peuplé pour que nous puissions nous rassembler tous en vue de déterminer notre avenir, nous avons besoin d’un certain nombre de lieux politiques »… « L’isoloir est trop étroit, car seule une personne peut s’y tenir. Les partis ne servent plus à rien. Nous ne sommes que des électeurs que l’on manipulent. Mais que l’on accorde seulement à dix d’entre nous la possibilité de s’assoir autour d’une table, chacun exprimant son opinion et chacun écoutant celle des autres, alors,, de cet échange, une opinion formée rationnellement pourra se dégager. »… « Tous ceux qui ne s’intéressent pas aux affaires publiques devraient simplement laisser les autres décider sans eux. Mais les moyens de participer devraient s’offrir à tous. »
(Hannah Arendt « Du mensonge à la violence »)

« C’est pourquoi nous ne devrions pas nous laisser tromper par le phénomène d’accumulation propre à la production moderne mais prendre comme fil directeur de toutes nos analyses la destruction continuelle de biens liée à la consommation. C’est le caractère consommable des produits du travail qui constitue leur nature périssable »… « Consommer, c’est épuiser »… « Nous avons changer l’œuvre en travail…caractère durable de l’œuvre substitué au caractère périssable des produits du travail; ces produits du travail sont destinés à la consommation. Ceux de l’œuvre à l’usage. La différence marque l’écart entre passer et durer, entre changer et persévérer. »… « Mais il se pourrait, créatures terrestres qui avons commencé d’agir en habitant de l’univers, que nous ne soyons plus jamais capables de comprendre, c’est à dire de penser et d’exprimer les choses que nous somme cependant capables de faire »… « S’il est bon, peut-être, de se méfier du jugement politique des savants en tant que savant,…c’est en raison précisément de ce fait qu’ils se meuvent dans un monde où le langage a perdu son pouvoir. Et toute action de l’homme, tout savoir, toute expérience n’a de sens que dans la mesure où l’on en peu parler. »… « Les hommes en tant qu’ils vivent et se meuvent et agissent en ce monde, n’ont l’expérience de l’intelligible que parce qu’ils parlent, se comprennent les uns les autres, se comprennent eux-mêmes. »… « C’est une société de travailleur que l’on va délivrer des chaînes du travail , et elle ne sait plus rien des activités plus hautes et plus enrichissantes pour lesquelles il vaudrait la peine de gagner cette liberté. Dans cette société qui est égalitaire, il ne reste personne (classe, arist, politiqu., spirituel), qui puisse provoquer une restauration des autres facultés de l’homme. »… « Ne reste que quelques intellectuels solitaires pour considérer ce qu’ils font comme des œuvres et non comme des moyens de gagner leur vie. Ce que nous avons devant nous, c’est la perspective d’une société de travailleurs sans travail, c’est à dire privés de la seule activité qui leur reste. On ne peut rien imaginer de pire. »… « Ce que je propose est donc très simple: rien de plus que de penser ce que nous faisons. »… « L’expropriation, consistant à priver certains groupes de leur place dans le monde et à les exposer sans défense aux exigences de la vie a crée à la fois l’accumulation originelle de la richesse et la possibilité de transformer cette richesse en capital au moyen du travail »… « Le processus de l’accumulation de la richesse stimulé par le processus vital puis stimulant la vie humaine, n’est possible que si l’homme sacrifie son monde et son appartenance au monde »…« Ce ne sont pas les idées, ce sont les évènements qui changent le monde »
(Hannah Arendt « Condition de l’homme moderne »)

« Gardons et vivons notre foi en l’avenir. Il ne faut pas regretter tout cela, mais notre société a besoin d’information de la réalité des choses car nous sommes des inconscients de ce qui se passe et de ce qui va se passer. Notre méfiance éveillée est désormais à fleur de peau et c’est ce qui nous rend plus fort pour le combat, qui n’est autre que celui de la vie, pour notre bien-être évolutif et celui de mère nature toute entière. »
(Bernard Ronot « Voyage autour des blés paysans »)

« La révolution péruvienne rejète le système capitaliste parce qu’il perpétue le sous-développement et la dépendance du pays à l’égard de l’étranger »… « Il implique une « morale et une philosophie » de la vie égoïstes et anti-communautaires. Or la révolution péruvienne considère que l’homme est avant tout un être social dont la vocation la plus profonde est la solidarité ainsi que l’aptitude à la liberté, la praxis, la création, l’invention permanente. La révolution péruvienne rejète également le communisme qui confie la gestion de la société à la bureaucratie d’État et qui atrophie les capacités créatrices de l’homme associé. Elle opte pour une société fondée sur la véritable participation directe des producteurs et citoyens dans tous les domaines et à tous les niveaux, seul cadre capable d’épanouir la créativité immense de l’homme associé. »
(Vélasco cité par Michel Raptis « Manière de Voir N°103 »)

« Le capital n’est pas une force neutre, il ne peut pas dépolluer aussi bien qu’il pollue puisque c’est son mouvement même qui l’amène inéluctablement à polluer et à détruire, c’est à dire que le mouvement d’accumulation et de production pour l’accumulation passe par dessus toute idée de « besoin » et donc également du besoin vital qu’est pour l’humanité la préservation de son environnement. Le capital ne suit que ses propres fins, il ne peut être un projet humain. Il n’y a pas une autre mondialisation, il n’y a pas face à lui les besoins de l’humanité, mais la nécessité de l’accumulation. S’il se met à recycler par exemple, la branche ainsi crée fera tout pour avoir toujours de quoi recycler. Le recyclage, qui n’est qu’une autre façon de produire de la matière première, crée toujours plus de déchets « recyclables ». En outre il pollue bien autant que n’importe quelle autre activité industrielle »… « Il y a des dégâts et ils sont nombreux, que personne ne veut réparer, simplement parce que leur réparation ne constitue pas un marché. »… « Limiter la casse et surtout les frais sans pour autant faire fuir les investisseurs, telle est la quadrature du cercle que le capitalisme vert doit résoudre. »… « Comprendre, c’est dominer, et donc pouvoir changer le monde. Commencer à tenter de comprendre, c’est rétablir la communication avec ce qui nous entoure, fissurer la glace de la séparation. » (L’impasse citoyenniste)

« Ce qui peut faire échec au système, ce ne sont pas des alternatives positives, ce sont des singularités. Or les singularités ne sont ni bonnes ni négatives. Elles ne sont pas une alternative, elles sont d’un autre ordre. Elles n’obéissent plus à un jugement de valeur ni à un principe de réalité politique. Elles peuvent donc être le meilleur ou le pire. On ne peut donc les fédérer dans une action historique d’ensemble. Elles font échec à toute pensée unique et dominante, mais elles ne sont pas une contre -pensée unique- elles inventent leur jeu et leurs propres règles du jeu ». (Jean Baudrillard « Power inferno »)

« La base, c’est m’occuper du vivant et l’accompagner, parce qu’on ne pourra jamais le maîtriser comme l’homme a cru qu’il pouvait le faire. On essaye de le comprendre. »
( Olivier Clisson « Campagnes solidaires N°242  »)

« Il faut que nous nous mettons dans la tête une bonne fois pour toute que la toute puissance nucléaire est à la politique extérieure ce que la terreur exercée chez lui par l’État Totalitaire est à la politique intérieure. » …cite Jordan (1941): « Le sens et la signification de la recherche en physique _bien qu’elle soit souvent estimée aussi pour elle-même par ceux qui s’y adonnent et ses admirateurs_ lui sont invariablement donnés par le rôle qu’elle joue en tant qu’instrument de puissance technique et militaire »… « Rien de plus absurde que l’idée d’utiliser ce qui n’a pas de limite ou de menacer à l’aide de ce qui n’a pas de limite pour faire triompher de vaines prétentions ou des buts purement partisan »… « Lorsque nous démissionnons d’un emploi parce que nous avons pris conscience que ce qu’on nous demande d’y faire est irresponsable, nous ne satisfaisons pas encore à ce qui est moralement requis »… « Le refus de participer à un crime ne remplacer jamais l’annulation de ce crime »… « S l’État dans lequel vous vivez se dit démocratique, c’est précisément parce qu’il vous garantit le droit de prendre part à des décisions qui n’ont rien à voir avec votre domaine de compétence »… « Notre conscience ne s’adresse pas plus à nous « en tant que » savants qu’à nos contemporains en tant que non-savants. Notre conscience n’a pas de titre universitaire »… « La phrase qui dit que « les conséquences ne se soucient pas des séparations » est en fait l’une des propositions principales de l’éthique. Non elle est plus…: elle concerne l’un des faits qui rendent nécessaire la morale. Car les frontières que nous avons dressées entre les champs sociaux, professionnels ou scientifiques méconnaissent les conséquences qui leur sont indifférentes. Cela vaut d’autant plus que l’acte en question est grand. »… « ne sont responsable que ceux qui sortent du lit de leur spécialité et bondissent après les conséquences de leur actes ou travaux. »… « Ce qui nous fait mal, c’est qu’en tant qu’auteur de notre travail, nous ne sommes pas à la hauteur de ce que nous produisons…Le mal actuel, c^est notre « Nous ne savons pas ce que nous faisons »…Le faire a englouti l’agir, le produit précède nos actes, « Nos produits sont déjà, que nous le voulions ou non nos actes. »… « Une action est aussi aveugle que le plus aveugle de ceux qui y prennent part. (En partie par la production de machines, en partie par le déclenchement des machines qu’on a produites) et, par là même, abolie, la possibilité de bien agir est, elle aussi, abolie. »… « La menace nucléaire …(consiste dans le simple fait d « avoir » la puissance nucléaire) n’est pas l’alternative au totalitarisme mais sa politique extérieure. »… « le naufrage atomique n’est pas un suicide mais un meurtre de l’humanité. »… Notion « d’incertitude infinie, j’insiste sur cette idée parce que notre combat est condamné d’avance si nous en évaluons mal la nature. Il n’est pas que de notre tâche, de celle de notre génération mais désormais celle de tous les hommes. Il est donc notre destin. Nous devrons léguer notre volonté à nos enfants aussi longtemps qu’on nous les laisse en vie, et ceux-ci devront faire de même. Il est indispensable de gagner ce combat sachant qu’aucune victoire n’y est définitive. »… « Nous avons atteint la fin de toute responsabilité possible. Car « être responsable d’un acte » n’est pas autre chose que pouvoir se représenter à l’avance ses effets et se les être réellement représentés. »… « décrire cet état d’immoralité comme un gouffre qui s’est ouvert entre notre praxis (c’est à dire notre façon de produire) et notre imagination limitée. »…
« La division du travail et la spécialisation sont des œillères »… « On aspire (et pas seulement dans les États totalitaires où cela a valeur de principe et se fait ouvertement) à ce que chacun se réduise à son métier et s’y laisse réduire aussi facilement »… « C’est le totalitarisme secret du monde  prétendu « libre » »… « Notre vie privée nous est octroyée comme un état dans lequel nous sommes dépouillés de quelque chose, de la responsabilité »…notion de « droit démocratique fondamentale »
« La culpabilité nous est retirée parce que nous avons transféré les actes par lesquels la faute vient au monde à des choses qui, maintenant, agissent à notre place. Les instruments sont les bourreaux que nous employons. Modestes, les mains propres, nous restons derrière eux. C’est en cela que consiste le mal de notre époque. Elle est mauvaise parce que nous n’avons plus besoin d’être méchant pour commettre les actes les plus mauvais. »… « « juste faire son travail » comme les employés des camps… « moralement neutre » « il n’a pas d’odeur » … Le travail est le camouflage de l’acte. Il épargne toute culpabilité à ceux qui prennent part à un meurtre de masse.»… « Seul celui qui ne renonce pas à imaginer l’effet de son geste a une chance d’en comprendre la vérité; la perception en est incapable. »… « Car le seul organe de la vertu, c’est l’imagination et c’est à cette force seule que se mesure la moralité de ton action. Voilà pourquoi ton premier impératif doit être : « imagine! » et le second, qui dépend immédiatement du premier: « Combats ceux qui cultivent l’étiolement de cette faculté! »…
« La division du travail est toujours aussi une division de la conscience morale. »… « Distinguer un usage guerrier et un usage pacifique de l’énergie nucléaire est fou et mensonger. »
(Günter Anders « La menace nucléaire »)

« Beat Richner fait concert pour financer les hôpitaux d’enfants. Il proteste avec véhémence contre les organismes internationaux et leurs experts, ces monstrueuses machines bureaucratiques qui gaspillent l’argent du contribuable et qui défendent le principe d’une médecine payante, attitude criminelle selon lui. »
(Claude Marthaler « Entre terre et selle »)

« La défense de la vie sur terre ne passe pas d’abord par la lutte contre les émissions de gaz carbonique d’origine fossile mais par tout ce qui peut limiter la pression de l’homme sur les écosystèmes. »
(Guy Demenge « Le baril »)

« Ce sont le hommes qui n’ont pas su interpréter correctement les paroles des sages. »… « c’est nous qui alimentons l’Âme du Monde, et la terre sur laquelle nous vivons sera meilleur ou sera pire selon que nous serons meilleurs ou pires. C’est là qu’intervient la force de l’Amour, car, quand nous aimons, nous voulons toujours être meilleurs que nous ne sommes. »
(Paulo Cuelho « L’alchimiste »)

« Qui se regarde de trop près se découvre bientôt perdu et recherche un sauveur. Napoléon n’est pas venu pour sauver la France_Ni Hitler l’Allemagne_ ce serait plutôt le contraire. Il est venu pour sauver les français de leur Révolution, c’est à dire chacun de nous de sa liberté »
(Bernard Charbonneau « Comment ne pas penser »)

« La connaissance scientifique ne nous livre qu’un aspect de l’univers. »… « Chaque jour une discipline nouvelle cerne plus strictement notre liberté, qu’elle nous découvre conditionnée par le sexe, l’économie, ou l’inconscient collectif. Mais pour un individu lucide, est-il besoin de science? »… « L’esprit surhumain des sciences fait pénétrer dans une immensité dont les contours s’évanouissent au fur et à mesure que l’on avance: c’est là son essentielle vertu. Les raisons qu’elle donne révèlent aussitôt des mystères encore plus profonds; et par les bouleversements qu’entraine ses découvertes, dans la pratique comme dans la théorie, elle pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. La solution à nos difficultés politiques ou sociales ne viendra pas de la science, comme se le figurent certains scientistes, elle nous forcera seulement à courir indéfiniment après le mirage d’une issue; quand elle est fidèle à elle-même elle n’aboutit pas à la certitude mais à creuser vertigineusement l’interrogation. Malheureusement rares sont les savants qui ont l’esprit de la science; trop souvent ils se contentent de justifier ses œuvres par quelque idéologie.»… « Nous retrouvons ici le même esprit d’orthodoxie, la même négation de la liberté que dans les religions; d’autant plus redoutable qu’elle se croit le fruit de la liberté humaine. »… « C’est l’unité du langage et de la pensée humaine, donc l’homme, que menace la spécialisation scientifique. »… « Le savoir progresse grâce à une spécialisation toujours plus stricte. Mais plus la lumière se concentre en un point, plus le reste est abandonné à l’ombre; et le reste c’est l’univers, et l’essentiel »… « La spécialisation, la division du travail imposent une centralisation qu’anime l’impérialisme de la logique et de la volonté de puissance. Le système ne peut rien tolérer en dehors de lui-même: qui dit standard dit élimination des autres types… »… « La bureaucratie n’est qu’un produit de la raison. Partout où la société devient trop vaste et trop complexe, la règle, technique ou politique, doit se substituer à la diversité et au désordre humain …Le désir d’une société plus juste, donc plus rationnelle, va dans le même sens que la technique en multipliant les lois: la règle impersonnelle . Et là où l’organisation parfaite: L’État totalitaire se substitue à la nature et aux hommes, la bureaucratie prolifère à l’infinie. A tel point que la raison devient absurdité. »… « En général ce système élimine la révolte consciente. On ne se révolte pas contre ce qui n’a ni nom, ni visage; la bureaucratie n’existe pas, seulement ses abus. »… « Toute recherche de l’efficacité mène à l’organisation, c’est à dire tôt ou tard à la bureaucratie, donc à l’absurdité et à l’impersonnalité. »… « Le capitalisme n’a pas supprimé l’État, il l’a monopolisé et renforcé pour garantir ses privilèges contre le peuple et la concurrence étrangère: le pouvoir de l’argent n’est rien sans celui du sabre. »… « L’homme s’est dégagé de la nature et de la glèbe; mais la nature est sa mère et la terre sa patrie: nul ne le sait comme l’homme de l’âge industriel. Parce qu’il détruit les forêts, il recherche leur ombre; parce qu’il souille les fleuves, il recherche l’eau clair. Le sentiment de la nature grandit avec l’industrie, et il achève de détruire ce qu’elle a épargné, en rassemblant des masses humaines croissantes sur des espaces verts sans cesse plus restreints. Défendu contre les fauves et la maladie, mais frustré de certains instincts fondamentaux, l’homme cherche avec fureur la dernière cime, le dernier lion, le dernier goujon. Il fait un loisir de ce qui était son travail; mais comme il n’y a plus assez de proies pour tant d’hommes, on l’invite à prendre des photos que d’autres regardent. »… « produire c’est aussi produire des déchets; toute cuisine a ses détritus, mais celle de notre industrie est si énorme qu’il lui faut la terre et le ciel pour poubelle. »…
« Le journal ne fournit que des faits, d’autant plus déformés qu’ils sont lointains et difficiles à distinguer qu’ils sont nombreux. Ce qui compte c’est l’effort de réflexion sur eux: ils ne sont rien, elle est tout. Seul l’esprit crée, parce qu’il dépasse l’instant. Qui veut être présent à son temps n’oublie ni le passé, ni l’avenir, ni surtout les raisons profondes qui les lui font considérer. Qui veut saisir l’actualité au lieu d’en être saisi, prend ses distances. »… « Notre bonheur est plutôt l’absence de malheur: une certaine idée du minimum vital. Mais ce minimum devient vite un maximum, car le bonheur est aussi le confort, cette poésie des fesses. »… « ainsi la société qui au nom d’un intérêt général abstrait, en arrive à nier l’individu, nie du même coup la démocratie. »… «  L’État-Nation s’est organisé en détruisant les patries. Il a rassemblé ses peuples en armées; mais quiconque se sert de l’épée périra par l’épée. Cette vie qu’il a détruite lui manque; le corps ne nourrit plus la tête, et quand tout aboutit à elle, pour en finir il suffit de la trancher. »… « Propagande:contre cette force brute l’intelligence ne peut rien, et les intellectuels ont démontré leur débilité devant celle de Staline ou d’Hitler. C’est moins la finesse qu’on peut lui opposer que les tripes ou le cœur: la foi dans une vérité. »
(Bernard Charbonneau « Le système et le chaos»)

