NUCLé-AIRE ActuaSanté

 § 2017.03. reçu coordi www.independentwho.org
 
http://www.acro.eu.org/pollution-du-ru-des-landes-pres-de-lusine-de-retraitement-dareva-a-la-hague-de-nouveaux-resultats-danalyse-confirment-la-presence-de-strontium-et-de-plutonium/

Pollution du ru des Landes près de l’usine de retraitement d’Areva à La Hague : de nouveaux résultats d’analyse confirment la présence de strontium et de plutonium

Posted on 2 mars 2017

Voir le communiqué complet en version PDF

 

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https://reporterre.net/Le-retour-contraint-et-force-des-refugies-de-Fukushima 

Le retour contraint et forcé des réfugiés de Fukushima

10 mars 2017 / Émilie Massemin (Reporterre)
Six ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi, les réfugiés de la radioactivité se voient contraints de rentrer dans leurs villages contaminés. Une aberration dénoncée par le chercheur indépendant japonais Shinzô Kimura.

« Les habitants du département de Fukushima ne sont que des pions dans la politique du gouvernement, qui souhaite remobiliser au plus vite la population en faveur du nucléaire. » Cette conclusion amère, le professeur Shinzô Kimura, associé à l’université de médecine Dokkyô, l’a tirée de six années à arpenter le département de Fukushima. Après le tremblement de terre et le tsunami qui ont provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi, le 11 mars 2011, ce fonctionnaire spécialiste de la radioprotection a démissionné de son poste au ministère de la Santé et du Travail après qu’on lui a refusé d’enquêter dans les communes situées à proximité de la centrale ravagée. De passage à Paris, mardi 7 mars, il a alerté les étudiants de l’Inalco (l’Institut national des langues et civilisations orientales) sur le sort des réfugiés de Fukushima.

Le professeur Shinzô Kimura, à Paris, le 7 mars.

Au prétexte que le programme de décontamination a bien avancé, le gouvernement a fixé au 31 mars 2017 la fin des aides financières au logement pour quelque 26.600 personnes parties « de leur propre initiative », selon la nomenclature officielle. Après l’accident, plus de 160.000 personnes avaient été évacuées. Les autorités avaient ordonné les évacuations en fonction des niveaux de radioactivité relevés. Là où le seuil n’était pas atteint, les habitants avaient le choix entre rester ou partir, celles et ceux préférant fuir les radiations bénéficiant de soutiens financiers.

NUCLé-AIRE  ActuaSanté situation_d_iitate_par_rapport_a_la_centrale_de_fukushima_daiichi_et_aux_zones_d_exclusion_-_cre_dit_mayhew_wikipe_dia_
La situation d’Iitate par rapport à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.

Pour M. Kimura, cette politique de retour est une aberration, comme l’illustre la situation de la commune d’Iitaté. Avant la catastrophe, 6.200 personnes habitaient cette paisible bourgade ceinturée de montagnes et de forêts, à une quarantaine de kilomètres de la centrale. Aujourd’hui, « seuls 10 % souhaitent revenir ». Idem dans la commune de Kawauchi : sur 2.734 habitants, seuls 703 auraient définitivement réintégré leurs foyers, contre 1.870 selon les chiffres officiels. Si les réfugiés de Fukushima rechignent autant à regagner leurs pénates, en particulier les jeunes, c’est qu’ils redoutent la radioactivité et « ont pris goût à la vie en ville », remarque M. Kimura. Mais la fin des aides au logement va lourdement pénaliser ces partisans de l’exil. « Ces personnes qui ne touchent plus d’indemnités et doivent quitter les logements temporaires vont se transformer en une population qui n’a plus d’argent, ne peut plus se nourrir », s’inquiète le professeur.

Les seuils d’exposition « acceptable » à la radioactivité ont été relevés

Quant à celles et ceux qui choisiront, contraints et forcés, de regagner leur commune d’origine, ils devront vivre avec la menace sourde de radiations potentiellement mortelles. Pour gérer la crise, le gouvernement a fortement augmenté le seuil de radioactivité acceptable : entre 20 et 100 millisieverts par an. Or, « ce seuil correspond aux doses recommandées par la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) en cas d’urgence, dans une situation post-accidentelle, souligne M. Kimura. Aujourd’hui, six années après, la situation ne relève plus d’un cas d’urgence ! » Les niveaux d’exposition maximum préconisés par le CIPR pour la vie courante en zone contaminée sont plus faibles : entre 1 et 20 millisieverts par an.

La mairie d’Iitate, en 2008.

Les niveaux de contamination dans les communes concernées par les retours restent importants. À Iitaté, M. Kimura a mesuré le rayonnement à 0,66 microsievert par heure, contre 0,04 microsievert avant l’accident. Là où le dosimètre installé par le gouvernement, planté dans du béton et de la terre décontaminée, n’affiche « que » 0,53 microsievert…

Que risquent les habitants exposés, jour après jour, à de tels niveaux de radiation ? Le professeur se montre prudent : « Il faut dix à vingt ans pour mesurer les conséquences d’une telle exposition, mais on assistera sans doute à une augmentation du nombre de cancers », sachant que « plus de soixante ans après l’explosion des bombes de Hiroshima et Nagasaki, on découvre encore de nouvelles maladies ». Pour l’heure, le gouvernement japonais a lancé un suivi médical du cancer de la thyroïde chez les moins de 18 ans résidant dans le département de Fukushima. Selon les chiffres publiés le 27 décembre 2016, 144 cas ont été officiellement confirmés depuis la catastrophe.

Des territoires désertés, une agriculture détruite

Outre la radioactivité, d’autres difficultés attendent les revenants. Les hôpitaux sont vides — le magnifique établissement à 9 millions d’euros construit à Iitaté pour encourager les candidats au retour ne compte qu’un seul médecin. L’agriculture locale a particulièrement souffert. À Shidamyo, « le territoire a été façonné par la culture traditionnelle du satoyama, des rizières entourées de montagnes et de forêts. L’herbe des pâturages nourrit le bétail, qui fertilise les rizières dont la paille nourrit les animaux l’hiver. Mais tout ce cycle a été détruit par la radioactivité », se désole M. Kimura. En effet, si l’agriculture est autorisée, sauf dans les zones classées inhabitables, les paysans peinent à vendre leur production contaminée. « À Kawauchi, un jeune agriculteur ambitieux a travaillé très dur pour améliorer ses rendements, mais il n’a pu vendre son riz ni en 2013 ni en 2014, à cause de la contamination, raconte le professeur. Il a mis fin à ses jours en 2015. Il avait 35 ans. » Son cas est loin d’être isolé : depuis la catastrophe, le nombre de suicides a explosé chez les habitants et les réfugiés de Fukushima.

Pourtant, le gouvernement japonais s’entête à vouloir sauver les apparences. « Son objectif est de généraliser sa politique de retour à l’ensemble des communes, y compris celles qui sont encore très contaminées, d’ici à 2021, explique Shinzô Kimura. L’idée, c’est qu’il faut absolument éviter l’image de Tchernobyl à Fukushima. » Mais pour le scientifique, qui arpente depuis six ans les terres dévastées de Fukushima, c’est clair : « Le retour à une vie normale est illusoire. »

************************http://www.bastamag.net/Nucleaire-le-cancer-d-un-ouvrier-irradie-de-l-Ile-Longue-enfin-reconnu-en

Nucléaire : le cancer d’un ouvrier irradié de l’Île Longue enfin reconnu en maladie professionnelle

par Sophie Chapelle 9 mars 2017

Louis Creachcadec était chaudronnier. Il a travaillé de 1974 à 2003 dans la base militaire de l’Île Longue, dans la rade de Brest, au contact des re´acteurs de sous-marins nucléaires. Atteint d’un cancer de l’œsophage, il est de´ce´de´ le 3 octobre 2010 a` l’age de 57 ans. Au terme d’un long combat judiciaire mené par la famille de la victime, le cancer de l’œsophage provoqué par les

rayonnements ionisants vient d’être reconnu en maladie professionnelle. Le 1er mars, le Tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Brest a jugé « que le cancer de l’œsophage qui a entraîné le décès de M. Louis Creachcadec est en lien direct et essentiel avec une exposition professionnelle habituelle avec des rayonnements ionisants et avec d’autres agents cancérigènes et doit être pris en charge au titre de l’article L.461-1 de la Sécurité Sociale » [1].

Comme nous le relations dans ce reportage sur les ouvriers de l’Île Longue, victimes oubliées de la dissuasion nucléaire http://www.bastamag.net/Les-ouvriers-de-l-Ile-Longue

, plusieurs salariés frappés de cancers ou de leucémies tentent de faire reconnaître leurs maladies professionnelles. Mais le ministère de la Défense et l’ancienne Direction des chantiers navals déclinent toute responsabilité. C’est la veuve de Louis Creachcadec qui porte désormais le dossier de son mari, défendu par l’avocate Cécile Labrunie, avec le soutien de l’association Henri Pézerat, dont sont membres des irradiés des armes nucléaires.

La décision du tribunal a d’abord été précédée par un avis défavorable rendu par le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) quant à l’existence d’un lien entre l’exposition professionnelle de Louis Creachcadec et le cancer qui l’a emporté. « Nous les accusons de développer une stratégie délibérée de dissimulation des effets sanitaires de la polyexposition aux substances cancérogènes », avait dénoncé Francis Talec, président de l’antenne brestoise de l’association Henri Pézerat [2].

Le Tribunal des affaires de sécurité sociale a appuyé sa décision sur une note de la chercheure Annie Thébaud-Mony, de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) [3]. Elle y explique que le caractère direct entre l’exposition professionnelle et la pathologie a été établi non seulement par la litte´rature scientifique, mais également par la liste américaine des maladies professionnelles radio-induites, et surtout par la le´gislation franc¸aise dans la loi d’indemnisation des victimes des essais nucléaires.

Le tribunal a ordonné l’exécution immédiate du jugement. La lutte de l’association Henri Pézerat aux côtés des travailleurs irradiés se poursuit pour l’amélioration de la reconnaissance en maladie professionnelle des cancers radio-induits, et surtout « pour que l’impunité des industriels et des employeurs qui exposent les salariés à des toxiques mortels soit enfin brisée ».

A lire également : Malformations, maladies, espérance de vie réduite : le calvaire des descendants de victimes d’essais nucléaires

Notes

[1] Voir le communiqué de l’association Henri Pézerat

[2] Lire cet article du Télégramme

[3] Directrice de recherche honoraire a` l’Inserm, au titre du Groupement d’Inte´re^t Scientifique sur les Cancers d’Origine

Professionnelle (Giscop)

 
§ 2017.02. reçu coordi www.independentwho.org
Je vous mets en pièce jointe une lettre adressée par Chris Busby à la revue médicale « Génétics ». Chris Busby présente les données erronées qui ont servi à établir par la CIPR la dose de radiations considérée acceptable pour les populations soit 1 millisievert par an.Voici aussi le lien pour une vidéo de Chris Busby sur ce sujet.
http://kna-blog.blogspot.ch/2017/01/la-clause-suicide-de-rejustification.html.
 fichier pdf LettreBusbyGeneticsCerrie
 
§ 2016.11. reçu coordi sud est
 http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/11/07/Vivre-dans-le-jardin-nucleaire-avec-Ethos-un-crime-contre-l-humanite

Vivre dans le jardin nucléaire avec Ethos, un crime contre l’humanité.

Par Pierre le lundi 7 novembre 2016, 14:00

Pour reprendre les termes d’une récente tribune libre*, les aménageurs de la vie mutilée (vie dite aussi demi-vie**), prétendent que la contamination, dangereuse en principe, s’avérerait en fait inoffensive dans la vie réelle. C’est un mensonge d’une extrême violence, une insulte aux proches des victimes et aux survivants, dans le but de restreindre les évacuations et les mesures de protection, exposant ainsi les populations touchées aux terribles dégâts sanitaires. C’est un crime.

Il s’agit donc d’endiguer l’horreur des effets de la contamination en la camouflant, en prétendant qu’on peut échapper au danger en s’y confrontant, en gérant sa peur. Car il s’agit bien en effet de bloquer toute velléité d’hérésies remettant en cause la religion de l’atome, et pour cela d’emplir discrètement les hôpitaux de malades et les cimetières de victimes, plutôt que d’évacuer et de soigner les populations des terres devenues inhabitables. Pas question donc de reconnaître l’inhumanité et la terrible dangerosité de l’atome.

Dans ce qui suit on va voir comment et pourquoi tout est fait pour cacher le crime atomique et ce qu’il en coûte aux populations, avec une grande responsabilité de la nucléocratie française et en particulier de deux de ses principaux représentants Jacques Lochard et Gilles Hériard-Dubreuil.

*Tribune libre collective de : Cécile Asanuma-Brice, Jean-Jacques Delfour, Kolin Kobayashi, Nadine Ribault et Thierry Ribault. http://sciences-critiques.fr/tchernobyl-fukushima-les-amenageurs-de-la-vie-mutilee/

**Michael Ferrier, « Fukushima – Récit d’un désastre » 2012.

Les enfants sont particulièrement touchés par les catastrophes, un seul traitement disponible la pectine.


En pleine croissance, les enfants sont particulièrement fragiles face à la contamination par les radioéléments dispersés dans l’environnement que ce soit par les catastrophes atomiques jusqu’à des milliers de kms, ou par les multiples incidents qui émaillent le fonctionnement des centres nucléaires. Que faire pour protéger la multitude d’enfants malades ou bien affaiblis vivant dans les territoires contaminés ? Principales victimes, leur situation s’aggrave d’année en année, en fonction de la teneur de leur corps en Césium137 et Strontium 90.

