Interpelexortation

Nous devons résister, encore et encore.

Mes convictions de citoyen

« Je voudrais dire avant tout que la vie vaut la peine d’être vécue. Je suis un militant de base, un homme de terrain, dont le parcours semé de terribles épreuves a fait un citoyen conscient de ses responsabilités. J’apporte ma pierre à ce combat pour la défense inconditionnelle de l’être humain et des valeurs démocratiques. Ma conviction profonde est que, quels que soient le lieu de naissance et la couleur de peau, il y a une seule race, la race humaine qui mérite d’être respectée et défendue. A toutes les époques il y a eu des hommes et des femmes qui se sont battus pour une société meilleure, qu’il s’agisse des esclaves dans l’antiquité ou des révolutionnaires de 1789, sans oublier les Résistants de 1940-1944, les opprimés ont toujours fini par gagner. Il faut donc poursuivre le combat contre les inégalités, sans tomber dans la lassitude, le pessimisme ou le désarroi ambiant, car les victoires résultent d’un engagement constant. On n’est pas citoyen par intermittence, ni en surface : la conscience citoyenne s’ancre profondément dans l’être et l’accompagne sa vie durant.


La société de consommation actuelle a tendance à enfermer les gens dans des attitudes individualistes où chacun s’isole, vit pour lui-même et sa sphère privée. Pour en sortir, il faudrait ré-instaurer les liens entre les personnes et reconstruire une société plus solidaire, qui permette un partage plus égalitaire des richesses et offre une promotion à chaque être humain. Notre société trop souvent mécanique, froide et impersonnelle, souffre d’une déshumanisation, de logiques strictement comptables et de perspectives à courte durée. Une citoyenneté bien comprise devrait instaurer davantage de partage, de fraternité et de liberté pour conduire des actions créatrices d’avenir.
Choisir de résister, c’est faire un choix de vie, pour préserver la vie, et ce choix engage pour toute une vie. Aucun retour en arrière n’est possible. On ne peut pas effacer les leçons de l’histoire apprises au contact d’évènements si douloureux. Résister au nazisme hier, c’était une décision qui s’imposait à moi. Lutter constamment contre les dérives, qu’elles soient fascistes, nazies, néo-nazies, xénophobes, liberticides, inégalitaires ou individualistes, est un moteur permanent dans mes orientations de vie, aujourd’hui comme hier.
J’espère que nous serons nombreux à faire du mot « Résistance » un moyen contemporain pour inventer une société meilleure.
Nous devons résister, encore et encore. »

Walter Bassan

(Extrait de l’ouvrage « Walter : une vie de résistances » par Claire Rosler)
Paroles de Résistance 2017 http://www.citoyens-resistants.fr/spip.php?article533
décédé dans la nuit du 4 au 5 septembre 2017

 

https://bellaciao.org/fr/spip.php?article123619

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/germaine-tillion-ne-fut-pas-que-167860

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Juin 2021

https://www.legrandsoir.info/un-temoin-cle-dans-l-affaire-assange-admet-avoir-menti-dans-l-acte-d-accusation-stundin.html

Mai 2021

http://www.cadtm.org/Mettons-fin-au-systeme-de-brevets-prives

Avril 2021

https://www.legrandsoir.info/l-incroyable-histoire-de-l-avocat-vereux-de-georges-ibrahim-abdallah.html

https://www.legrandsoir.info/georges-ibrahim-abdallah-preparatifs-d-anniversaire.html

Mars 2021

https://www.lavoiedujaguar.net/Appel-des-Soulevements-de-la-Terre

https://sniadecki.wordpress.com/2021/03/01/groupe-grothendieck-universites/

1 mars 2021

Appel aux étudiants et professeurs

« Amis ! Quittez au plus vite ce monde condamné à la destruction. Quittez ces universités, ces académies, ces écoles dont on vous chasse maintenant, et dans lesquelles on n’a jamais cherché qu’à vous séparer du peuple. Allez dans le peuple. Là doit être votre carrière, votre vie, votre science. […] Et rappelez-vous bien, frères, que la jeunesse lettrée ne doit être ni le maître, ni le protecteur, ni le bienfaiteur, ni le dictateur du peuple, mais seulement l’accoucheur de son émancipation spontanée, l’unisseur et l’organisateur des efforts et de toutes les forces populaires. Ne vous souciez pas en ce moment de la science au nom de laquelle on voudrait vous lier, vous châtier. Cette science officielle doit périr avec le monde qu’elle exprime et qu’elle sert ; et à sa place, une science nouvelle, rationnelle et vivante, surgira, après la victoire du peuple, des profondeurs mêmes de la vie populaire déchaînée. »

Mikhaïl Bakounine, « Quelques paroles à mes jeunes frères en Russie » (mai 1869, in : Le socialisme libertaire, Denoël, 1972, pp. 210-211).

« Survivre, mouvement ouvert à tous, se veut un instrument pour la lutte en commun des scientifiques avec les masses, pour notre survie […] Il semble que Survivre soit le premier effort systématique fait pour rapprocher, dans un combat commun, les scientifiques des couches les plus variées de la population. »

Marc Atteia, Alexandre Grothendieck, Daniel Lautié, Jérôme Manuceau, Michel Mendès-France et Patrick Wucher, extrait de « Pourquoi encore un autre mouvement », in : Survivre, n°2/3 septembre-octobre 1970.

CONSIDÉRANT l’hégémonie prise par la techno-science dans l’ensemble de la société industrielle dans les domaines du savoir/pouvoir et sa fâcheuse tendance à développer des applications technologiques mortifères (modification du vivant, nanotechnologies, ville intelligente, smart-bidule, nucléaire, etc.) et des dispositifs politiques de contrôle/contrainte (reconnaissances faciales, drones, fichage généralisé, etc.).

CONSIDÉRANT que c’est au sein de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR), dans les universités, les écoles d’ingénieurs, les instituts de recherche comme le CEA et le CNRS, qu’est née et se développe actuellement cette techno-science.

CONSIDÉRANT alors la responsabilité des chercheurs, professeurs et ingénieurs ainsi que des experts, techniciens et cadres administratifs dans cette avalanche de désastre technoscientifique.

… suite sur lien

Décembre 2020

T’as le bonjour de Raoul

https://lavoiedujaguar.net/Retour-a-la-base-Theses-et-observations-sur-les-objectifs-de-la-lutte-en-France

Retour à la base
Thèses et observations sur les objectifs de la lutte en France

mardi 22 décembre 2020, par Raoul Vaneigem

1. L’autodéfense de la femme est au cœur de l’émancipation individuelle et sociale.

Débarrassée du féminisme étatique et autoritaire, la volonté d’éradiquer le comportement patriarcal est le plus sûr moyen d’en finir avec la peur et le mépris et de la nature et de la vie.

2. Contre les résurgences du patriarcat.

Religieux ou laïque, de gauche ou de droite, le comportement patriarcal est le pilier de la société hiérarchisée. Il faut, pour l’abattre, abolir le règne des chefs, sans distinction de sexe.

3. Contre l’écologie idéologique.

Le viol et la violence sont inhérents à une économie fondée sur l’exploitation de la nature. C’est de son pillage, inaugurant le règne de la marchandise, que date l’infortune de la femme. L’écologie restera une idéologie de marché tant que le combat de la femme pour son autonomie n’impliquera pas une nouvelle alliance avec l’univers de la vie.