« Le conflit de l’individu citadin et de son milieu atteint aujourd’hui son aboutissement. Jusqu’à l’ère atomique, à chaque aggravation des termes de sa contradiction avait correspondu une autonomie plus grande de la conscience individuelle. Mais cette tension atteint son point de rupture. La grande ville actuelle aboutit à un type d’hommes où se disjoignent à l’extrême la pensée et le comportement. »
(Bernard Charbonneau « Le jardin de Babylone»)

« Résister par la création, c’est contredire le cycle infernal de la production et de la consommation de choses et d’opinions formatées »… « des murs qui ne trembleront que si la résistance s’amplifie sous toutes ses formes. Puisque « philosopher à coup de marteau »(Nietzsche) ne suffit plus, il est temps de poétiser à coup de masse dans les ruines du monde à réinventer. Alors, seulement nous apercevrons l’horizon. »
(Yannis Youlountas « Où sont les poètes » La Décroissance N°64)

« Car l’homme est dans une impasse matérielle »… « En détruisant la nature, il a oublié qu’il en faisait partie. En fin de compte c’est lui même qu’il détruit. »… « Nous sommes à une époque charnière dans laquelle la déconstruction du système capitaliste est nécessaire. »
(Graeme Allwright « Où sont les poètes » La Décroissance N°64)

« Il nous veulent sans cœur sans âmes, sans idées pour l’avenir, sans mains. Mais nous sommes, nous vivons, nous explosons, comme un crachat à la face des exploiteurs et des marchand de canon .»
(Auriane Fauré « Où sont les poètes » La Décroissance N°64)

« le matérialisme moderne est né de la peur. » Et « les êtres qui ont peur sont d’involontaires tyrans, des fanatiques de l’ordre, obnubilés par l’idée de devoir éduquer, discipliner les hommes et les choses qui les entourent, de devoir à chaque instant en garder le contrôle et la vue d’ensemble. »
(Rudolf Steiner)

« C’est là que la monnaie révèle sa face sombre: de vecteur d’un échange, elle est devenue l’instrument d’une domination. La rareté, crée artificiellement par les acteurs en position dominante, oblige les dominés à n’utiliser qu’une faible partie de leur potentiel d’échange et d’activité. »
(Patrick Viveret )

« Sont-ce bien « leurs » capitaux? Si ces fortunes ont été construites en détournant les richesses de l’État, en faisant main basse sur les richesses naturelles de la nation, en exploitant et réduisant à la misère des paysans qu’on a dépouillés de leur terres, à qui appartient au fond cet argent? »… cite Albert Einstein (« Pourquoi le socialisme »): «La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus. »… « Il n’existe pas de modèle. Chaque pays possède une histoire et une géographie différente, chaque époque connait des évolutions nouvelles, chaque génération doit résoudre des problèmes différents. De plus chaque région du monde est confrontée à des contextes et des rapports de forces dont il faut tenir compte »…cite Simon Rodriguez: « Ou bien nous inventerons ou bien nous échouerons »… « Il existe aussi une raison subjective pour ne pas bruler les étapes. A savoir que l’on créer la nouvelle société avec les gens comme ils sont, et pas avec des gens comme on les rêve. Les gens réels sont influencés par le poids des idées anciennes, le poids des habitudes et des comportements hérités du passé, le poids de leur éducation, le poids des médias. Ils ne changeront pas leur manière de penser en cinq minutes,…pas en entendant des discours, mais seulement avec l’expérience des faits. En voyant que le nouveau système marche mieux. »… « la conscience ne se décrète pas, elle se forge peu à peu par un travail quotidien et de longue haleine. »… « Ne pas partir des dogmes mais de la réalité »…cite Balzac: « derrière chaque fortune se cache un crime »…notion de démocratie participative, Conseils Communaux, coopérative etc… faire un mixte. cite Rolland Barthes: « la bourgeoisie se définit comme la classe qui ne veut pas être nommée »…Pour échapper au débat, elle se cache donc derrière une façade « nationale », derrière l’ensemble des habitants d’un pays et non derrière la politique d’une élite minoritaire. »
(Michel Collon « Les sept péchés d’Hugo Chavez »)

« …Cela tien au fait qu’à la différence des guerres traditionnelles, qui peuvent à l’occasion resserer les liens d’une communauté, une guerre civile tend par définition, à introduire les divisions les plus désocialisantes qui soient. »… « Celles qui, en dressant les uns contre les autres, parents, voisins et amis, menacent à tout moment de défaire le cycle des solidarités et des allégeance traditionnelles fondés sur le don et le contre don; cycle dont on sait qu’il constitue l’essence même de la « société primaire » (Alain Caillé) et la matrice essentielle de ces rapports quotidien de confiance sans lesquels il n’est pas de communauté historique durable »… « Le libéralisme est née de (la peur de) la guerre civile…crainte de la mort violente…méfiance envers le proches, désir d’une vie enfin tranquille et pacifié des Modernes. A entrainer qu’une seule guerre concevable: celle de l’homme contre la nature, conduite par les armes de la science et de la technologie; guerre de substitution dont les Modernes vont précisément attendre qu’elle détourne vers le travail et l’industrie la plus grande partie des énergies jusque là consacrées à la guerre de l’homme contre l’homme »… « Les deux versions libéralisme du Droit (politique) et du Marché sont liés dans les faits d’un point de vue philosophique »… « Axiome de base du libéralisme politique: Si la prétention de certains individus ou association d’individus à détenir la vérité sur le Bien est la cause fondamentale qui porte les hommes à s’affronter violemment, alors les membres d’une société ne pourront vivre en paix les uns avec les autres que si le pouvoir chargé d’organiser leur coexistence est philosophiquement neutre, c’est à dire qu’il s’abstient, par principe, d’imposer aux individus telle ou telle conception de la vie bonne »…le libéralisme serait un bricolage, une illusion…opposition entre liberté rivales qui s’équilibrerait… « il est donc, à terme, inévitable que ce processus d’extension infinie des droits individuels (ou libéralisation des mœurs) déclenche une nouvelle guerre de tous contre tous par avocat interposés (l’avocat constitue, avec l’entrepreneur, l’autre figure emblématique du système libéral) »… « pas d’autre issue à sa disposition que d’enregistrer passivement la variation incessante des différents rapports de force qui travaillent l’opinion et la société »…notion de « croisade juridique toujours plus nombreuses »… « vouloir organiser scientifiquement l’humanité, c’est cela le totalitarisme »… « La bonne conscience impavide avec laquelle les princes de l’économie moderne exploitent et licencient leurs employés précaires, engrangent des profits surréalistes, délocalisent leur entreprises, commercent avec les dictatures, saccagent l’environnement, falsifient leur comptabilité ou, lorsque tout est fini, ouvrent en grand leurs parachutes dorés, trouve assurément dans cet « égoïsme rationnel » son appui psychologique le plus précieux. »…
«La confiance joue un rôle central dans la vie des communautés traditionnelles comme on l’observe par exemple , à travers la pratique du serment ou l’importance accordée à la parole donné ne trouve, en réalité, ses véritables conditions de possibilité psychologiques et culturelles que dans les jeux infiniment complexe de la socialité « primaire »(selon l’expression d’Alain Caillé), jeux qui sont essentiellement fondés sur la triple « obligation » traditionnelle (qui n’est ni économique ni juridique) de donner, recevoir et rendre. Cette logique du don que Mauss est le premier à avoir installée au cœur de la démarche sociologique, appelle sans doute des interprétations multiples (et éventuellement contradictoires) »… «La logique libérale ne finit donc pas seulement par détruire graduellement les conditions de toute civilité et de toute décence commune (Orwell). Elle conduit paradoxalement à mettre en péril le fonctionnement efficace de ses propres montages fondateurs, au risque de réintroduire à à tous les niveaux de l’existence sociale cette guerre de tous contre tous (sous la double forme, pour commencer, de la guerre économique et la guerre juridique) dont le dépassement définitif était, théoriquement, sa raison d’être initiale »… « La logique du don est le retour et si retour il y a doit toujours être différé…L’argent interrompt ce cycle du don en réglant ces dettes sans attendre…Le temps apparaît donc comme l’élément premier dans lequel peuvent se construire les relations humaines véritables (et l’argent, de ce point de vue, peut être défini comme ce moyen d’acheter du temps qui nous dispense d’entrer en relation avec autrui. Avec la mobilité perpétuelle des individus (Cf Bauman: vie liquide) c’est la possibilité même de nouer des liens solides et durables qui disparaît… »…cite Orwell : « Nous sommes simplement parvenus à un point où il serait possible d’opérer une réelle amélioration de la vie humaine, mais nous n’y arriverons pas sans reconnaître la nécessité des valeurs morales (common decency) de l’homme ordinaire. Mon principal motif d’espoir pour l’avenir tient au fait que les gens ordinaires sont toujours restés fidèles à leur code moral. »…
« …faute d’une critique intégrale des mécanismes de domination, critique que le matérialisme libéral interdit par principe, ce démontage méthodique conduit, au contraire, à la mise en place progressive de sociétés de contrôle, soumises à à l’autorité croissante des « experts » et baignant dans un étrange climat d’autocensure, de repentance et de culpabilité généralisées. Celui qui correspond, en définitive, à la guerre de tous contre tous, quand s’y ajoute, désormais la nouvelle guerre de chacun contre lui-même. »… « partisans de l’humanité »… « La richesse suprême, pour un être humain_et la clé de son bonheur_ a toujours été l’accord avec soi-même. C’est un luxe que tous ceux qui consacrent leur bref passage sur terre à dominer et exploiter leurs semblables ne connaitrons jamais. Quand bien même leur avenir leur appartiendrait. »
(Jean-Claude Michéa « L’empire du moindre mal »

« On a sous estimé l’importance de l’amour en tant que potentiel de survie pour l’humanité, les anciennes stratégies de survie basées sur l’agressivité, la domination de la nature et des autres ne sont plus appropriées. »
(Michel Odent « L’amour scientifié »)

« En partant de la critique du capitalisme, on arrive donc immanquablement à l’écologie politique »
… « L’écologie n’a toute sa charge critique et éthique que si les dévastations de la terre, la destruction des bases de la vie sont comprises comme les conséquences d’un mode de production; et que ce mode de production exige la maximisation des rendements et recourt à des techniques qui violent les équilibres biologiques »… « La prise en compte des contraintes écologiques se traduit ainsi, dans le cadre de l’industrialisme et de la logique du marché, par une extension du pouvoir techno-bureaucratique. Or cette approche relève d’une conception prémoderne typiquement anti-politique. Elle abolit l’autonomie du politique en faveur de l’expertocratie, en érigeant l’État et les experts d’État en juge des contenus de l’intérêt général et des moyens d’y soumettre les individus. L’universel est séparé du particulier, l’intérêt supérieur de l’humanité est séparé de la liberté et de la capacité de jugement autonome des individus. Or, comme l’a montré Dick Howard, le politique se définit originairement par sa structure bipolaire: il doit être et ne peut rien être d’autre que la médiation publique sans cesse recommencée entre les droits de l’individu, fondés sur son autonomie, et l’intérêt de la société dans son ensemble, qui à la fois fonde et conditionne ces droits. Toute démarche tendant à abolir la tension entre ces deux pôles est une négation du politique et de la modernité à la fois; et cela vaut en particulier, cela va de soi, pour les expertocraties qui dénient aux individus la capacité de juger et les soumettent à un pouvoir « éclairé » se réclamant de l’intérêt supérieur d’une cause qui dépasse leur entendement. L’ambiguïté de l’impératif écologique vient de là:à partir du moment où il est pris à leur compte par les appareils de pouvoir, il sert à renforcer leur domination sur la vie quotidienne et le milieu social, et entre en conflit avec les aspirations originaires du mouvement écologique lui-même en tant que mouvement politico-culturel. Le clivage interne de ce mouvement entre une aile technocratique et une aile radicale-démocratique a là sa raison profonde. »… « il nous faut être conscient que ce refus est un refus de l’ordre social existant, un refus politique. L’idée que production et consommation puissent être décidées à partir des besoins est politiquement subversive. Cela suppose, en effet, que ceux qui produisent, ceux qui consomment puissent se rassembler, réfléchir et décider souverainement »… « D’où l’importance de « l’expérimentation sociale » de nouvelles manière de vivre en communauté, de consommer, de produire, de distribuer. »… « La réponse au système capitaliste n’est donc ni le retour à l’économie domestique et à l’autarcie villageoise, ni la socialisation intégrale et planifiée de toutes les activités: elle consiste au contraire à socialiser la seule sphère de la nécessité afin de réduire au minimum, dans la vie de chacun, ce qui a besoin d’être fait, que cela nous plaise ou non, et d’étendre au maximum la sphère de la liberté, c’est à dire des activités autonomes collectives ou individuelles, ayant leur but en elles-mêmes. »… « La décroissance de l’économie fondée sur la valeur d’échange a déjà lieu et s’accentuera »…elle doit être un choix de société auto organisée, fondant une économie et une civilisation au delà du salariat et des rapports marchands dont les germes auront été semés et les outils forgés par des expérimentations sociales convaincantes. »… « Pour pouvoir autodéterminer nos besoins, nous concerter sur les moyens et la manière , il est donc indispensable que nous recouvrions la maitrise des moyens de travail et des choix de production. Or cette maitrise est impossible dans une économie industrialisée » car spécialisation, subdivision, hiérarchie de tâche etc.
(André Gorz « Ecologica »)

« Bref, les êtres humains ne sont plus ce qu’ils étaient jusqu’à maintenant et se sentent moins en mesure de manier les technologies comme des outils, c’est à dire de pouvoir les remettre à leur place. »… « L’attrait de la civilisation technologique se fonde assez souvent sur une illusion d’optique »… « une classe montante d’écocrates, se coupe de son domaine de compétence en projetant la gestion rationnelle des éléments de la vie devenus rares, mais en laissant la dynamique qui a créé cette pénurie se maintenir »… « La bissection de l’écologie en vue d’une cure technique d’éfficacité mène à un piège: tandis que tous les efforts pour le droit à la vie de la nature sont de mise, le droit à la vie des cultures risque d’être écrasé. Et cela non plus n’est pas bénéfiqueà la nature. »
(Wolfgang Sachs- Gustavo Esteva « Des ruines du développement » )

