Interpelexortation

Nous devons résister, encore et encore.

Mes convictions de citoyen

« Je voudrais dire avant tout que la vie vaut la peine d’être vécue. Je suis un militant de base, un homme de terrain, dont le parcours semé de terribles épreuves a fait un citoyen conscient de ses responsabilités. J’apporte ma pierre à ce combat pour la défense inconditionnelle de l’être humain et des valeurs démocratiques. Ma conviction profonde est que, quels que soient le lieu de naissance et la couleur de peau, il y a une seule race, la race humaine qui mérite d’être respectée et défendue. A toutes les époques il y a eu des hommes et des femmes qui se sont battus pour une société meilleure, qu’il s’agisse des esclaves dans l’antiquité ou des révolutionnaires de 1789, sans oublier les Résistants de 1940-1944, les opprimés ont toujours fini par gagner. Il faut donc poursuivre le combat contre les inégalités, sans tomber dans la lassitude, le pessimisme ou le désarroi ambiant, car les victoires résultent d’un engagement constant. On n’est pas citoyen par intermittence, ni en surface : la conscience citoyenne s’ancre profondément dans l’être et l’accompagne sa vie durant.


La société de consommation actuelle a tendance à enfermer les gens dans des attitudes individualistes où chacun s’isole, vit pour lui-même et sa sphère privée. Pour en sortir, il faudrait ré-instaurer les liens entre les personnes et reconstruire une société plus solidaire, qui permette un partage plus égalitaire des richesses et offre une promotion à chaque être humain. Notre société trop souvent mécanique, froide et impersonnelle, souffre d’une déshumanisation, de logiques strictement comptables et de perspectives à courte durée. Une citoyenneté bien comprise devrait instaurer davantage de partage, de fraternité et de liberté pour conduire des actions créatrices d’avenir.
Choisir de résister, c’est faire un choix de vie, pour préserver la vie, et ce choix engage pour toute une vie. Aucun retour en arrière n’est possible. On ne peut pas effacer les leçons de l’histoire apprises au contact d’évènements si douloureux. Résister au nazisme hier, c’était une décision qui s’imposait à moi. Lutter constamment contre les dérives, qu’elles soient fascistes, nazies, néo-nazies, xénophobes, liberticides, inégalitaires ou individualistes, est un moteur permanent dans mes orientations de vie, aujourd’hui comme hier.
J’espère que nous serons nombreux à faire du mot « Résistance » un moyen contemporain pour inventer une société meilleure.
Nous devons résister, encore et encore. »

Walter Bassan

(Extrait de l’ouvrage « Walter : une vie de résistances » par Claire Rosler)
Paroles de Résistance 2017 http://www.citoyens-resistants.fr/spip.php?article533
décédé dans la nuit du 4 au 5 septembre 2017

Mai 2019

fichier odt 22.interpelexortationActua2019.05

 

&&&&&&&&&&&&&&

Avril 2018

Big Business avec la guerre – Big Business contre la Terre
Big Business avec l’Enfer ; Big business nucléaire
Big Business comme hier
Comme naguère avec Hitler
Ils n’ont jamais cessé de remettre le couvert
ils sont obligés de faire la guerre
Pour continuer leurs affaires
tous profiteurs de guerre
et si on les laisse faire
aujourd’hui plus qu’hier
ils vont tout foutre en l’air
j’ai pourtant vu des frères
c’est pour cela que c’est clair
Plus qu’une bouteille en mer
C’ est un appel à l’univers
car on doit sauver la terre

***Voir
- Thanathocène Actualités : http://elianguesard.unblog.fr/files/2016/11/18.thanatoceneactua2018.03.31.odt

https://lesmoutonsenrages.fr/2018/03/29/loi-de-programmation-militaire-pas-dausterite-pour-la-guerre/

- Anthropocène Actualités :

http://elianguesard.unblog.fr/files/2015/09/10.anthropoceneactua2018.03.15.odt

- Luttes autochtones et d’autonomie
http://elianguesard.unblog.fr/files/2016/11/zapatiamarichuy2018.02.odt dans http://elianguesard.unblog.fr/luttes-autochtones-ou-dautonomie/

nucléaire:

https://www.bastamag.net/Un-milliard-d-euros-ont-ete-depenses-pour-rendre-socialement-acceptable-l

&&&&&&&&&&&6

« Les définitions de “l’idéologie” ont été produites notamment par Karl Jaspers et Karl Marx. Pour le premier, l’idéologie est “une  interprétation du monde ou de sa propre situation, qui lui représente la vérité absolue, mais sous la forme d’une illusion par quoi il se justifie, se dissimule, se dérobe d’une façon ou d’une autre, mais pour son avantage immédiat”, ce que Marx a précisé comme une représentation déformée en faveur des intérêts d’une classe dominante. Au sens strict, Gérald Darmanin est donc un parfait idéologue de la bourgeoisie, cette classe au pouvoir qui prend ses désirs sociaux pour des réalités scientifiques. »http://www.frustrationlarevue.fr/mensonges-de-lideologue-darmanin/