4. Contre la manipulation de la peur.

La crainte suscitée par l’apparition d’un virus, à la fois insolite et prévisible, a été délibérément amplifiée par le pouvoir à des fins désormais évidentes :

a) tenter de dissimuler l’état désastreux des structures sanitaires, devenues des entreprises à but lucratif ;

b) obtenir à l’échelle planétaire un confinement des populations qu’aucun régime totalitaire n’avait réussi à imposer ;

c) stimuler le développement du marché sécuritaire. En alimentant le fonds de commerce du populisme fascisant (racisme, sexisme, peur de l’autre), il profite aussi à une gauche trop heureuse d’avoir à combattre sur le front des idéologies plutôt que sur le front social où elle s’est discréditée ;

d) la terreur où chacun se calfeutre joue en faveur du principal souci des gouvernants : durer le plus longtemps possible, même en pourrissant sur pieds.

5. Contre la paupérisation de la vie.

« Jouissez d’aujourd’hui car demain sera pire » a été le slogan consumériste le plus efficace du capitalisme. Désormais, il n’en a plus l’usage car il nous met devant un fait accompli. Il décrète : « Le pire est arrivé, force est de vous en accommoder. » Le modèle chinois est en place, en attente de technologies toujours plus efficaces. Le prochain remède à la paupérisation — hormis la suppression des inutiles — sera le bol de riz et le transhumanisme.

6. Contre le retour du puritanisme.

La nécessité de travailler proscrit la jouissance de soi et du monde. Cet interdit, le patriarcat l’a érigé en dogme. Mais en stimulant le marché des plaisirs consommables, le consumérisme lui a porté des coups mortels. La paupérisation qui menace la course à la consommation provoque le retour du puritanisme sous sa forme particulièrement vicieuse : la peur et le mépris de la vie. Le confinement tue en tuant les relations affectives. N’entendez-vous pas retentir avec un bruit de chaînes ces cris de veillée funèbre : « Fini de rire ! Fini de jouir ! Fini de vivre ! » ?

7. Contre la réification ou transformation en chose.

Le capitalisme ne voit dans la vie qu’un objet marchand. Il ne tolère pas qu’elle échappe à la toute-puissance de l’argent. La machine du profit montre qu’au prétexte d’un virus de passage elle a été capable de déclencher une véritable peste émotionnelle. Une hystérie panique a poussé des millions d’individus à se terrer dans un coin, où le désespoir et la morbidité achevaient de les délabrer.

8. Contre le sacrifice.

Le consumérisme avait fondé son pouvoir de séduction sur le mythe de l’abondance édénique. Le « tout à la portée de tous » prêtait une éphémère séduction à ces libertés de supermarché qui s’arrêtent au tiroir-caisse. Le salaire durement gagné trouvait sa récompense dans un laisser-aller qui avait les vertus d’un défoulement. Avec la paupérisation qui vide le « panier de la ménagère » l’exhortation à se sacrifier remonte en surface, tel le péché originel que l’on croyait enfoui dans le passé. Il faut accepter la Chute, il faut admettre que la vie s’assèche. Le temps est venu de rappeler qu’on ne travaille jamais assez, qu’on ne se sacrifie jamais assez. L’existence non lucrative est un délit. Vivre est un crime à expier. L’éloignement, le repli sécuritaire, la peur de l’autre instaurent une pratique de la délation, un culte de la pudibonderie, un regain de violences, une avancée de l’obscurantisme (à défaut d’oser brûler les livres, le gouvernement français les taxe d’inessentiels).

9. Contre le marché de la tuerie sanitaire et sécuritaire.

a) En France, la gestion politique des soins de santé a prémédité l’assassinat en série des premières victimes de la paupérisation : les retraités, les vieux, les dénués d’efficacité lucrative. La république des nantis a fait peser la main froide de l’argent sur la république des sans-grade. Elle a agi et continue d’agir sous l’emprise d’une économie pour qui le profit à court terme compte plus que la santé d’un peuple. Ne nous y trompons pas : elle annonce sans ménagement la solution finale que la tyrannie mondialiste réserve aux peuples décidés à ruiner l’enrichissement des riches.

b) La sécurité garantie au citoyen par contrat social a laissé place à une idéologie sécuritaire qui accroît et multiplie les dangers, l’agressivité, les actes de folie. La police et la magistrature dont la fonction officielle est de nous prémunir contre les violeurs, les assassins, les empoisonneurs et les pollueurs en sont devenus les sbires en raison des tendances fascisantes encouragées en leur sein par l’État. La stratégie du bouc émissaire — qui accable pêle-mêle gilets jaunes, émigrés, manifestants écologistes, musulmans et incendiaires de poubelles — les frappe à leur tour au cri de « tout le monde déteste la police ». Un tel enfumage a pour but de détourner notre attention de la liberté de nuire laissée à ceux qui dévastent impunément la planète et viennent « jusque dans nos foyers » violer notre liberté de vivre.

10. Contre le progrès technologique complice de la régression humaine.

L’intrusion d’un virus a dévoilé le cynisme des groupes de pression pharmaceutiques et médicaux. On les a vus moins soucieux de soigner les humains que d’engranger les bénéfices d’une morbidité dont la presse oligarchique et ses compteurs de la mort trafiquée amplifiaient la hantise. La logique économique confirme ainsi l’imposture d’un progrès technologique qui, pour justifier ses mensonges d’aujourd’hui, bat le rappel des vérités d’hier. Nul ne conteste l’utilité originelle des antibiotiques, des vaccins contre la tuberculose, la poliomyélite, le tétanos mais quelle confiance accorder à des lobbies qui jettent sur le marché d’anciens médicaments vendus sous de nouvelles appellations ? Comment se fier à des vaccins expérimentaux délivrés à des bien-portants comme l’extrême onction à un agonisant ? Comment tolérer de surcroît que les instances au pouvoir calomnient et poursuivent pénalement les praticiens de terrain qui dénoncent leurs malversations ? À quand la bonne vieille méthode de Staline liquidant les médecins complotistes ?

11. Pour une réinvention permanente.

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. » Le propos de Mark Twain gagne chaque jour en pertinence à mesure que se multiplient, décroissent et renaissent les insurrections planétaires. Chacun s’en aperçoit : les affrontements idéologiques sont des leurres. Le vrai combat est partout où les habitants d’un village ou d’un quartier urbain refusent les pesticides et les nuisances, renouvellent l’enseignement, restaurent les structures hospitalières, posent le problème de la mobilité, sauvent les commerces locaux, étudient le passage de l’agro-alimentaire à une agriculture renaturée, ouvrent des centres d’accueil pour celles et ceux qui subissent au quotidien une oppression bureaucratique, économique, familiale, sexiste ou raciste.