« Ni les patrons ni la société, dit Mauss , ne sont « quittes » envers eux après le versement du salaire. On parlerait aujourd’hui d’incomplétude du contrat de travail. Mais ce que pressent Mauss et qui ne sera tout à fait accompli qu’après 1945, c’est le mouvement qui déplace la dette sociale des entreprises vers la société toute entière, du paternalisme patronal vers l’anonymat du collectif. »… « Ce n’est pas dans le calcul des besoins individuels qu’on trouvera la méthode de la meilleur économie »… « Les sociétés ont progressé dans la mesure où elles-mêmes, leurs sous-groupes et enfin leurs individus, ont su stabiliser leurs rapports, donner, recevoir et enfin, rendre. Pour commercer, il fallut d’abord savoir poser les lances. C’est alors qu’on a réussi à échanger les biens et les personnes, non plus seulement de clans à clans, de tribus à tribus et de nations à nations et surtout d’individus à individus. C’est seulement ensuite que les gens ont su se créer, se satisfaire mutuellement des intérêts, et enfin, les défendre sans avoir à recourir aux armes. C’est ainsi que le clan, la tribu, les peuples ont su_ et c’est ainsi que demain, dans notre monde dit civilisé, les classes et les nations et aussi les individus, doivent savoir_ s’opposer sans se massacrer et se donner sans se sacrifier les uns aux autres. C’est là un des secrets permanents de leur sagesse et de leur solidarité »
(Marcel Mauss « essai sur le don »)

« Car ce n’est pas le progrès technologique qui nous sauvera du malheur engendré par lui-même, c’est en reconnaissant que le règne du feu n’est qu’une contingence historique que l’on pourra se libérer de tout déterminisme fataliste. »…« Cette aveuglement serait presque pathétique s’il ne démontrait l’arrogance du savoir, prêt à tout pour masquer son échec à l’époque contemporaine. »… « Informer n’est pas savoir »… « dans tous les coins de la planète, des militaires aux ordres des multinationales, prennent les commandes. Pour peu de temps en général, mais suffisamment longtemps pour écarter toute critique néolibéralisme, en cours de dévoilement dans ses effets désastreux »… « L’efficacité n’a aucun caractère objectif, c’est une représentation purement idéologique qui correspond aux intérêts des puissants. »… « L’astuce des réseaux de gaz et d’électricité est d’avoir occulté les nuisances loin des lieux de production. »
(Alain Gras « Le choix du feu »)

« Les pires dupes de cette époque (1968) ont pu apprendre depuis, par les déconvenues de toute leur existence, ce que signifiaient la « négation de la vie qui est devenue visible », la « perte de la qualité » liée à la forme marchandise, et la « prolétarisation du monde »… « La décomposition mondiale de l’alliance de la mystification bureaucratique »… « La réussite du système économique de la séparation est la prolétarisation du monde. »… « Le système économique fondé sur l’isolement est une production circulaire de l’isolement. L’isolement fonde la technique. De l’auto à la TV, tous les biens sélectionnés par le système spectaculaire sont aussi des armes pour le renforcement constant des conditions d’isolement des « foules solitaires » »… « L’origine du spectacle est la perte de l’unité du monde…il réuni le séparé, mais il le réuni en tant que séparé. »… « Le spectacle est l’idéologie par excellence, parce qu’il expose et manifeste dans sa plénitude l’essence de tout système idéologique: l’appauvrissement, l’asservissement et la négation de la vie réelle. Il est matériellement « l’expression de la séparation et de l’éloignement entre l’homme et l’homme »…La nouvelle puissance de la tromperie. »… « ce qui est imposé: une organisation systématique de la « défaillance de la faculté de rencontre » et comme son remplacement par un « fait hallucinatoire social »: la fausse conscience de la rencontre, l’illusion de la rencontre »
(Guy Debord « La société du spectacle »)

« Pour certains, la science a pu repousser très loin les limites de l’espace et du temps où l’homme est inclus. Mais pour la plupart, ceux dont la représentation du monde ne va guère plus loin que les murs de leur bureau, de leur entreprise ou de leur HLM, l’espace s’est au contraire prodigieusement rétréci. Ils se sentent cloisonnés, aliénés, déboussolés, ne sachant plus devant leurs manettes ou leur ordinateur où se trouve le nord qu’Ulysse, dans sa recherche de la route de l’étain, savait repérer grâce à l’étoile polaire »…« Quand les sociétés fourniront à chaque individu, dès le plus jeune age, puis toute sa vie durant, autant d’informations sur ce qu’il est, sur les mécanismes qui lui permettent de penser, de désirer, de se souvenir, d’être joyeux ou triste, d’être calme ou angoissé, furieux ou débonnaire, sur les mécanismes qui lui permettent en résumé de vivre, de vivre avec les autres, quand elles lui donneront autant d’informations sur cet animal curieux qu’est l’homme qu’elles s’efforcent depuis toujours de lui en donner sur la façon la plus efficace de produire des marchandises, la vie quotidienne de cet individu aura la chance d’être transformée. »… « Quand il s’apercevra que les choses se contentent d’être et que c’est nous, pour notre intérêt personnel ou celui du groupe auquel nous appartenons, qui leur attribuons une « valeur », sa vie sera transfigurée. Il ne se sentira non plus isolé mais uni à tous à travers le temps et l’espace, semblable et différent, unique et multiple à la fois, (…) passager et éternel, propriétaire de tout sans rien posséder, et cherchant sa propre joie, il en donnera aux autres. »
(Henri Laborit « Dieu ne joue pas aux dés »)

«Le comportement de fuite sera le seul à permettre de demeurer normal par rapport à soi-même, aussi longtemps que la majorité des hommes qui se considèrent normaux tenteront sans succès de le devenir en cherchant à établir leur dominance, individuelle, de classe, de groupe, de nation, etc.
L’expérimentation montre en effet que la mise en alerte de l’hypophyse et de la corticosurrénale, qui aboutit si elle dure à la pathologie viscérale des maladies dites « psychosomatiques », est le fait des dominés, ou de ceux qui cherchent sans succès à établir leur dominance, ou encore des dominants dont la dominance est contestée et qui tentent de la maintenir. Tous ceux-là seraient alors des anormaux, car il semble peu normal de souffrir d’un ulcère de l’estomac, d’une hypertension artérielle ou d’un de ces syndromes dépressifs si fréquents aujourd’hui.
Or comme la dominance stable et incontestée est rare, heureusement, vous voyez que pour demeurer normal il ne vous reste plus qu’à fuir loin des compétitions hiérarchiques. Attendez-moi, j’arrive! »… « L’amour déculpabilise, car pour que les groupes sociaux survivent c’est à dire maintiennent leur structures hiérarchiques, les règles de la dominance, il faut que les motivations profondes de tous les actes humains soient ignorées. Leur connaissance, leur mise à nu, conduirait à la révolte des « dominés », à la contestation des structures hiérarchiques. »… « La gratification c’est à dire l’utilisation suivant les besoins, s’obtient par l’établissement de sa dominance_ chez l’animal par sa force physique et chez l’homme c’est devenu sur la possession du capital et des moyens de production des marchandises, les machines résultant elles-même de la manipulation par le cerveau humain de l’information technique. »… « Les dominants ont toujours utilisé l’imaginaire des dominés à leur profit. Cela est d’autant plus facile que la faculté de création imaginaire que possède l’espèce humaine est la seule à lui permettre la fuite gratifiante d’une objectivité douloureuse »… « Les société libérales ont réussi à convaincre l’individu que la liberté se trouvait dans l’obéissance aux règles des hiérarchies du moment et dans l’institutionnalisation des règles qu’il faut observer pour s’élever dans ces hiérarchies. Les pays « socialistes » ont réussi à convaincre l’individu que lorsque la propriété privée des moyens de production et d’échanges étaient supprimée, libéré de l’aliénation de sa force de travail au capital, il devenait libre alors qu’il reste tout autant emprisonné dans un système hiérarchique de dominance. »… « Or nos sociétés moderne ont supprimé l’imaginaire, s’il ne s’exerce pas au profit de l’innovation technique. L’imagination au pouvoir, non pour réformer mais transformer, serait un despote trop dangereux pour ceux en place. »… « On devine la tromperie que peut constituer ce qu’il est convenu d’appeler la démocratie »… « L’assouvissement des besoins fondamentaux n’est plus la finalité du travail humain mais l’assouvissement des besoins acquis, cette finalité passe par le profit, qui permet de maintenir les différences »… « C’est aboutir à la création de monstres économiques multinationaux dont la seule règle est leur propre survie économique qui n’est réalisable que par leur dominance planétaire. »… « C’est un nouveau système de relation interindividuelles qu’il faut inventer, s’inspirant des échecs des systèmes précédents et capable de limiter les dégâts des échelles hiérarchiques de dominance. »… « Cette structure socio-économique ne deviendrait efficace que si l’ensemble des populations acquérait une connaissance de ce que nous avons appelé l’information généralisée et non plus technique. »… « Et cette transformation n’est possible que si l’ensemble des hommes prend connaissance des mécanismes qui les font penser, juger, agir. Si certain seulement sont informés, ils se heurteront toujours au mur compact du désir de dominance de ceux qui ne le sont pas et ils ne devront leur salut individuel et leur tranquilité qu’à la fuite, loin des compétitions hiérarchiques et des dominances, à moins qu’ils ne soient, malgré eux , entrainés dans les tueries intraspécifiques que ces dernières ne cessent de faire naitre à travers le monde. »… « Il existe peut-être parmi les discours logiques, parmi les idéologies susceptibles d’orienter l’action, une hiérarchie de valeur. Mais en définitive, le seul critère capable de nous permettre d’établir cette hiérarchie, c’est la défense de la veuve et de l’orphelin. Don Quichotte avait raison. Sa position est la seule défendable. Toute autorité imposée par la force est à combattre. »…. « La maladie la plus dangereuse pour l’espèce humaine c’est le sens des hiérarchies, de toutes les hiérarchies. Il n’y a pas de guerre dans un organisme, car aucun organe ne veut établir sa dominance sur un autre, ne veut le commander, être supérieur à lui. »
(Henri Laborit « L’éloge de la fuite »)

« Toutes les sociétés indiennes de la terre ont démontré par leur propre expérience que les formes communautaires de vie permettent un développement harmonieux de la personne humaine, à la différence du système occidental qui la déforme, la dénature au point de créer de véritables monstres solitaires et agressifs »
(Alfred Métraux « Les Incas »)

« Mais la défense des droits n’est-elle chose trop sérieuse pour être laissée aux seul soins des États, des diplomates, des fonctionnaires et des experts en tout genre? »
(JC Buhrer CB Levenson « L’ONU contre les droits de l’homme? »)

« Ici, l’argument n’est pas contre le travail; il est contre le travail inutile. Parfois les gens travaillent plus qu’il ne faut pour obtenir ce qu’ils désirent, et parfois, ce qu’ils désirent, ils n’en ont pas besoin. »… « La méthode du « non agir » se réfère aussi à la position que le sens commun est enclin à prendre en réponse à l’autorité de l’expert. »… « Mr Fukuoka se méfie à bon endroit du « progrès » qui va de l’avant sans s’interroger sur le « pourquoi ». Il est un savant qui se méfie de la science, ou de ce qui trop souvent passe pour science; il l’utilise, ne la méprise pas. Sa méfiance vient de son sens pratique et de ce qu’il connait. Il condamne le morcellement de la science par la spécialisation. Il souhaite poursuivre son sujet dans sa totalité, et il n’oublie jamais que sa totalité comprend à la foi ce qu’il connait et ce qu’il ne connait pas. Ce dont il a peur dans la science moderne appliquée est son dédain pour le mystère, sa volonté de réduire la vie à ce qui est connu et d’agir avec la prétention que ce qu’elle ne connait pas peut être ignoré en toute sécurité. La nature saisie par la connaissance scientifique est une nature qui a été détruite; c’est un fantôme possédant un squelette mais pas d’âme. »… « Les hommes travaillent mieux quand ils travaillent pour le bien de l’homme, non pour la plus haute production ou l’augmentation de l’efficacité qui ont été les buts presqu’exclusifs de l’agriculture industrielle »… « Le but ultime de l’agriculture n’est pas la culture des récoltes mais la culture des êtres humains. »… « Avant que les chercheurs ne deviennent chercheurs, ils devraient être philosophe. Ils devraient se demander ce qu’est le but de l’homme, ce que l’humanité doit créer. »
(Masanobu Fukuoka « La révolution d’un seul brin de paille »)

«Le climat d’hystérie, la peur de manquer qui règnent dans les pays industrialisés provoquant la flambée des cours. Les consommateurs, eux se comportent au fond comme des enfants gâtés et égoïstes refusant d’affronter la réalité, contribuent à amplifier la crise. (J.Taylor et Van Doren)… « Une situation fascinante à observer: une opinion qui rejette la plus petite contrainte imposée à son mode de vie et de consommation; des responsables politiques atones, incapables de réagir efficacement et d’anticiper l’avenir. Pour éviter d’être impopulaire en imposant une réduction de la consommation, ils décident de réduire la vitesse sur les routes, …lutte contre le gaspi »…cite Queuille: « il n’y a pas de problème si complexe soit-il, qui ne puisse être résolu par une absence de décision politique. »… « Aujourd’hui, notre aveuglement est à la mesure de notre dépendance: Total. Notre arrogance nous a poussés à l’oubli et à l’inconscience. Il a fallu 500millions d’années pour que les gisements se créent et moins d’un siècle pour arriver à leur épuisement. »… « La fabrication d’une seule puce 32MegabytDRAM requiert 1,5 kg d’énergie fossile et 31 kg d’eau (je note: + coût social-culturel-environnemental non complet) »… « Cette économie nouvelle est donc étroitement dépendante de l’ordre énergétique ancien. Ce qui prouve à quel point nous prolongeons nos illusions et notre aveuglement par une fuite en avant. »
(Eric Laurent « la face cachée du pétrole »)

« En épuisant les ressources non renouvelables comme les métaux, les minerais et les combustibles fossiles, nous avons volé le bien des générations futures. En réalité, désormais nous volons à ces générations les moyens financier qui auraient pu être déployés afin d’ériger un pont vers une économie soutenable. »
(Richard Heinberg « la Décroissance N°72 »)

« Sortir de l’OMC, pratiquer la désobéissance européenne… sortir de l’euro, cette absurdité qui consiste à appliquer à des économies très différente une même politique monétaire. »
(Aurélien Bernier « la Décroissance N°72 »)

« Tant que nous ne nous engageons pas, le doute règne, la possibilité de se rétracter demeure et l’inefficacité prévaut toujours. En ce qui concerne tous les actes d’initiatives et de créativité, il est une vérité élémentaire – dont l’ignorance a des incidences innombrables et fait avorter des projets splendides.
Dès le moment où l’on s’engage pleinement, la providence se met également en marche.
Pour nous aider, se mettent en oeuvre toutes sortes de choses qui sinon n’auraient jamais eu lieu.
Tout un enchaînement d’événements, de situations et de décisions crée en notre faveur toutes sortes d’incidents imprévus, des rencontres, des aides matérielles que nous n’aurions jamais rêvé de rencontrer sur notre chemin…Tout ce que tu peux faire ou rêver de faire, tu peux l’entreprendre. L’audace renferme en soi génie, pouvoir et magie. »
(Goethe « Le pouvoir de l’engagement »)

« Science ayant rompus avec la conscience »
(George Bernanos « Rencontres internationales de Genève 1946»)
« Je pense depuis longtemps que si un jour les méthodes de destruction de plus en plus efficaces finissent par rayer notre espèce de la planète, ce ne sera pas la cruauté qui sera la cause de notre extinction, et moins encore, bien entendu, l’indignation qu’éveille la cruauté, ni même les représailles et la vengeance qu’elle s’attire… mais la docilité, l’absence de responsabilité de l’homme moderne, son acceptation vile et servile du moindre décret public. Les horreurs auxquelles nous avons assisté, les horreurs encore plus abominables auxquelles nous allons maintenant assister, ne signalent pas que les rebelles, les insubordonnés, les réfractaires sont de plus en plus nombreux dans le monde, mais plutôt qu’il y a de plus en plus d’hommes obéissants et dociles. » (Georges Bernanos)

« En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire »
(Gorges Orwell)