== RAPPELS ===
Selon le dictionnaire Larousse :
– un « menteur » est une personne qui n’est pas ce qu’elle paraît être, qui n’est pas conforme à la vérité, qui induit en erreur.
– un « affabulateur » est une personne qui transforme la réalité, qui construit des récits purement imaginaires, qui les présente comme étant la réalité.
– un « mythomane » est une personne qui présente la tendance systématique, plus ou moins volontaire, à la fabulation et au mensonge.
– un « escroc » est une personne qui commet l’action d’escroquer, de tromper la confiance de quelqu’un, en obtenant un bien ou un service au moyen de l’usage d’un faux nom, d’une fausse qualité, de l’abus d’une qualité ou de manœuvres frauduleuses.
Le fantasme — ou phantasme1 — est une manifestation, consciente ou inconsciente, d’un désir ou encore une fixation mentale pouvant, dans certains cas, conduire à des actes excessifs.

Fantasme vient du grec phantasma qui signifie apparition, fantôme, hallucination visuelle et qui est dérivé de phainein signifiant rendre visible, faire briller. En français avant les découvertes de la psychanalyse deux mots existaient : phantasme, synonyme d’hallucinations, et fantaisie, qui signifiaient entre autres la capacité à imaginer. Les premiers traducteurs des textes de Sigmund Freud ont choisi de traduire le mot allemand « phantasie » par un mélange de ces deux termes : « phantasme » (hallucination) et « fantaisie » (imagination débridée).

&&&&&&&&&&&

Extraits de : France d’en haut-Sortie du nucléaire ? Poisson d’avril !-France d’en bas
(http://www.acdn.net/spip/spip.php?article1117&lang=fr)
Publié le 31 mars 2018
En cette année où elles reviennent de Rome un 1er avril, que vont nous apporter les cloches de Pâques ? Allons-nous trouver dans nos jardins, tombées du ciel, les prémices d’un monde libéré de la menace nucléaire ?
Hélas, non, ce n’est pas demain la veille du jour où nous en sortirons. Ne comptons pas sur la France d’en haut pour en prendre le chemin. Comptons plutôt sur celle d’en bas : sur les Français.
***

Il y a tout juste trois semaines, le dimanche 11 mars, des milliers de Parisiens se rassemblaient place de la République pour commémorer le 7e anniversaire du début de la catastrophe nucléaire de Fukushima.
Le même jour, à peine terminées les commémorations du drame dans son propre pays, le Premier ministre japonais confronté à la catastrophe en 2011, prenait l’avion pour Paris, afin d’apporter son soutien aux antinucléaires de France.
Le 12 mars, il atterrissait dans notre capitale et présentait le soir même, dans une salle bondée, son témoignage aux spectateurs du film « Le couvercle du soleil », où l’effarante réalité inspire la fiction.
Le message de Naoto Kan, ancien partisan de l’énergie nucléaire, est clair et simple : renoncez à toutes vos centrales, renoncez au nucléaire civil et militaire, ils sont bien trop dangereux !

Le 13 mars c’est à l’Assemblée nationale que Naoto Kan délivrait son message, lors d’une conférence de presse qu’une dizaine de députés (de la France Insoumise) honoraient de leur présence, ainsi que la présidente de la Commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires, Barbara Pompili. ACDN y assistait et lui posait une question sur les liens entre nucléaire civil et nucléaire militaire. En revanche, aucun émissaire, aucun représentant officiel du gouvernement.
Le 14 mars, Naoto Kan était à Strasbourg et tenait à nouveau conférence, cette fois au Parlement européen, en présence notamment de Michèle Rivasi, l’eurodéputée écologiste co-fondatrice de la CRIIRAD au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl.
Le 15, il était à Flamanville, et témoignait à nouveau devant une salle bondée de 400 personnes.
Enfin, le 16 mars, l’ancien Premier ministre s’est envolé pour Tokyo, avec un sentiment réconfortant : au pays d’AREVA – l’entreprise criblée de dettes et de déboires qui s’était vantée de fournir au Japon le combustible MOX qui allait fondre à Fukushima-Daïchi et diffuser son plutonium dans l’air et l’eau du Pacifique, mais qui n’ose tellement plus se vanter de ses prestations qu’elle camoufle désormais son activité réduite sous le nom d’« Orano » – il existe de nombreux citoyens déterminés à mettre un terme à la menace nucléaire.