12. Pour une autodéfense sanitaire.

Les mesures coercitives et incohérentes dont nous sommes victimes résultent des malversations budgétaires qui ont ruiné et ruinent les structures hospitalières. Celles et ceux qui œuvrent sur le terrain n’ont nul besoin de complotisme et d’anti-complotisme pour dénoncer les discours qui nous éloignent de la réalité vivante. Cependant, vitupérer le mensonge du haut ne fait pas reculer d’un pouce la politique d’étouffement budgétaire. N’est-ce pas s’enliser dans la victimisation que de ne pas donner la priorité, ici et maintenant, au bien-être individuel et social, de ne pas briser la tyrannie du profit, principale cause du mal-être et des troubles qui en découlent ? L’État fait primer sur l’efficacité des médecins de terrain, en contact direct avec leurs malades, les intérêts de firmes pharmaceutiques multinationales qui stipendient la valetaille politique. Le simple bon sens prescrit de restaurer la relation consensuelle entre patients et praticiens, voire d’encourager une automédication sinon curative du moins préventive.

a) L’examen du virus en vogue nous a appris que son intensité variait d’une région à l’autre. Le traiter sur le plan national et mondial est une sottise. Il appartient aux assemblées citoyennes de décréter l’autodéfense sanitaire. Agir sur le terrain où patients et médecins cohabitent, se connaissent, entretiennent des relations de confiance fait de tous et toutes des aides-soignants s’initiant à éradiquer la morbidité dominante et à révoquer ses cyniques gestionnaires.

b) Tout en faisant preuve, en certains domaines, d’une efficacité incontestable, le progrès médical a jeté le discrédit sur un usage des plantes qualifié de « remède de bonnes femmes », une appellation qui en dit long sur l’esprit patriarcal de la médecine traditionnelle. Toute une flore a été pillée, brevetée, frelatée, vendue à des populations qui en disposaient gratuitement et étaient en mesure d’en améliorer les vertus. À nous d’empêcher sa spoliation par une science sans conscience et de veiller à ce que la phytothérapie ne tombe pas dans le marché alternatif qui s’apprête à la récupérer avec la même avidité boutiquière.

c) La nocivité du confinement, du repli sur soi, de la peur panique d’une mort programmée a montré a contrario la vertu thérapeutique de la joie d’être ensemble, de se rencontrer, de se toucher sans « gestes barrière ». La peur de vivre a toujours galvanisé l’attrait de la mort. Nazisme et stalinisme l’ont démontré. Qui ne fait fête au plaisir d’exister fait fête à la charogne. Ce qui mobilise aujourd’hui les insurgés planétaires c’est le combat sans merci du parti pris de vivre contre le parti de la mort que la civilisation marchande enrégimente en s’autodétruisant.

13. Pour une autodéfense alimentaire.

La fausse garantie de nourrir les populations du globe ne dissimule plus le vrai mobile des monopoles agro-alimentaires, qui est de promouvoir pour tous une nourriture infectée à des fins lucratives. Qui pourrait croire à la philanthropie de groupes qui s’enrichissent en altérant la santé des consommateurs ? Ne voit-on pas l’État et ses commanditaires supranationaux accorder aux pesticides et autres nuisances la liberté commerciale de polluer la planète ? Victimes d’un endettement croissant, nombre de paysans se retrouvent à la fois empoisonnés et empoisonneurs. Cessons d’en faire des boucs émissaires ou des pions sur l’échiquier électoral. La question qui se pose est : comment venir en aide à ceux qui s’orienteront vers la permaculture ou autre forme d’agriculture renaturée ? Si vous êtes lassés du discours abstrait, si vous voulez du concret, voilà la pierre de touche à laquelle frotter les belles intentions écologistes.

14. Pour une autodéfense scolaire et culturelle.

À l’encontre de l’école militarisée qui sévit encore de nos jours, nous désirons promouvoir un enseignement pour tous les âges. Agora, place publique, maison du peuple, centre communal sont les jardins d’un savoir prodigué par cette passion majeure et inextinguible qu’est la curiosité. L’apprentissage ludique du « vivre ensemble » montre qu’il exclut compétition, prédation, culpabilisation, sectarisme. Redécouvrir la joie de vivre en créant un environnement qui la favorise fortifie peu à peu cette autonomie qui nous protège en nous libérant de la protection des autres. C’est un art difficile qui exige une tout autre forme d’intelligence que la ruse et la force requises par les guerres financières et les rivalités de pouvoir. L’intelligence sensible est l’intelligence du vivant ; elle prévaut toujours sur celle du portefeuille.

a) Le grégarisme finit où l’individu se libère de l’individualisme. La créativité dont font montre les insurrections de notre temps annonce la fin de la foule imbécile et versatile. Le calcul égoïste assèche la pensée. L’entraide la revivifie.

b) La qualité l’emporte sur le nombre. Les propos d’un Gilet jaune d’une quinzaine d’années, entendus lors d’une manifestation de rue, laissent à penser par leur acuité que l’intelligence sensible et jubilatoire de quelques-uns suffira à crever la baudruche, démesurément enflée, des préjugés millénaires.

c) L’intelligence sensible est celle de l’être. Elle supplantera la gestion intellectuelle de l’avoir. Paupérisation oblige !

15. Pour une autodéfense énergétique.

Le capitalisme industriel avait favorisé dans son essor l’efflorescence d’inventions nouvelles (électricité, machine à vapeur, chemin de fer). Ce qui subsistait de recherche indépendante est désormais soumis au contrôle accru des intérêts mercantiles qui gèrent les budgets. Le capitalisme financier produit un vide de la science et de la conscience. Cette béance, « dont la nature a horreur », révèle d’autres voies possibles, elle encourage à explorer un savoir issu de la vie ; non plus de la survie, comme ce fut le cas jusqu’à présent. Physique, biologie, art, médecine sont en quête d’une refonte radicale. Alors que, sous le choc du coronavirus, les milieux scientifiques se sont discrédités par leur incompétence, leurs mensonges et leur arrogance, la curiosité et le goût de la recherche sont en quête d’un nouveau dynamisme. Marginalisés par les lobbies scientifiques, nombre d’investigateurs aspirent à la liberté de puiser dans la vie inexplorée de quoi améliorer notre existence quotidienne et son environnement.

a) Il appartient aux collectivités locales et régionales de soutenir les projets contribuant à la gratuité de l’électricité et du chauffage. Seules l’ingéniosité et l’obstination permettront d’évincer la mainmise des mafias vert-dollar sur les énergies renouvelables.

b) Il en va de même pour l’auto-organisation de la mobilité, qui exige la mise en place de transports non polluants et gratuits. Ce que l’État et les mafias pétrolières ont détruit, n’est-ce pas aux collectivités locales de les réinventer ?

c) Nul besoin d’apocalyptisme pour comprendre que nous sommes au cœur d’une mutation de civilisation. Si tout change de base, cela signifie aussi que les décisions à prendre en matière d’environnement relèvent exclusivement des assemblées communales et régionales et n’ont que faire de référendums patronnés par l’État pollueur.

16. Pour une autodéfense monétaire.

La plupart des économistes conviennent que la gestion mondialiste du profit prépare la suppression du cash au profit de cartes bancaires, qui comportent en prime le profil policier de leur utilisateur.

a) Alors que des millions de citoyens vont se trouver dans l’impossibilité d’acquitter taxes et impôts (destinés à enrichir les riches), une initiative se propage : la création de banques coopératives locales, avec une monnaie non capitalisable, dont la valeur d’échange sert, en circuit fermé, à rétribuer les commerces locaux, à subventionner les entreprises d’utilité publique, à soutenir les projets d’indépendance énergétique, à faciliter l’émergence une agriculture renaturée.

b) Une telle mesure a l’avantage d’assurer la primauté de la valeur d’usage sur la valeur d’échange, autrement dit d’annoncer la fin de la marchandise.