Lydia et Claude Bourguignon rappellent le principe de Kant: « une action est morale si elle est généralisable à tous les êtres humains »
« Quand on peut dire que l’on a « fait sa part », Sartre nous invite à penser que le raisonnement est fallacieux, car il n’est pas situé au niveau des valeurs. La question n’est pas de « faire sa part » ou de ne pas la faire mais de se demander comment nous vivons, et si ce mode de vie est bon, juste. Ne pas chercher des excuses mais des solutions. »… « la clé de la question n’est donc pas le « petit geste » en soi mais l’intention qui le motive. Que ces intentions se croisent et se rencontrent et elles peuvent faire de grosses rivières, une subjectivité, un mouvement. »
(Fabrice Flipo « La Décroissance N°73 »)

« Les ethnologues nous ont montré ce qu’il en coûtait, pour les sociétés, de se déritualiser. (je note :la plupart n’ont rien pu faire) Le monde humain apparaît ainsi par nature culturel, car un homme sans culture n’est pas un être naturel. C’est un amputé non viable (je note:merci pour les amputés). Le monde humain est un monde de « profondeur », spatiale et temporelle, grâce à l’existence de la parole »…
« Mais surtout ce qui m’a frappé, c’est la réaction des professionnels lorsque je leur apportait cette information: ils déniaient !…Lorsqu’un fait échappe à la culture, la pensée sociale doit le rejeter pour garder sa cohérence. Plutôt que de changer la théorie en assimilant le fait nouveau, la pensée sociale élimine le fait pour sauver la théorie … Cette manière de penser, ou plutôt de théoriser, de faire le ménage dans les faits pour nous donner du monde une vision cohérente, stable, pour éviter tout changement qui provoquerait trop d’angoisse et trop de fatigue, explique la possibilité de théories totalitaires qui elles, au moins, donnent des vérités et des certitudes non changeantes. Quand Bruno Bettelheim est rentré des camps nazis et qu’il a voulu témoigner, la plupart des rédacteurs de revues américaines ont refusé ses articles en expliquant que sa douleur avait dû lui faire exagérer les faits… »… « L’œuf fécondé constitue un stock de promesses génétiques qui caractérise l’espèce, car il n’y a pas de fécondation entre espèces différentes: mais si l’on pouvait supprimer l’environnement, grâce à la baguette magique, pas une seule promesse génétique ne serait tenue, car l’environnement façonne le développement génétique dès le niveau cellulaire. »… « Penser le monde avec le mot devenir implique une politique du vivant radicalement différent du fixisme de la coupure. Les « coupeuristes » disent qui est homme et qui ne l’est pas. Alors que les « deveniristes » cherchent les indices matériels qui font le récit du monde. »… « Voilà pourquoi si l’on s’entraine à regarder le monde avec le mot devenir, on fera des observations graduelles où l’étonnante plasticité du vivant permettra de considérer les animaux ni comme des machines, ni comme des hommes et de regarder l’homme comme le seul animal capable de s’arracher à la condition animale pour devenir homme. »… « C’est parce que nos discours sociaux ne parlent pas clairement. Devenant cafouilleux, nos rôles familiaux ne prescrivent plus de code comportementaux clairs. »… « Or c’est nous-mêmes qui devons faire la culture , car nous en sommes tous responsable: dans nos gestes quotidiens avec nos proches, dans nos rituels sociaux avec nos voisins et dans nos récits quand on prend la parole. Alors, le cafouillis des représentations n’engendrera plus le cafouillis des sentiments et des gestes qui s’y enracinent. »… « Car les images, les bruits, et même les odeurs indiquent des choses, et les mots sont aussi des objets sonores. Ce sont eux qui matérialisent le signifiant, comme la posture comme la mimique, comme les gestes, comme les vêtements, comme les objets, car chez l’homme tout peut faire signe. »
(Boris Cyrulnik « La naissance du sens »)

« Mais leur victoire la plus éclatante, les seigneurs de la banque helvétique la remporte au niveau de la lutte de classe idéologique: par leur appareil de propagande internationale hors pair, par leur corruption de larges secteurs de la classe politique autochtone, les seigneurs de la banque répandent l’idée d’une identité complète entre leur stratégie de pillage et de recel et les intérêts nationaux de l’État et du peuple suisses. »… « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme »… « L’argent est le sang des pauvres disait Léon Bloy. Jamais cette évidence n’a été plus vraie que lorsqu’on l’applique à un certain système bancaire qui, avec la plus-value tirée d’hommes affamés, accumule d’incroyables trésors dans les mausolées suisse de la finance internationale »… « La bourgeoisie française s’est démasquée à Vichy. »… « Faux anti-capitalistes, les xénophobes perturbent le programme de la classe dominante en ce qu’ils réclament une réduction trop forte de la main d’œuvre étrangère, qui aurait des conséquences catastrophiques pour l’économie du pays. Ils mettent enfin en lumière la contradiction entre l’internationalisme de la bourgeoisie et l’isolationnisme politique de vastes couches de la population. Ils ne s’agit pourtant là que de contradictions secondaires: les xénophobes servent objectivement les intérêts de l’oligarchie dans la mesure où ils approfondissent la division entre travailleurs nationaux et ouvriers immigrés. »… « Se puede mator el hombre_Pero no mataran la forma_En que se alegraba su alma_Cuendo soñaba ser libre: Il peuvent tuer l’homme_mais ils ne peuvent tuer la façon_dont son âme se réjouit_lorsqu’elle rêve d’être libre »
(Jean Ziegler « Une Suisse au dessus de tout soupçon »)

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Tant qu’il y aura des hommes, des femmes et des abeilles
et « La vie renaîtra de la nuit »

« Le paradoxe de la condition humaine, c’est qu’on ne peut devenir soi-même que sous l’influence des autres. L’homme seul n’est pas un homme.  »…

« Nous sommes l’espèce vivante qui a le plus accès à la manière dont l’autre se représente son monde, la violence procède alors de l’intolérance, c’est à dire de l’incapacité à sortir de son propre monde de représentations. »… « Le «Je» ne peut exister qu’à l’intérieur d’un «Nous» auquel il appartient. »… « Que les mythes soient des récits qui emblématisent le groupe ne signifie pas que cet imaginaire soit coupé du réel. »

« la violence est un point de vue, exprimé par des comportements qui ne tiennent pas compte de l’existence de l’autre »…comme le théoricien qui cherche à imposer ses idées en réduisant les autres au silence, enfin et surtout, d’organisme sociaux qui peuvent en détruire un autre pour conquérir son territoire ou faire triompher son économie »… « chez l’homme, la représentation d’un monde peut exister en dehors de toute perception, alors que chez l’animal les deux processus restent associés »… « C’est à coup sûr notre aptitude à vivre dans un monde de représentation qui crée notre aptitude à la violence en même temps qu’à la culture. L’animal reste soumis au réel qui contrôle sa violence, alors que l’homme travaille à se soumettre à l’idée qu’il se fait du monde, ce qui l’invite à la violence créatrice : détruire un ordre pour en inventer un nouveau (palimpseste), car (cite René Girard « Des choses cachées » : « c’est bien du désordre extrême que l’ordre surgit dans la nature humaine »… « L’absence de rituel mène au chaos, comme l’hégémonie d’un rituel mène à la destruction de l’autre, deux formes de violence qui reviennent au même.
La seule issue, c’est l’invention d’un rituel de confrontation des rituels organisant ainsi leur reconnaissance réciproque. On appelle ce rituel « conflit social » ou « débat philosophique »… « table ronde »…Son inconvénient, c’est d’instituer l’incertitude, alors que l’illusion de la vérité unique possède un grand effet tranquillisant. »… « on connaît les excès de tranquillisant : une culture qui supprimerai toute violence humaine cesserait d’être créatrice. »… « L’ennui , c’est que l’anomie, en déritualisant les groupes sociaux, les désagrège et laisse émerger toutes les violences. Comme si les grands groupes ne savaient pas créer leur évolution culturelle autrement que par la violence, alors que les petits groupes ritualisés utilisent le débat pour faire changer les mentalités et les structures sociales. »… « Les notes prises au jour le jour donnent forme à l’impression du moment que l’on vit, mais c’est la relation du moment où l’on parle qui donne forme à nos souvenirs. Voilà pourquoi le palimpseste s’oppose au récit et pourquoi « les récits sont des impostures » (P.Valéry, JP.Sartre) qui témoignent moins du réel passé que de l’intimité du narrateur »… «  ce qui compte, c’est de créer du sens pour ordonner notre perception du monde afin de pouvoir agir sur lui ».
Boris Cyrulnik « les nourritures affectives »

Les 23 et 24 Avril 2011 les portraits des « liquidateurs » de Tchernobyl ont été exposé sur le parvis du Trocadéro, 1 à 5% des touristes passant d’abord pour la vue sur la tour Eiffel s’arrêtaient devant ces panneaux didactiques bien rôdé.

http://www.independentwho.info/vigies_FR.php?sous_menu=vigie

Il est à noter plusieurs rencontres :

-Un couple de type caucasien, la soixantaine, l’homme en marchant dit que _ « la-bas est-ce qu’ils s’en souviennent encore ? » Ils s’éloignaient déjà, et je lançais : _« la mémoire ! » ils acquiesçaient et continuaient leur chemin.

-Un couple, la quarantaine se tenait près du stand, l’homme rondouillard au chapeau semblait vouloir nous provoquer, en découdre etc.. Il parlait entre ses dents, pro-nucléaire convaincu il nous amusait de gauchiste, écologiste, bref le refrain habituel. Au cours de la conversation, nous avons parlé de colonialisme, de guerre de tous contre tous, est-ce cela qu’il souhaiterait etc, que ces personnes en photo ne demandaient qu’à vivre, et les enfants souhaitent aussi vivre en bonne santé, nous avons parlé des milliers d’hectares de terre contaminées, que cela devait parler aux paysans productivistes ou non, nous avons parlé…
Toujours par provocation, il affirmait que si il y avait une catastrophe en France, il n’avait pas honte de dire qu’il quitterait le pays, __ « mais pour aller où ? Vous croyez que vous serez à l’abri ailleurs ? Et que les gens vous accepterons ? » je lui indiquais les africains qui vendaient des bibelots à la sauvette dont un nous avait dit qu’il avait une licence en histoire. __ « ailleurs, regardez, ce sera vous « les africains ». Il est resté sans réponse plusieurs fois notamment lorsque je lui expliquais que le prix de l’énergie, d’un billet d’avion etc étaient complètement faussés, qu’il faut énormément de moyens pour maintenir ce degré extrême de sécurité etc. Qu’une catastrophe nucléaire est démesurément différente d’une catastrophe aérienne. Et que même si pour la France le barillet est plus grand qu’à Fukushima, cela reste jouer à la roulette russe avec la vie de millions de personnes et ce sur plusieurs générations. De quel droit ?
Il parti toujours tendu mais je le remerciais d’être resté aussi longtemps car d’habitude les gens comme lui parlaient de leur argument et s’éloignaient aussitôt. Tous ce qu’on demande c’est de s’expliquer car nous n’avons pas de moyens de nous faire entendre ; le rituel…

-Un homme d’une soixantaine d’année cheveux gris mi long s’est approché du stand avec une canne décorée de type indienne, il voulait prendre un maillot avec le logo « IWHO ». Il demandait s’il y avait d’autres manifestations antinucléaires prévues ; __ « Pas avant mardi 26 »
Il me répondit qu’il serait sur la table d’opération ce jour là et qu’il ne savait pas s’il allait en revenir.
Il nous parla de ses cancers successifs, (thymus etc). Que cela ne se voyait pas mais qu’il souffrait énormément. Nous avions pourtant remarqué sa voix qui faisait « des trous d’air » dû à une sorte de poinçon qu’il avait d’enfoncé dans la gorge. Ils semblait pessimiste en affirmant qu’il avait milité toute sa vie et pour quel résultat ? C’est seulement lorsqu’il partait que je compris et lui lançait : « __Jusqu’au bout ! », et là c’est moi qui avait quelque chose dans la gorge qui remontait jusqu’aux yeux. C’est homme malgré son pessimisme avait remarqué le logo de la santé entouré de sigle de radiation qui le « neutralise » et ce maillot, il comptait bien le porter le jour de l’opération et pas seulement pour interpeller les professionnels de la santé, c’était aussi son dernier acte de résistance, sa dernière volonté de dignité.
Je ne sais pas si cet homme est encore en vie à ce jour, si ces proches le reconnaisse à ce faible signalement, là où il est dites lui que nous tenons et nous continuerons tant qu’il y aura des hommes.

-Une dame de Radio Enghien aussi paraissait pessimiste, je lui parlait longuement, de cet homme et d’aussi de ce jeune couple venu signer le manifeste le matin, le jeune homme parlait de sa mère malade de la thyroïde, ils semblaient pleinement conscient de ce que nous dénonçons. C’est ces jeunes que l’on veut voir et qu’on ne montre pas dans les médias, les médias aux ordres montrent que des jeunes casseurs pour les stigmatiser, la violence… Ils ne montrent pas les jeunes « constructeurs » que nous voyons régulièrement dans les rues et dans ces réseaux, il y a des millions de « jeunes de Tarnac » dans le monde et c’est sur eux qu’il faut compter. J’en avais déjà vu lors du passage de la « Karavane » anti OGM à Genève et lors des dernières réunions pour préparer les procès des derniers fauchages ; des jeunes de 20-25ans qui avaient fauché pour la première fois en 2010 affirmaient qu’ils étaient près à aller jusque la prison si il le faut. Ils veulent en finir aussi et ils le feront ce changement, on peut compter sur eux, ils sont de plus en plus nombreux et c’est cela qu’il faut voir. On se doute bien que nous allons vers plus de conflits et d’épreuves mais il s’en trouvera toujours pour continuer ce chemin, tant qu’il y aura des hommes, des femmes et des abeilles et « la vie renaîtra de la nuit ». D’autres ont déjà témoigné. Nous savons pertinemment que tous ces résistants d’hier et d’aujourd’hui, nous ne leur arrivons pas aux chevilles, mais nous tacherons de leur faire honneur.

On voit autour de nous de multiples preuves de cette dislocation de cette société du spectacle : guerre de tous contre tous convertie en ce moment en tout le monde fait procès à tout le monde (Michéa) , un pays où les avocats sont rois, c’est déjà un échec de la démocratie, du vivre ensemble. Si on laisse faire, bientôt lorsque deux personnes se rencontreront, ils ne diront plus :
_ « bonjour, comment ça va ? » mais _ « Je me plaindrai à mon avocat ! ».
Tous partent dans tous les sens comme des souris paniquées par l’ombre de la patte du chat.
C’est du n’importe quoi du moment que l’on ne parle pas de Fukushima.
On profite habilement du fait de la complexité de cette technologie, du fait que la radioactivité ne se voit pas et ne se sent pas et peut affecter 10 ou 20ans après la contamination, elle affecte le système immunitaire donc ce sont toutes les pathologies qui sont à prendre en compte et qui sont facilement noyées dans la masse des pollutions industrielles. Elle affecte le génome donc les générations suivantes..Mais aussi on profite du fait que les gens ont honte de leur maladie et qu’ils la cache dans la plupart des cas alors qu’ils doivent se regrouper pour retrouver cette dignité qui leur échappe lorsqu’ils restent seul.

-Le 4 mai 2011 : M. Chan directrice de l’OMS a reçu une délégation du collectif « pour l’indépendance de l’OMS » http://www.independentwho.info/documentation_FR.php
au bout de quatre ans et deux catastrophes nucléaires, surtout pour communiquer à ses employés en vue d’un prochain mandat. On attend les actes…

-Le 22 avril 2011, l’ASN, autorité de sûreté nucléaire a reçu une délégation des « désobéissants » [->http://www.desobeir.net/]
L’ASN l’a fait aussi pour « faire de la communication » ; discours et monologues stériles des politiciens et autres potentats fonctionnaires irresponsables etc , on ne communique plus ; on « fait de la com »

-et ce cas des Renault qui veulent réhabiliter leur collabo de grand père. Avec des moyens financiers pour s’acheter autant d’avocats qu’ils voudrons pour trouver les failles d’un système qui a prouvé sa faillite, sans s’interroger ni même s’imaginer le moins du monde de ce qu’en penseraient les familles des millions de victimes des camps.

-l’Orwellisations des States et de l’occident ; on passe du virtuel à la chosification des médias-mensonges (Collon) de Ben Laden au Pakistan à la Libye en passant par Haïti.