Pendant toute cette semaine du 11 au 18 mars, la votation citoyenne organisée à l’initiative de la France Insoumise a mobilisé à travers la France plus de 300 000 personnes, qui à 93 % se sont déclarées « favorables à la sortie du nucléaire ».

Cependant, le bon sens n’a pas encore atteint les sphères dirigeantes qui prennent les décisions pour nous.
La plus vieille centrale de France, celle de Fessenheim, n’est toujours pas fermée malgré les promesses à répétition. Sa fermeture est suspendue à l’ouverture de l’EPR de Flamanville, le mirage à 3 milliards d’Euros qui en a déjà coûté 11 et ne fonctionne toujours pas, mais qui nous promet, si par malheur il diverge un jour, 60 ans de prolongations nucléaires.
Cerise sur le gâteau pascal, l’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture la Loi de Programmation Militaire 2019-2023, qui nous promet 197,8 milliards de dépenses sur 5 ans, faisant passer le budget de la Défense de 35,9 en 2019 à 44 milliards en 2023. Dont des investissements en hausse constante, quoique non chiffrée, dans les programmes de modernisation des deux composantes, aérienne et navale, de l’armement nucléaire et la poursuite du programme franco-britannique TEUTATES, prévu pour durer 50 ans.
La participation de la France au désarmement nucléaire n’est pas à l’ordre du jour. La fermeture des centrales, pas davantage. L’avenir est rayonnant.
Debout, les irradiés de la terre ! »

&&&&&&&&&&&&&&&

Rappel 1 :

« Tant que, dans chaque nation, une classe restreinte d’hommes possédera les grands moyens de production et d’échange [...] tant que cela sera, toujours cette guerre politique, économique et sociale des classes entre elles, des individus entre eux, dans chaque nation, suscitera les guerres armées entre les peuples. C’est de la division profonde des classes et des intérêts dans chaque pays que sortent les conflits entre les nations. [...] Toujours votre société violente et chaotique [...] porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l’orage ».
Discours de Jean Jaurès à la Chambre prononcé le 7 mars 1895, il explique le refus des socialistes de voter le budget du Ministère de la Guerre.

« …Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.

Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »
Discours de Jean Jaurès à la jeunesse prononcé à Albi en 1903
&&&&&&&&&&&&&&&
Rappel 2 :
p12 « absurdité d’une croissance plus destructive que productive »[...]

p21 « Nous percevons que l’économisme ne peut expliquer totalement nos comportements, que ses prétentions envahissantes font de nous la marchandise de notre propre production et qu’il provoque des raretés dans ce qui étaient des ressources « naturelles » ouvertes à tous. L’économisme dans sa course expansionniste avait besoin de deux choses : d’une uniformisation des cultures (pour y imposer ses produits standardisés) et d’un monde illimité qui seul permettait l’accélération continuelle de la circulation de ces entités abstraites que sont les flux monétaires »[...] « L’uniformisation des cultures et des comportements est en voie de généralisation. Elle va de pair avec l’extension du contrôle ; tendance mortelle et presque fatale mais dont la marche inexorable va buter sur cette apparition des raretés. C’est là notre première chance : la fin de ce mythe de la croissance quantitative. Le dieu viril de la loi et celui non moins viril de la machine vacillent. Ils n’ont plus rien à conquérir »[...]

p134 « Le biologiste Jean Rostand déclare « qu’aucune explosion nucléaire ne peut être tenue pour inoffensive, chaque explosion nucléaire modifie de façon inéluctable quelque part dans le monde les gènes des cellules végétales ou animales. » » [...]

p133 « D’autre part, il importe de prendre conscience qu’il est contradictoire de critiquer à la fois l’importance du budget militaire et les ventes d’armes à l’étranger sans remettre en question la défense militaire elle-même. Les armes modernes sont si coûteuses qu’un pays ne peut se constituer un armement indépendant suffisant, sans en vendre une partie à l’étranger, pour rentabiliser la production, à moins d’augmenter très sensiblement le budget militaire. » :..
p141 « …en vendre une grande part à l’étranger, ce qui a pour effet d’accroître la fréquence des conflits, leurs violence potentielle et leur durée. Lire à ce sujet « Les trafics d’armes de la France » Ed. Maspéro 1977) [...]

p136 « La dissuasion nucléaire est fondée sur la menace de destruction massive de femmes, d’hommes, d’enfants, sur l’anéantissement de villes…Nos technocrates parlent avec des mots abstraits qui permettent de cacher la réalité au grand public…En fait, la dissuasion nucléaire n’est rien d’autre que du terrorisme d’État à grande échelle. On prend en otage des millions de personnes, et le cas échéant, on massacre ces « otages » « préventivement » ou par vengeance ». la France qui se prétend civilisée est en fait arrivée avec la bombe à un degré de barbarie extrême, grâce à un système de délégation de pouvoirs et d’irresponsabilité quasi générales favorisée par une sous-information voulue par nos dirigeants et les technocrates. »[...]