C’est le césium qui se loge dans tous les organes (un peu à la façon du potassium) qui est le plus facile à mesurer pour apprécier la nécessité de donner un traitement. Seule la pectine connue pour permettre l’élimination des métaux lourds ,dont ces radioéléments, peut soulager ces jeunes.
L’expérience acquise au Bélarus montre que des cures de trois semaines de pectine de pomme vitaminée permettent de diminuer la charge de césium, donc de diminuer les dommages. Ces cures peuvent être renouvelées tous les trois mois et doivent s’accompagner de mesures de précaution dans le choix et la préparation de la nourriture.


Mais le lobby de l’atome a bloqué la généralisation de cures de pectine.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, la pectine de pomme est un véritable adversaire du lobby atomique. C’est la seule explication de la guerre qu’il lui fait. En effet ceux qui sont chargées de veiller à la protection contre les effets du nucléaire, prétendent que les malades ne sont victimes que de stress et de peurs irraisonnées qui annihilent le système immunitaire. Pour la CIPR* et le CEPN** reconnaître qu’une cure de pectine, connue pour sa capacité à éliminer le césium et le strontium, est efficace pour améliorer la santé des enfants, c’est reconnaître qu’ils sont bien contaminés. Ainsi au nom de la religion de l’atome on condamne des centaines de milliers de jeunes à une vie amputée.
Il est criminel de la part de nos organismes d’État de proposer à la Biélorussie et au Japon qui ne demandent que ça, l’application du programme ethos-core dont le rôle est d’étouffer les effets de la radioactivité, pour sauver l’image de l’industrie atomique et celle du pays, et ce aux dépens des victimes abandonnées à leur sort.
Et, soyons-en sûrs,il en sera de même chez nous en cas de catastrophe, tout sera fait pour en minorer les effets, pour cacher la réalité des risques et des dégâts humains, le but étant de sauver l’industrie nucléaire quel qu’en soit le prix, au nom de l’identité et de la « grandeur » de la France.…


Réclamons que la pectine soit fournie aux enfants de la deuxième génération de Tchernobyl, quasiment tous malades, et à ceux de la première génération de Fukushima. En vue de la catastrophe atomique qui nous menace de plus en plus, réclamons également que la pectine soit disponible  pour la distribution en France, comme l’iode pour la thyroïde.


C’est par les études réalisées dans le cadre des projets Ethos et Core que la stratégie du lobby de l’atome a été précisée, il faut donc expliquer de quoi il s’agit, pour comprendre ce qui se passe en Biélorussie, au Japon et ce qui est prévu pour nous….

Le projet franco-europeen Ethos

Le projet ETHOS a été mis en œuvre par une équipe de recherche impliquant quatre organismes scientifiques : le Centre d’étude sur l’Evaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire (CEPN), l’Institut National d’Agronomie de Paris-Grignon (INAPG), l’Université de Technologie de Compiègne (UTC) et le groupe d’étude Mutadis qui en a assuré la coordination. Il a été présenté comme devant améliorer durablement les conditions de vie des habitants affectés par la présence à long terme de contamination radioactive à la suite de l’accident de Tchernobyl.

Il s’agit en fait de plusieurs programmes successifs, toujours financés par l’Europe et la France (qui y a intérêt), Ethos 1 puis 2, Core, Sage (dans la suite on les appellera « projet Ethos » , voire « éthos », pour simplifier). Ils ont été expérimentés sur les populations vivant en territoire contaminé par Tchernobyl, dans des bourgs situés au sud-est de la Biélorussie, à 200 km environ de Tchernobyl.

Le but officiel a été d’étudier comment aider la population à vivre en territoire contaminé par la radioactivité. Le but réel est de prétendre qu’on peut y vivre, quitte à observer des précautions élémentaires, d’autant que tout est fait pour convaincre qu’il y a peu de contamination, et qu’on peut s’y adapter. Ces campagnes sont soutenues par des « experts » francais (Gilles Heriad Dubreuil, Jacques Lochard) et internationaux, membres des organismes chargés de la sécurité du nucléaire.

Ces intervenants nient la réalité d’une contamination dangereuse. Leur stratégie criminelle va même jusqu’à annoncer que les dommages subis par les habitants ne sont pas dus à la radioactivité, mais à la peur et la phobie du nucléaire qui les rendent fragiles et malades. Donc toute thérapie comme la distribution de pectines, n’a pas lieu d’être… Tout cela arrange bien le gouvernement du pays pressé de se débarrasser de cette sale affaire.
Et il en est de même au Japon où Jacques Lochard y sévit pour favoriser la relance du nucléaire sous la tutelle française qui a besoin de ce précieux client..

Il en sera de même pour nous après la catastrophe, il est prévu d’évacuer le moins possible d’habitants, et de persuader ceux qui restent que c’est sans risques…. Quitte à imposer une norme de dose reçue très importante: En France, la norme actuelle est 1 mSv/an, mais s’il y a un accident, ce sera 20 mSv/an et si on a la malchance d’habiter trop près du désastre, on aura droit à 100 mSv/an. La contamination des aliments est prévue aussi d’être multipliée dans tous les pays européens de façon à ne pas gêner les échanges et les exportations (business as usual).

L’épidémie de maladies mortelles ou handicapantes qui se développeront plus tard avec douleur ne comptent pas pour nos dirigeants, les dégâts de santé et génétiques étant reportés dans le temps, la criminalité de la démarche sera diluée, d’autant que les habitants seront rendus responsables de effets de la catastrophe dont ils sont pourtant victimes. ….

Le projet Ethos ne constitue-t-il pas un crime contre l’humanité, dont les responsables sont la CIPR et le CEPN ?

Quelques chiffres pour bien voir les enjeux : (cf communiqué de la Criirad du 3/10/2016). En situation normale, la limite maximale de dose applicable au public est de 1 mSv/an et cette valeur correspond déjà à un niveau de risque élevé: si 66 millions de Français recevaient une dose de 1 mSv, cette exposition provoquerait en effet, à terme probablement plus de 22 000 cancers radio-induits, sans compter toutes les pathologies non cancéreuses, les malformations et maladies génétiques. Si l’on multiplie ces chiffres par 20 ou par 100, les niveaux de risque retenus par les autorités donnent le vertige.

Il souligne également le nombre très élevé de ceux qui seront exposés à des doses inférieures mais qui n’en sont pas moins inacceptables : des nourrissons, des enfants, des ados pourraient recevoir tout à fait légalement des doses de 10 mSv/an, c’est-à-dire des doses qui ne sont envisageables que pour des travailleurs du nucléaire.

Plus les niveaux de références sont élevés et plus s’allègent les dépenses de mesures de protection des personnes et d’indemnisation des dommages. Le choix des autorités est tout à fait cohérent, rappelons en effet que l’industrie nucléaire est dispensée de l’application du principe pollueur-payeur : pour l’essentiel, les conséquences sanitaires et économiques de la catastrophe seront supportées par ses victimes et par l’État. La décision de fixer des niveaux de référence aussi élevés est le fruit de 20 ans d’efforts du lobby nucléaire, et plus précisément du lobby nucléaire français (CEPN). Plutôt que de proposer des indemnisations permettant de commencer une nouvelle vie dans un environnement sain, on enjoint aux victimes d’être résilientes et de s’adapter à la nouvelle réalité : celle d’un environnement contaminé. C’est évidemment tout bénéfice pour l’industrie nucléaire. Les accidents nucléaires majeurs ne sont plus des catastrophes mais des aléas gérables.

Pour se convaincre de la criminalité de l’application du programme ethos, voir ces deux documents :

- Tribune libre collective de : Cécile Asanuma-Brice, Jean-Jacques Delfour, Kolin Kobayashi, Nadine Ribault et Thierry Ribault :

http://sciences-critiques.fr/tchernobyl-fukushima-les-amenageurs-de-la-vie-mutilee/

- Et la vidéo (30 mn) « Save Kids Japan » , une présentation sous titrée en francais d’Ethos Fukushima par la journaliste indépendante japonaise Mari Takenouchi aux prises avec la justice de son pays pour la remise en cause du projet ETHOS, visant à maintenir et faire revenir les habitants de Fukushima dans les zones contaminées.

http://www.youtube.com/watch?v=ccYPtQwPx78

Notes :

*-La CIPR, Commission internationale de protection radiologique est une ONG qui émet des recommandations concernant les mesures de sécurité à prendre sur les installations sensibles. Elle fonde ses préconisations sur la base des indications fournies par le Comité scientifique des Nations Unies sur les Effets des Radiations Atomiques, l’UNSCAER. Le mandat de l’UNSCEAR est de rendre compte aux États Membres de l’ONU des effets et dangers des radiations dans l’environnement. C’est au sein de cette instance que la doctrine officielle s’élabore à l’abri de toute critique scientifique ou de remise en cause, L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ayant abdiqué de toute compétence dans le domaine de la radioactivité.

La quasi-totalité des réglementations et normes internationales et des réglementations nationales reposent sur les recommandations destinées surtout à ne pas gêner l’industrie atomique.

*-Le CEPN, Centre d’Étude sur l’évaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire, représente le lobby nucléaire français. Créé en 1976, Le CEPN est un « faux-nez » du CEA où il a son siège (à Fontenay aux Roses près de Paris),c’est une association qui rassemble : EDF, AREVA, CEA, l’IRSN !

Les membres de ces structures sont tous issus du même moule, cooptés ou nommés hors de tout processus démocratique, ils sont interchangeables. Ainsi Jacques Lochard est directeur du CEPN et vice président de la CIPR.…

Lire :

« La comédie atomique » d’Yves Lenoir, sur la compromission de ces organismes dont le rôle n’est pas de protéger les populations comme on pourrait le penser, mais de protéger l’industrie de l’atome et leurs servants. 2016, La Découverte,

« Le nucléaire en Asie. Fukushima, et après ? » deMathieu Gaulène,.journaliste indépendant, spécialiste du Japon, où il réside depuis cinq ans, auteur de nombreux articles sur Fukushima et ses suites, la politique énergétique du Japon et l’opposition au nucléaire. 2016 aux éditions Piquier

Annexes :

1) Le jardin nucléaire d’ethos.

Complément d’info sur la pectine – cas de la Biélorussie.
Tous les organes vitaux les plus actifs sont touchés par le césium137 qui s’y accumule un peu à la manière du potassium. La seule méthode thérapeutique développée en URSS est la cure de pectine qui a la capacité de favoriser l’élimination du césium, des métaux lourds, et autres radionucléides.
En avril 2000, l’Institut « Belrad » fondé au Bélarus par Vassili Nesterenko a reçu une licence pour la production et l’emploi du complément alimentaire à base de pectine de pomme
« Vitapekt ». Le Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européennes à Ispra, Italie, a analysé le Vitapekt en 2001, et noté que cet additif alimentaire, enrichi de vitamines et d’oligoéléments se prêtait bien à un traitement généralisé.

Une étude dans ce sens était prévue avec financement par le programme européen TACIS, dont la finalité essentielle était le secours aux enfants. Mais le lobbying a fait échouer le projet au bénéfice du projet concurrent Ethos-Core , qui s’est opposé à l’emploi de la pectine.


Reconnaître à la pectine de pommes une efficacité et une utilité réelles, constater l’effet bénéfique sur la santé de cet adsorbant naturel qui accélère l’élimination des radionucléides de l’organisme, porterait à reconnaître qu’une contamination de masse à faibles doses existe réellement au Bélarus. Ce serait contraire à la doctrine officielle suivant laquelle les maladies et morts ne sont pas causés par le Césium-137 répandu par Tchernobyl, mais par le « stress », l’angoisse, la peur, les ennuis de l’évacuation. Renoncer à cette doctrine rendrait nécessaire alors d’évacuer tous les enfants des territoires contaminés, ou au moins de distribuer largement cet additif alimentaire, mais cela coûterait cher, et surtout cela nuirait à l’image du nucléaire et du pays.…
D’année en année on assiste à une hausse de la morbidité des maladies diverses dans les territoires contaminés. On voit diminuer le nombre d’enfants en bonne santé. A Kiev, par exemple, où il y avait 90% d’enfants en bonne santé avant l’accident, leur pourcentage a diminué au cours des années qui ont suivi pour ne plus constituer aujourd’hui que 20%. La morbidité chez l’adulte augmente aussi sensiblement dans tous les groupes d’âge. La durée moyenne de vie s’abrège en conséquence.

Bien avant Tchernobyl, au temps où la technique d’imprimerie des quotidiens consistait à assembler les caractères en plomb, le groupe pharmaceutique Sanofi produisait déjà un additif alimentaire à base de pectine pour protéger les typographes contre le saturnisme. Maintenant que nous savons qu’en plus des métaux lourds tels que plomb, mercure, cadmium, zinc, manganèse et autres, la pectine a la capacité d’éliminer de l’organisme les radionucléides, y compris le plutonium, pourquoi ne la distribue-t-on pas en France aux travailleurs intérimaires des sous-traitants intervenant dans les centrales nucléaires ?

La Chélation, ou comment la pectine détoxifie l’organisme
La pectine a la capacité d’accélérer l’élimination de l’organisme des radionucléides et des métaux lourds par un phénomène appelé « chélation ».

La chélation (prononcer “kélation”) est une propriété de certaines molécules organiques de capturer des ions métalliques. Du mot grec “khêlê”, qui signifie “griffes” ou “pinces”, la chélation est, plus précisément, le processus par lequel une substance organique (l’agent chélateur) se lie à des métaux ionisés (chargés électriquement). Le complexe qui en résulte étant stable, inactif, non toxique et soluble, il est éliminé par voie urinaire. Deux ou trois jours après le début d’une cure de pectine, on observe dans les urines de la personne traitée une augmentation de la concentration en Césium.