- La dernière cochonnerie de DSK ou de la CIA, aux États Unis tout est permis.
Un socialiste du FMI, c’était déjà comique mais là, c’est comique et graveleux.Encore un hors jeux pour cette mascarade de 2012. Cela permet de rappeler qu’il n’y a pas de socialiste en France, le dernier s’est fait assassiner en 1914, il y en aurait bien un qui aurait élevé la voix en 1925 et aurait déclaré « les banques on les ferme, les banquiers on les enferme. » mais on l’a fait taire , par le haut ; il est devenu président par la suite pour qu’il se calme et rentre dans le rang. Par le haut, c’est toujours mieux, c’est comme cela que tout ce qu’avait construit le Conseil National de la Résistance a commencé à être grignoté dès la libération. Les répressions ouvrières ont repris dès 1948 et les répressions, massacres et pillages colonialistes, eux ne se sont jamais arrêtés. Et la secte des vestes retournées est revenue aux affaires.
Un esclave ne demande pas les 35h ni du « pouvoir d’achat », un esclave se débarrasse de ses chaînes pour devenir un homme libre.

Et rappelons quelques questions :
_Peut on se pavaner sur les Glières et détruire ce qu’a fait le CNR ?

http://www.citoyens-resistants.fr/

_Peut on faire lire la lettre d’un jeune résistant dans les écoles et se torcher avec ?
_Peut on faire passer Aimé Césaire au Panthéon et continuer la Françafrique et le colonialisme et s’en vanter en plus dans un discours de Dakar ?
Qu’on ne nous raconte pas des histoires !
La France était largement antisémite et tellement anticommuniste qu’elle a accueilli à bras ouvert le nazisme. Quarante mille collabo ont été exécuté en 45 (Aron) alors qu’ils étaient sept millions d’actifs. Les résistants n’étaient qu’une poignée avant que les retourneurs de veste n’arrivent en 44 une fois qu’ils se sont aperçu que l’Allemagne nazie ne pouvait plus gagner la guerre.
Nuremberg a été aussi une farce, les gros poissons comme les banquiers, les industriels et les scientifiques sont passés au travers du filet.

Non, décidément ce système a montré sa faillite : par représentation actuelle, il n’attire que la morve en cravate aveuglé par l’ambition, le pouvoir et l’argent. Ce n’est pas comme me l’a dit ironiquement une amie faucheuse volontaire « alors tous pourris ? » non, c’est plutôt « Tous complices, au minimum ! »

- La complexité des compétences actuelles exigées impose « des experts » qui virent aux lobbies des multinationales et grands financiers.
- La séparation du travail (Anders et Arendt) qui fait qu’une personne ne se rend pas compte qu’il est en train de fabriquer la pièce détachée pour la construction d’une « mégamachine » (Latouche) qui le dévorera lui, ses proches et sa descendance.
Dans ce floue artistique, il y a bien une gestion des priorités à avoir : la capacité technique d’autodestruction du monde humain et peut-être de toute vie : Le nucléaire (Anders)

Alors, nous allons recréer ce rituel déjà usité de longue date ; le signal est le drapeau blanc, ce qu’on demande en gros et on reprendra cette lutte de tous contre tous après ; les anti nucléaire contre les pro, les anti OGM contre les pro, les anticapitalistes contre les capitalistes, les français contre les français, etc. On demande simplement de laisser passer l’ambulance pour que les médecins puissent faire leur travail. On demande que la France par l’intermédiaire de son ministère de la santé demande la révision de l’accord entre l’OMS et l’AIEA lors de l’assemblée mondiale de la santé qui a lieu dès ce 16 Mai 2011 à Genève, « au cœur du monstre ».
Car la France a cette lourde responsabilité d’avoir étouffé les conséquences sanitaires de Tchernobyl, et des méfaits de la contamination interne sur toute la population. « L’élu du peuple » qui était chargé d’arrêter le nuage à la frontière a fait du zèle depuis en devenant VRP au grand dam de l’AFMT, AVEN Mururoa e tatou, Avigolfe etc. Les enfants du Niger, de la Libye d’Algerie de Polynésie de Tchernobyl Bassora (Voir ACDN) Gaza Fallujah et d’Afghanistan etc rejoignent les enfants de Fukushima dans cette ronde infernale.

Après on demande de faire rentrer la société civile au pouvoir avec le reste de la population, car le Conseil économique et social est lui aussi une farce. Le gouvernement du peuple pour le peuple par le peuple, voilà ce qu’on veut.
Nous remettons les vieux mythes en avant, et nous en faisons des autres par dessus. Bien sûr nous jouons un rôle, mais nous sommes des millions à le jouer tous les jours, et nous adorons cela, tant qu’il y aura des hommes, des femmes et des abeilles et « la vie renaîtra de la nuit » (Martin Gray).

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Le très grand Crime et ses soldats
« Tout individu honnête sait bien que sa pente est de ne pas penser pour ne pas agir »[...]
p123 « pour nous défendre du vide cosmique, nous bâtissons des murs qui enferment un microcosme où la loi humaine se substitue à celle de la jungle. Sur l’enfer de nos instincts, notre volonté, et surtout le Droit édifient la scène lumineuse nécessaire à notre vie. Mais plutôt qu’ils ne les suppriment, ils les refoulent et les dissimulent : du violent ils font le perfide et de la brute l’hypocrite. La société n’introduit un minimum d’ordre dans le chaos qu’au nom d’un idéal moral ou politique qui a pour fonction de camoufler le mal autant que de l’abolir. Parce qu’il est trop évident que la condition humaine est dominée par l’argent, le sexe et la mort, toute société se fonde officiellement sur un homme moral qui n’aurait pas plus de portefeuille que de couilles, et qui naturellement ne meurt pas..»
Bernard Charbonneau (Je fus-Essai sur la liberté)

« Impuissante à réguler la circulation des matières fissiles et à régler le dossier iranien, l’Agence internationale de l’énergie atomique a deux visages : zélatrice du nucléaire civil d’un côté, gendarme du nucléaire militaire de l’autre. Elle défendra les vertus de l’atome y compris à Fukushima, où elle tiendra sa conférence ministérielle du 15 au 17 décembre. » (par Agnès Sinaï, décembre 2012).

http://www.monde-diplomatique.fr/2012/12/SINAI/48507

« Contrairement à ce que pensent les révolutionnaires du web 2.0, la consommation massive d’internet ne constitue en rien une échappatoire au journalisme dominant. La société du spectacle ne fait que s’étendre davantage dans la vie de chacun, connecté en permanence à un flux qui enfle . « Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation » écrivait Guy Debord dès 1967. » [...] Nous ne percevons plus la vie qui nous entoure par nos sens, nos relations, notre contact direct avec le réel. Nous consommons une mise en scène du présent, sans aucune issue en dehors de cette « énorme positivité indiscutable », « image de l’économie régnante » (Debord).
L’homme ainsi bombardé d’information est mis en sommeil, sans capacité de penser et d’agir. Perdu dans l’immédiateté, il n’a pas le temps de prendre du recul, de mettre les faits en relation les uns avec les autres, d’analyser, d’approfondir. A peine produit un événement est déjà dépassé, chassé par un nouveau venu. »[...] « « la multiplicité des informations, bien loin de permettre aux individus de juger, de se faire une opinion, les en empêche , les paralyse. » Ellul (Propagandes) » Pierre Thiesset (La-bas si j’y suis pas -La Décroissance N°95)

Que du vrai dans tout cela, néanmoins le hasard des informations que l’on reçoit par paquets et nos « pôles d’intérêt » dus à notre propre histoire et nos rencontres permettent de temps en temps d’accrocher quelques informations entre elles. Ainsi la disparition du Résistant Michel Slitinsky le 8 décembre 2012 permet de remettre en avant poste sa lutte exemplaire pour qu’éclate la vérité sur la collaboration de Papon et celle de tous ces hauts-fonctionnaires ou industriels, banquiers français qui sont passés au travers des mailles volontairement larges d’une justice « de classe » comme on dit, après la libération.
…………..
54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima,
Tel est ce que veulent nous faire croire l’AIEA et les gouvernements qui la composent.

Il y a tellement à dire et à écrire que le moyen le plus simple reste de faire passer le message par le langage du rythme, on sait que tout est vibration, électricité en nous et autour de nous. Cette nouvelle religion qu’est la science ne pourra jamais tout expliquer, le comment ni le pourquoi. Malgré toute son arrogance et son aveuglement, elle ne peut rien contre les mots qui sonnent l’alerte :

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, Et on voudrait nous faire croire cela.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, Plus le mensonge est gros plus les gens y croient ?

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, Non c’est plus compliqué que cela.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, Il faut le répéter sans cesse le marteler, n’est-ce pas.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, cela a fait les fortunes des Badinter et Seguéla.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, C’est là où on rejoint la lutte des Slitinski contre les papon de l’AIEA.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, contre 70 millions de victimes de la radioactivité depuis Hiroshima.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, 70 millions, c’est bien ce qu’avait dénoncé le Dr Rosalie Bertell du Canada.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, contre 900 000 victimes de Tchernobyl selon le rapport du NYAS.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, 900 000, c’est bien ce qu’avaient dénoncé les Pr Yablokov, Nesterenko, Goncharova, Bandajevskaya et cetera.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, On nous prépare aussi à cela en France avec le CODIRPA.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, C’est comme au Japon, le projet CORE de Lochard, Mutadis et cetera

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, Demain aucun à Tricastin selon les Tubiana et la clique du CEA.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, Alors qu’on nous a inculqué que l’horreur absolue était l’holocauste avec 6 millions dans des conditions effroyables. On vous parle de 70 millions et personne ne lève le petit doigt.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, C’est comme si un imbécile disait que les chambres à gaz sont un détail et l’humanité ne bronche pas.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima,C’est le 8 Mai 1945 que la barbarie s’est arrêtée et c’est le 6 Août 1945 qu’elle a repris le pas.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, les budgets militaires et leurs soldats.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, pourront facilement imposer cela.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, Mais voyez- vous, tant que nous serons vivants et devant ça.

54 morts à Tchernobyl et aucun à Fukushima, le techno-fascisme ne passera pas.

……………

Ainsi, nous avons fait un petit tour de rappel non exhaustif.

- Quoi de plus normal de faire le lien entre ce qui se passe aujourd’hui et ce qu’écrivait Tolstoï il y a plus d’un siècle. Sur la conspiration du silence, sur l’esclavage moderne, les soldats, les gouvernements ; Le Grand Crime.

Mais ce n’est plus « seulement » « le grand crime » écrit par Tolstoï,
Ce n’est plus « seulement » « le crime de Tchernobyl » écrit par Tchertkoff, qu’il raconte encore dans ce documentaire et accuse « les soldats » http://echoechanges-echoechanges.blogspot.fr/2012/12/wladimir-tchertkoff-raconte-le-crime-de.html

C’est le Très Grand Crime contre le génome, en toute impunité, contre le vivant qui se dessine là depuis le 6 Août 1945 ou même depuis l’ère dite « moderne » avec ses soldats industriels comme Monsanto, Dow, puis Areva, Novartis etc, ses soldats politiciens, scientifiques, universitaires, fonctionnaires, militaires, ses soldats banquiers, actionnaires, économistes, religieux, journalistes et tous les anciens et nouveaux chiens de garde d’un système qui s’effondre, en s’évertuant à avancer malgré tout avec des œillères criminelles, et font leur maximum pour atrophier la pensée, jusqu’à l’extrême limite de leur bêtise qui est déjà incommensurable en ce nouvel an 2013.

Quoi de plus normal que cela soit un Tchertkoff qui soit dans les premiers rangs contre Le très Grand Crime. Le crime sur le vivant, sur ceux qui ne naîtront jamais ceux qui naîtront mais ne vivront pas longtemps et ceux qui naîtront en essayant de vivre heureux avec leur handicap souvent spectaculaire dans ce monde du spectacle, malgré le malaise voir le rejet évident de la majorité de la population face à « leurs différences ». Ils devront vivre et même se montrer toute leur vie comme des gueules cassés de la guerre 14-18 pour montrer ce très Grand Crime qui est La Nausée.

Comble de la modernité,
il suffit d’appuyer sur un bouton de téléviseur pour s’apercevoir de l’état d’avancement de l’abrutissement.
il suffit d’appuyer sur un bouton pour déclencher un très grand crime .
Nous sommes peu de choses…

On va peut-être nous taxer d’antiaméricanisme primaire,
pourtant c’est la même chose pour la France et l’Angleterre,
et tout l’occident fonctionne sous l’ordre des soldats,
puis le monde entier a adopté cette marche au pas,
De Wounded Knee à Gaza; (http://www.legrandsoir.info/du-lakota-a-gaza.html)
et de Hiroshima à Fukushima,
Qui peut être fier d’un tel résultat ?

Il est difficile d’exprimer un crime contre l’humanité qui dure et complètement impuni, pourtant si on l’exprime ou l’explique on peut mieux le combattre. Et ici même, on doit l’éradiquer à la source.
Ce n’est pas avec des millions de dollars, « des indemnités », des mesurettes techniques et scientistes etc que l’on condamne un crime contre l’humanité c’est avec des sanctions exemplaires : on éradique l’original: le soldat et son gouvernement.

On a remonté ici à son origine « technique » quoique qu’on sache que son origine est plus lointaine et déjà citée dans les textes anciens, certains affirment que cela parti de la chrétienté et de ses multiples déviances religieuses qui suivirent. Puis de la fable des abeilles jusqu’à la fable du libéralisme.
Une chose est sûr, c’est que même le langage est dépassé, impuissant pour exprimer l’inexprimable, le mot barbarie n’a été que trop utilisé, lui-même dépassé si l’origine vient des grecs qui le définissaient comme « tout ce qui n’est pas grec ». (Et de toute façon même Aristote s’accommodait de la condition des femmes sans droits et des esclaves). Et cetera. Alors quel mot ? Humain trop humain ? Biocide, omnicide, génocide, crime contre l’humanité, crime de guerre etc. Lequel mot utiliser ? Des mots plus simples mais affublés de superlatif ? Après le crime, le grand crime, le très grand crime, le plus grand crime etc. L’infinie connerie humaine.

Pourtant cela a été écrit de longue date, dit et redit : Il y a des pauvres parce qu’il y a des riches, et il y a des guerres parce qu’il y a des soldats. C’est très simple. La simplicité volontaire.

Voilà, les preuves s’amoncellent toujours. Entre tunisienne et islandaise, nous avons donc
le choix entre Kropotkine ou George ou Gandhi ou les trois à la fois ;

- p120 «Ce n’est pas des cris et des bruyantes manifestations, ce n’est pas par des plaintes et des dénonciations, ce n’est pas en formant des partis ou en faisant des révolutions , que l’on arrive à réaliser des réformes sociales, écrit Henry George, c’est en éveillant les esprits et en faisant progresser les idées . Tant que l’esprit ne pensera pas juste, il ne pourra y avoir d’actions justes, et les actes justes suivront les pensées justes. » Léon Tolstoï (Le grand crime).

- « Dans l’Esprit de Révolte, Kropotkine s’interroge sur le moyen de faire passer un peuple d’une situation d’indignation générale à celle d’une insurrection. En effet, même si le recul historique donne le sentiment d’un soulèvement déterminé à partir de causes évidentes (pauvreté, rejet du système politique en place…), l’élan général est déclenché par un acte solitaire et incertain. Il nomme leurs auteurs les Sentinelles perdues :
« Au milieu des plaintes, des causeries, des discussions théoriques, un acte de révolte, individuel ou collectif, se produit, résumant les aspirations dominantes. » » (source wiki)

- « Un individu conscient, éveillé et debout est plus dangereux pour le pouvoir en place que 10.000 individus endormis et apeurés. »Gandhi.