p138 « La paix internationale est impossible sans la paix sociale ; la guerre est effet et non cause d’un mal plus profond qui a sa source en chacun de nous. Il est probable que si nous voulons aller vers une société plus juste, plus « sociale », nous trouverons pour nous barrer la route toutes les forces conservatrices de la société actuelle qui permet et favorise le profit et l’injustice, par l’exploitation de l’homme par l’homme, par la destruction du milieu de vie et le pillage des ressources naturelles. Ces forces conservatrices auront recours à diverses agressions. »[...]

p139 « Ils ne faut pas oublier non plus l’existence de foyers locaux de tension mondiale, et la volonté délibérément expansionniste des impérialismes (causes qui ont déjà provoqué les deux dernières guerres mondiales) »[...]

p140 « Le psychisme humain et l’expérience historique de l’humanité se conjuguent pour pousser tout homme à rechercher un climat de sécurité qui le « rassure ». Ce besoin de sécurité personnelle des individus s’ajoute au besoin de défense d’un lieu de vie collective défini par des traditions culturelles et à la nécessité de défendre certain droits tels que droits syndicaux et politique, libertés individuelles et collectives. »[...]

p140 « Reconnaissant que les enjeux des éventuels conflits sont désormais globaux et ne se limitent plus à la défense des « frontières », nous arrivons logiquement à la conclusion que la défense est une fonction du corps social dans son ensemble : au lieu de militariser toute la société, il faut civiliser toute la défense, c’est à dire donner à l’ensemble de la population la maîtrise sur les finalités, les structures et les techniques de défense. »[...]

p141 « Toutes les fois qu’une armée classique se contente de se défendre, elle est pratiquement vouée à la défaite. L’agresseur a généralement l’avantage car c’est lui qui choisi le terrain et le moment de l’attaque. Autrement dit, la logique de défense militaire est telle qu’un pays qui veut se défendre efficacement par les armes, doit mener une politique agressive et impérialiste pour avoir toujours la priorité de l’offensive. Logique absurde qui mène inévitablement à la guerre et à plus ou moins long terme, à la défaite devant un nouvel agresseur plus fort et mieux armé. »

p147 « La force civile non-violente »[...] « D’autre formes d’expression de la force se sont développées, et ce sont précisément celles de la non-violence »[...] « souligner cette volonté de rupture avec l’héritage historique, culturel, psychologique de la violence : car elle n’est pas l’unique voie pour résoudre les conflits. »[…]

p149 « Pour que cette intégration de l’adversaire soit possible, trois conditions sont nécessaires : pureté des moyens : reconnaître ses torts, reconnaître la part de vérité chez l’adversaire, respecter sa personne, refuser le mensonge et la fraude ; courage des « combattants » : accepter les risques et les sacrifices de tout combat, ne pas fuir, ne pas se protéger, persévérer malgré les échecs ; justesse de la cause : si la cause n’est pas objectivement juste, la non-violence perd toute sa force. La non-violence repose sur la force de la vérité. Cette vérité est justice et amour. Si la non-violence découle de la vérité, il suffit d’être « vrai ». la vérité c’est le contraire du mensonge. Nos politiciens construisent le plus souvent sur des mensonges institutionnalisés. Chacun de nous est responsable là où il est. Partout, il faut dénoncer l’injustice, refuser de collaborer à cette injustice (même légalisée) et vivre avec ceux qui la subissent. »[…]

p150 « Antonin Artaud disait : « En même temps que la révolution sociale et économique indispensable, nous attendons tous une révolution de la conscience qui nous permettra de guérir la vie». La non-violence, en rupture totale avec les manières de penser qui nous ont menés au désordre établi actuel, d’une part nous offre les moyens de mener cette révolution sociale et économique d’autre part et surtout, nous amène progressivement à cette révolution de la conscience qui nous permettra de guérir la vie…du mal de la violence. On comprend maintenant mieux pourquoi les gouvernements installés sur la violence de l’exploitation et de la contrainte ne tiennent guère à « enseigner » cette non-violence si « révolutionnaire » aux jeunes citoyens ».[...]

p153 « L’erreur est de croire que la seule manière d’abattre un système injuste est d’utiliser la violence armée contre les personnes qui le défendent. Un système politique, en effet, n’est jamais un bloc homogène et monolithique. On peut toujours y discerner trois grandes composantes : une minorité qui détient les leviers de commande politiques et économiques, une « majorité silencieuse » convaincue ou résignée, traversée de courants d’opposition et soumise le plus souvent à une intense propagande. Et enfin des policiers et des militaires, force armée du système, qui permettent au pouvoir de se maintenir en place. Chacune de ces composantes est, elle-même, traversée de courants divers qui peuvent, à chaque instant, compromettre l’unité de l’ensemble. Lutter contre un système politique (et une armée d’invasion n’est qu’un élément d’un système politique) en utilisant la violence armée, c’est d’abord renforcer ce système qui devient un bloc uni, cimenté par le nationalisme et l’exaltation militariste des uns et par l’instinct de conservation des autres. Une fois cette unité réalisée, il ne sera possible de venir à bout du système par la violence armée, qu’en constituant un système opposé aussi monolithique et porteur des mêmes tares que celui contre lequel on voulait lutter. »