17. Il appartient aux assemblées de démocratie directe de hâter par en bas le dépérissement de l’État qui pourrit par le haut.

a) L’État n’est plus qu’un instrument manipulé par les firmes multinationales, qui, avec ou sans le relais de l’Europe, lui imposent leurs lois et leurs juridictions. La répression policière est la seule fonction qui lui incombe encore.

b) Le jacobinisme, traditionnellement chargé d’assujettir la province à Paris, subit de plein fouet la politique incohérente d’un gouvernement qui ne gouverne plus et a fait du mot élite le synonyme d’imbécile. Le danger est de voir lui succéder des régionalismes qui ne feraient qu’ajouter des États dans l’État national.

c) Le parlementarisme masque de moins en moins l’odieux ridicule d’une dictature qui n’a gardé de la démocratie que le nom de baptême. Les élections ont toujours été les arènes où la jactance des élus sollicitait la sottise d’électeurs persuadés d’être représentés par eux. Cependant, l’ineptie, le mensonge, la corruption des politiques, tous partis et factions confondus, ont atteint à un tel cynisme que la probabilité d’une abstention massive s’accroît dangereusement. Si bien que les instances gouvernementales différeraient, voire annuleraient volontiers la bouffonnerie électorale. Ne serait-ce que dans l’espoir de susciter un regain d’intérêt en sa faveur.

d) Le vote et la démocratie directe prennent tout leur sens chaque fois qu’une collectivité locale est appelée à se prononcer sur un problème qui la concerne au premier chef. La vérité du terrain dévoile les mensonges du haut, elle récuse ces statistiques qui se moquent des réalités vécues. Celles et ceux qui sont sur le lieu de leur existence ne sont-ils pas les mieux à même de juger si un décret qui les concerne est inique ou nuisible ? Qui est plus qualifié qu’eux pour décider des moyens de le combattre ?

e) De défenseur de la République qu’il prétendait être, l’État en est à se protéger contre les citoyens à qui il arrache les droits dont il était le garant. Son délabrement le contraint de convertir en milice privée une police dont une partie réprouve les atteintes aux droits de l’homme. Hochet du capitalisme financier, l’État règne sans gouverner. Il n’est plus rien. Son inanité sonne pour nous l’heure d’être tout.

18. Pour une république autogestionnaire abrogeant la république parlementaire et affairiste.

L’époque où nous tentons de vivre parmi les ruines est celle d’une mutation dont les séismes ébranlent le monde entier : la vieille civilisation n’en finit pas d’agoniser, la nouvelle tarde à éclore comme si elle redoutait sa propre audace.

a) La parodie d’une guerre civile entre conservatisme et progressisme participe d’une mise en scène qui dissimule la vraie guerre, la guerre de destruction massive entreprise par le capitalisme. Pendant que s’affrontent rétro-bolchévisme et rétro-fascisme, les mafias mondialistes empoisonnent et polluent impunément villes et villages. Communes, quartiers, régions aspirant à plus d’humanité demeurent isolés et sans voix, tandis que la rage impuissante et l’indignation compulsive se défoulent en provocations de matamores et en incendies de poubelles.

b) L’État et ses commanditaires font primer leurs intérêts en méprisant les nôtres. À nous de nous préoccuper de notre propre sort. Le sens humain est notre légitimité.

c) Notre lutte est inséparablement existentielle et sociale. Elle ne nie pas les options personnelles religieuses et idéologiques, elle est l’entraide qui les dépasse et possède l’art de les harmoniser. Dans le combat de la désobéissance civile, qui se soucie de la couleur de peau, du sexe, des croyances ?

d) Le peuple prenant par lui-même les décisions qui le concernent, lui et son environnement, s’inscrit dans la lignée de l’expérience autogestionnaire menée par les collectivités libertaires espagnoles de 1936. Les zapatistes du Chiapas, les insurgés du Rojava, la tendance la plus radicale du mouvement des Gilets jaunes en France s’en inspirent aujourd’hui unanimement en dépit d’une grande diversité de conditions historiques, politiques et géographiques. L’apparition de petites sociétés cherchant à s’autogérer et à se fédérer de communes en régions, expose inévitablement à des erreurs, à des confusions, à la « chienlit » comme disent les cancrelats d’État. Mais, où il n’y a ni mort d’homme ni culpabilité, tout se corrige. Pourquoi hésiter à expérimenter des sociétés du vivre ensemble alors qu’en permanence nous servons de cobayes dans les laboratoires de la déshumanisation et du profit ?

19. L’émergence de microsociétés passant outre à l’autorité étatique permet-elle une coexistence avec les instances dirigeantes ?

a) Le dialogue avec l’État n’existe plus. Aucune doléance du peuple n’a été reçue, si ce n’est à coups de matraque. Pourtant, malgré la rupture effective — et sans même espérer des manifestations qu’elles obtiennent le retrait de décrets iniques —, il est bon de soumettre l’État à un harcèlement constant. Rappeler leur parasitisme aux instances gouvernementales gagnera en pertinence lorsque les microsociétés qui font retentir les rues des cris de la liberté, opposeront aux diktats du totalitarisme démocratique la légitimité de décrets votés par leurs assemblées de démocratie directe.

b) La colère et la résistance d’un nombre croissant de maires de villages et de quartiers urbains soulignent la ligne de démarcation existentielle et sociale qui sépare en chacun d’eux le fonctionnaire d’État et le garant du bien-être des administrés. Le déchirement sans cesse accru entre intérêts privés et bien public est de nature à rallier aux assemblées de démocratie directe nombre de citoyens déstabilisés par l’appauvrissement, la tyrannie des interdits, les taxes à payer (petites entreprises, paysans, avocats, enseignants, médecins, commerçants, artisans, hôteliers, cafetiers, policiers de proximité écœurés par le rôle que l’État oligarchique leur assigne). Au maire de résister aux menaces et pressions étatiques et mafieuses, de prendre en compte les intérêts de la population, de devenir un interlocuteur éventuel entre l’assemblée et l’État. Le jeu de bascule revêt autant importance (sinon plus) que la révolte d’une partie de la police qui passerait au côté du peuple insurgé avec l’assurance d’exercer un service public auquel seul mettra fin le règne de l’Homme devenu humain.

c) Un collectif autogestionnaire s’efforçant d’esquiver un affrontement avec l’État et le suprématisme économique aurait le mérite d’éviter une violence qui répugne à la plupart des citoyens, même si la majorité silencieuse est un grand cri de haine. Néanmoins, qui niera que la violence est, de toute évidence, indispensable à un gouvernement qui ne doit sa durée qu’à la répression, son ultime fonction. Comme l’écrasement de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes le laisse présager, l’apparition de microsociétés s’émancipant de la tyrannie étatique et marchande suscitera une intervention militaire du gouvernement français, avec l’appoint d’une extrême droite dont il ne cesse de conforter les espérances dictatoriales sous couvert de les combattre.

20. Pour une guérilla démilitarisée.

L’insurrection planétaire en cours émane de la vie quotidienne des femmes, des hommes, des enfants. Le phénomène n’est pas nouveau, ce qui est nouveau, c’est la prise de conscience qui la propage. Ses revendications vont bien au-delà de la satisfaction consumériste. Sa poésie s’échappe du panier de la ménagère avant même qu’il soit vidé par la paupérisation.

a) L’insurrection de la vie quotidienne offre la singularité d’être une insurrection pacifique en ce qu’elle se veut le dépassement de la lutte traditionnelle entre pacifisme réformiste et révolution barricadière.

b) La vie est une arme qui harcèle sans tuer. L’ennemi ne manque pas une occasion de nous entraîner sur un terrain qu’il connaît parfaitement car il en possède la maîtrise militaire. En revanche, il ignore tout de la passion de vivre qui renaît sans cesse, abandonne un territoire dévasté, se le réapproprie, multiplie les occupations de zones à défendre, disparaît et reparaît comme le chat du Cheshire. Il est incapable de comprendre que le combat de la vie pour l’être dissout l’avoir et révoque l’ordre de la misère. Notre guérilla est sans fin. Au contraire de la lutte pour l’avoir qui elle, ne survit pas au dépérissement de l’être qu’elle provoque. La cupidité est un étouffement.