On pense que les bactéries intestinales sont capables de couper les longues chaînes moléculaires constituant les pectines en plusieurs fragments, fragments assez petits pour passer la barrière intestinale et entrer dans la circulation sanguine. Certains d’entre eux seraient capables d’adsorber les ions monovalents du Césium : il y a chélation puis élimination.

L’association Enfants Tchernobyl Belarus (ETB).

En 2001, à l’appel de Vassily Nesterenko, Solange Fernex et quelques amis et proches ont créé Enfants de Tchernobyl Bélarus afin de sauver l’Institut Belrad de la disparition. Grâce aux dons reçus, ETB soutient l’institut Belrad qui continue tant bien que mal à mesurer le taux de contamination d’enfants et à distribuer des cures de Vitapekt, et ce malgré l’hostilité des autorités.

Site : http://enfants-tchernobyl-belarus.org

Adresse pour envoyer des chèques à l’ordre d’ETB: Résidence “Les Clairières” 3, Avenue Pierre Poivre – Appt D11 – 49240 Avrillé.

Effets pervers et but réel d’Ethos.

A partir de 1996 l’Union européenne a financé une série de programmes baptisés ETHOS, ETHOS 2 et CORE, à l’instigation du lobby nucléaire camouflé dans deux institutions le CEPN et la CIPR, l’une purement française, l’autre internationale, mais en fait bien imbriquées (voir en note le rôle de Jacques Lochard).

Dans une première phase (1996-1998), la démarche ETHOS a été mise en œuvre dans le village d’Olmany (District de Stolyn), situé au sud-est de la Biélorussie, à 200 km environ de Tchernobyl. C’est pour une population rurale que les préceptes d’Ethos ont été mis en œuvre, afin de convaincre la population que la vie en zone contaminée est possible, et qu’il ne faut pas avoir peur du nucléaire. La diffusion de cette culture a été parallèlement assurée par l’école.

La deuxième phase du projet (2000-2001), co-financée par la Commission Européenne, le Ministère Suisse des Affaires Étrangères, l’Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire, l’association Sol et Civilisation, ainsi qu’ Électricité de France et COGEMA,a élargi l’expérience à 5 villages du même district.

C’est là où on voit pourquoi le lobby a œuvré au financement et à la mise en pratique de ces études en Biélorussie et maintenant au Japon, rendant les victimes responsables de ce qu’ils subissent (en gros si leur enfant ou eux-mêmes tombent malades, c’est de leur faute et non la faute du nucléaire et de ceux qui l’imposent…).

Les idées forces d’ethos sont :

- Inciter chacun à rester vivre dans les zones contaminées; et à défaut de les soigner, les contraindre à suivre un protocole permettant de survivre dans la contamination à moindre coût. Cela coûte tellement moins cher que d’évacuer, et cela permet de prétendre que la situation est bien contrôlée.

- Considérer la menace pour la santé comme un problème psychologique. Il s’agit de transformer une réalité scientifique (les dégâts de la contamination radioactive), en phénomène faisant l’objet d’un « ressenti » individuel, lui-même tributaire de l’état mental, ou psychologique, de chacun. Ce ne serait alors plus la situation de contamination qui serait importante mais la perception qu’on en aurait, et la maîtrise de l’angoisse. On conditionne les populations à la cogestion du désastre, en les encourageant à stimuler les comportements appropriés aux modifications de leur environnement.

- Promouvoir la capacité de chacun à dominer la situation. Les responsables du désastre entretiennent l’ignorance sur les effets de l’exposition durable à la contamination. Ils préconisent de remplacer les normes de protection par de simples recommandations. On reconnaît là le choix de l’État japonais : maintenir les populations sur place et diminuer d’autant, à court terme du moins, le coût d’un accident nucléaire.

- Banaliser la radioactivité, cet obstacle que l’on apprend à contourner au quotidien. La radioactivité ne poserait alors problème que dans la seule mesure où les pratiques de vie des habitants les amèneraient à la « croiser » sur le chemin de l’école, du travail, ou de la promenade. Au Japon, se mène désormais une chasse quotidienne aux tâchesde contamination radioactive, réduits à des incidents facilement résolus en grattant le sol et en stockant la terre dans des sacs poubelle, ou en installant des rideaux de plomb aux fenêtres des chambres d’enfants afin d’« éviter la contamination venant de la forêt. »

Aucune allusion donc à la transmission génétique des légats de la radioactivité à la descendance. Mais les habitants ne sont pas dupes et les jeunes filles savent qu’elles auront du mal à se marier, ne pouvant plus enfanter !

En conséquence,

Après la catastrophe de Fukushima, il n’a pas été distribué d’iode stable avant trois jours. C’est une faute grave de ne pas prendre cette mesure de prévention simple pour limiter les maladies de la thyroïde et leurs souffrances. L’évacuation a été retardée, comme à Tchernobyl. Au-delà de 30 km, il n’y a pas eu d’évacuation et les gens partis volontairement ne sont pas indemnisés. Les règles internationales de protection radiologique n’ont pas été respectées: les doses admissibles de radioactivité ont été rehaussées, même pour les enfants qui sont pourtant tellement plus sensibles aux rayonnements ionisants que les adultes. Les autorités soviétiques avaient refusé de franchir ces limites de doses, mais les autorités japonaises les ont accepté, sous l’influence du lobby de l’atome venu sauver l’industrie nucléaire plutôt que les populations. Et l’OMS a été complètement absente.

Le crime est organisé, et bien rôdé. Il l’ont déjà testé en Biélorussie de 1996 à 2001 et ça marche. Pourquoi ne pas recommencer au Japon avec des moyens encore plus sophistiqués ? La décontamination d’un territoire qui a subi des retombées radioactives étant impossible et l’évacuation des habitants étant trop coûteuse, le village nucléaire international a trouvé la solution : faire croire à la population qu’on peut vivre en zone contaminée sans danger. On fait semblant de ne pas savoir. On crée des programmes de décontamination qui ne marchent pas, on demande aux gens de retourner vivre chez eux, dans un environnement radioactif permanent. Et surtout, on envoie Jacques Lochard, qui dirigeait le projet Ethos en Biélorussie et qui est aujourd’hui président du CEPN, et vice-Pt de la CIPR , s’occuper des populations japonaises !

Pour le docteur Michel Fernex, sans langue de bois : « Il est clair que les Japonais doivent être sensibilisés aux dangers du programme Ethos. Ce genre d’action est fait pour neutraliser les associations indépendantes et pour endormir la population avec des actions inefficaces. Et au final, on risque de se retrouver avec un détournement d’argent public au profit d’une organisation qui ne sera même plus là pour compter les victimes dans quelques années. »

Belrad

Vassily Nesterenko et son institut indépendant Belrad, créé en 1990 avec le soutien politique et financier d’Andreï Sakharov, Anatoly Karpov (le champion d’échecs président d’une grande fondation humanitaire), et de l’écrivain Ales Adamovich, avaient mis au point une méthode de radioprotection, comprenant le contrôle radiologique des aliments, l’information et l’éducation de la population, la mesure de la radioactivité corporelle et, si nécessaire la distribution de Vitapect.

Peu après le début de la mise en œuvre de la méthode Ethos dans des villages les plus touchés, à partir de 1996 à l’instigation du lobby nucléaire camouflé dans deux institutions les CEPN et CIPR, l’une purement française, l’autre internationale, mais en fait bien imbriquées (voir en note le rôle de Jacques Lochard), et sous l’égide de Gilles Heriard Dubreuil du bureau d’études Mutadis Consultant, Belrad a été dessaisi d’un certain nombre de zones où il opérait, par la suppressions progressive de la plupart des centres de contrôle de la nourriture qu’il administrait et par le tarissement de son financement public.

Deux différences majeures entre la méthode du CEPN et celle de Belrad :

  1. Belrad a démontré que la radio-protection n’est efficace que personnalisée. La connaissance de la contamination de chacun conditionne l’administration de Vitapect. En revanche Ethos a une action de persuasion psychologique collective visant à convaincre de l’innocuité de la radioactivité, et au contraire de la dangerosité de la nucléophobie.

  2. Belrad prend acte de la situation dégradée des territoires contaminés et du destin menacé de ses habitants et condamne la poursuite de l’exploitation de l’énergie atomique. Le tandem CEPN-CIPR inculque aux populations l’idée qu’habiter des territoires contaminés représente une expérience qui vaut la peine d’être vécue. Il défend la poursuite de la production d’énergie atomique.

Il s’agit ainsi, pour le lobby, de protéger en premier l’industrie de l’atome, remise en cause par les catastrophes, plutôt que de protéger les populations. Il nie toute contamination durable, seules les maladies de la thyroïde sont reconnues comme imputables à la radioactivité (Iode), et que toutes les autres maladies des habitants sont dues à la nucléophobie, à des peurs irraisonnées du nucléaire. Pour eux, chacun doit apprendre à vivre dans le « jardin nucléaire », et est responsable de l’application de précautions élémentaires.

Ainsi, si mon enfant ou moi tombons malades, ce n’est pas parce que nous vivons en zone contaminée, c’est parce que nous sommes trop angoissés, et que nous n’avons pas adopté des mesures de précaution : voilà ce que prône « Ethos » !………C’est ainsi qu’on prive les enfants de ce traitement à base de pectine les condamnant à une vie amputée.

La France a dans ses rangs les champions de la gestion criminelle post-catastrophe,

Jacques Lochard, vice-président de la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR), et directeur du CEPN, dont les membres sont le Commissariat à l’Énergie Atomique, Areva, l’IRSN et EDF (une belle brochette dont on ne peut attendre que des bonnes choses…). Il est un contributeur actif et rusé de la propagation d’ethos à Fukushima, comme à Tchernobyl, soutenu non seulement par la CIPR, mais aussi par l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire), l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire), l’Université médicale de Fukushima ou la Fondation d’extrême droite Sasakawa.

Jacques Lochard paraît être l’un des principaux responsables des activités criminelles du lobby de l’atome, de par ses responsabilités nationales et internationales, et par ses interventions assidues au Japon en particulier.

Gilles Hériard-Dubreuil préside le cabinet de conseil Mutadis, sinistrement connu pour son engagement à Tchernobyl, sous subsides européens et internationaux, dans les programmes Ethos (1996-2001), SAGE (2002-2005) et CORE (Coopération pour la réhabilitation des conditions de vie dans les territoires contaminés du Bélarus, 2003-2008), qui prescrivent aux populations, sous couvert d’intentions thérapeutiques et participatives, des recettes d’accommodationà la vie en zones contaminées. Un des principaux objectifs de ces programmes, a été d’évincer du terrain de Tchernobyl les initiatives de protection sanitaire développées par des médecins et des physiciens après l’accident, avec pour conséquence, la détérioration continue de la santé des populations.

Notons que G.H-D a fondé en 2013 le « courant » Écologie humaine, dont le nom reprend une terminologie vaticane, avec Tugdual Derville, porte-parole de « Manif pour Tous », et délégué général de l’Alliance Vita, association d’extrême droite catholique, qui milite contre l’avortement, contre l’euthanasie et contre le mariage entre personnes de même sexe. Cela situe le personnage qui prétend défendre la vie, mais à qui on doit les mensonges monstrueux entraînant tant de victimes.

François ROLLINGER Il est depuis peu « Monsieur Post-accident nucléaire », vous savez l’accident majeur auquel on nous prépare. Un Fukushima en France.

Le village nucléaire mondial

En tout cas, de la même manière qu’il y a un « village nucléaire » nippon, il y a un « village nucléaire » français, très présent au Japon du reste, formé du CEA, du constructeur Areva, de l’exploitant de centrales EDF, de la CGT et des écoles qui forment les élites de ces structures quasi-étatiques, l’école des Mines, Polytechnique ou l’ENA. C’est donc comme au Japon, un petit monde qui se connaît et échange, passe d’un organisme à un autre, et forme l’un des réseaux les plus influents de la cinquième république. On peut de ce fait s’interroger sur l’indépendance et la neutralité de l’ASN, on en jugera sur l’autorisation qu’elle donnera à la prolongation de fonctionnement des réacteurs vieillissants, aux malfaçons de la cuve de l’EPR de Flamanville et des éléments essentiels des réacteurs, quant à la teneur trop élevée de carbone des aciers les rendant plus fragiles….

Au niveau mondial, ces « nucléocrates » se rencontrent, se cooptent, hors de tout contrôle démocratique et forment effectivement ce que l’on pourrait appeler un « village du nucléaire mondial », coordonné par l’AIEA. De nombreux groupes de travail de l’AIEA ont pour vocation d’améliorer l’image de l’atome par le public, discutant de problèmes liés à l’implantation de centrales nucléaires et à la réaction du public et échangeant leurs outils de communication, leurs éléments de langage.

La France est particulièrement active en Asie. En Corée du sud par exemple, six mois seulement après l’accident de Fukushima, une grande campagne de promotion fut lancée pour vanter les mérites du nucléaire, avec l’appui de l’AIEA et du Forum atomique industriel français (FAIF). Areva est présente un peu partout du Japon à l’Inde en passant par la Chine et la Mongolie, où elle s’est taillé la part du lion dans plusieurs gisements d’uranium. Jusqu’à Fukushima, l’ex-« fleuron de l’industrie française » faisait près de 20% de son chiffre d’affaires en Asie. L’arrêt du parc nucléaire japonais, et du fructueux marché du MOX, a coûté cher à Areva qui y œuvre maintenant à la relance du nucléaire, J. Lochard est à la manœuvre..