Ceci est un appel aux sentinelles perdues.
Récemment en faisant des recherches sur cette superbe expression de Kropotkine que j’avais trouvé initialement sur Wiki, je suis tombé sur celle-ci :
(http://www.ldh-ulis.fr/article-mohamed-bouazizi-sentinelle-perdue-66349878.html)

Encore un peu de lecture, tant qu’il y a de la place dans les serveurs et dans les cerveaux disponibles des gouvernements :

fichier pdf le bon sens et l’énergie nucléaire
- « Mr Fukuoka est un savant qui se méfie de la science, de ce qui trop souvent passe pour science ; il l’utilise, ne la méprise pas. Sa méfiance vient de son sens pratique et de ce qu’il connaît. Il condamne le morcellement de la science par la spécialisation. Il souhaite poursuivre son sujet dans sa totalité et il n’oublie jamais que sa totalité comprend à la fois ce qu’il connaît et ce qu’il ne connaît pas. »[...] « Ce dont il a peur dans la science moderne appliquée est son dédain pour le mystère, sa volonté de réduire la vie à ce qui est connu et d’agir avec la prétention que ce qu’elle ne connaît pas peut être ignoré en toute sécurité. « La nature saisie par la connaissance scientifique est une nature qui a été détruite ; c’est un fantôme possédant un squelette mais pas d’âme. »[...]
p25 « C ‘est un moyen didactique commun chez les philosophes orientaux d’utiliser les paradoxes, l’illogisme et la contradiction apparente pour parvenir à briser les schémas habituels de pensée. De tels passages ne sont pas nécessairement à comprendre littéralement ou figurativement, mais plutôt comme des exercices destinés à ouvrir la conscience à des perceptions hors de portée de l’intelligence. »
p48 « Le chemin que j’ai suivi, cette agriculture sauvage, qui paraît étrange à beaucoup, s’explique d’abord en réaction à l’évolution irréfléchie et constante de la science. Mais tout ce que j’ai fait en travaillant la terre ici à la campagne, c’est essayer de montrer que l’humanité ne sait rien. Parce que le monde marche dans la direction opposée avec une énergie si violente [...]
p187 « chacun séparément [phénomènes naturels] devient objet d’investigation, conduisant à d’autres questions qui se divisent sans fin dans toutes les directions. C’est le chemin de la science. »
p197 « Les autres animaux combattent mais ne font pas la guerre. Si l’on dit que faire la guerre, qui repose sur les idées de fort et faible, est un « privilège » spécial de l’humanité, la vie est alors une farce. Ne pas savoir que cette farce est une farce _ là gît la tragédie humaine. »[...]
p198 « Rien n’est plus fou que de prendre abri sous un « parapluie nucléaire » qui sera la première cible pendant la prochaine guerre. »[...] « la clef de la paix gît près de la terre. »
Masanobu Fukuoka (La révolution d’un seul brin de paille) 1975.

p10 « Beaucoup s’inquiètent aujourd’hui de l’épuisement des terres arables et de la disparition de la végétation sur toute la surface du globe, mais il ne fait aucun doute que la civilisation humaine et les méthodes de culture peu judicieuses qui naissent de l’arrogance de l’homme sont en grande partie responsables de cet état de choses général. »[...] « Dès lors que l’on accepte le fait que la nature a été lésée par l’action de l’homme et son savoir, et que l’on a renoncé à ces instruments du chaos et de la destruction, la nature recouvre sa faculté de nourrir toutes les formes de la vie. » [...]
p11 « Mais notre propos n’est pas de déterminer de manière scientifique l’origine des déserts. Même si nous le voulions, nous nous découvririons qu’aussi loin que nous remontons dans le passé à la recherche des causes, ces causes sont précédées par d’autres en une chaîne sans fin d’événements et de facteurs imbriqués qui dépasse les facultés de compréhension humaines. Supposons que l’homme soit ainsi capable d’établir qu’elle fut la première plante disparue d’une terre transformée en désert. Il n’en saurait toujours pas suffisamment pour décider s’il faut commencer par planter la première espèce qui a disparu ou la dernière qui a survécu. La raison en est simple : dans la nature, il n’y a ni cause ni effet. »[...]
p12 « Ma plus grande peur aujourd’hui est que la nature devienne le jouet de l’intelligence humaine. Il existe aussi le danger que l’homme s’évertue à protéger la nature par son savoir, sans réaliser que la nature ne peut être restaurée qu’en abandonnant notre obsession de connaître et d’agir qui nous a conduits à une impasse. Tout commence par le renoncement au savoir. »[...]
p28 « L’homme n’est qu’un niais arrogant qui, d’une manière vaine, croit tout connaître de la nature et être capable de venir à bout de tout ce à quoi il réfléchit. Aveugle à la logique et à l’ordre inhérent à la nature, il s’est égoïstement approprié celle-ci à ces propres fins et l’a détruite. Si le monde est aujourd’hui en un si triste état, c’est parce que l’homme ne s’est pas cru obligé de réfléchir aux dangers que comportent ses voies arbitraires.
La Terre est une communauté organiquement et étroitement unie de plantes, d’animaux et de micro-organismes. Lorsqu’elle est perçue par l’œil humain, elle apparaît soit comme un modèle dans lequel le fort consomme le faible, soit comme un monde de coexistence et de bénéfice mutuel. Et pourtant, existent les chaînes alimentaires et les cycles de la matière, une transformation ininterrompue sans naissance, ni mort. Ce flux de matière et les cycles de la biosphère ne peuvent être perçus que par intuition directe, et cependant notre foi inébranlable dans l’omnipotence de la science nous a conduits à analyser et étudier ces phénomènes, semant la destruction sur le monde des êtres vivants et, comme nous le voyons, le désordre dans la nature. » [...]
p30 « Aussi énergique que soient ses efforts, l’homme ne parvient jamais à régner sur la nature. Il ne peut que la servir, c’est à dire vivre en accord avec ses lois. » [...]
p37 « Je réalise d’ailleurs que les erreurs de l’agriculture moderne avaient leurs racines dans les illusions fondamentales de la philosophie occidentale qui sont à la base de l’agriculture scientifique.  Et je me rendis compte que également qu’une idéologie erronée avait égaré l’homme dans sa façon de vivre et de se procurer ce qui lui est nécessaire pour manger, se vêtir et s’abriter. »[...]
p38 « Je ne désire pas simplement exposer et attaquer l’état actuel de l’agriculture moderne, mais mettre en évidence les erreurs de la pensée orientale et entraîner au respect de la philosophie orientale de Mu. [vide] »[...] « L’agriculture biologique qui est apparue d’elle même avec le problème de la pollution, ne sert que de bouche-trou momentané et n’accorde qu’un bref sursis. Elle est essentiellement une version réchauffée de l’agriculture traditionnelle du passé, fondée sur l’énergie animale. Faisant partie, dès le début, de l’agriculture scientifique et en étant une section, elle sera toute entière absorbée et assimilée par elle. »[...]
p40 « il continue ra probablement à se laisser éblouir par ce miroir aux alouettes[...] Tout est illusion arbitraire créée par le raisonnement erroné de l’homme dans un monde de relativité. L’homme n’a rien appris, rien accompli. Il a détruit la nature avec l’illusion qu’il la contrôlait. »[...] « L’ultime espoir est que le principe philosophique, en train de s’éteindre dans les villages des campagnes comme la braise ensevelie, soit exhumé et revivifié à temps pour créer une agriculture naturelle qui unisse l’Homme et la Nature. »
p41 « Dès le moment où l’agriculteur qui travaillait main dans la main avec la nature a capitulé sous la pression de la société, devenant un sous-traitant de l’industrie pétrolière, la conduite de sa vie est passée aux mains de l’industriel et de l’homme d’affaires. »[...]

p309 « Lorsque je contemple maintenant les épis d’orge dorés en train de mûrir sous le soleil de mai, je me rappelle les paroles d’un jeune visiteur originaire d’une île du sud. Après avoir regardé l’orge, il s’en alla en disant. : «J’ai senti la grandiose énergie de la terre. Que dire de plus ? ». Le même jour un professeur d’université me dit : « Mieux vaut tenir la philosophie et la religion à l’écart de la science. » Si l’orge l’avait entendu, elle aurait ajouté : «Mieux vaut tenir la science à l’écart du monde de l’orge. »
Parce ce que justement la science a battu en brèche les premiers mythes religieux d’inspiration divine, elle n’a pas de quoi être fière. La science n’a pas renversé la religion véritable et n’a pas même été capable de l’expliquer. Ce que l’orge ne nous dit pas, c’est que seule la religion et la philosophie peuvent mettre en évidence et porter un jugement sur les hommes, les maux qui submergent le monde qui est le nôtre.

Au printemps, le daikon, le navet et les fleurs de colza s’épanouissent sous les cerisiers en fleurs. Vient la saison de la moisson de l’orge, et le doux parfum des fleurs de mandariniers que la brise répand sur le champ d’orge et emporte vers la Mer Intérieure. A cette période, ma ferme naturelle devient vraiment un jardin d’Eden. Les jeunes citadins venus à ma ferme vivent dans des cabanes rustiques dans la montagne au milieu des poules et des chèvres qui vagabondent dans le verger. Le soir venu, ils ramènent sur les levées la terre affaissée, parlent et rient d’un rire clair.
J’ai tenté de transmettre cette vision de la nature, les conversations au coin du feu de ces hommes de la nature, au cours de réunions entre agriculteurs. Mais ces efforts ne s’avèrent être rien de plus qu’un jeu inutile. Notre monde de gens toujours pressés n’avait pas le temps de prêter l’oreille au discours insensé d’un vieux paysan. »
Masanobu Fukuoka (L’agriculture naturelle) 1985.

- « Si l’idée de droit de la nature existe depuis longtemps dans les sociétés andines (et dans d’autres) c’est probablement parce que contrairement aux nôtres, ce ne sont pas des sociétés humanistes et anthropocentriques (deux faces d’une même monnaie?). Lorsque Mchoquenhunea ministre des affaires étrangères de la Bolivie et indigène aymara s’exprime au sujet de la cosmovision de son peuple, il signale que l’être humain n’en est pas le centre, qu’il n’est qu’un élément du cosmos parmi d’autre, ne possédant pas une valeur supérieure. Les êtres humains semblent,pour ces communautés, s’inscrivent dans un réseau de réciprocité avec les autres êtres animé ou pas … et avec lesquels la communauté humaine entretient des relations que l’on pourrait qualifier en nos termes, de droits et de devoirs » [...] « En Bolivie, au contact des peuples indigènes, il m’a semblé comprendre que c’est le groupe qui est premier et non pas l’individu. Les devoirs de l’individu envers le groupe semblent primer sur ses « droit », qui découlent de l’accomplissement des devoirs envers le groupe. En somme, ce n’est pas, comme dans nos sociétés, l’individu qui doit être protégé des abus de la société (par des droits), mais bien le groupe qui doit-être protégé contre les abus « individualistes » de ses membres (par des devoirs). [...] Dans son texte intitulé en français « Leur civilisation et notre délivrance », parlant de la société indienne traditionnelle, Gandhi signale également que les droits n’existent pas en eux-mêmes, mais découlent des devoirs assumés envers la collectivité. La notion de devoirs n’est donc peut-être pas intrinsèquement seconde par rapport à celle de droits, mais elle l’est bien dans notre manière de voir les choses. Et ce point cardinal me semble déterminer des types de société très différentes , avec chacune ses avantages et ses inconvénients. » Mathieu Glayre « droit de la nature »
p10 « l’évolution de l’humanité suit celle de l’univers. Elle obéit aux lois de la thermodynamique »[...]  notion de « structures dissipatives s’auto-organisent par alternance entre l’ordre et le Chaos. » François Rodier « Où va l’humanité » La Décroissance N°88.

Cette reconnexion avec le vivant est fondamentale ; soit nous changeons soit nous mourrons .
Est-il nécessaire de diviniser à nouveau la nature ; Gaïa, Pachamama etc ? ou opposer matriarcat contre patriarcat et cetera ? Alors que c’est simplement nous dans la biosphère ; pas de dieux, que des hommes qui ont besoin de croire…, à un avenir.

« Inlassablement, il faudrait répéter que l’on est « vraiment libre que lorsque tous les êtres [...] qui [nous] entourent [...] sont également libres » (Bakounine), et que « tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des guerres » (Tolstoï). » http://nantes.indymedia.org/article/25187

- « Une des questions centrales concerne la façon dont les êtres humains peuvent réorganiser la société de sorte que son impacte sur de vastes étendues sur la Terre soit réduit et finalement minimisé. »[...] p62« Ces deux points de vue avancent que la société humaine a, tout au long de l’histoire, substitué des formes de hiérarchie sociale à d’autres, et a peu à peu adopté une logique d’exploitation et de destruction à l’égard du monde naturel. Ils voient une contradiction croissante entre les possibilités créées par le progrès social et le prix à payer par l’humanité et par la nature. Par conséquent, il est nécessaire de dépasser cette contradiction par la destruction du système de domination qui divise les êtres humains et les sépare de la nature. » John P.Clark (La pensée sociale d’Élisée Reclus).

- p79 « Pourtant, chers parent , ne perdez pas votre temps à faire des procès aux géants de l’alimentation en les traitant d’assassins. Même si vous avez sur le fond raison, vous perdrez vos procès car les experts que nommeront les tribunaux seront les mêmes spécialistes de la diététique qui siègent dans les conseils d’administration de l’industrie agroalimentaire ! Que voulez vous, la diététique quantitative correspond à un monopole absolu, une véritable dictature qui est d’autant plus puissante qu’elle passe totalement inaperçue aux yeux du grand public. La plupart des gens ne peuvent tout simplement pas imaginer que, depuis le début du 20ème siècle, leurs enfants ont été peu à peu colonisés par des industries qui sont devenues tellement prospères qu’elles contrôlent les milieux médicaux et politiques d’une manière remarquablement efficace. »[...] p83 de nombreuses études ont montré la valeur, pour vivre sans maladie jusqu’à un âge avancé, des graines germées et des jeunes pousses et l’observation des peuples où abondent les centenaires donne les mêmes résultats. Pourquoi ces études ne sont-elles pas connues du public des pays occidentaux ? Tout simplement parce que la pression publicitaire des géants de l’industrie alimentaire s’exerce en permanence sur les médias et les consommateurs pour inciter d’acheter à acheter des produits manufacturés. » [...] « notre aliment est notre médicament » (Hippocrate).[...]
p136 cite E.Bordeaux-Székély : « Le grain de blé répond à l’un de vos soucis : il vous enseigne que tout est en mouvement, tout change et se transforme ; que la vie est le résultat de la lutte entre deux forces qui s’opposent » ». Dr Christan Tall-Schaller ( Les graines germées).

- « Le changement qualitatif ne peut se faire qu’en retrouvant la relation humaine vraie, sans arrière pensée, sans moralisation, en acceptant l’autre sans jugement. Cette amitié est l’attaque la plus radicale qui puisse être portée soit à une société technicienne vouée à l’efficacité soit à une société « communiste » fondée sur le conformisme et la délation » (Ellul « A temps et à contre temps »). [...] 3ème leçon d’Ellul : se lancer dans la bagarre. Car une éthique de non puissance et de liberté est forcément « créatrice de tensions et de conflits », lesquels ont justement tendance à être aboli par la technique, qui présente leur disparition comme un bienfait. Nous vivons dans une société riche en faux débats mais de moins en moins conflictuelle. Or note Ellul « On sait que les groupes humains dans lesquels les tensions et les conflits disparaissent sont des groupes qui se sclérosent, perdent leur faculté de changer et de résister aux agressions, ainsi que celle d’évoluer » (« Recherche pour une éthique… ») Il ne s’agit donc pas de multiplier pour le plaisir des combats tendant à la destruction pure et simple du groupe, mais de produire « des tensions calculées dans les groupes humains pour que ceux-ci ne puissent pas se fermer, se clore, s’achever (toute société achevée est morte) mais retrouve une aptitude à évoluer par eux-mêmes et sans référer l’évolution à la technique »[...] « penser global, agir local », dans de bons combats[...] « Une bonne vie, c’est un bon combat avec de bons compagnons »[...] Ellul a montré en quoi les vrais enjeux échappent à l’homme politique, et pourquoi la conquête de l’appareil d’État n’est qu’un leurre. »[...] « On ne peut pas créer une société juste avec des moyens injustes. On ne peut pas créer une société libre avec des moyens d’esclaves. »[...] Dernière leçon agir en sentinelle . Se battre pour que soient établie des limites : « La fixation de limites est toujours constitutive de la société comme de la culture. L’illimité est la négation de l’humain comme de la culture ». Et les limites ne sont en rien contraires à la liberté : « C’est quand l’homme a appris à être libre qu’il est capable de se limiter ». Bien avant que soit posé le principe de précaution, il affirmait : « Chaque fois que le scientifique et le technicien sont incapables de déterminer avec la plus grande précision et certitude les effets globaux et à longue échéance d’une certaine technique possible, il faut immanquablement refuser d’engager le processus de cette technique » (Jacques Ellul Recherche pour une éthique… Repris dans Silence N°410 p38 )

- « Pourquoi vivons-nous dans un monde absurde ? Parce que la question du sens ne peut pas être posé par la science. Les dimensions morale, intellectuelle, politique et culturelle lui échappent complètement. On le voit avec les OGM par exemple.»[...] « Alors comment sortir de la technocratie ? Il faudrait que celle-ci soit considérée comme une véritable réflexion politique. Or cela a toujours été soigneusement été évité. La question du contrôle démocratique de la technocratie n’est jamais posé.»[...] «Les ministres ne connaissent généralement rien au domaines qu’on leur confie…cela les rend entièrement dépendants du savoir des technocrates. L’illusion politique dont parlait Ellul est ici parfaitement illustrée. »[...] « l’oligarchie se trouve donc dans le désarroi aujourd’hui. Elle ne sait pas quoi faire car elle n’a rien anticipé. Elle se cantonne à des réponses de court terme, à de la communication. Mais elle est incapable de faire face aux vraies questions. C’est peut-être une opportunité. N’oublions pas que les initiatives inventives et innovantes ne viennent pas du corps politique mais des mouvements sociaux et associatifs »
Simon Charbonneau « comment repousser la technocratie verte ? »(La décroissance N°92)
[...] «Depuis le début des années 80, il y a de 150000 à 380000 nouveau cas de cancer par an.»[...] «Aujourd’hui encore, la collusion entre l’Etat et les industriels rend difficile la condamnation.»[...] «La reconnaissance que j’appelle de mes vœux serait de voir la justice française condamner les crimes industriels à la mesure de leur conséquences pour qu’enfin la prévention devienne réalité ». Annie Thébaud-Mony (Ibid- La Décroissance N°92)

- « Elinor Ostrom s’est, au contraire, efforcée de montrer que, depuis longtemps et presque partout dans le monde, des collectivités ont pu et peuvent encore gérer – de manière économiquement optimale – des biens communs, à travers la création d’« arrangements institutionnels ». À côté de la gestion par des droits de propriété individuels ou par l’État, il peut ainsi exister un troisième cadre institutionnel efficace dans lesquels des communautés gèrent collectivement des biens communs. Elle a ainsi montré que ces arrangements institutionnels avaient permis la gestion collective de nombreux écosystèmes sans conduire à leur effondrement. »https://fr.wikipedia.org/wiki/Elinor_Ostrom

- p84 « L’individu physique peut alors connaître la peur de la mort , et le fidèle appréhender le châtiment, l’esprit ignore le vertige du néant. Dans la mesure où la société paysanne participe encore de l’ordre primitif, elle n’éprouve ni angoisse ni désarroi devant la mort.