c) « Ne jamais détruire un être humain et ne jamais cesser de détruire ce qui le déshumanise » est un principe de lutte qui a le mérite de s’en prendre à un système d’oppression et non à ceux qui s’en croient le moteur et n’en sont que les rouages. Saboter l’implantation d’une nuisance n’est pas tuer ceux qui en sont responsables.

d) Le temps est avec nous. L’insurrection de la vie quotidienne commence à peine à faire preuve de sa créativité et de sa capacité de renaître sans cesse. Mieux vaudrait se soucier non d’aller plus vite mais d’aller plus loin.

e) Collationner en assemblées les fragments d’une Constitution par et pour le peuple apportera le poids de la légitimité au refus des décrets liberticides que nous impose le totalitarisme démocratique. En nous plaçant devant leur fait accompli, les instances du haut nous défient de leur opposer le nôtre. Or nous n’avons que faire de relever un défi qui ne ferait que nous traîner sur le terrain de l’ennemi. Notre message est clair : le droit de vivre passe outre aux ordonnances de l’argent qui tue.

f) L’important n’est pas le nombre des insurgés mais la qualité des revendications. L’autonomie des individus est la base de l’autogestion. Elle émancipe de l’individualisme, qui prête une liberté fictive aux moutons de la servitude volontaire. Elle apprend à distinguer militantisme et militarisme. L’engagement passionnel ne peut se confondre avec le sacrifice. Le combat pour la liberté refuse les ordres. La confiance et le mandat que lui accorde la solidarité lui suffisent.

g) L’autonomie individuelle dispose d’une puissance de harcèlement inépuisable. Or la peau distendue du Léviathan le rend vulnérable aux piqûres de moustiques.

21. L’autodéfense environnementale est une autodéfense de la joie de vivre.

Que celles et ceux qui trouvent la formule abstraite ou vide de sens se réfèrent à leur propre existence quotidienne et au milieu ambiant qui la conditionne. N’est-ce pas le terrain où leurs problèmes psychologiques, familiaux, sociaux se tortillent et appellent à l’aide ?

a) L’idée que l’on accroît son bonheur en favorisant le bonheur des autres a l’occasion de se concrétiser en ouvrant des centres d’accueil pour celles et ceux qui subissent dans leur quotidien une oppression bureaucratique, économique, familiale, sexiste ou raciste.

b) Il n’est pas jusqu’au problème de l’accueil des migrants que l’entraide ne puisse résoudre. Sous la glaciation statistique qui les réduit à des objets, il y a des êtres humains en détresse qu’un grand nombre de communes auraient le loisir d’héberger en petit nombre, avec l’assentiment de la population locale.

c) C’est bien le moins que la générosité humaine qui vient en aide aux plus faibles implique chez les accueillis comme chez les accueillants une reconnaissance absolue des droits de la femme et des libertés reconnues à l’homosexualité. Il n’est pas tolérable que communautarisme, multiculturalisme ou tradition autorisent des comportements prédateurs que nous tentons d’éradiquer depuis un siècle.

d) Dans un univers de plus en plus en proie à la laideur de l’argent et du calcul égoïste, le retour à la beauté, à l’amitié, à l’amour, à la générosité, à l’entraide propage une subversion qui ridiculise la ritournelle des belles intentions morales et caritatives. Le sens humain se moque de l’humanitarisme, comme la vie authentique des mises en scène qui la falsifient.

e) Le consumérisme a démontré qu’un plaisir acheté est un plaisir gâché. En éteignant le néon des supermarchés, la paupérisation s’éclaire de lumières moins trompeuses. En annonçant l’effondrement de l’inutilité rentable, elle laisse à la disette à venir le temps de renaturer la terre, de retrouver une nourriture saine et des agréments qui ne soient plus frelaté. De même que le coronavirus nous a enseigné à mieux renforcer notre immunité, la faillite économique nous enjoint de recourir à nos ressources créatives. Le do it yourself fait la nique au self made man dont l’affairisme avait fait son héros.

f) La protection des animaux, de la végétation, des paysages, de la nature a cessé d’être un pastel vendu sur le marché écologique. Si utile qu’elle soit et même si elle va au-delà de la compassion, l’aide tutélaire à la terre et à ses espèces a l’inconvénient d’être un impératif. Elle cède aujourd’hui la place à un sentiment fusionnel avec le vivant. La conscience d’une « vie profonde » ravive en nous les composantes minérales, végétales, animales que la superficialité de la survie percevait comme des stratifications mortes. Ainsi s’accomplit sans doute le plus grand pas de l’Homme vers son humanité.

g) L’appel de la totalité a toujours résonné au cœur de notre destinée. Le monde nouveau s’esquisse dans l’émerveillement que les enfants enseignent à qui redécouvre son enfance. Il nous est donné d’apprendre à renaître dans la renaissance du monde.

 

 

Novembre 2020

https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/lettre-ouverte-de-leon-landini-aux-dirigeants-des-associations-se-reclamant-de-la-memoire-de-la-resistance-et-de-la-deportation/

Lettre ouverte de Léon Landini aux dirigeants des associations se réclamant de la mémoire de la résistance et de la déportation.

commentaires sur https://www.legrandsoir.info/lettre-ouverte-de-leon-landini-aux-dirigeants-des-associations-se-reclamant-de-la-memoire-de-la-resistance-et-de-la-deportation.html

- On voudrait nous faire oublier que sans les actions de la Résistance et surtout l’Armée Rouge et ses victoires, les alliés , Étasuniens en tête, n’auraient jamais pu poser un pied sur le sol de Normandie .

- Et il serait bon de rappeler aussi de temps en temps que les Américains savaient ce qui se passait en Europe, avaient connaissance des camps de concentration. Ils ne sont arrivés qu’à la fin de la guerre, ils ont calculé sur la destruction de l’Europe avant d’apporter leur « aide », motivée par la cupidité. Upton Sinclair l’explique bien dans on roman  » Pétrole « . Merci Monsieur Landini pour cet éclairage que tout le monde devrait lire !

- Avant le pacte Germano Soviétique il y avait eu les accords de Munich quand même
La propagande anticommuniste a la mémoire très sélective
Les députés communistes votent d’ailleurs contre ces accords et c’est la fin du Front Populaire
Je viens de découvrir dans wikipédia que la lâcheté de Munich avait permis aux nazis de mettre la main sur Skoda et ses chars supérieurs à ceux des allemands qui leur permirent les victoires de Pologne et de France
Cet article regorge d’infos historiques sur la position des soviétiques lors de la crise des Sudètes bien plus à même de couper l’herbe sous les pieds de Hitler et d’éviter la guerre .
- Merci au camarade Paul Landini d’avoir concrétisée cette mise au point complète avant que les derniers témoins directs de cette épopée patriotique et révolutionnaire ne disparaissent et que l’Epopée de la Résistance communiste ne soit gommée de l’Histoire par les manoeuvres scélérates des Ennemis des Peuples.

Pour un fils de déporté communiste, arrêté par Daladier en 39, embastillé par Pétain après la Capitulation, puis déporté en 1944 du Camp de Saint Sulpice la Pointe au Camp de Büchenwald en wagon plombé, ses appels sonnet haut et fort à mes oreilles et aux oreilles de tous ceux qui ont à coeur de pérenniser la Résistance à l’Ultra-capitalisme et à l’Hydre fasciste qui suit ses pas. Ils nous indiquent la voie pour non seulement garder la mémoire vive mais aussi pour comprendre ce qui arrive aujourd’hui et vers où les ennemis du Peuple nous dirigent.