Au Japon, la loi sur les secrets d’état, qui englobe le nucléaire, menace de peines lourdes les journalistes qui les divulgueraient. On peut légitimement s’inquiéter des conséquences à long terme de cette loi sur la presse au Japon qui ne brille pas par sa très grande liberté. Certains journaux comme le Tokyo Shimbun ou le Mainichi continuent, malgré tout, d’informer de manière très détaillée et avec beaucoup de rigueur sur l’accident de Fukushima et ses suites. Sur internet, dans les réseaux sociaux, ou sur des blogs, des Japonais poursuivent également cette tâche très importante d’informer sur l’accident nucléaire en cours. Que ce soit au Japon ou en France, la critique du nucléaire n’est donc pas aisée.

Et pour coiffer le tout, l’ONU avait mis en place UNSCAER

Depuis sa création le 3 Décembre 1955, le mandat du Comité scientifique des Nations Unies sur les Effets des Radiations Atomiques (UNSCEAR) a été de rendre compte des effets et dangers des radiations dans l’environnement. Ses membres sont fournis par les pays nucléarisés dont ils sont chargés de protéger l’activité.

Le rapport de l’UNSCEAR sur la catastrophe de Fukushima Daiichi a été publié plus de trois ans après l’accident (!). Il vise à évaluer les niveaux d’exposition et les effets sur la santé. Il conclut qu’il n’y aura pas « d’augmentation perceptible » (discernable increase ) du risque parmi les populations exposées. On peut donc compter sur ce comité qui distribue l’information internationale officielle, formatée, conforme aux besoins de l’industrie de l’atome, excluant toute critique scientifique, pour nourrir les mesures à prendre pour assurer la santé des populations! Ainsi en-dessous de 100mSv/an l’UNSCEAR considère le risque comme trop faible pour être perceptible et peut être négligé!

Pendant plusieurs jours après l’accident, les médias ont constamment transmis des rapports selon lesquels il n’y avait eu aucun dommage aux réacteurs et donc aucun rejet et ces rapports n’ont pas été corrigés à l’époque par l’AIEA. pendant au moins deux semaines après les premiers rejets de radioactivité, la position des autorités – y compris les organisations internationales – présentée au public mondial, fut qu’il n’y avait pas eu de rejets.

Le CODIRPA: Vers la gestion par l’État de la vie durablement contaminée après un accident nucléaire en France.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) s’est engagée dans la préparation de dispositions visant à préparer la gestion post-accidentelle, dans un premier temps en mettant en œuvre la démarche PAREX, puis en instaurant un Comité pour la gestion de la phase post-accidentelle d’un accident nucléaire ou d’une situation d’urgence radiologique (CODIRPA). »

a) La démarche PAREX, ou comment adapter à la France l’expérience acquise en Biélorussie, étude confiée évidemment à Mutadis Consultant.

Elle associe des représentants de différents organismes publics concernés ; des représentants de la société civile (associations, membre de commissions locales, représentants d’administration territoriale, élus territoriaux). Les séances de travail ont été animées par les champions d’Ethos, Gilles Hériari Dubreuil (Mutadis), Jacques Lochard (CEPN et CIPR) et Henri Ollagnon (INA).

b) CODIRPA (Comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle)

En juin 2005, l’ASN a mis en place le CODIRPA chargé d’élaborer les éléments de doctrine correspondants.

« Objectif: Préparer des dispositions visant à répondre aux problèmes complexes de la gestion post-accidentelle, en particulier ceux portant sur la gestion sanitaire des populations, les conséquences économiques ou la réhabilitation des conditions de vie dans les zones contaminées. »

Ont participé aux groupes de travail en tant qu’associatifs (compromis?): Jean-Claude Autret (ACRO), Anita Villers (EDA), Monique Sene (GSIEN).

Ainsi les autorités se préparent à l’accident majeur !

Il ne s’agit plus de traiter la phase d’urgence et de transition mais le « long terme ». Dans les zones agricoles, faudrait-il moissonner pour concentrer la radioactivité et s’en débarrasser, ou chercher sa dilution ? Une publication de 55 pages est disponible sur le site internet du Ministère de l’agriculture et de la pêche. Rôle de l’armée qui aura à gérer la situation, les flux de populations, et…. l’expression libre de contre-information ?

Concluons,

Il apparaît clairement que la priorité de l’État et de ses experts officiels du nucléaire est avant tout que l’opinion publique ne remette pas en cause le nucléaire militaire et civil. Au vu des connaissances actuelles sur les dangers du nucléaire, l’action de nos organismes d’État chargés d’assurer notre protection est criminelle, comme l’est celle de nos experts qui agissent à l’international. La « grandeur » de la France, l’armement nucléaire, doivent être préservés au prix du sacrifice des populations, celles qui subissent déjà les contaminations de Tchernobyl ou de Fukushima, et celles qui subiront bientôt de nouvelles catastrophes. Les vies brisées, les souffrances, l’horreur ne comptent pas. Ne comptent pas non plus les études scientifiques concluant à la dangerosité des contaminations, même faibles.

Ne comptent même pas les résultats empiriques obtenus par des scientifiques résolus, malgré les obstacles, à soulager les souffrances par les pectines.

Ne sommes-nous pas devant un crime contre l’humanité ?

2) Quelques contre-informations et témoignages,

Tchernobyl : Conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement

Si plus de 50% des radionucléides de Tchernobyl ont été dispersés sur tout l’hémisphère nord, près de 5 millions de personnes, essentiellement en Bélarus, dont 1 million d’enfants, sont toujours exposées à une contamination dangereuse. L’augmentation de la morbidité, du vieillissement prématuré et des mutations apparaît dans tous les territoires contaminés qui ont été étudiés. Les niveaux de l’irradiation interne sont en augmentation en raison de l’absorption et du recyclage par les plantes du Cs-137, du Sr-90, du Pu et de l’Am. Les populations de plantes et d’animaux irradiés présentent des difformités morphologiques diverses et ont des niveaux nettement plus élevés de mutations qu’avant 1986.

Avec les preuves qui se sont accumulées après les désastres de Tchernobyl et Fukushima, de plus en plus de citoyens soupçonnent les autorités, au niveau national ou international, de ne pas avoir dit toute la vérité. Les citoyens ont raison d’être méfiants, et ce d’autant plus que les experts de santé publique ont été plus ou moins exclus, depuis le début de l’ère nucléaire, de la tâche vitale d’évaluation des effets de l’énergie nucléaire sur la santé et de l’établissement de normes et de critères.

Au niveau international, l’Organisation Mondiale de la Santé a abdiqué son rôle dans le domaine critique du rayonnement et de la santé , laissant à la CIPR le soin de fixer les normes et stratégies. En dépit de ce conflit d’intérêt évident, l’AIEA dicte sa politique. Les conseils et les directives (recommandations) sur les effets sanitaires des activités nucléaires émanent de l’institution nucléaire, qui n’a ni mandat, ni compétence dans la santé publique et qui est dominée par des physiciens, des ingénieurs du nucléaire et des radiologues médicaux – en d’autres termes, par ceux qui utilisent cette technologie.

Nombre total de victimes liées à Tchernobyl

Les premières prévisions officielles de l’AIEA et de l’OMS avaient annoncé peu de cas supplémentaires de cancer. En 2005, le Forum de Tchernobyl a déclaré que le nombre total de morts dû à la catastrophe serait d’environ 9000 et le nombre de malades dans les 200000. Le lobby camoufle la réalité.

En effet, peu de temps après la catastrophe, l’espérance de vie moyenne a nettement diminué et la morbidité et la mortalité ont augmenté en Union Soviétique chez les nourrissons et les personnes âgées.

Selon des évaluations fondées sur des analyses statistiques démographiques officielles détaillées dans les territoires contaminés du Bélarus, d’Ukraine et de Russie européenne, le nombre de décès supplémentaires liés à Tchernobyl pour les 15 premières années après la catastrophe s’élève à près de 237000 personnes. Il est raisonnable de supposer que le nombre total de décès liés à Tchernobyl pour la période allant de 1987 à 2004 a atteint près de 462000 dans d’autres parties de l’Europe, en Asie et en Afrique et près de 331000 en Amérique du Nord, ce qui représente environ 1 million de décès dans le monde. Le nombre de victimes de Tchernobyl continuera d’augmenter pendant plusieurs générations.

Pour en savoir plus : « Tchernobyl Conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement  ».

le lien pour commander ce livre qui vient d’être traduit en français http://independentwho.org/fr/2015/04/17/livre-tchernobyl-consequences/

C’est le volume 1181 des Annales de l’Académie des Sciences de New-York, Ce livre rend disponibles d’énormes quantités de preuves issues d’études indépendantes entreprises dans le monde entier et dans les pays les plus touchés, des données uniques et fiables qui ont été ignorées et continuent de l’être par l’organisation mondiale de la santé. Il fournit une vision exhaustive des dimensions réelles de la catastrophe de Tchernobyl sur la santé et l’environnement.

On y trouve en particulier toutes les pathologies subies par les populations touchées dans tout l’hémisphère nord, avec un nombre de morts évalué à 1 million en 2004 par l’université de médecine de New-York, mortalité appelée à s’accroître.

Les victimes du nucléaire

On fait tout pour cacher les dégâts humains liés au nucléaire, on minore le nombre de victimes survenues après une catastrophe, et on cherche à cacher les effets à long terme de doses moyennes ou faibles sur la santé. En s’appuyant sur des sources vérifiables on verra qu’on ne peut nier que l’industrie du nucléaire civil et militaire est une activité mortifère, aux victimes innombrables, et dont sont responsables tous ceux qui œuvrent à la faire vivre et à la développer.

Il y a d’abord les victimes directes, les victimes d’Hiroshima et de Nagasaki, dont le bombardement atomique avait plus pour but d’expérimenter deux armes (celle à l’uranium et celle au plutonium), et de marquer la supériorité sur l’Urss, plutôt que d’abattre le Japon déjà largement à genoux. 220000 morts environ en deux jours, ou petit à petit par la suite dans l’horreur. Quel tribunal condamnera un jour ces actes barbares ? Mais on ne juge que les vaincus, jamais les vainqueurs.

Il y a aussi les « liquidateurs », les armées de jeunes hommes envoyés par l’Urss pour gérer la catastrophe de Tchernobyl. La plupart d’entre eux, des centaines de milliers tombés dans l’oubli, sont morts à petit feu dans des souffrances atroces. On leur doit d’avoir limité l’étendue de la catastrophe.

Il y a les effets sur la population des doses faibles ou moyennes subies par contamination. Les innombrables essais de bombes atomiques ont contaminé tous les êtres vivants de la planète, et pas seulement les populations et les techniciens directement touchés, et à qui on refuse toute reconnaissance de ce qu’ils ont subi.

Le nucléaire dit « civil », la production d’électricité nucléaire, est devenu une source de productionessentielle de radionucléides artificiels. Ceux-ci sont disséminés en masse dans l’environnement et s’intègrent aux cycles du monde vivant. La désintégration d’iode, de césium, de strontium et autres isotopes radioactifs au sein de nos organismes est dévastatrice.

S’y ajoutent encore tous les usages de radioéléments, médecine, irradiation des aliments, contrôles de matériaux, les multiples transports de combustibles non sécurisés, les déchets radioactifs pour lesquels il n’existe pas de solution pour des millénaires, etc. etc.

Mais contrairement à ce qu’affirme l’idéologie officielle, le nombre de victimes est considérable : D’après le CERI (Comité européen sur le risque de l’irradiation), le nucléaire c’est 61 millions de morts et 123 millions de cancers de 1945 à 2003, contre 1,1 million et 2,3 respectivement selon les sources officielles. En outre les radiations ont induit une importante mortalité infantile et fœtale (3,4 millions).

Sollicitée et financée par le groupe Verts européens, l’élaboration de cette étude a rassemblé une palette d’experts indépendants du monde entier. Ils ont développé une méthodologie rationnelle qui balaie celle dépassée de la CIPR qui occulte les effets de l’ingestion et l’inhalation de particules. Le CERI prend en compte les effets biologiques des radioéléments artificiels issus des centres nucléaires, radioéléments qui n’existent pratiquement pas dans la nature, et qui s’intégrant à la vie font des dégâts considérables lorsqu’ils se désintègrent dans nos corps. C’est le cas par exemple des atomes de tritium, strontium 90, césium 137, iode, plutonium, etc.

En conséquence ces experts recommandent de réduire la dose maximale de rayonnement admissible à 0,1 millisievert pour chaque être humain (contre 1 mSv actuellement autorisant 5 victimes pour 100000 personnes).

Ce n’est bien sûr pas le cas des nouvelles propositions européennes, face auxquelles la Criirad lance une campagne importante.

« Recommandations 2003 du Comité européen sur le risque de l’irradiation, étude des effets sur la santé de l’exposition aux faibles doses de radiation ionisante à des fins de radioprotection »

C. Busby – R. Bertell – I. Schmitze-Feuerhake – M. Scott – A. Yablakov

Comité Européen Sur Le Risque De L’Irradiation, ed Frison Roche, 29.00 €.

Et il y a l’angoissante transmission de dégâts induits par la radioactivité aux générations suivantes !

Cette question avait été évoquée dès les débuts du nucléaire. Jean Rostand, généticien avait annoncé que toute la génétique du vivant serait affectée. Et en 1957 l’Organisation Mondiale de la Santé, l’OMS, déclarait « tout rayonnement artificiel doit être considéré comme nocif pour l’homme du point de vue génétique », « le bien-être des descendants de la génération actuelle est menacé par l’évolution de l’utilisation de l’énergie nucléaire et des sources de rayonnements » et « “Le patrimoine héréditaire est le bien le plus précieux dont l’être humain soit le dépositaire, puisqu’il engage la vie de la descendance, le développement sain et harmonieux des générations à venir. Or, le Groupe d’étude estime que le bien-être des descendants de la génération présente est menacé par l’emploi grandissant de l’énergie nucléaire et des sources de rayonnement… Il est démontré que les rayonnements ionisants figurent parmi les agents qui provoquent des mutations chez un grand nombre d’organismes, des bactéries aux mammifères. Le groupe est d’avis que de nouvelles mutations survenant chez l’homme seront nuisibles aux individus et à leurs descendants. »

Il est précisé qu’aucune dose de rayonnements ionisants artificiels n’est inoffensive, même si des mécanismes de réparation existaient avant que l’OMS abdique de ses responsabilités dans ce domaine…

Mais les faits sont têtus, on observe que la descendance des liquidateurs survivants loin de Tchernobyl, en zone non contaminée, est menacée de malformations congénitales, de problèmes graves de santé. Des études récentes montrent bien que des dégâts de la radioactivité sont non seulement transmissibles, mais en plus s’accroissent de génération en génération, même en vivant à l’abri de contaminations.