Pour l’Orient traditionnel celle-ci est la délivrance qui met fin à la nausée de l’éternel retour; le nirvana sauve l’homme de la survie: promesse inconcevable pour nous [(Christ vie éternelle etc)]. Aussi ne faut-il pas s’étonner que le Japon ait pu recruter des unités entières de volontaires de la mort; en eux Nippon vivait plus que l’individu japonais. Ni l’Allemagne d’Hitler, ni même l’URSS, à plus forte raison la France ou les USA n’ont pu compter sur des escadrilles de kamikazes. Et s’il y eu malgré tout quelques aviateurs pour s’écraser volontairement sur l’objectif, c’est parce que l’individu des sociétés libérales l’est moins qu’il ne semble. »[...]
p85« La difficulté de mourir est à la mesure de la conscience de soi ; la plupart ne se la donnent que parce qu’ils ont renoncé à leur condition individuelle »[...]  « Le suicide progresse, paradoxalement semble-t-il, avec la gravité de la mort. Ayant tout ramené à soi-même, l’individu n’a plus rien d’autre à espérer. Si par hasard son existence individuelle ne répond pas à son exigence _et désormais il lui demande tout _ il ne lui reste plus que le néant c’est-à-dire la mort : Elle était pour lui l’Amour, la Vérité faite chair, mais Elle ne l’aimait pas, alors il s’est tué. Tandis que l’ordre d’hier s’écroulait en émancipant l’individu, celui de demain se constituait en le niant.
Plus il devenait seul, plus il se sentait absurde, et plus les suicides se multipliaient : les derniers coups de revolver retentissent quand se ferment les portes du silence totalitaire. Le suicide, tant sur le plan individuel que social, est à la fois le signe de la présence et de la fin de l’individu, l’acte limite de celui qui se sent à la fois exclu de l’univers et incapable d’accepter cette exclusion. Chaque homme est libre…de se tuer _ Les statistiques des sociétés libérales en témoignent. »[...]
« La société libérale la fuit à chaque instant dans chacun de ses membres, mais elle ne peut nier la mort qu’en niant l’individu : en sacrifiant chaque homme de chair à l’Homme qui ne meurt pas, à l ’Espèce, ou mieux encore car l’espèce est périssable, à la matière éternelle. Mais si l’homme ne meurt pas, on ne peu pas le tuer ; si la mort n’est rien, assassiner n’est pas grand chose : le respect de la vie humaine est fonction de la gravité reconnue à la mort. Supprimer un homme n’est qu’effacer une apparence pour assurer la seule vie qui existe : le devenir collectif ; et chaque meurtre en consacrant son existence, nous assure que nous ne mourrons point. »[...]
« ainsi la peur de mourir conduit au meurtre, et le refus de la mort n’empêche pas le siècle de la philanthropie de s’acheminer vers les guerres les plus sanglantes que l’humanité ait connues. »

p89 « Le refoulement de la mort est encore plus fondamental que celui du sexe ; et dans ce cas aussi la négation de la réalité nourrit un monde de névroses individuelles et collectives. Ainsi quand elle ne détruit pas notre corps, la mort détruit notre esprit. »[...]
p90 « Tandis que se perdre dans le métier ou dans l’État comble le désir individuel par excellence : échapper à soi-même pour échapper à la mort. L’individu se sauve dans une pseudo-éternité de nature sociale : ainsi les « Immortels » de l’académie française… » [...]
« Mais le siècle de la liberté portait en lui à son insu, la puissance qui devait le détruire en même temps que ses contradictions : le culte du fait matériel, de l’utile. »[...]
« L’obsession politique de ce temps, le culte d’un pouvoir qui résume en lui toutes les forces matérielles : l’État totalitaire, est un sous-produit de notre refus de la mort. La passion de l’argent des entreprises économiques qui se justifient par le service matériel de l’humanité sert en réalité un désir de puissance qui traduit notre impuissance devant la mort. »[...]
p94 « La conscience de la mort féconde la vie, en situant le réel face au vrai. Qui l’accepte dépasse toujours sa subjectivité, et qui rejette une aussi grande évidence est prêt à bien d’autres mensonges.»[...]
p98« Que nous le voulions ou non, tout homme même le plus médiocre, même le plus préservé, vit un destin inouï, et non cette comédie bourgeoise qu’un décor chaque jour rapiécé protège du vide et du ciel. Ceci, c’est le bon sens le plus élémentaire qui nous l’enseigne. » [...]

p105 « Comment faire de la liberté le principe de la vie sociale ? »[...] « Nous tenons notre liberté pour naturelle et rationnelle, quand tout homme libre s’étonne d’en être un et sait qu’au fond du cœur il souhaite être débarrassé de ce fardeau. La liberté n’apporte pas la paix mais l’épée, non la certitude mais l’inquiétude, non l’accord avec soi-même et autrui mais le débat et la lutte. Elle mène exactement par le doute à la bataille, alors qu’en la niant nous obtenons la paix avec les hommes et l’univers par celle du cœur. Qui hésiterait ? La liberté n’est pas à la taille de l’imagination, de la volonté ou de l’amour d’un homme, il faudrait sans doute être un dieu pour être pleinement libre en soutenant l’épreuve jusqu’au bout.
La liberté est un drame dont l’agent est la contradiction et le conflit, la conclusion finale la mort et la folie : il est normal que l’acteur ne soit pas à la hauteur de son rôle. Et pourtant il faut bien qu’un homme le joue, car il n’y a pas de plus grand, ni de plus lourd de sens. » [...]

« Tout individu honnête sait bien que sa pente est de ne pas penser pour ne pas agir » [...]
p123« pour nous défendre du vide cosmique, nous bâtissons des murs qui enferment un microcosme où la loi humaine se substitue à celle de la jungle. Sur l’enfer de nos instincts, notre volonté, et surtout le Droit édifient la scène lumineuse nécessaire à notre vie. Mais plutôt qu’ils ne les suppriment, ils les refoulent et les dissimulent : du violent ils font le perfide et de la brute l’hypocrite. La société n’introduit un minimum d’ordre dans le chaos qu’au nom d’un idéal moral ou politique qui a pour fonction de camoufler le mal autant que de l’abolir. Parce qu’il est trop évident que la condition humaine est dominée par l’argent, le sexe et la mort, toute société se fonde officiellement sur un homme moral qui n’aurait pas plus de portefeuille que de couilles, et qui naturellement ne meurt pas. » [...]
p124 « Le fragile décor de la civilisation recouvre l’enfer de la force ; et impossible de savoir si c’est pour sauver l’homme de la force ou la force de la révolte de l’esprit humain. Quand l’ordre social s’effondre comme en juin 40, le masque est arraché ; et nous assistons stupéfaits à la révélation de ce que peut être l’individu moyen quand il n’est plus tenu à défaut d’une foi personnelle, par un cadre social ; une brute prête à s’avilir ou à tuer plus faible que soi pour un verre d’eau. Mais dès que nous le pouvons, nous nous hâtons d’oublier ce mauvais rêve. Et l’On nous y aide ; ce n’est pas pour rien que le temps de guerre est celui des héros, et que la France de la débâcle devînt celle de la Résistance. La civilisation et la morale c’est la contrainte intériorisée en hypocrisie ; et quand Dionysos se révèle, c’est barbouillé de merde et de sang . On ne sort pas du cercle, n’en déplaise aux moralistes ou aux immoralistes. Mais à tout instant quelqu’un peu le rompre.
Même en temps normal, pas besoin de creuser très profond pour découvrir que les rapports humains sont des rapports de force, d’ailleurs aussitôt mués en rapport d’autorité. Là où l’obstacle est trop lourd le courant se détourne ; là où une pression s’exerce nous cédons, là où elle cède nous avançons.»[...]
p125 « Encore plus que les rapports entre individus, ceux du groupe sont de l’ordre de la guerre_ même camouflée sous les fleurs de la politesse ou de la diplomatie. Quand une classe est vraiment dominante, elle ne s’interroge pas sur ses droits et en use jusqu’au bout. Mais si l’évolution ébranle sa domination, elle sera prise de scrupules et découvrira la Justice en même temps que sa faiblesse. » [...]
« Aussi la politique comme l’économie, quand elle se veut humaine, est-elle seulement l’art du moindre mal : on sacrifie quelques soldats pour sauver un régiment.
Et le choix politique est en général douteux, car dans bien des cas il immole des richesses et des personnes existantes à un intérêt forcément abstrait dans la mesure où il est général et futur. Le domaine de tout gouvernement est celui de la réalité _ du mal : un Himalaya de cadavres est là pour nous en avertir. Mais comme il faut bien mettre un peu d’ordre dans le désordre, il ne s’agit pas de fuir avec la politique le constat de ce mal inévitable, seulement de le reconnaître afin d’en limiter les dégâts. Il n’y a pas d’autre moyen de maintenir la politique ou l’économie à hauteur d’homme, à mi-chemin de la meilleure des théories et de la pire des pratiques.
Dans notre effort même pour vaincre le mal et la mort nous ne saurions leur échapper. Car si l’esprit est d’en haut, le corps ne peut subsister sur terre qu’avec la participation des puissances d’en bas. Si la force est évidemment suspecte, il n’est cependant de bien que réalisé _ donc par l’empli d’une force plus ou moins dominée. En ce sens le glaive matériel est celui de l’esprit, et il nous faut chercher notre chemin entre un mépris idéaliste du pouvoir et un réalisme qui l’adore pour lui-même. En outre comme le bien n’est pas simplement de l’ordre de la nature, l’action humaine ne peut incarner l’un dans l’autre qu’en usant de violence : sa mesure est toujours celle de spirituel. L’homme est ainsi pris dans le dilemme d’un esprit de paix qui est capitulation devant l’état de fait ou d’une violence révolutionnaire, policière ou militaire, perpétuellement tentée d’identifier la Justice à son glaive. C’est le drame des révolutions politiques ou religieuses, qui, engendrées par la passion du Bien, dégénèrent en exercice sadique et sanglant du pouvoir sur la nature et les hommes. Ici bas le meilleur est inextricablement lié au pire. Qui l’oublie déchaîne l’enfer en voulant construire un paradis. Le progrès des sociétés n’y change pas grand chose, elles troquent seulement les vertus et les vices de la jeunesse pour ceux de la vieillesse. L’histoire des peuples comme celle des individus est prise entre deux écueils qu’il est difficile d’éviter. » [...]
« Puis quand les nations se civilisent ou plutôt quand leurs forces déclinent, elles réussissent à enchaîner leurs vieux démons mais en éliminant du même coup les dieux et la nature.
D’où chez les individus les plus forts, la nostalgie d’un passé où la vie n’avait pas perdu son sel, l’espérance d’une fête libératrice qui briserait les cadres d’une société trop rationalisée et moralisée. Ainsi révolutions et guerres font un jour éclater la mince enveloppe qui contient les fureurs primitives, nous replongeant un instant dans un univers en fusion où s’affrontent les puissances sacrées. Mais les horreurs du délire guerrier n’aboutissent qu’à revaloriser la paix et la morale. Comment l’homme réunirait-il en lui Dionysos et Athéna ?
Le mal est le fond même de la vie social aussi toutes les sociétés s’efforcent-elles de le nier. Jusqu’ici, elles le faisaient en l’opposant au Bien comme le noir au blanc. L’Église ou l’État réalisant la vertu, le vice était projeté dans un Adversaire parfaitement affreux : ainsi Satan, dont nous retrouvons les traits épouvantables dans le juif, le bolcheviste ou le capitaliste. Mais l’exorcisme religieux ou idéologique ne suffit plus dans une société où la science succède à Dieu et à la Morale, elle se doit de nier le mal en soi en proclamant que cette catégorie n’a plus de sens du point de vu de la science. Mais s’il n’y a plus de mal, y-a-t-il encore un bien ? En niant qu’il y ait un bien et un mal, sommes-nous au-delà ou en-deçà ? »[...]
p127 « Ainsi partout et jusque dans l’homme la conscience et la raison ne trouvent tout d’abord que la nécessité _ du mal. A s’en tenir là le choix de la liberté est folie : acte de foi, pari.
Pourquoi quelqu’un le fait-il ? Parce qu’il ne peut autrement : parce que sans liberté, vivre est impensable. Elle n’est pas dans les objets [...] bien mieux elle est dans le sujet. Elle n’est pas dans les choses parce qu’elle est un pur impératif spirituel : c’est son immatérialité qui l’enracine dans l’esprit personnel.[...] L’homme n’est pas libre ; il le devient. »
p129 « Dans ces structures physiques ou sociales nous ne pouvons rien, mais contre elles, nous pouvons tout par le moyen d’une imagination et d’une action révolutionnaire. Ainsi la conscience de la détermination est l’acte originel et décisif. L’esclave qui prend conscience de ses fers les a aux trois-quarts rompus ; déjà il sonde les murs de sa prison pour trouver la fissure. Mais s’il désespère, ou pire, s’il se croit libre… Et il en est de même du mal. C’est quand on se refuse à le reconnaître qu’il se déchaîne. Il nous est aussi dur d’en prendre conscience et de le dire qu’il nous est naturel de le refouler et de le taire ; notre penchant serait de l’identifier à son expression. Alors que celle-ci libère ; qui le refoule le porte désormais en lui. »
p133 « Pas plus qu’il n’est nécessité ou liberté l’homme n’est nature ou liberté, mais nature et liberté. » [...]
« L’homme est fils de la terre, nous sommes en train de le réapprendre aujourd’hui que nos moyens sont devenus si puissants qu’ils menacent de la détruire, donc nous sommes avec elle. »[...]
p140 « Au moment où nos moyens nous donnent l’illusion de pouvoir rompre avec la nature, sa passion nous rappelle que l’homme participe d’elle et qu’il se détruira s’il la détruit. Mais ce n’est pas en reniant sa liberté, en retournant à la jungle originelle qu’il évitera de la faire, c’est au contraire en la poussant jusqu’au bout : en décidant de pratiquer un respect que lui imposait jusque là sa faiblesse. Depuis Hiroshima en quelque sorte, le mal est fait, les moyens sont là, que nous le voulions ou non. Ce qui tenait à la nature tient à notre décision, en premier lieu celle de déposer nos armes. L’homme est acculé à la liberté. Il n’a plus le choix qu’entre celle de se détruire ou de sauver la terre par ce surplus de pensée qui, après l’univers, mène à se maîtriser soi-même ; c’est-à-dire après la nature cette seconde nature sociale qui lui a permis de dominer la planète. »[...]
p162 « La lutte politique et sociale et celle de la pensée ne sont que deux faces d’une même bataille. »

p167 « La justification de l’univers »
« L’homme libre est celui qui cherche une raison de vivre…Et qui l’a trouvé ne l’est plus. »[...]
« L’homme est possédé par le démon de la justification, la nostalgie d’une pensée et d’une vie conformes à quelque Justice parfaite. Seules les bêtes ne se justifient pas, il leur suffit d’être. Étant sans conscience, elles sont sans hypocrisie. »[...]
p174 « Rien de plus courant dans les discours de nos Machiavel que la substitution aux hommes réels d’un citoyen idéal parfaitement lucide et altruiste. Si vous vous avisez à ce moment de mettre en doute son existence, ils se scandaliseront comme de petits enfants d’un tel pessimisme, et le public fera chorus. »[...]  « Le monde est ainsi mené par de soi-disant réalistes ou de soi-disant idéalistes toujours prêts à couvrir la viande avariée de la misère humaine du miel de leur discours. »[...]