Mouvement écologique « Vers une société écologique aujourd’hui » (1978 )

&&&&&&&&&&&&&
Rappel 3:

« Permettre au mécanisme du marché d’être l’unique directeur du sort des êtres humains et de leur environnement naturel aurait pour résultat la démolition de la société. » Karl Polanyi

p134 « Les traquenards du système du marché ne furent pas immédiatement manifestes. »
p194″La production est l’interaction de l’homme et de la nature »[...]
« La fiction marchandise ne tenait aucun compte du fait qu’abandonner le destin du sol et des hommes au marché équivaudrait à les anéantir »

p235″Séparer le travail des autres activités de la vie et le soumettre aux lois du marché, c’était anéantir toutes les formes organiques de l’existence et les remplacer par un type d’organisation différent, atomisé et individuel. Ce plan de destruction a été fort bien servi par l’application du principe de la liberté de contrat. »[...]« Les conséquences de l’établissement d’un marché du travail sont manifestes aujourd’hui [1944] dans les pays colonisés. Il faut forcer les indigènes à gagner leur vie en vendant leur travail. Pour cela, il faut détruire leurs institutions traditionnelles et les empêcher de se reformer, puisque, dans une société primitive, l’individu n’est généralement pas menacé de mourir de faim à moins que la société dans son ensemble ne soit dans ce triste cas. Dans le système territorial des Cafres (kraal), par exemple, « la misère est impossible; il n’est pas question que quelqu’un, s’il a besoin d’être aidé, ne le soit pas »(Mair). Aucun Kwakiutl « n’a jamais couru le moindre risque d’avoir faim »(Loeb). « Il n’y a pas de famine dans les sociétés qui vivent à la limite de la subsistance »(Herskovicts). C’était également un principe admis qu’on était à l’abri du besoin dans la communauté de village indienne,et, pouvons nous ajouter, dans presque n’importe quel type d’organisation sociale jusqu’à l’Europe du début du 16e siècle, quand les idées modernes sur les pauvres proposées par l’humaniste Vivès furent débattues en Sorbonne. C’est parce que l’individu n’y est pas menacé de mourir de faim que la société primitive est en un sens plus humaine que l’économie de marché et en même temps moins économique. Chose ironique, la première contribution de l’homme blanc au monde de l’homme noir a consisté pour l’essentiel à lui faire connaître le fléau de la faim. C’est ainsi que le colonisateur peut décider d’abattre les arbres à pain pour créer une disette artificielle ou peut imposer un impôt sur les huttes aux indigènes pour les forcer à vendre leur travail. Dans les deux cas, l’effet est le même que celui des enclosures des Tudors avec leur sillages de hordes vagabondes. »[...]« Or ce que le Blanc pratique aujourd’hui encore à l’occasion dans des contrées lointaines, à savoir la démolition des structures sociales pour en extraire l’élément travail, des Blancs l’ont fait au 18e siècle à des populations blanches avec les mêmes objectifs. »
[...]
p243 « Accepter une sphère économique séparée d’une sphère politique, cela aurait impliqué qu’elle reconnaissait le principe du gain et du profit comme force organisatrice de la société »
[...]
p245 « Personne ne peut mettre en doute la sincérité qui inspire la conviction de Hannah More: plus les pauvres se plient à leur condition dégradée, plus ils vont se tourner facilement vers les consolations célestes. »[...]
p258 « En fait, le problème de la protection s’est posé pour les agriculteurs de pays entiers, de continents. Le libre échange international, si on le laisse faire doit nécessairement éliminer les producteurs agricoles par plein contingents, et en quantité toujours plus grande (Borkenau1939). Ce processus inévitable de destruction a été fortement aggravé par la discontinuité inhérente au développement des moyens de transport modernes, trop coûteux pour être étendus à de nouvelles régions de la planète, à moins qu’il n’y ait beaucoup à gagner. »[...]« les continents entiers se sont ouvert » et une avalanche de grain »[...]« confrontée à une destruction totale de la société rurale, elle fut forcée de protéger sa paysannerie en instaurant des lois sur les céréales. Mais si les Etats organisé d’Europe étaient capables de se protéger contre les remous du libre-échange internationale, les peuples colonisés inorganisés ne le pouvaient pas. En se révoltant contre l’impérialisme, les peuples d’outre mer visaient surtout à obtenir le statut politique qui les mettrait à l’abri des bouleversements sociaux causés par les politiques commerciales des Européens. »[...]
p266 « On ne prit pas garde que leurs démonstrations prouvaient purement et simplement la grandeur du péril encouru par un peuple qui confiait sa sécurité à une institution aussi fragile que le marché autorégulateur. »[...]