On trouvera dans le journal le « Monde » du 16 août 2012, les premières conclusions de l’étude réalisée sur les mutations de papillons bleus contaminés à Fukushima, étude poursuivie et publiée ultérieurement (Nature.Com 15 May 2014) et confirmée par le Pr Fernex. S’y ajoutent les études de rapaces (Scientific Reports 24 March 2015), d’hirondelles (Scientific Reports 2 april 2015), campagnols etc.

Sur ces questions, Independent WHO a organisé le 2ème Forum sur les effets génétiques des rayonnements ionisants à Genève le 29 novembre 2014 (lien :http://independentwho.org/media/Forum_2014/Abstracts_resumes_des_presentations_et_biographies_des_intervenants_ForumIWHO2014_FR.pdf ).

Quant aux humains, et c’est ce qui bouleverse le plus notre sensibilité, cela se traduit le plus souvent par une augmentation des avortements, le fœtus n’étant pas viable, par des naissances monstrueuses, par la stérilité, par une fragilité et des maladies de vieux.

Ces atteintes transmissibles au cours des divisions cellulaires et de génération en génération, n’impliquent pas à leur origine, que le rayonnement ait altéré des chromosomes ou des gènes. Ces atteintes transgénérationnelles, donc transmissibles d’un individu à ses descendants, consiste en une instabilité génomique qui s’aggrave de génération en génération.

Vivre en zone contaminée. Au début des années 80, la population du Bélarus augmentait de 2% par année. mais au cours des années 90, la mortalité a dépassé la natalité, entraînant une diminution de la population particulièrement dans les zones contaminées. .

Dans des régions contaminées, les enfants sont apathiques, fatigués, ils présentent des troubles fonctionnels cardiaques, des allergies d’autant plus que la charge en Cs-137 mesurée dans l’organisme entier est élevée. Le système immunitaire irradié défend moins bien l’organisme contre les cellules cancéreuses et les maladies infectieuses.

Et en Suède du Nord, dont les communes contaminées par les pluies de Tchernobyl peu après le début de l’incendie du réacteur, est survenue une augmentation de l’ensemble des cancers. Cette augmentation est statistiquement significative, si on la compare avec l’incidence dans les communes suédoises au sud, épargnées par les pluies de Tchernobyl.

Fragilité des embryons et des fœtus à des doses extrêmement faibles

Au Bélarus, Bandazhevsky a montré que la contamination par le Cs-137 est une des causes des malformations congénitales tant chez les humains que chez les hamsters. Pour 1040 à 1060 garçons nés vivants, ne naissent que 1000 fillettes vivantes. Plus un pays a été contaminé par les radionucléides, plus le déficit d’enfants féminins est important.

Et le témoignage de Bella Belbeoch

La génération de scientifiques agés, nos ainés, fondamentalement engagés contre le nucléaire, s’étiole. Après Solange Fernex en 2006, Roger Belbeoch en 2011, c’est au tour de Bella Belbeoch (1928-2016) décédée le 24 septembre dernier. Physicienne nucléaire, retraitée du Commissariat à l’énergie atomique elle ne peut être dissociée de Roger née comme elle en 1928, comme elle physicien, et qui a exercé dans un laboratoire universitaire de recherche (Orsay, Paris-Sud).

Militants antinucléaires, ils se sont intéressés aux effets biologiques des rayonnements ionisants, aux dangers de l’énergie nucléaire. Les travaux sur l’impact des rayonnements ionisants sur le vivant les ont convaincus de la nécessité de sortir en urgence du nucléaire.

Cela fait bien longtemps qu’ils affirmaient que « C’est avant l’accident qu’il faut agir. Après, il n’y a plus qu’à subir. » Animateurs de « Stop Nogent », ils ont dénoncé depuis longtemps le projet éthos, appelant à l’arrêt du nucléaire. Ils ont toujours été sans concessions avec ceux qui mégotent sur cette nécessité, avec ceux qui manquent de radicalité, conspuant ceux qui frileusement craignent que cela implique de brûler plus de charbon.

Jusqu’au bout, inlassablement, ils se sont battus, dénonçant les tièdes, démontant les mensonges de la propagande nucléaire, apportant leurs connaissances et contre-expertise scientifique.

Et Bella née Goldsztein, a connu l’horreur de la guerre en tant que juive. Elle n’a pas oubliée ceux qui l’ont sauvée. Encore récemment, en juillet dernier, elle écrivait, et cela nous renvoie à ce qui se passe aujourd’hui :

« Merci aux habitants du Joux et de Roussines, aux parents d’Andrée à La Souterraine qui m’ont assuré la sécurité et où j’ai vécu dans une atmosphère chaleureuse jusqu’au 6 juin 1944.

Merci à ma professeure de mathématiques qui m’a procuré une carte d’identité vierge à la mairie de Pionnat.

Merci aux maquisards de Georges Guingouin dont les coups de main ont occupé la milice à plein temps les empêchant de finir leur sale besogne.

Merci à tous les Justes parmi les Nations.

J’espère qu’en France il y aura toujours des personnes solidaires des persécutés.»

Lire de Roger Belbéoch « Tchernoblues« , édité par l’Esprit Frappeur:

Une pastille d’iode pour faire passer la pilule nucléaire
par Claude-Marie Vadrot


http://www.politis.fr/articles/2016/01/une-pastille-diode-pour-faire-passer-la-pilule-nucleaire-34021/

A partir du lundi 1er février, des pastilles d’iode sont distribuées à quelques millions de personnes par les municipalités et les pharmacies situées dans un rayon de dix kilomètres autour des 19 sites nucléaires. La dernière distribution a été organisée en 2009. Premier problème : le temps de péremption de ces pastilles destinées à protéger la thyroïde en cas d’accident, est de cinq ou six ans. Seconde difficulté : au bout d’un certain temps – deux à trois ans établissent les enquêtes –, les familles ne savent plus où sont rangées ces sacrées pilules. Il en est de même des mairies qui doivent en conserver un stock important dans des cartons dont tout le monde oublie rapidement où ils ont été entassés et dans quelles conditions de température et d’hygrométrie.
Dans le fond, si l’on peut dire, ce n’est pas vraiment grave, car ce «médicament » vise simplement à éviter la fixation de l’iode radioactif, rejeté lors d’un accident, sur la glande thyroïde. Pas plus. Rien ne peut éviter la contamination par tous les autres effluents radioactifs rejetés (plutonium, par exemple). Mais il y a plus étonnant encore : sur les affichettes et les modes d’emploi qui accompagnent les pastilles on peut lire qu’elles doivent être prises « deux heures avant l’exposition » et que leur effet ne dure que six heures. Ce qui implique d’abord que les habitants touchés connaissent à l’avance l’heure de l’accident et qu’ensuite ils se débrouillent. Le plus ridicule, c’est qu’une autre instruction, émanant des autorités, précise qu’il ne faut surtout pas prendre la pastille avant d’en avoir reçu l’ordre par les responsables de la préfecture ou par la salle de crise de l’IRSN (Institut de Radioprotections et de Sûreté Nucléaire) située à Fontenay-aux-Roses et qui a pour tâche de suivre en direct tous les développements des accidents nucléaires.

Quand on les interroge, les ingénieurs de cet organisme ne cachent pas qu’ils sont tout à fait sceptiques sur l’utilité de l’iode. Tout comme ils sont pour l’instant incapables de dire si, en cas d’accident, il est préférable de s’enfermer dans une maison calfeutrée ou de s’en aller le plus vite et le plus loin possible. Les deux thèses s’affrontent depuis longtemps. D’autant plus que les habitants devant être informés d’un accident pas la sirène de la centrale (un code que 99% des personnes ignorent), il n’est pas vraiment certain qu’elle soit entendue dans un rayon de dix kilomètres. Les mouvements écologiques et les associations environnementales ajoutent que si l’accident se produit quand il fait du vent, la zone irradiée dépassera en quelques minutes largement les dix kilomètres, au moins dans une direction, comme l’ont prouvé les exemples de Tchernobyl et de Fukushima.

La distribution de la pastille ne serait donc guère autre chose qu’une (très coûteuse) opération de communication destinée à faire avaler la pilule nucléaire aux Français concernés.

Le Dr Michel Fernex dénonce mensonges et silences qui mettent en danger les populations

De retour d’un voyage de dix jours au Japon, le Dr Michel Fernex dénonce mensonges et silences qui mettent en danger les populations contaminées par la catastrophe de Fukushima. (intervieuw de Mathieu Gaulene*)


Que retenez-vous de vos échanges avec des professeurs de la faculté de médecine de Fukushima ?


J’ai pu rencontrer quatre professeurs de cette université, en cardiologie, urologie, médecine interne et ophtalmologie. Des médecins qui semblent tout ignorer des affections liées à la contamination. Ils étaient très surpris de voir apparaître chez des sujets jeunes des infarctus du myocarde, du diabète, des maladies des yeux. Je leur ai parlé des travaux du professeur Bandajevsky, de Gomel, en collaboration avec l’institut indépendant Belrad, auprès des populations touchées par Tchernobyl. Ces études ont mis en évidence les liens entre contamination, notamment par le Césium 137, et ces pathologies.

    Directive a été donnée à l’université de Fukushima de ne pas parler de nucléaire. Seul un jeune professeur d’écologie tente des études sur les conséquences de la catastrophe sur les enfants. Il subit des menaces. La majorité des universitaires sont disciplinés, ils ferment les yeux pour sauver leur carrière : c’est très grave. Un pays aussi fort en recherche que le Japon devrait approfondir les études sur les altérations génétiques induites par la contamination et développer des antimutagènes pour réduire les anomalies génétiques qui se transmettront de génération en génération.


Des maladies de la thyroïde apparaissent déjà, mais les cancers ont un temps de latence qui fait qu’ils ne séviront que dans quatre ans, tout comme les cancers du cerveau chez les enfants et plus tard chez les adultes. Le nombre de bébés de faible poids à la naissance augmente. Le nombre de naissances de filles baisse de 5 % parce que l’embryon féminin est plus vulnérable. L’évolution des maladies du nouveau-né et du mongolisme est encore gardée secrète.


Comment les populations des régions contaminées vivent-elles aujourd’hui ?

    J’ai rencontré des femmes réfugiées à Kyoto qui n’ont pas été informées des risques, ni des précautions à prendre, qui ne recevaient pas de nourriture propre. Dans la ville de Fukushima, les gens restent enfermés dans les maisons, ne jardinent plus. La radioactivité est excessive, même dans les cours d’école décapées. Le gouvernement veut renvoyer des familles actuellement à l’abri des radiations dans leurs quartiers d’origine encore très pollués.


Dans les campagnes, des petits paysans qui vivent en autarcie se nourrissent de riz contaminé. Un riz qui n’est plus vendable. Les paysans sont ruinés. Ils auraient besoin de pectine pour bloquer l’absorption des radionucléides et accélérer leur élimination.


De la pectine de pomme ?


L’expérience acquise au Belarus montre que des cures de trois semaines de pectine de pomme vitaminée permettent de diminuer la charge de césium, donc de diminuer les dommages aux tissus. Ces cures peuvent être renouvelées tous les trois mois et doivent s’accompagner de mesures de précaution dans le choix et la préparation de la nourriture pour protéger notamment les enfants. Les autorités japonaises n’ont pas fait ce travail d’information et de prévention. En revanche, la traduction en japonais du Petit guide pratique d’une radio-protection efficace, écrit par Vladimir Babenko, de l’Institut Belrad, a été très vendue au Japon.

Autrement dit, les leçons de Tchernobyl n’ont pas été entendues par les autorités ?


Non. Après la catastrophe, il n’a pas été distribué d’iode stable dans les trois jours. C’est une faute grave de ne pas prendre cette mesure de prévention simple pour éviter les maladies de la thyroïde et les souffrances. L’évacuation a été retardée, comme à Tchernobyl. Au-delà de 30 km, il n’y a pas eu d’évacuation et les gens partis volontairement ne seront pas indemnisés. Les règles internationales de protection radiologique n’ont pas été respectées : les doses admissibles de radioactivité ont été rehaussées, même pour les enfants qui sont pourtant cent fois plus sensibles aux rayonnements ionisants que les adultes. Les autorités soviétiques avaient refusé de franchir ces limites de doses. Les autorités japonaises ont accepté, sous l’influence du lobby de l’atome représenté par l’AIEA [Agence internationale de l’énergie atomique], venue sauver l’industrie nucléaire plutôt que les populations. Et l’OMS était complètement éteinte.

Conference récente de Nakajima Takashi, habitant à Sōma, ville du département de Fukushima,

les fonctionnaires gouvernementaux nous disent d’oublier l’accident. Un professeur va même répétant que nous ne devons pas craindre de nous exposer à une irradiation de cent millisieverts, si bien qu’on l’a surnommé “Monsieur-cent-millisieverts”. La quantité maximale d’exposition à l’irradiation admise au plan international pour les gens ordinaires est d’un millisievert par an, et les lois sont faites selon cet accord. Les habitants de Fukushima bénéficieraient-ils, eux, d’une immunité contre cent millisieverts ? Sûrement non, et je comprends donc le sentiment de ce jeune père. Il est naturel d’éviter de manger des aliments dangereux.