Les noms qu’il cite ont été dès ma plus tendre enfance des noms qui ont bercé mon imaginaire, et les épreuves qu’il a subies ainsi que les exploit auxquels il a participé ont été la trame de fond des actes de mes parents dont ceux de ma Maman FTPF. Militante CGT à la MOI avec Charles Nedelec elle entre en Résistance après l’arrestation de mon père par la police de Daladier. Mon père qui participa en tant que détenu -résistant à la Libération du Camp de Bûchewald en compagnies des camarades du CDIF . Ceux qui prononcèrent le fameux Serment du Büchenwald à leur Libération.

Et y en a bien d’autres tels les Frères Carasso, Simon Lagunas, Marius Aimonetto, Edmond Garcin, Laurence Praire, Lucien Molino, Oswaldo Steddadu, Léon David, Masson, Dettori… Etc.

Tous engagés contre les Socialistes capitulards, les Fascistes pétainistes, puis contre l’Occupant.

Le Camarade Landini nous rappelle que dans ce monde il n’y pas de gauche ou de droite : Il y a d’un côté le Prolétariat et ceux qui produisent les richesses à ses côtés et de l’autre ceux qui font le lit du fascisme soit en aidant ses promoteurs, soit en ne dénonçant pas celui-ci, en n’apprenant pas la vraie Histoire du Peuple français et de ses résistances révolutionnaires, et surtout ceux qui cèdent à la facilité de la vulgate bourgeoise mêlant révolutionnaires et fascistes dans le même sac. En renvoyant dos à dos victimes et assassins…

Dans les jours qui viennent dénoncer la manoeuvre de réécriture de l’Histoire est non seulement un Acte de Vérité mais aussi un Devoir profondément révolutionnaire et fondateur.

Et j’en profite pour rappeler qu’aujourd’hui, face à un Capitalisme mortifère, en train d’imploser mais plus agressif que jamais en tous les domaines, il manque à la France un vrai grand Parti communiste révolutionnaire de masse pour faire contre-poids et si possible bloquer la catastrophe qui arrive.

Cela ne se fera pas avec des relookage de partis soc-dem, traîtres à la Classe qu’ils prétendent défendre, de vieux fantômes lambertistes le cul entre deux ou trois chaises, un contestataire ex-pasquaien atlantiste qui parle bien mais ne fait que ça, une rombière fille de tortionnaire, ou un PcF dont il ne reste que l’appellation usurpée après son suicide programmé, que le Peuple Français pourra faire face à la situation catastrophique annoncée.

Il faut recréer un vrai Parti communiste révolutionnaire. Pas seulement pour pouvoir aller mettre un bout de papier dans une urne en toute confiance, mais aussi pour pouvoir faire face à toute les situation sous-tendues par les événements actuels. Il y a toujours un moment dans la vie ou chacun rencontre son Rubicon. Et c’est pas aux vieux comme moi que je m’adresse… Ceux comme moi ou ils ont déjà tout prévu, ou ils ont tout lâché depuis longtemps. Mais à ceux qui ont encore un avenir devant eux à conditions qu’ils sachent le maintenir en état et le faire progresser et qui n’ont pas compris qu’en dehors d’eux-même il n’y a plus personne pour faire barrage..

Il y en a qui on tué, se sont fait tuer et torturer, pour que ça n’’existe plus… L’oublier où laisser la tâche à d’autres est un crime

Ceux qui ne connaissent pas leur passé n’ont pas d’avenir. A priori quand ce passé est celui sur lequel a été construite la qualité de vie populaire qui a relativement prévalue jusqu’à ce jour en France leur permettant un relative liberté, et qui est en train de disparaître rapidement..

Parce que la « Bête immonde » elle est toujours là, et ne nous a jamais lâchés.

- « Et on voudrait nous faire croire que les Italiens étaient des nazis en herbe lors de la courte
occupation du sud-est de la France ? »
Pendant que sur le front russe mourrait la fine fleur des alpins Italiens par moins 40°C…
Chacun son devoir de transmission.

- Elle leur a aussi permis de mettre la main sur la Ligne Siegfried, la soi-disant lige fortifiée frangine de la Ligne Maginot, ce qui leur a permis de tranquillement passer à côté des fortifications française en 39.

Mais en réalité tout ça n’était rien à côté des apports stratégiques industriel par les capitalistes US associés aux grands industriels nazis comme Thysen et Krupp.

Les avions « Messerschmidt » et « Focke Wulf », et les « Chars « Panzer I », étaient motorisés avec des moteurs Opel/Ford, roulaient à l’essence Exxon/Rockfeller, et ils utilisaient des aciers fabriqués près Silésie par des associées de Averell Harriman/Prescott Bush, Goodyear fournissait les pneus, et « Coca Cola » était la boisson « hygiénique » officielle de la Wehrmacht.

La Banque Warburg, un des Etablissements fondateurs de la Banque Fédérale des Etats-Unis finançait le tout.

Ceci jusqu’au début 43 après l’attaque de Pearl Harbor.

Ca m’a toujours fait rigoler, (Pas trop quand même) de voir ces p…aing de yankees et leurs groupies accuser les Résistants communistes de n’avoir résisté qu’après l’ »Opération Barbarossa » contre l’URSS en 41, (Ce qui est totalement faux), alors qu’eux ont armés et chouchoutés les nazis jusqu’en 43.

Ceci jusqu’à la mise sous séquestre des Firmes citées sous le contrôle du « Trading With Ennemy Act » et l’entrée officielle des USA dans la guerre contre l’Allemagne.

Il faut aussi dire que cette séquestre ne s’est faite qu’après transaction, sous la condition qu’après la Victoire des USA les biens en question seraient restitués aux intéressés avec les intérêts cumulés pour la durée d’immobilisation.

Un seul industriel US a refusé de transiger et de s’y soumettre, ses biens litigieux ont été saisis, et il s’est suicidé : C’est Léopold Dresser.
Il avait choisi le mauvais cheval. Les autre se sont retrouvés plus riches qu’avant après la Victoire..

 

- Voilà une mise au point nette et précise sur cette épisode d’un soit disant rapport des communistes français avec le pacte germano soviétique qui n’as servi qu’à réprimer le PCF en France par nos soit disant socialistes. Il n’aurait pas fait mieux, pour les faire entrer dans la clandestinité avant l’heure ce qui rend incontestable tous ce récit. Je ne doute qu’aucun des ces communistes n’eut vent des opérations du NKVD sur le massacre des polonais (22000 entre avril et mai 1940) lors du partage de la Pologne entre les staliniens et les nazis. La Pologne soviétique devenant un no man’s land . Massacre sur lequel la bête immonde antisémite va s’appuyer en 1943 pour organiser planifier un massacre sans commune mesure contre les judéo bolchéviques ainsi nommés dès 1941 et où on as vue la vrais teneur du dit pacte germano-russe avec l’opération Barbarossa. Opération provoquant un nombre de mort encore plus dément de soldat de l’armée rouge et tout cela ne seras stoppé que par la victoire de l’armée rouge bien avant celle des Anglo américain ; qui pour eux n’as pas vraiment eut lieu au plan militaire à part sur l’empires coloniales français. Cela as au moins montré que le faible répit donné à Staline par ce pacte était une vrais nécessité stratégique contre les nazi. Il était clair que le vrais ennemis de la révolution russe était non seulement les polonais mais toute l’ Europe coloniale avec son chien de garde de Hitler qui auras rapidement avant tout préalable fini par bouffer ses anciens maitres de la victoire de 1918 avant de s’attaquer à son gros morceau à l’Est. Dans les faits toutes ces destructions auront mis en place la mondialisation des économies par les accords de Bretton woods ou le vrais vainqueur c’est retrouvé être le dollar et le capitalisme exploiteur des bourgeois et collabos d’hier.