p274 « Pour l’économiste, aucune nation n’existe; les transactions s’effectuent non pas entre nations, mais entre individus, dont l’allégeance politique était aussi hors de propos que la couleur de leurs cheveux. »
p288  » Il était encore plus évident que l’on avait besoin de méthodes interventionnistes si la région en question se trouvait riches en matières premières nécessaires aux manufactures européennes, »[...]« Or de plus en plus souvent, on ne remboursait que sous la menace de l’intervention armée; de plus en plus souvent les routes ne restaient ouvertes qu’à l’aide de canonnières. » p297″extinction physique des colonisé ».[...]
p308 « La séparation des pouvoirs, inventée entre temps (1748) par Montesquieu, était désormais utilisée pour séparer le peuple du pouvoir sur toute sa propre vie économique. »[...]
p309 « Les chartistes s’étaient battus pour obtenir le droit d’arrêter la meule du marché qui broyait la vie du peuple. Mais on n’accorda de droit au peuple que lorsque l’affreuse adaptation se fut achevée. »[...]
p314 « En réalité, rien ne peut mieux illustrer la nature utopique d’une société de marché que les absurdités dans lesquelles la fiction du travail-marchandise doit entraîner la collectivité. »[...]
p319 « L’obstination avec laquelle, pendant dix années critiques, les tenants du libéralismes économique avaient soutenu l’interventionnisme autoritaire au service de politiques déflationnistes eût pour conséquence pure et simple un affaiblissement décisif des forces démocratiques qui, sans cela, auraient pu détourner la catastrophe fasciste. La GB et les US, qui n’étaient pas les serviteurs mais les maîtres de la monnaie, abandonnèrent l’or assez tôt pour échapper à ce péril. »[...]
p321 « système politique et économique menacé de paralysie totale »[...]« Les temps étaient mûrs pour la solution fasciste »[...]« Solution à l’impasse où s’était mis le capitalisme libéral.[...]
p322″Elle proposait une manière d’échapper à une situation institutionnelle sans issue qui était, pour l’essentiel, la même dans un grand nombre de pays, et pourtant essayer ce remède; c’était répandre partout une maladie mortelle. Ainsi périssent les civilisations. »[...] « solution à l’impasse où s’était mis le capitalisme libéral »[...]
p323 « Si il y avait un trait caractéristique du fascisme, c’est qu’il ne dépendait pas de ce genre de manifestations populaires. Bien qu’il eut d’habitude pour but d’être suivi par les masses, ce n’était pas le nombre de ses adhérents qui attestait sa force potentielle, mais l’influence des personnes haut placées dont les dirigeants fascistes avaient acquis les bonnes grâces: ils pouvaient compter sur leur influence sur la communauté pour les protéger contre les conséquences d’une révolte avortée, ce qui écartait les risques de révolution. »[...]
p324 «En France le culte du mythe politique de Georges Sorel ont été quelques-uns de ses avant-coureurs multiples et divers. » [...]
p325 « C’est la situation qui a donné naissance au mouvement » [et non l'inverse] [...]
Le fascisme comme le socialisme, était enraciné dans une société de marché qui refusait de fonctionner .[...] Il était mondial dans sa portée .
P327 « Dans sa lutte pour le pouvoir politique, le fascisme est complètement libre de négliger ou d’utiliser les questions locales, à son gré . Son objectif transcende le cadre politique et économique : il est social. Il met une religion politique au service  d’un processus de dégénérescence. »[...]
p329 « En réalité, le rôle joué par le fascisme a été déterminé par un seul facteur, l’état du système de marché. »[...]
p337 « La civilisation du 19e siècle n’a pas été détruite par l’attaque extérieure ou intérieure de barbares. »[...] « Sa désintégration a été le résultat [de l'action]  des mesures adoptées par la société pour ne pas être à son tour, anéantie par l’action du marché autorégulateur.[...] Les guerres extérieures n’ont fait que hâter sa destruction. »
Après un siècle d’ « amélioration » aveugle, l’homme restaure son « habitation ». Si l’on ne veut pas laisser l’industrialisme éteindre l’espèce humaine, il faut le subordonner aux exigences de la nature de l’homme. » « pas reposer sur » une économie fondée sur l’intérêt personnel. Une telle organisation de la vie économique est complètement non naturelle. »[...]
p338 « L’histoire économique révèle que les marchés nationaux ne sont pas du tout apparus du fait que la sphère économique s’émancipait progressivement et spontanément du contrôle gouvernemental. Au contraire, le marché a été la conséquence d’une intervention consciente et souvent violente de l’État, qu a imposé l’organisation du marché à la société pour des fins non économiques »  [...]