Oubliez et n’ayez pas peur,

Savants et médecins ignorent quel est le degré de dangerosité d’une exposition à une irradiation de faible intensité. Le gouvernement et TEPCO disent que, comme nous ne le savons pas, nous ne devons pas avoir peur. Nous, au contraire, nous avons peur parce que nous ne savons pas, et de cette ignorance naît notre souffrance.

Le gouvernement et certains dirigeants d’une coopérative de pêche me critiquent en disant : “Cinq ans déjà ont passé. Pour effacer la mauvaise réputation de Fukushima et remettre sur pied le département, il ne faut plus parler de ses malheurs. C’est ce que nous nous efforçons de faire, mais vous, Nakajima, vous sapez nos efforts en claironnant les souffrances de la région.” et ils ajoutent “N’ayez pas peur de la radioactivité, mangez, buvez et profitez de la vie. Voilà quelle est l’attitude louable des gens qui aiment Fukushima et le Japon.

En juin, le gouvernement a décidé d’annuler l’interdiction d’habiter les lieux dont la pollution est inférieure à vingt millisieverts. Immédiatement après, la compagnie TEPCO a dit qu’elle cesserait de verser aux réfugiés l’indemnité compensatoire à partir d’avril 2017, et presque aussitôt le département de Fukushima a annoncé que l’indemnité de logement passerait, en 2017, de 60000 *(~ 527 euros) à 30000 yens (~ 263 euros), puis à 20000 yens (~ 176 euros) en 2018 et qu’après, elle ne serait plus versée.

Or cette indemnité est très utile aux réfugiés. Certainement Monsieur et Madame Tanji, qui se sont réfugiés ici, la reçoivent.

Du parterre, Madame Tanji crie : “Nous ne la touchons pas!”

Ah, vous ne touchez pas cet argent ! Bravo ! Vous avez votre fierté d’honnêtes gens ! Mais pour beaucoup, il est difficile de subsister sans cette aide. Sans elle, beaucoup de réfugiés devront, de gré ou de force, retourner dans leur ancienne ville. Le gouvernement les oblige ainsi à revenir. Mais le pourront-ils ?

Dans la ville de Naraha, où les gens ont désormais le droit de loger, seulement 7% de la population est revenue. La plupart de ceux qui sont rentrés sont des gens de plus de soixante ans et capables de conduire une auto. Aucune famille avec de jeunes enfants n’est revenue. Dans une telle ville, des commerçants ne peuvent venir s’installer, car ils ne pourraient vendre leurs marchandises aux sangliers. Les jeunes parents redoutent que leurs enfants ne soient contaminés par les radiations. Est-ce qu’ils vont revenir en un lieu pollué à vingt millisieverts ?

Lorsqu’on prend conscience des horreurs engendrées par le nucléaire, horreurs qui se perpétuent dans la descendance des êtres contaminés, et lorsqu’on imagine qu’il faudra en gérer les déchets pendant des dizaines de milliers d’années -ce qui dépasse l’entendement- alors comment ne pas se révolter et exiger l’arrêt pur et simple du nucléaire civil et militaire ?

 

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/09/28/Les-pectines-et-le-crime-du-lobby

Les pectines, le projet Ethos et le crime du lobby.

Par Pierre le mercredi 28 septembre 2016,

Remèdes pour réduire la contamination radioactive des habitants des zones touchées par Tchernobyl, les distributions de pectines ont été bloquées par l’action criminelle du lobby français de l’atome imposant le projet Ethos, afin ne pas avoir à reconnaître les dégâts de la radioactivité post-catastrophe. Cas de la Biélorussie et de l’Institut Belrad.
Les données scientifiques s’appuient sur la note technique d’Yves Lenoir, d’août 2016, « Césium 137 et… pectines ».

Yves Lenoir a diffusé en août dernier une note très complète sur les pectines qui nous a inspirés pour proposer ce texte. Il s’agit de l’intérêt des pectines pour protéger les enfants des zones infestées de radioactivité en Biélorussie. C’est aussi l’occasion de dénoncer l’action criminelle du lobby du nucléaire, français en particulier. Dans un prochain texte on développera plus largement les programmes éthos-Core promus par la nucléocratie dans le but de sauver l’industrie de l’atome menacée par les catastrophes nucléaires.

Annie et Pierre Péguin septembre 2016.

La majeure partie des retombées durables de catastrophes atomiques sont formées de : Césium, Cs137 (période* T=30ans); Cs135 (T=2ans) et de strontium, Sr90 (T=29ans), après que l’iode131 (T=8 jours) ait fait ses ravages essentiellement dans la thyroïde, en se désintégrant en quelques semaines.

Le Cs peut se répandre à des centaines de km, voir un millier, en fonction des précipitations, d’où les « tâches de léopard » de contamination. Par contre, le Sr étant moins volatil se dépose sur une distance de quelques dizaines de Km seulement . C’est donc le césium qui est le plus grand responsable des contaminations sur de grandes étendues.

Les mesures de radioactivité du Cs sont faciles du fait de la présence d’émission gamma (qu’on symbolisera dans ce qui suit par « γ ») de ses descendants (Ba 137). Pour le strontium il s’agit essentiellement des bêta (« β ») plus difficiles à détecter, bien qu’ils soient très énergétiques.

Face à la contamination par le Césium, la controverse sur l’utilité de la pectine entretenue par les lobbyistes du nucléaire, s’appuie sur une idée simpliste: le Cs a la même valence que le potassium « K » (1+), donc des propriétés chimiques similaires. Cs et K sont donc supposés se répartir de la même façon dans l’organisme, dans les muscles squelettiques. Le césium n’aurait pas alors d’effets sanitaires notables. ( alors qu’on parle ici de radioactivité, c.a.d de propriétés du noyau et pas du tout des propriétés chimiques dues à la valence! Comment des scientifiques peuvent ils entretenir une telle fiction?)

Dès 1990 un radiobiologiste biélorusse montre que le Cs s’accumule dans le cœur, les reins, la thyroïde. Le professeur Y. Bandazhevsky et sa femme ont montré que les problèmes des enfants sont liés à la présence de Cs et préconisé une limite de 20 Bq/kg. Devenant gênants, ces scientifiques seront neutralisés….

Dans ce qui suit est discutée la polémique criminelle du lobby, francais en particulier (Gilles Heriard Dubreuil responsable de Mutadis Consultant et des projets Ethos-Core et Jacques Lochard président du CEPN** qui sévit maintenant à Fukushima pour y faire appliquer le programme « éthos »). Ils s’agit pour eux de protéger l’industrie de l’atome, de nier toute contamination et pour cela de bloquer la distribution de pectine aux enfants de biélorussie des zones contaminées. Ceux-ci sont victimes pour la plupart de maladies de vieux liées à la présence dans leur organisme de Cs radioactif, ce que contestent les nucléocrates.

Cette polémique s’appuie sur une comparaison entre le Cs 137 et le potassium K40 radioactif (qui accompagne naturellement en faible proportion le potassium métabolisé dans les êtres vivants).

Comparaison entre le Cs137 et le potassium K40.

L’UNSCEAR***et le CIPR**** maintiennent que par analogie chimique avec le K, la radiotoxicité du Cs est peu importante ; d’ailleurs testée sur un chien, il est mesuré une dose létale de 100 MBq/kg. Il en est donc déduit allègrement aucun effet toxique en dessous de 50MBq! Et des dose maximales élevées sont fixées pour des aliments: 400 Bq/kg pour un nourrisson ; 5000Bq/kg pour un adulte…Doses qu’Il faudrait diviser au moins par 100…

la période radioactive du K40 est de 1,25M d’années ; sa période biologique est de 20 jours il y a donc peu de désintégrations pendant le séjour du K40 dans le corps. Par contre la période du Cs 137 est de 30 ans la moyenne des périodes biologiques mesurée est de 100 jours, le nombre de désintégrations est alors important. Le comportement radioactif de ces deux atomes est donc bien différent.

De plus si l’on tient compte des énergies respectives d’ionisation pour les échanges avec le sodium (« pompes sodium -potassium ou sodium césium ») qui contribuent à l’équilibre général de la santé, on peut en déduire que la toxicité du césium 137 ne peut être imputée à ses propriétés chimiques. En effet sa concentration dans un organisme contaminé est la plupart du temps des centaines ou des milliers de fois inférieure à celle de l’isotope stable naturellement présent. De plus son énergie d’ionisation, la plus faible de tous les éléments, est à l’origine de sa longue période biologique et de l’hétérogénéité très marquée de sa répartition – différente de celle du potassium – dans les organes.

Les calculs d’énergie ionisante émise – et absorbée – par le tissu cardiaque pour une concentration en Cs137 de 200 Bg/kg montrent que la majeure partie de cette énergie provient du rayonnement bêta qui ne fait qu’un peu plus doubler celui du K40. Cela permet à l’idéologie officielle – UNSCEAR-CIPR – de nier l’effet de la radioactivité et de prétendre que la plupart des maux autres que les cancers de la thyroïde sont d’origine radio-phobique …….

Mais c’est ne pas tenir compte de ce que la désintégration du césium émet des rayonnements gamma qui interagissent avec la matière en arrachant des électrons aux couches périphériques des atomes, d’où des cascades d’ionisations. Les recombinaisons aléatoires des ions vont produire des radicaux libres et oxydants (eau oxygénée, radical OH-, etc.) toxiques et agressifs pour les cellules et pour le sang très vulnérable qui les transporte, entrainant des dommages généralisés dans la vascularisation du cœur.

les pectines, explications sur leur mode de fonctionnement

dans la première moitié du XXème siècle la sté SANOFIL les a utilisées pour limiter l’absorption de Plomb ou de Mercure par ses ouvriers. En effet, on trouve les pectines à diverses concentrations dans les tissus périphériques des algues, fruits et légumes. Elles sont particulièrement concentrées, jusqu’à 30 %, dans la peau du citrus. Ce sont des molécules complexes de compositions variées. Ces molécules forment de longues chaines. Les ions calcium Ca2+ peuvent remplacer deux H et lier les chaines entre elles pour constituer un gel (c’est ce qui fait prendre les confitures).

Les ions métalliques divalents peuvent faire la même chose : l’action durant la digestion est dite entero-adsorbante au sens ou les polluants sont adsorbés durant leur passage dans le colon. Comme ces combinaisons de grandes molécules ne passent pas la barrière intestinale, l’élimination des toxiques est immédiate

Mais il n’y a pas d’action directe des pectines sur les cations monovalents. Nous en déduisons que les pectines n’éliminent pas le césium par. entero-adsorbtion. La prise quotidienne de doses prophylactiques de pectine n’est donc pas justifiée ainsi, mais par le phénomène de chélation :

La chélation (prononcer “kélation”) vise à désintoxiquer l’organisme des métaux nuisibles. Du mot grec “khêlê”, qui signifie “griffes” ou “pinces”, la chélation est, plus précisément, le procédé par lequel une substance organique (l’agent chélateur) se lie à des métaux ionisés (chargés électriquement).

Le complexe qui en résulte étant stable, inactif, non toxique et soluble, est éliminé par voie urinaire. Et les dosages du Cs137 dans les urines ont montré une nette augmentation de la concentration en ce radio-élément deux ou trois jours après le début d’une cure orale de pectines.

On pense que les bactéries intestinales sont capables de couper les longues chaines moléculaires constituant les pectines en plusieurs fragments, fragments assez petits pour passer la barrière intestinale et entrer dans la circulation sanguine. Parmi ces fragments il s’en trouve qui ont une structure moléculaire capable d’adsorber les ions monovalents du Césium ;un phénomène de chélation du césium incorporé se produit . il s’en suit une diminution de la concentration des ions césium dans le sang éliminés dans les urines.

Le « Vitapekt ».

Conscient des lacunes du dossier scientifique des pectines, Vassily Nesterenko, créateur de l’Institut Belrad, a pris le temps d’évaluer leurs propriétés avant de concevoir une préparation optimale à base de pectine de pomme, dénommée « Vitapect », tant pour accélérer l’élimination du Cs137 incorporé, qu’apporter à l’organisme des anti-oxydants efficaces et, à toutes fins utiles, des oligo-éléments et des vitamines dont il est enrichi. Ainsi un complément alimentaire relativement bon marché s’est-il révélé être un auxiliaire précieux dans la préservation de la santé des populations des régions fortement contaminées par les retombées de Tchernobyl.

En avril 2000, Belrad a reçu une licence pour la production et l’emploi du « Vitapekt ». Le Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européennes à Ispra, Italie, l’a analysé en 2001, et noté que cet additif alimentaire, se prêtait bien à un traitement. Une étude dans ce sens était prévue avec financement par le programme européen TACIS, dont la finalité essentielle était le secours aux enfants. Mais le lobbying a fait échouer le projet au bénéfice du projet concurrent Ethos-Core , qui s’est opposé à l’emploi de la pectine.

Reconnaître à la pectine de pommes une efficacité et une utilité réelles, constater l’effet bénéfique sur la santé de cet adsorbant naturel qui accélère l’élimination des radionucléides de l’organisme, porterait à reconnaître qu’une contamination existe réellement au Bélarus. Ce serait contraire à la doctrine officielle suivant laquelle les maladies et morts ne sont pas causés par le Césium-137,  mais par le « stress », l’angoisse, la peur du nucléaire, et par les ennuis de l’évacuation. Renoncer à cette doctrine rendrait nécessaire alors d’évacuer tous les enfants des territoires contaminés, ou au moins de distribuer largement cet additif alimentaire pour enrayer la catastrophe sanitaire, mais cela attirerait l’attention sur la dangerosité du nucléaire, et toucherait l’opinion mondiale. Il ne s’agit pas, en effet, de protéger les populations, mais de sauver le nucléaire…..