 

 

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Octobre 2020

https://www.acdn.net/spip/spip.php?article1223&lang=fr

Interpelexortation pixel Lettre ouverte au Président Janus, Palais de l’Elysée
Sous le masque, le mensonge et la terreur d’Etat

 

 

 

Juillet 2020

https://www.partage-le.com/2020/07/12/miscellanees-contre-la-civilisation-par-nicolas-casaux/

https://www.terrestres.org/2020/07/01/cancer-lart-de-ne-pas-regarder-une-epidemie/

Cancer : l’art de ne pas regarder une épidémie

Comment se fait-il que, dans une société fondée sur le traitement de l’information et la collecte de données, il soit si difficile d’expliquer la multiplication effrénée de certains cancers ? Célia Izoard en appelle à une refonte des méthodes épidémiologiques pour enfin reconnaitre l’impact de la pollution sur la santé.

Mai 2019

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Avril 2018

Big Business avec la guerre – Big Business contre la Terre
Big Business avec l’Enfer ; Big business nucléaire
Big Business comme hier
Comme naguère avec Hitler
Ils n’ont jamais cessé de remettre le couvert
ils sont obligés de faire la guerre
Pour continuer leurs affaires
tous profiteurs de guerre
et si on les laisse faire
aujourd’hui plus qu’hier
ils vont tout foutre en l’air
j’ai pourtant vu des frères
c’est pour cela que c’est clair
Plus qu’une bouteille en mer
C’ est un appel à l’univers
car on doit sauver la terre

***Voir
- Thanathocène Actualités : http://elianguesard.unblog.fr/files/2016/11/18.thanatoceneactua2018.03.31.odt

https://lesmoutonsenrages.fr/2018/03/29/loi-de-programmation-militaire-pas-dausterite-pour-la-guerre/

- Anthropocène Actualités :

http://elianguesard.unblog.fr/files/2015/09/10.anthropoceneactua2018.03.15.odt

- Luttes autochtones et d’autonomie
http://elianguesard.unblog.fr/files/2016/11/zapatiamarichuy2018.02.odt dans http://elianguesard.unblog.fr/luttes-autochtones-ou-dautonomie/

nucléaire:

https://www.bastamag.net/Un-milliard-d-euros-ont-ete-depenses-pour-rendre-socialement-acceptable-l

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« Les définitions de “l’idéologie” ont été produites notamment par Karl Jaspers et Karl Marx. Pour le premier, l’idéologie est “une  interprétation du monde ou de sa propre situation, qui lui représente la vérité absolue, mais sous la forme d’une illusion par quoi il se justifie, se dissimule, se dérobe d’une façon ou d’une autre, mais pour son avantage immédiat”, ce que Marx a précisé comme une représentation déformée en faveur des intérêts d’une classe dominante. Au sens strict, Gérald Darmanin est donc un parfait idéologue de la bourgeoisie, cette classe au pouvoir qui prend ses désirs sociaux pour des réalités scientifiques. »http://www.frustrationlarevue.fr/mensonges-de-lideologue-darmanin/

== RAPPELS ===
Selon le dictionnaire Larousse :
– un « menteur » est une personne qui n’est pas ce qu’elle paraît être, qui n’est pas conforme à la vérité, qui induit en erreur.
– un « affabulateur » est une personne qui transforme la réalité, qui construit des récits purement imaginaires, qui les présente comme étant la réalité.
– un « mythomane » est une personne qui présente la tendance systématique, plus ou moins volontaire, à la fabulation et au mensonge.
– un « escroc » est une personne qui commet l’action d’escroquer, de tromper la confiance de quelqu’un, en obtenant un bien ou un service au moyen de l’usage d’un faux nom, d’une fausse qualité, de l’abus d’une qualité ou de manœuvres frauduleuses.
Le fantasme — ou phantasme1 — est une manifestation, consciente ou inconsciente, d’un désir ou encore une fixation mentale pouvant, dans certains cas, conduire à des actes excessifs.

Fantasme vient du grec phantasma qui signifie apparition, fantôme, hallucination visuelle et qui est dérivé de phainein signifiant rendre visible, faire briller. En français avant les découvertes de la psychanalyse deux mots existaient : phantasme, synonyme d’hallucinations, et fantaisie, qui signifiaient entre autres la capacité à imaginer. Les premiers traducteurs des textes de Sigmund Freud ont choisi de traduire le mot allemand « phantasie » par un mélange de ces deux termes : « phantasme » (hallucination) et « fantaisie » (imagination débridée).

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Extraits de : France d’en haut-Sortie du nucléaire ? Poisson d’avril !-France d’en bas
(http://www.acdn.net/spip/spip.php?article1117&lang=fr)
Publié le 31 mars 2018
En cette année où elles reviennent de Rome un 1er avril, que vont nous apporter les cloches de Pâques ? Allons-nous trouver dans nos jardins, tombées du ciel, les prémices d’un monde libéré de la menace nucléaire ?
Hélas, non, ce n’est pas demain la veille du jour où nous en sortirons. Ne comptons pas sur la France d’en haut pour en prendre le chemin. Comptons plutôt sur celle d’en bas : sur les Français.
***

Il y a tout juste trois semaines, le dimanche 11 mars, des milliers de Parisiens se rassemblaient place de la République pour commémorer le 7e anniversaire du début de la catastrophe nucléaire de Fukushima.
Le même jour, à peine terminées les commémorations du drame dans son propre pays, le Premier ministre japonais confronté à la catastrophe en 2011, prenait l’avion pour Paris, afin d’apporter son soutien aux antinucléaires de France.
Le 12 mars, il atterrissait dans notre capitale et présentait le soir même, dans une salle bondée, son témoignage aux spectateurs du film « Le couvercle du soleil », où l’effarante réalité inspire la fiction.
Le message de Naoto Kan, ancien partisan de l’énergie nucléaire, est clair et simple : renoncez à toutes vos centrales, renoncez au nucléaire civil et militaire, ils sont bien trop dangereux !

Le 13 mars c’est à l’Assemblée nationale que Naoto Kan délivrait son message, lors d’une conférence de presse qu’une dizaine de députés (de la France Insoumise) honoraient de leur présence, ainsi que la présidente de la Commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires, Barbara Pompili. ACDN y assistait et lui posait une question sur les liens entre nucléaire civil et nucléaire militaire. En revanche, aucun émissaire, aucun représentant officiel du gouvernement.
Le 14 mars, Naoto Kan était à Strasbourg et tenait à nouveau conférence, cette fois au Parlement européen, en présence notamment de Michèle Rivasi, l’eurodéputée écologiste co-fondatrice de la CRIIRAD au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl.
Le 15, il était à Flamanville, et témoignait à nouveau devant une salle bondée de 400 personnes.
Enfin, le 16 mars, l’ancien Premier ministre s’est envolé pour Tokyo, avec un sentiment réconfortant : au pays d’AREVA – l’entreprise criblée de dettes et de déboires qui s’était vantée de fournir au Japon le combustible MOX qui allait fondre à Fukushima-Daïchi et diffuser son plutonium dans l’air et l’eau du Pacifique, mais qui n’ose tellement plus se vanter de ses prestations qu’elle camoufle désormais son activité réduite sous le nom d’« Orano » – il existe de nombreux citoyens déterminés à mettre un terme à la menace nucléaire.

Pendant toute cette semaine du 11 au 18 mars, la votation citoyenne organisée à l’initiative de la France Insoumise a mobilisé à travers la France plus de 300 000 personnes, qui à 93 % se sont déclarées « favorables à la sortie du nucléaire ».