p345 notion de liberté personnelle « Dans une société établie, le droit  à la non conformité doit être protégé par les institutions. L’individu doit être libre de suivre sa conscience sans craindre les pouvoirs qui se trouvent être chargés de tâches administratives dans certains secteurs de la vie sociale. [...] La contrainte ne devrait jamais être absolue ; il faudrait offrir à «  l’objecteur » une niche dans laquelle il puisse se retirer, un « deuxième choix » qui lui laisse une vie à mener . Ainsi la marque d’une société libre.[...] La véritable manière de répondre à la menace que la bureaucratie devienne source d’abus de pouvoir est de créer des sphère de liberté arbitraire protégées par des règles infrangibles. »[...]
p347  « Pour le tenant du libéralisme économique, l’idée de liberté dégénère ainsi en un pur et simple plaidoyer pour la libre entreprise – laquelle est aujourd’hui réduite à l’état de fiction par la dure réalité des trusts géants et du pouvoir princier des monopoles. » [...]

p349 « Nous voilà arrivés à l’étape finale de notre raisonnement. Débarrassés de l’utopie du marché, nous voici face à face avec la réalité de la société. C’est la ligne de partage entre le libéralisme,d’une part, le fascisme et le socialisme de l’autre. La différence entre ces deux derniers n’est pas seulement économique. Elle est morale et religieuse. Même dans les cas où ils professent une économie identique, ils ne sont pas seulement différents, mais incarnent en vérité, des principes opposés. Et le point ultime sur lequel ils se séparent est, une fois de plus, la liberté.
Les fascistes comme les socialistes acceptent la réalité de la société, avec la finalité que la connaissance de la mort a imprimée à la conscience humaine. Le pouvoir et la coercition sont une partie de cette réalité, un idéal qui voudrait les bannir de la société doit être invalide. La question sur laquelle ils se séparent est de savoir si à la lumière de cette connaissance, l’idée de liberté peut ou non être soutenue ; la liberté est-elle un mot vide, une tentation, destinée à détruire l’homme et ses œuvres ou bien l’homme peut-il réaffirmer sa liberté en face de cette connaissance  et s’efforcer de la réaliser dans la société sans tomber dans l’illusionnisme moral ?
Cette question angoissée résume la condition humaine. L’esprit et le contenu de cette étude devraient donner l’idée d’une réponse.

« Nous avons invoqué ce que nous croyons être les trois faits constitutifs de la conscience de l’homme occidental : la connaissance de la mort, la connaissance de la liberté, la connaissance de  la société. La première selon la légende juive, a été révélée dans l’histoire de l’Ancien Testament. La deuxième a été révélée par la découverte de l’unicité de la personne dans les enseignements de Jésus-Christ tels que les rapporte le Nouveau Testament. La troisième révélation nous est venu par le fait  que nous vivons dans une société industrielle. Aucun grand nom ne s’y rattache[...]

p350  Owen  a été le premier à reconnaître que les Évangiles ignoraient la réalité de la société. C’est ce qu’il appelait  l’ « individualisation » de l’homme selon le christianisme, et il semblait croire que c’était seulement dans une république coopérative que « tout ce qui est vraiment valable dans le christianisme » pouvait cesser d’être séparé de l’homme.  Owen reconnaissait que la liberté que nous avons acquise par les enseignements de Jésus était inapplicable dans une société complexe. Son socialisme était la prise en charge de l’exigence de liberté  dans cette société là.  L’ère post -chrétienne de la civilisation occidentale avait commencé, ère dans laquelle les Évangiles n’étaient plus suffisants, tout en restant la base de notre civilisation.
La découverte de la société est donc soit la fin , soit la renaissance de la liberté.
Alors que le fasciste se résigne à abandonner la liberté et glorifie le pouvoir qui est la réalité de la société, le socialiste se résigne à cette réalité-là et, malgré cette réalité, prend en charge l’exigence de liberté. L’homme atteint la maturité et devient capable d’exister comme un être humain dans une société complexe.  Pour citer encore un fois les paroles inspirées de Robert Owen : «  Si l’une quelconque des causes du mal ne peut être supprimée par les pouvoirs nouveaux que les hommes sont sur le point d’acquérir, ceux-ci sauront que ce sont des maux nécessaires et inévitables ; et ils cesseront de se plaindre inutilement comme des enfants ».
La résignation a toujours été la source de la force de l’homme, et de son nouvel espoir. L’homme a accepté la réalité de la mort et a bâti sur elle le sens de sa vie physique. Il s’est résigné à la vérité qu’il a une âme à perdre et qu’il y a pire que la mort, et c’est là-dessus qu’il a fondé sa liberté. Il se résigne, à notre époque, à la réalité de la société qui signifie la fin de cette liberté. Mais encore une fois, la vie jaillit de l’ultime résignation. En acceptant sans se plaindre la réalité de la société, l’homme trouve un courage indomptable et la force de supprimer toute injustice susceptible d’être supprimée et toute atteinte à la liberté. Aussi longtemps qu’il est fidèle à sa tâche de créer plus de liberté pour tous, il n’a pas à craindre que le pouvoir ou la planification s’opposent à lui et détruisent la liberté qu’il est en train de construire par leur intermédiaire. Tel est le sens de la liberté dans une société complexe : elle nous donne toute certitude dont nous avons besoin. »