D’année en année, on assiste à une hausse de la morbidité des maladies diverses dans les territoires contaminés par Tchernobyl. On voit diminuer le nombre d’enfants en bonne santé. A Kiev, par exemple, où il y avait 90% d’enfants en bonne santé avant l’accident, leur pourcentage a diminué au cours des années qui ont suivi pour ne plus constituer aujourd’hui que 20%. La morbidité chez l’adulte augmente aussi sensiblement dans tous les groupes d’âge. La durée moyenne de vie s’abrège.

L’association Enfants Tchernobyl Belarus, grace aux dons reçus, soutient l’institut Belrad qui continue tant bien que mal à mesurer le taux de contamination d’enfants et à distribuer des cures de Vitapekt, malgré l’hostilité des autorités.

* la période, ou demi-vie est le temps pour lequel la moitié des atomes se sont désintégrés. On considère qu’il faut une dizaine de périodes pour que le radio-élément concerné ait disparu. On symbolise habituellement cette période par « T ».

**Le CEPN,Centre d’Etude sur l’évaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire, représente le lobby nucléaire français. Créé en 1976, c’est une association qui rassemble : EDF, AREVA, CEA, l’IRSN !

***Depuis sa création le 3 Décembre 1955, le mandat du Comité scientifique des Nations Unies sur les Effets des Radiations Atomiques (UNSCEAR) a été de rendre compte aux États Membres de l’ONU et à l’Assemblée générale des Nations Unies, des niveaux, effets et dangers des radiations dans l’environnement. Les experts y sont nommés, choisis avec soin parmi les promoteurs du nucléaire.

****La Commission internationale de protection radiologique (CIPR, ou International Commission on Radiological Protection ou ICRP) est une ONG qui émet des recommandations concernant les mesures de sécurité à prendre sur les installations sensibles. La quasi-totalité des réglementations et normes internationales et des réglementations nationales en reposent sur ces recommandations destinées surtout à ne pas gêner l’industrie atomique.

 Coordonnées soutien Belrad France (enfant de Tchernobyl Belarus)

http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php

Coordonnées accueil des enfants de Tchernobyl

http://www.lesenfantsdetchernobyl.fr/

 
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§ 2016.11. reçu coordi
fichier pdf WW_IWHOletter20161027fichier pdf Wertelecki2016fichier pdf WerteleckiEJMG
 
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§ 2016.10. reçu CRIIRAD

Octobre 2016

 
Le 24 octobre 2016, le Dr Denis Fauconnier, l’association Henri Pézerat, Mme Annie Thébaud-Mony, l’association française des malades de la thyroïde et la CRIIRAD ont publié un communiqué pour demander des comptes.

 http://www.criirad.org/tchernobyl/2016-10-24_cp_InVS_cancer-thyroide.pdf

EPIDÉMIE DE CANCERS DE LA THYROÏDE

 Pour l’organisme en charge de la veille sanitaire, rien ne prouverait le rôle des pollutions radioactives : l’épidémie ne serait pas réelle mais un effet pervers de l’amélioration du dépistage.

Des voix s’élèvent pour demander des comptes… mais le ministère de la Santé joue la montre

 Le rapport InVS du 26 avril 2016

 L’InVS a célébré le 30ème anniversaire de la catastrophe de TCHERNOBYL avec un rapport qui méconnaît toutes les données acquises en matière de cancérogénèse radio-induite et qui constitue un véritable déni de droit pour les victimes, passées et à venir, des polluants cancérogènes.

 Le 26 avril 2016, l’Institut de Veille Sanitaire publiait un numéro spécial de son Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH) « consacré au cancer de la thyroïde dans le contexte du 30e anniversaire de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl ». Le résultat des travaux était résumé dans l’éditorial, signé des directeurs de l’InVs/INPES1 et de l’IRSN2 : pour l’essentiel, l’augmentation s’explique par l’évolution des pratiques médicales : on cherche plus, donc on trouve plus, et notamment des micro-cancers qui, pour la plupart, n’évolueraient pas vers un stade clinique. L’impact de l’exposition liée à l’imagerie médicale constitue selon eux « un sujet à traiter » mais rien ne prouverait le rôle des pollutions radioactives, et notamment de Tchernobyl.

Notes

1 M. François Bourdillon, directeur de l’institut de veille sanitaire et de l’institut national de prévention et d’éducation pour la santé

2 M. Repussard, alors directeur de l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

3 Directrice de recherche honoraire INSERM, chercheure associée au GISCOP93 (Groupement d’Intérêt Scientifique sur les Cancers d’Origine Professionnelle) de l’université Paris XIII. Auteur notamment de « La science asservie. Santé publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs » (La découverte, 2014).

Des enjeux considérables

Passé au crible de l’analyse critique, le rapport de l’InVs révèle des erreurs de raisonnement, des approches orientées, des postulats erronés, des raccourcis/impasses qui confinent parfois à la mystification.

Les enjeux sont d’autant plus importants que les leçons que les hauts responsables de notre protection tirent de ces travaux sont très préoccupantes : l’augmentation des cancers de la thyroïde n’étant pas réelle, mieux vaudra, en cas de nouvel accident, organiser une prise en charge qui ne génère pas de « surdiagnostic » afin de ne pas provoquer une augmentation factice de l’incidence et un stress injustifié parmi la population, en particulier parmi les personnes exposées à des doses dites « très faibles ». Comme si casser les thermomètres pouvait faire disparaître la fièvre !

Choquée par le contenu du rapport, Annie THÉBAUD-MONY , chercheur en santé publique 3, a tenu à rédiger une note critique des travaux de l’InVS (http://www.criirad.org/tchernobyl/ATM-cancerthyroide-critiqueINVS.pdf). Rappelant tout d’abord l’ensemble des connaissances pluridis-ciplinaires acquises en matière de cancérogénèse et de radiotoxicité, elle souligne la très grande diversité des réponses pathologiques à l’exposition aux différentes atteintes par des radionucléides dont les mécanismes toxiques sont eux-mêmes différents les uns des autres. Elle montre ensuite que le postulat de surdiagnostic posé par les auteurs des articles du BEH ne repose sur aucun fondement logique. Elle critique l’approche du lien causal par des « jeux statistiques » totalement décontextualisés, faisant l’impasse sur ce que révèlent trente ans de travaux approfondis dans les régions contaminées par Tchernobyl en Bélarus, Ukraine et Russie.

Des travaux publiés en 2016 ne peuvent méconnaître tout le savoir accumulé en matière de cancérogénèse, ni faire l’impasse sur la masse des observations médicales accumulées dans les territoires contaminés par Tchernobyl. Comment peut-on tirer des conclusions quasi-définitives sur la base de données couvrant moins de 8,4 % de la population française, voire moins de 2% si l’on ne retient que les données suffisamment fiables, à savoir celles du seul registre des cancers de la thyroïde de la région Champagne-Ardenne ?

Interrogé sur les biais méthodologiques de l’InVS, le ministère de la Santé garde le silence

Par courrier en date du 1 juin, l’AFMT, l’association Henri Pézerat, le Dr Fauconnier et la CRIIRAD interpellaient Mme Marisol Touraine sur des anomalies graves identifiées dans des publications de l’InVS relatives à l’augmentation de l’incidence du cancer de la thyroïde. L’InVs est en effet un établissement public de l’État placé sous la tutelle du ministère de la Santé. En l’absence de réponse, une lettre de relance a été envoyée fin août. Un courrier du 9 septembre indiquait que Mme Touraine avait « pris note » des observations et transmis le dossier à la Direction Générale de la Santé. Plus d’un mois s’est écoulé, près de 5 mois au total, et les demandes des associations sont toujours sans réponse.

Des données essentielles ne figurent pas dans le rapport InVS

L’incidence du cancer de la thyroïde, relativement rare il y a 25-30 ans, a très fortement augmenté pour les différentes tranches d’âge et le facteur de risque de loin le mieux établi est l’exposition aux rayonnements ionisants. En France, étant donné le niveau de contamination en iode radioactif de certaines denrées alimentaires et l’absence de toute mesure de protection, il est logique de s’interroger sur l’impact des retombées de Tchernobyl. Pour répondre à cette question, certaines données sont particulièrement précieuses, en particulier l’incidence du cancer dans les cohortes de personnes trop jeunes pour avoir été exposées aux iodes radioactifs de Tchernobyl.

L’Institut national de Veille Sanitaire a choisi de publier son rapport le jour anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Dans un tel contexte, nous attendions logiquement la publication des taux d’incidence pour les cohortes nées depuis le deuxième semestre 1987, c’est-à-dire les personnes qui ont aujourd’hui moins de 29 ans et qui n’ont pas été exposées à l’iode radioactif de Tchernobyl.

Or, le BEH ne publie, pour la période 1982-2012, que les courbes d’incidence du cancer de la thyroïde chez les personnes âgées de 30 ans ou plus. Les données relatives aux cohortes des enfants, adolescents et jeunes adultes n’ont pas été actualisées. En 2006, le BEH avait pourtant publié les données d’incidence chez les jeunes de 0 à 14 ans pour la période 1997 – 2001 et ces données montraient d’ailleurs une très forte augmentation par rapport aux périodes antérieures, et ce malgré l’exclusion des données de la région PACA-Corse pour la période 1997-2001. Dix ans plus tard, pourquoi ces données cruciales restent-elles bloquées sur 2001 ? Pourquoi, plus de 4 mois après notre demande, le ministère de la Santé est-il dans l’incapacité d’assurer la publication de ces données ou, à défaut, d’expliquer leur absence ?

Sur la base de l’analyse qualitative de 201 cas de cancer de la thyroïde en Corse, la thèse de Sophie Fauconnier (http://nuage-radioactif.com/wp-content/uploads/2008/05/these_sophie_v29.pdf

) conclut que l’augmentation de l’incidence est bien réelle et ne peut s’expliquer par la seule amélioration de la surveillance et du dépistage. Curieusement, sa thèse n’est pas citée, ni d’ailleurs aucun des rapports et des publications se rapportant à l’épidémie d’atteintes thyroïdiennes en Corse4.

Notes

4 Citons notamment l’étude menée en 2012 par une équipe italienne : Paolo CREMONESI et al., Enquête épidémiologique rétroactive concernant les conséquences du nuage de Tchernobyl sur les populations de Corse. Rapport final, Équipe de recherche « Structure complexe de médecine et chirurgie d’acceptation et d’urgence », Hôpital Galliera, Gênes, juillet 2013.

5 Surveillance sanitaire en France en lien avec l’accident de Tchernobyl : Bilan actualisé sur les cancers thyroïdiens et études épidémiologiques en cours en 2006. InVS, avril 2006.

6 L’auteur affirme par exemple : « On distinguera dans ces analyses les cas diagnostiqués chez les enfants nés avant et après le 1er juillet 1986, ces derniers ne pouvant avoir été contaminés par les retombées de l’accident de Tchernobyl en France. » ou encore « Notons par ailleurs que sur les 38 cas survenus au cours de la période 1997-2001, 24 (63%) sont nés après le 1er juillet 1986 et n’ont donc pas pu être contaminés par les retombées radioactives du nuage ».

Des erreurs de raisonnement peuvent occulter l’impact de Tchernobyl

Faute de données plus récentes sur l’incidence du cancer de la thyroïde chez les enfants et les adolescents, il faut se reporter au dossier approfondi publié en avril 2006 5. On constate que l’InVS s’appuie sur des bases fausses pour interpréter les données d’incidence des cancers de la thyroïde. Il pose en effet comme postulat que des enfants nés après le 1er juillet 1986 n’ont pas pu avoir été contaminés par les retombées radioactives de Tchernobyl et analyse les données en fonction de cet axiome6.

Plusieurs erreurs fondamentales entachent le raisonnement de l’InVS :

1) les enfants nés après le 1er juillet 1986 et jusqu’en janvier 1987 ont pu être contaminés par l’iode alors qu’ils étaient à l’état de foetus : en effet, l’iode traverse aisément la barrière placentaire et les thyroïdes foetales sont actives dès la onzième ou douzième semaine de gestation. De plus, en cas d’irradiation, le risque de cancer est maximum pour les foetus en raison de la multiplication rapide de leurs cellules. Cela n’est pas discutable

2) l’iode 131 était encore mesuré au cours du mois de juillet 1986 dans les produits laitiers et les végétaux de certaines régions ainsi que dans des thyroïdes humaines. Le rapport de l’InVS est d’ailleurs sur ce point tout à fait incohérent : le texte retient une coupure au 1er juillet pour l’analyse des cohortes exposées et non exposées alors que la note explicative justifie une coupure au 1er août ! 7

  1. les retombées de Tchernobyl comportaient des radionucléides de période radioactive supérieure à 1 mois (césium 134, césium 137, ruthénium 103, ruthénium 106, etc.) qui sont restés présents dans l’alimentation bien au-delà du 1er juillet 1986, et même bien au-delà de l’année 1986. Le césium 137 de Tchernobyl est responsable, aujourd’hui encore, d’un surcroit d’exposition pour la population française. Ainsi que divers travaux l’attestent, l’iode radioactif n’est pas le seul radionucléide susceptible de léser la thyroïde.

Notes

7 La note de bas de page indique en effet : « Au-delà de juillet 1986 (>11 périodes), l’iode 131 mesuré dans les aliments a retrouvé son niveau d’avant Tchernobyl. ». La période de l’iode 131 est de 8 jours : une durée de plus de 11 périodes, correspond donc à plus de 88 jours. Si l’on compte à partir de la contamination de début mai 86, ce délai reporte la date de coupure au-delà du 1er août et non pas au 1er juillet.