p185 « La justification de l’individu »
« Nous ne nous contentons pas de vivre, nous prétendons penser et tenir des discours : cette vie a un sens, le moindre de nos gestes dessine la figure de la Vérité qui l’éclaire. Pas un de nos instants qui ne sous-entende cette prétention d’être le reflet d’un esprit universel, et surtout d’avoir choisi de l’être. Pas besoin de le dire, cela va de soi ; même s’il y est contraint le paysan le plus inculte fournira les raisons de son acte et ne supportera jamais d’entendre ces deux mots : « tu mens », même s’ils sont murmurés par sa conscience. Notre esprit ne tolère pas la contradiction surtout avec soi-même. » [...] « L’individu devant se justifier, les contradictions subsistent dans sa vie, qu’il doit s’efforcer de résoudre ; cet effort, il tend toujours à le réduire au minimum par des rites ou bien des œuvres, mais le plus commode est encore le discours. » [...] « Violents par nature, nous justifierons la violence comme étant la vrai douceur ; malades nous prêcherons la valeur de la souffrance, et menacés de mort le détachement à la vie. »[...] «A la différence des pierres l’homme parle, et quand il parle sérieusement c’est en général pour se justifier. » [...]
p188 «Même pris sur le fait le coupable se justifie. Il n’a pas cédé à sa pente, il a choisi d’agir selon la loi. Et tout homme est ce coupable, pris sur le fait de sa vie par le regard de sa conscience. En paix avec lui-même et avec autrui il ne se serait pas justifié.» [...]
p189 «Le discours est le négatif de l’être ; comme dans ces États qui parlent trop de paix, …ce qui est pleinement vécu se passe du langage. Quand serons-nous vêtu de silence et de vérité comme la fleur sauvage ? La toute puissance de l’esprit pousse l’individu à se proclamer conforme au moment où il se contredit, et jamais il n’est aussi sincère, car la sincérité est indispensable à une bonne justification. Si vous l’incriminez de mensonge, il vous considérera avec l’œil bleu de la vertu outragée. »… « Quelle que soit sa subtilité, le propre de la justification est d’être purement intellectuelle : contre le vrai et le réel elle joue des mots. Son ennemi c’est l’expérience, le constat du fait, matériel ou spirituel. Elle refuse de remonter aux sources. Elle part de la vérité, et le langage est le chemin qui l’en éloigne. »[...] p190 « Elle n’est pas libre, elle sert. Talonnée par la nécessité, elle n’a pas le temps de la conscience : vous étonnerez toujours quelqu’un en lui montrant qu’il se justifie. »[...]
p197 « La justification naît de la liberté pour la détruire. »[...] « L’homme est libre en esprit parce que la nécessité ne peut le posséder qu’avec la complicité de sa liberté. Qui se voit acculé au meurtre de son prochain en dépit de la révolte de la conscience, n’a plus qu’à transformer le meurtre en devoir. « Je suis forcé de tuer » devient « je dois tuer ». C’est au niveau de l’esprit que se décide le meurtre, celui qui n’est pas instant de folie, mais tuerie préméditée. La justification est la faute décisive et irrémissible qui, d’exception , fait du mal la règle qui gouverne toute une vie d’homme ou une société. La conscience déchirée est encore libre dans son impuissance ; elle est lucidité, chance, qui peut toujours dévier le geste et provoquer la rédemption. Tandis que la justification ferme les portes de l’enfer. »[...]

p199 « Le mensonge de la liberté »
« …qui donne son nom à la nécessité[...] le seul fait de penser pousse à imprimer la structure de l’esprit sur l’univers. Déjà les anciens païens exorcisaient ce qu’il y a de brutalement élémentaire dans le cosmos et de transcendant dans le divin en faisant des forces de la nature des personnes divines. Nous personnifions encore les puissances naturelles qui nous échappent en donnant des prénoms aux cyclones. [...] Nous baptisons nos machines. » [...]
p201 « La liberté dont On parle n’est qu’un libéralisme qui l’identifie aux mécanisme du langage ou des choses. L’idéaliste libéral dissimule un réaliste qui serait bien près d’en douter si elle n’était démontrée par les « faits ». Mais il y a cet autre fait, encore plus proche de nous ; l’exigence humaine. Aussi pour la satisfaire la détermination et la contrainte irréductibles doivent se camoufler en liberté. Un minimum d’ordre social en est la condition paradoxale : les sociétés les plus libres comme celles du Nord ne le sont que parce que les disciplines de la morale y dispensent de celles de la police. Mais la contrainte sociale ne peut s’imposer à l’individu que si elle lui laisse l’illusion de l’autonomie, au moins d’avoir choisi d’obéir. Alors, une fois de plus l’identification de la nécessité _ ici de la discipline sociale_ à la liberté permet de résoudre la contradiction. Le libéralisme confond la liberté avec la loi : l’obligation et la sanction. Et toutes les sociétés participent du mensonge libéral, d’autant plus qu’elles sont tyranniques. Elles fondent le pouvoir de l’État sur quelque contrat social plus ou moins mythique, seule en varie la forme_ et encore ! _ puisque de nos jours tous les régimes ont recours au vote pour se fonder. L’abdication de la liberté se fait toujours en son nom. »[...] « Le régime qui nie la liberté doit s’en réclamer plus qu’un autre. » [...] p202 « Le mensonge de la liberté est le ciment des sociétés. Comme il en faut toujours, il faudra toujours le dénoncer. » [...]

p204 « Le choix de la liberté »
« Choisir la liberté, c’est accepter la contradiction avec l’univers et soi-même, c’est refuser la justification, surtout celle qui s’opère au nom de la liberté. Au lieu de se fabriquer un univers anthropocentrique dans un système philosophique ou religieux, c’est seulement chercher la vérité. Mais alors la vérité _ absolue et transcendante_ et non quelque idole ou idées valorisant le monde et mon individu. La vérité non ce fantasme de nos médiocres désirs : le Rationnel, ou l’Utile. » [...]
« L’esprit humain se meut vers l’absolu, mais c’est à travers le relatif. Penser signifie vivre, et la conformité de la vie à la pensée comme celle de la pensée à la vérité n’est pas l’état mais le but d’un homme. » [...]

p215 « L’erreur centrale du libéralisme, la cause de tous ses échecs, c’est la confusion verbale de la liberté et de ses contraires : la logique, la nature et l’État.

Bernard Charbonneau (Je fus – Essai sur la liberté)

« Nous sommes les autres, c’est-à-dire que nous sommes devenus avec le temps ce que les autres – nos parents, les membres de notre famille, nos éducateurs – ont fait de nous, consciemment ou non. Nous sommes donc toujours influencés, le plus souvent à notre insu, par les divers systèmes dont nous faisons partie. »
[...]
« Quand l’action [Ndlr :pour résoudre un conflit] est impossible, l’inhibition de l’action permet encore la survie puisqu’elle évite parfois la destruction, le nivellement entropique avec l’environnement. C’est en ce sens que la « maladie » sous toutes ses formes peut être considérée comme un moindre mal, comme un sursis donné à l’organisme avant de disparaître. »
[...]
« Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je ne suis pas opposé à ce que l’on considère cette réaction d’ inhibition comportementale comme une réaction « adaptative » elle-même, bien qu’elle me parasse être la source de la pathologie réactionnelle. En effet, elle constitue un moindre mal puisqu’elle évite la destruction pure et simple de l’agressé par l’agresseur. Elle permet à l’agressé de se faire oublier, elle évite la confrontation. Ce qui fait son danger, c’est qu’elle est capable de durer si les conditions environnementales se prolongent sans changement. Capable d’assurer immédiatement la survie, elle sera capable aussi de mettre celle-ci en danger, si la solution qu’elle fournit, l’inaction, n’apporte pas une solution rapide au problème posé par l’environnement. »
(Henri Laborit)

[...] d’après les Grecs: «  Le héros que dévoile l’histoire n’a pas besoin de qualités héroïques; le mot héros à l’origine c’est à dire dans Homère n’était qu’un nom donné à chacun des hommes libres qui avaient pris part à l’épopée troyenne et de qui l’on pouvait conter une histoire. L’idée de courage etc, se trouve déjà en fait dans le consentement à agir et à parler, à s’insérer dans le monde et commencer une histoire à soi. »[...] page217:« en d’autre terme cette société n’est plus « humaine » qu’en apparence ».
(Hannah Arendt « Condition de l’homme moderne »)

[...] « Un philosophe disait : « Je suis un humain. Par conséquent, je me sens concerné par tout ce qui touche à l’humain. »
[...]
« Mais pourquoi toujours demander aux autres de « faire » ? Pourquoi ne la ferions-nous pas cette Ecole de « Sagesse » sans nous sentir supérieur ? Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste ? Et bien, commence à le faire ! Qui t’en empêche ? Fais-le en petit et il grandira !
Fais-le en toi et autour de toi ! Fais-le avec ceux qui le veulent. »

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Tous les jours que le soleil nous donnefichier pdf 94d.publié16Oct2012LaLibertéImage

 

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Mort pour l’Europe

Le 26 Avril sera férié dans toute l’Europe.

Après un an de vigie devant l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la commémoration de Genève de l’accident de Tchernobyl a duré une semaine. Le 26 Avril 2008, l’OMS a été ceinturée comme prévu par une chaîne humaine de 300 personnes.
Au parc des Bastions, les autorités ne voulant pas que l’on suspende les 300 photos des liquidateurs (300 parce qu’on n’en avait pas 800000) dans les arbres, cela nous obligea a leur fabriquer la veille, à chacune un support-cadre métallique « de fortune » et finalement, l’impression rendue était encore meilleure, les photos alignées par terre faisaient penser à un cimetière où les passants pouvaient encore mieux mesurer l’ampleur. A droite; les liquidateurs sacrifiés et à gauche; les enfants oubliés.
Cet instant solennel rappelle celui que connaissent les enfants des villages chaque année, « l’école des filles » et « des garçons » rassemblés derrière la petite haie entourant un bloc de pierre comme une obélisque, des noms sont gravés dessus aux quatre côtés, il y a des adultes avec des drapeaux, des écharpes tricolores, entre de longs silences, on entend le roulement d’un tambour puis vient le son du clairon; la sonnerie « aux morts » .

Un enfant n’oublie jamais cela.

Puis s’approche un adulte devant chaque côté, c’est toujours plus impressionnant lorsque que ce sont « des proches qui s’approchent »; des oncles. Et un commence à engrener les noms, un autre lui répond en écho: « mort au champ d’honneur ».

« mort au champ d’honneur »… Un enfant n’oublie jamais cela.

Ce n’est bien plus tard que l’enfant devenu grand apprend que ce champ d’honneur était une boucherie, pour « sauver la patrie ». A Tchernobyl aussi, c’était pour sauver la patrie, pour ceux qui se doutaient où cela les mènerait, ils pensaient que leur famille aurait de meilleurs conditions de vie, mais on a même trahi leur famille.

Au bout du compte, ils ont sauvé l’Europe et l’Europe les nie.

Au bout du compte, c’est encore (et non pas c’était) une boucherie, une boucherie lente, insidieuse, à retardement, qui vous dévore par l’intérieur; le corps se décompose vivant. Le césium 137 est tellement voisin du potassium que le corps le croit ami et le corps baisse la garde…trahi…par sa propre espèce.

L’humain trahi l’humain. Plus d’immunité, plus d’humanité.

La nuit tombée, l’effet est encore plus impressionnant, il y a une bougie devant chaque photo. Un petit cercle de bougies entoure aussi une femme, la comédienne avec un grand talent met en scène les textes de Svetlana Alexievitch: ELENA. La mémoire passe par les artistes, elle envahie le public et l’histoire reste. On a toujours fait comme cela lorsque les « autorités étaient hostiles » C’est la population qui se rapproprie l’histoire, la mémoire collective. Déjà, cela fait plusieurs années en Bretagne que la veille du 26 Avril, on se réuni pour la cueillette des fleurs. Un jour, le 26 Avril sera férié dans toute l’Europe.

Le 27 , les trois scientifiques invités ont fait une vigie symbolique devant l’OMS. Grand moment pour nous tous, serrer la main de ces scientifiques intègres était un délice inestimable. Celle de Rosa était incroyablement chaude, douce et fiévreuse.
Celle des deux hommes était ferme, chaleureuse et énergique; Vassili est un miraculé, les liquidateurs étaient aussi sélectionné pour leur résistance, un physique hors du commun, rien sur son visage ne laisse soupçonner tout ce qu’il a enduré. Le physique de Yablokov est impressionnant; c’est un géant, ces sourcils sont aussi épais qu’une forêt.

Malgré le barrage de la langue, le sang passe par les mains, le regard et le sourire, fiers et déterminés.  » Ils ont été impressionnés par notre action, « positivement bouleversés » . Ils ont pris toute la mesure de son importance et de son efficacité. Ils nous prient de la continuer jusqu’à ce que l’OMS change d’attitude, remplisse sa mission auprès des populations qui souffrent de la contamination radioactive. » Cet un espoir pour eux de voir leurs efforts soutenus et reconnus si loin. Wladimir traduit alors le mot espoir: _ « Nadejda ».
Nadejda – Nadia, C’est déjà ça. Nadejda, on répétera, Nadejda, on s’en souviendra…

Il y avait déjà des noms Slaves avec d’autres à consonance « d’ailleurs » sur ces « obélisques »
D’autres s’ajouteront partout en Europe gravés dans la pierre;

_Anatoli Saragovets ! _mort pour l’Europe!
_Alla Tipiakova ! Morte pour l’Europe !
_Anatoli Borovsky !_mort pour l’Europe !
_Lionka Zatouranov !_mort pour l’Europe !
_Migorok Klimovitch ! _ « muerte for der Europa ! »

Les oiseaux se cachent pour mourir et les hommes ferment les yeux pour ne pas qu’on les voit pleurer.
Les oiseaux se cachent pour mourir et les hommes ferment les yeux pour ne pas voir la vérité.

Les grands imbéciles ne maîtrisent en rien la diffusion dans la biosphère des particules radioactives artificielles comme ils ne maîtrisent en rien la diffusion des OGM et toutes les autres pollutions. Les travaux sur la nocivité des faibles doses des Dr Sternglass, Petkau, et d’autres ont été volontairement ignorés, bafoués. Et l’étendue des dénigrements des travaux des scientifiques slaves intègres est à la mesure de leur persécution; immonde et immorale.
Complicité de crime contre l’humanité, rien que ça.

Les liquidateurs de Tchernobyl ont sauvé l’Europe et l’Europe les nie, par cupidité, lâcheté, vanité et par ignorance.

« Passant, souviens-toi  »

_ « Anatoli Saragovets ! »

_ « mort pour l’Europe ! « 

Le 25 août 2008 :Vassili Nesterenko :  » Mort pour l’Europe ! ».

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article90318

Il était le seul survivant des passagers et pilote de l’hélicoptère qui avait survolé le réacteur de Tchernobyl après l’explosion.
Physicien, Fondateur de Belrad avec Sakharov. Les oiseaux se cachent pour mourir et les hommes ferment les yeux pour ne pas qu’on les voit pleurer.

http://belrad-institute.org/

http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php

Et maintenant nous sommes en Avril 2011, Cela dure toujours et a commencé en fait dès le 6 août 1945, Tchernobyl est une catastrophe qui dure et qui s’aggrave.
La photo de droite existe parce qu’on a volontairement effacer la photo de gauche. L’un est à Tchernobyl et l’autre est à Fukujima , c’est le même enfant, il est aussi à Falloujah et partout ailleurs.
C’est pour cela qu’il faut un Nuremberg mais aurons nous le temps?

Et maintenant nous sommes en Avril 2013. Et pourtant quelquepart sur la terre, un des 300 réacteur nucléaire…dans cinq minutes, une semaine ou un an, les hommes sont encore inconscients.

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