(Karl Polanyi « La Grande Transformation » 1944)

&&&&&&&&&&&&&

Écologie : maintenant il faut se battre
26 mars 2018 / par Hervé Kempf (Reporterre)

https://reporterre.net/Ecologie-maintenant-il-faut-se-battre-14100

&&&&&&&&&&&&&&

En 2018, bloquons le salon de l’armement Eurosatory!
Du 11 au 15 juin 2018, nous bloquerons pacifiquement le salon des marchands de canon Eurosatory, par des actions de Désobéissance civile non-violentes. En 2016, des véhicules militaires en exposition avaient été repeints en rouge, la couleur sang de la guerre.
Cette année encore, …http://www.desobeir.net/2018/01/19/en-2018-bloquons-le-salon-de-larmement-eurosatory/

&&&&&&&&&&&&&

***Le passé toujours dans le présent :

https://www.investigaction.net/fr/jacques-pauwels-hitler-avait-beaucoup-damis-aux-etats-unis/

https://www.investigaction.net/fr/Opel-en-Allemagne-nazie-le-bon/

http://www.jacquespauwels.net/big-business-avec-hitler/

https://blogs.mediapart.fr/edition/la-revue-du-projet/article/111013/jacques-r-pauwels-big-business-avec-hitler-florian-gulli

Jacques Pauwels analyse les relations qui unirent d’une part le monde des affaires en Allemagne et aux États-Unis et d’autre part Hitler, le NSDAP puis le régime nazi. Le big business, c’est ainsi que Pauwels choisit de nommer le « grand capital », a soutenu Hitler de ses premiers pas en politique jusqu’à la guerre.
La raison première de ce soutien est simple : la peur du communisme au lendemain de la révolution d’Octobre. Hitler promettait de vaincre le marxisme et de briser les reins des organisations politiques et syndicales de gauche. On comprend qu’un tel programme ait pu séduire de larges pans du grand patronat en Allemagne et en Amérique. L’argent coula donc à flot pour aider celui qui éloignerait le spectre soviétique des entreprises allemandes et des filiales des groupes américains en Allemagne.
La seconde raison est d’ordre économique. Le régime nazi allait faire grimper les profits du big business de façon vertigineuse. Comment ? D’abord par l’augmentation des commandes de l’État en vue de préparer la guerre. Ensuite, en diminuant les salaires, en allongeant la durée de la journée de travail et en recourant au travail gratuit des déportés de camp de concentration.
Le livre insiste aussi sur l’implication du capitalisme américain. Il a entretenu de cordiales relations avec le régime une fois l’Allemagne entrée en guerre. La Blitzkrieg en Europe de l’Ouest puis l’opération Barbarossa en URSS ont bénéficié du soutien logistique des entreprises américaines. Les pétroliers américains pourvoyaient la Wehrmacht en essence, tandis que Ford fournissait les moteurs de camions.
Ce livre prend le contre-pied de nombreuses idées reçues actuelles relatives à cette période. Trois en particulier. 1) Le nazisme aurait été imposé par une clique de gangsters, Hitler et ses proches, extérieurs à la société allemande de l’époque. 2) Le peuple allemand serait tout entier et sans distinction responsable de la catastrophe nazie. 3) Le nazisme s’expliquerait par le soutien des classes populaires séduites par le programme socialiste du parti nazi. Ces trois récits ont ceci de commun qu’ils occultent totalement le rôle joué par les élites financières et industrielles, des deux côtés de l’Atlantique, pendant près de vingt ans.
La Revue du projet, n° 26, avril 2013

http://www.jacquespauwels.net/comment-la-france-passa-de-lere-allemande-a-lere-americaine/

https://www.investigaction.net/fr/la-grande-guerre-des-classes/

Laisser un commentaire

 

Paruremaupassant |
Lalibrairiedunet |
Latelierdeshistoiresfilantes |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lloydvlcf
| Matircrite
| Monsieurkafka