8 Pour la seule Corse : 1 cas par an en moyenne de 1980 à 1985 et 5 cas en 1986, dont 4 observés pendant la période critique du 15 mai au 15 octobre 1986 !

9 Un excès de cancers de la thyroïde chez les enfants avait été annoncé en mars 1996 : 3 cas diagnostiqués entre 1984 et 1991 contre 14 sur la période 1992 -1994. Ces chiffres ont ensuite été démentis, la répartition des cas modifiée … et le registre arrêté !

10 Voir notamment, pour la Corse, les constats de l’étude du Pr Cremonesi (cf.note4) qui constate une forte augmentation des thyroïdites, y compris chez les enfants, et la relie à Tchernobyl.

 Il est impossible que les équipes de scientifiques et les comités de lecture puissent ignorer tout cela ! On a l’impression, une fois de plus, que tout est orchestré pour ne rien voir et protéger ainsi les intérêts de l’industrie nucléaire.

En effet, ce n’est pas la première fois que des recherches épidémiologiques relatives à l’impact de Tchernobyl sont biaisées ou censurées. Rappelons, par exemple, le refus d’analyser le pic d’hypothyroïdies néo-natales survenu en 1986 enregistré dans la région PACA-Corse (23 cas en 1986 pour une moyenne de 9 cas par an pour les 10 années précédentes), un pic particulièrement suspect dans une zone géographique très touchée par les retombées de Tchernobyl 8. Rappelons également l’arrêt incompréhensible, en 1996, du registre régional PACA-CORSE des cancers de l’enfant, juste après la polémique sur la vraie-fausse augmentation des cancers de la thyroïde9.

Les publications de l’InVS sont susceptibles de servir de référence en matière de radioprotection ou dans le cadre de procédures judiciaires. En l’état, elles sont INACCEPTABLES.

Les cancers de la thyroïde ne représentent que la partie émergée de l’iceberg. Des recherches appropriées sont nécessaires pour l’ensemble des pathologies et notamment pour l’explosion des thyroïdites de Hashimoto10 que l’InVS passe totalement sous silence.

Combien de temps faudra-t-il encore attendre pour obtenir les réponses et corrections demandées ?

Et combien de temps encore pour que soit mis en oeuvre un recensement précis des cas, dans le cadre de registres départementaux de cancer comportant des informations systématiquement recueillies sur l’histoire professionnelle et résidentielle des patients, en parallèle d’une surveillance approfondie des formes de contamination radioactive?

L’InVS a récemment été fondu (avec l’INPES11 et l’EPRUS12) dans un nouvel établissement public, toujours sous tutelle du ministre chargé de la Santé, dénommé Santé publique France. L’ambition des autorités est de « créer un centre de référence en santé publique, fondé sur une expertise et une parole scientifique incontestables, en lien avec la recherche, permettant de mieux connaître, expliquer, préserver, protéger et promouvoir la santé des populations ».

Notes

11 Institut national de prévention et d’éducation pour la santé

12 Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaire

13 Sur le refus de financement de certains projets de recherche, lire par exemple le courrier du 10/10/2016.

Les personnalités et associations signataires demandent que les missions de la nouvelle agence de santé publique ne restent pas des déclarations d’intention. Au-delà des demandes précises concernant l’incidence du cancer de la thyroïde, elles demandent une réorientation en profondeur des recherches en santé publique, en particulier en matière de surveillance de l’épidémie de cancer 13 .

Signataires :

Dr Denis FAUCONNIER http://www.nuage-radioactif.com/?m=201604

 Association Henri Pézerat : Mme Annie THÉBAUD-MONY http://www.asso-henri-pezerat.org/association/

https://giscop93.univ-paris13.fr/2-uncategorised/1-le-giscop-93.html

 Association française des malades de la thyroïde : Mme Chantal LHOIR http://www.asso-malades-thyroide.org/

 CRIIRAD : M. Roland DESBORDES http://www.criirad.org/

Lire l’analyse critique d’Annie Thébaud-Mony : L’épidémie de cancer de la thyroïde en France. Critique d’une interprétation en forme de postulat (octobre 2016).

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

Reçu Coordi 28.10.2016

« Dans la livraison de la Criirad que nous a fait suivre Maryvonne (merci à elle !), j’attire votre attention sur la critique que fait Annie Thébaud Mony de l’interprétation dite « épidémiologique » de l’épidémie de cancer de la thyroïde en France. Pour accéder directement à cet article, voici le lien :

http://www.criirad.org/tchernobyl/ATM-cancerthyroide-critiqueINVS.pdf fichier pdf ATM-cancerthyroide-critiqueINVS[1]

C’est, de loin, ce que j’ai lu de plus accessible et  de plus clair sur les biais introduits par le lobby nucléaire pour créer le doute dans l’esprit de nos concitoyens (et des médecins) et continuer à « nucléariser » en paix mais aussi sur la méthodologie qui devrait prévaloir pour montrer les effets sanitaires de la radioactivité (et d’autres polluants)!

Car ATM élargit le propos en montrant que l’exposition à la radioactivité peut se combiner à d’autres expositions polluantes et provoquer des cancers…d’où la nécessité de retracer l’histoire personnelle, professionnelle et environnementale des patients atteints de cancer. C’est à dire de partir des patients pour voir la prévalence des expositions à des polluants dont les radionucléïdes plutôt que l’inverse (chercher dans la masse de la population  le % de ceux atteints de cancer).  » en effet, écrit-elle,  l’attention doit être portée, non pas sur les donnés épidémiologiques – impuissantes à identifier ces liens (entre exposition et cancer) – mais sur la toxicité avérée des radionucléïdes et autres toxiques auxquels la personne a été exposée, en s’intéressant non pas seulement à la cancérogénicité, mais aussi à la mutagénicité ainsi qu’aux formes possibles de métabolisation susceptibles d’interagir dans les processus d’atteintes cellulaires ». CQFD »

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

Octobre 2016

 http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/10/17/pesticides-nutrition-surtout-ne-pas-savoir_5014756_3232.html

 Commentaire :

« Un article qui résonne bien avec ce qui se passe avec le nucléaire sauf que là, les scientifiques de l’Inserm et du CNRS ne se sont pas tus….et dénoncent le refus de financement de leurs travaux. Leur approche  » reconstituer le parcours professionnel et les lieux fréquentés par les malades (du cancer) pour suggérer ou écarter un lien avec certains usages de produits phytosanitaires » était pourtant la seule approche pour prouver l’existence d’un lien entre pesticides et augmentation des cancers…..comme ce serait la bonne approche s’agissant du lien entre atome et cancers (et autres maladies génétiques). »

Pesticides, nutrition : surtout, ne pas savoir

LE MONDE | 17.10.2016 à 06h37 | Par Stéphane Foucart

Généralement, lorsque le financement d’un de leurs projets de recherche est rejeté, les

chercheurs grognent un peu, se désolent du temps qu’ils vont devoir perdre à remplir de

nouveaux dossiers de demande de fonds, et retournent ensuite gentiment à leur paillasse.

Mais cette fois, les choses ne se sont pas passées aussi paisiblement. Une douzaine de

scientifiques et de médecins, praticiens hospitaliers ou chercheurs attachés à l’Institut national

de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ou au CNRS, ont adressé aux ministres de

l’agriculture, de la santé et de l’environnement, le 10 octobre, une demande

d’éclaircissements après avoir essuyé le refus du financement de leurs travaux. A cette

démarche très inhabituelle, s’en est ajoutée une autre : ils ont rendu publiques leurs doléances.

Leur projet répondait à une inquiétude des médecins du service d’oncologiehématologie

du centre hospitalier d’Avignon (Vaucluse). « On y enregistre 280 à 300

nouveaux cas de différents cancers du sang par an et ce chiffre est en augmentation ces

dernières années, dit l’un des pétitionnaires. Le bassin de population n’ayant pas

suffisamment augmenté pour expliquer cette tendance, il est difficile de se dire que rien ne se

passe. »

« Une décision de nature politique »

Or, on sait que l’exposition à certains pesticides augmente le risque de ces maladies :

l’objectif des chercheurs était donc de reconstituer le parcours professionnel et les lieux

fréquentés par les malades, pour suggérer ou écarter un lien avec certains usages de produits

phytosanitaires.

De plus, outre le cas particulier d’Avignon, les données sur les risques

encourus par les travailleurs agricoles et les riverains d’exploitations, du fait

de leur exposition aux « phytos », sont encore rares et/ou peu solides. Cette

lacune est régulièrement soulignée par les agences sanitaires françaises.

Au printemps 2016, les chercheurs répondent donc à l’appel à projets

du plan « Ecophyto II », le plan piloté par les ministères de l’environnement

et de l’agriculture et dont l’objectif est la maîtrise de l’usage des pesticides et

des risques qu’ils présentent. Tout se passe bien. Ils sont rapidement

informés, de manière informelle, que leur dossier est classé « priorité 1 » et

que ses quelque 230 000 euros de budget devraient être pris en charge. Soit

pas grand-chose au regard du coût des traitements de certains cancers lymphatiques, qui peut

atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros par an et par patient.

Mais quelques semaines plus tard, un courriel laconique du ministère de l’agriculture

leur annonce que leur demande n’a pas été retenue. « En l’absence de toute justification

scientifique précise des raisons de ce refus, écrivent les chercheurs dans leur lettre, celui-ci

nous apparaît comme une décision de nature politique qui, malheureusement, contribue au

maintien de l’invisibilité des maladies liées à l’exposition professionnelle et environnementale

aux pesticides. »

LE DOSSIER ÉTAIT POURTANT CLASSÉ PRIORITÉ 1, ET SES QUELQUE 230 000 EUROS DE

BUDGET DEVAIENT ÊTRE PRIS EN CHARGE

Le pathétique feuilleton de l’étiquetage nutritionnel

Contacté par Le Monde, le ministère de l’agriculture n’était pas en mesure, vendredi

16 octobre, d’expliquer la volte-face du comité de sélection des projets – comité dont la

composition n’est pas publique. Il est probable que les arguments qui seront, in fine, opposés

aux chercheurs malheureux porteront sur les failles de leur protocole, la taille de l’échantillon

étudié, l’impossibilité de parvenir à une conclusion solide à partir des données disponibles,

etc.

Après tout, le projet des chercheurs présente peut-être de telles lacunes. Mais force est

de constater qu’en d’autres circonstances et face à d’autres acteurs, les pouvoirs publics se

montrent beaucoup, beaucoup moins regardants sur la qualité des études qu’ils financent. En

témoigne le pathétique feuilleton de l’étiquetage nutritionnel, dont mes consoeurs Stéphane

Horel et Pascale Santi tiennent l’intransigeante chronique (Le Monde des 9 et 12 juillet).

Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents de ce vaudeville, rappelons que l’équipe

d’épidémiologie nutritionnelle du professeur Serge Hercberg (université Paris-13, Inserm,

INRA) a bâti un indicateur simple — un logo à cinq couleurs, du vert au rouge, dit « 5C » —

informant les consommateurs des qualités nutritionnelles des aliments.

Sans surprise, les industriels de l’agroalimentaire s’opposent à cette signalétique qu’ils

jugent stigmatisante pour leurs produits, et proposent leurs propres logos. Mais dans un avis

rendu en août 2015, le Haut Conseil de la santé publique a estimé que le « 5C » était le plus

efficace de tous.

Intense lobbying

Après un intense lobbying auprès de la ministre de la santé, Marisol Touraine, les

industriels ont pourtant obtenu, début 2016, la conduite d’une nouvelle étude grandeur nature,

c’est-à-dire conduite en supermarché, pour comparer leurs propres signalétiques avec le

« 5C ».

Hélas ! Une telle enquête pourrait avoir des vertus, mais elle a été construite dans de

telles conditions de conflit d’intérêts, et avec un protocole expérimental si défaillant (durée

trop courte, étiquetage partiel des produits, rayons sélectivement inclus dans l’enquête, etc.),

que près de la moitié des membres de son comité scientifique ont démissionné.

Ses failles sont si béantes, sa mise en place, le 26 septembre, est si discutable (Le

Monde du 6 octobre) qu’il est légitime de penser que son but n’est pas tant d’apporter des

connaissances nouvelles que de jeter de la confusion sur le savoir existant. De brouiller les

pistes, de produire du doute à dessein. D’éviter de savoir.

Les pouvoirs publics ont-ils cherché noise au protocole ? Ont-ils critiqué sa puissance

statistique, sa redondance avec des données déjà disponibles ? Non : ils ont accordé près d’un

million d’euros (partiellement ponctionnés sur le budget de l’Assurance maladie) à ce désastre

éthique et scientifique.

 
§ 2016.07.  Reçu www.independentwho.org
fichier pdf LCR_14_L_humanite_contaminee[1]                   fichier pdf IWHO panneau humanité contaminée maladies EA juin 16
 
§ 2015.08.09.   Reçu de C. Busby  http://www.rt.com/op-edge/311731-hiroshima-nagasaki-anniversary-atomic/
 confirme que l’article du  « The Lancet » est écrit par des personnes du lobby atomique...
fichier pdf BUSBY HiroshimaFukushima2015.08.06
 
 
§ 2015.08.15     Reçu de A. THEBAUD MONY  http://www.vivre-apres-fukushima.fr/les-victimes-de-hiroshima-nagasaki-servent-toujours-de-reference-scientifique/
« Le risque des faibles doses de radiations doit être réévalué »       fichier pdf Thebaud Mony 15.8.2015
 
§ 2013.02.16   Reçu de independentwho.org«  Il n’y a pas de seuil en dessous duquel il n’y a aucun effet sur la santé   fichier pdf Lettre_IW_Liberation_article_Sylvestre_Huet_fevrier2013

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