Cependant, le bon sens n’a pas encore atteint les sphères dirigeantes qui prennent les décisions pour nous.
La plus vieille centrale de France, celle de Fessenheim, n’est toujours pas fermée malgré les promesses à répétition. Sa fermeture est suspendue à l’ouverture de l’EPR de Flamanville, le mirage à 3 milliards d’Euros qui en a déjà coûté 11 et ne fonctionne toujours pas, mais qui nous promet, si par malheur il diverge un jour, 60 ans de prolongations nucléaires.
Cerise sur le gâteau pascal, l’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture la Loi de Programmation Militaire 2019-2023, qui nous promet 197,8 milliards de dépenses sur 5 ans, faisant passer le budget de la Défense de 35,9 en 2019 à 44 milliards en 2023. Dont des investissements en hausse constante, quoique non chiffrée, dans les programmes de modernisation des deux composantes, aérienne et navale, de l’armement nucléaire et la poursuite du programme franco-britannique TEUTATES, prévu pour durer 50 ans.
La participation de la France au désarmement nucléaire n’est pas à l’ordre du jour. La fermeture des centrales, pas davantage. L’avenir est rayonnant.
Debout, les irradiés de la terre ! »

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Rappel 1 :

« Tant que, dans chaque nation, une classe restreinte d’hommes possédera les grands moyens de production et d’échange [...] tant que cela sera, toujours cette guerre politique, économique et sociale des classes entre elles, des individus entre eux, dans chaque nation, suscitera les guerres armées entre les peuples. C’est de la division profonde des classes et des intérêts dans chaque pays que sortent les conflits entre les nations. [...] Toujours votre société violente et chaotique [...] porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l’orage ».
Discours de Jean Jaurès à la Chambre prononcé le 7 mars 1895, il explique le refus des socialistes de voter le budget du Ministère de la Guerre.

« …Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.

Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »
Discours de Jean Jaurès à la jeunesse prononcé à Albi en 1903
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Rappel 2 :
p12 « absurdité d’une croissance plus destructive que productive »[...]

p21 « Nous percevons que l’économisme ne peut expliquer totalement nos comportements, que ses prétentions envahissantes font de nous la marchandise de notre propre production et qu’il provoque des raretés dans ce qui étaient des ressources « naturelles » ouvertes à tous. L’économisme dans sa course expansionniste avait besoin de deux choses : d’une uniformisation des cultures (pour y imposer ses produits standardisés) et d’un monde illimité qui seul permettait l’accélération continuelle de la circulation de ces entités abstraites que sont les flux monétaires »[...] « L’uniformisation des cultures et des comportements est en voie de généralisation. Elle va de pair avec l’extension du contrôle ; tendance mortelle et presque fatale mais dont la marche inexorable va buter sur cette apparition des raretés. C’est là notre première chance : la fin de ce mythe de la croissance quantitative. Le dieu viril de la loi et celui non moins viril de la machine vacillent. Ils n’ont plus rien à conquérir »[...]

p134 « Le biologiste Jean Rostand déclare « qu’aucune explosion nucléaire ne peut être tenue pour inoffensive, chaque explosion nucléaire modifie de façon inéluctable quelque part dans le monde les gènes des cellules végétales ou animales. » » [...]

p133 « D’autre part, il importe de prendre conscience qu’il est contradictoire de critiquer à la fois l’importance du budget militaire et les ventes d’armes à l’étranger sans remettre en question la défense militaire elle-même. Les armes modernes sont si coûteuses qu’un pays ne peut se constituer un armement indépendant suffisant, sans en vendre une partie à l’étranger, pour rentabiliser la production, à moins d’augmenter très sensiblement le budget militaire. » :..
p141 « …en vendre une grande part à l’étranger, ce qui a pour effet d’accroître la fréquence des conflits, leurs violence potentielle et leur durée. Lire à ce sujet « Les trafics d’armes de la France » Ed. Maspéro 1977) [...]

p136 « La dissuasion nucléaire est fondée sur la menace de destruction massive de femmes, d’hommes, d’enfants, sur l’anéantissement de villes…Nos technocrates parlent avec des mots abstraits qui permettent de cacher la réalité au grand public…En fait, la dissuasion nucléaire n’est rien d’autre que du terrorisme d’État à grande échelle. On prend en otage des millions de personnes, et le cas échéant, on massacre ces « otages » « préventivement » ou par vengeance ». la France qui se prétend civilisée est en fait arrivée avec la bombe à un degré de barbarie extrême, grâce à un système de délégation de pouvoirs et d’irresponsabilité quasi générales favorisée par une sous-information voulue par nos dirigeants et les technocrates. »[...]

p138 « La paix internationale est impossible sans la paix sociale ; la guerre est effet et non cause d’un mal plus profond qui a sa source en chacun de nous. Il est probable que si nous voulons aller vers une société plus juste, plus « sociale », nous trouverons pour nous barrer la route toutes les forces conservatrices de la société actuelle qui permet et favorise le profit et l’injustice, par l’exploitation de l’homme par l’homme, par la destruction du milieu de vie et le pillage des ressources naturelles. Ces forces conservatrices auront recours à diverses agressions. »[...]

p139 « Ils ne faut pas oublier non plus l’existence de foyers locaux de tension mondiale, et la volonté délibérément expansionniste des impérialismes (causes qui ont déjà provoqué les deux dernières guerres mondiales) »[...]

p140 « Le psychisme humain et l’expérience historique de l’humanité se conjuguent pour pousser tout homme à rechercher un climat de sécurité qui le « rassure ». Ce besoin de sécurité personnelle des individus s’ajoute au besoin de défense d’un lieu de vie collective défini par des traditions culturelles et à la nécessité de défendre certain droits tels que droits syndicaux et politique, libertés individuelles et collectives. »[...]

p140 « Reconnaissant que les enjeux des éventuels conflits sont désormais globaux et ne se limitent plus à la défense des « frontières », nous arrivons logiquement à la conclusion que la défense est une fonction du corps social dans son ensemble : au lieu de militariser toute la société, il faut civiliser toute la défense, c’est à dire donner à l’ensemble de la population la maîtrise sur les finalités, les structures et les techniques de défense. »[...]

p141 « Toutes les fois qu’une armée classique se contente de se défendre, elle est pratiquement vouée à la défaite. L’agresseur a généralement l’avantage car c’est lui qui choisi le terrain et le moment de l’attaque. Autrement dit, la logique de défense militaire est telle qu’un pays qui veut se défendre efficacement par les armes, doit mener une politique agressive et impérialiste pour avoir toujours la priorité de l’offensive. Logique absurde qui mène inévitablement à la guerre et à plus ou moins long terme, à la défaite devant un nouvel agresseur plus fort et mieux armé. »

p147 « La force civile non-violente »[...] « D’autre formes d’expression de la force se sont développées, et ce sont précisément celles de la non-violence »[...] « souligner cette volonté de rupture avec l’héritage historique, culturel, psychologique de la violence : car elle n’est pas l’unique voie pour résoudre les conflits. »[…]

p149 « Pour que cette intégration de l’adversaire soit possible, trois conditions sont nécessaires : pureté des moyens : reconnaître ses torts, reconnaître la part de vérité chez l’adversaire, respecter sa personne, refuser le mensonge et la fraude ; courage des « combattants » : accepter les risques et les sacrifices de tout combat, ne pas fuir, ne pas se protéger, persévérer malgré les échecs ; justesse de la cause : si la cause n’est pas objectivement juste, la non-violence perd toute sa force. La non-violence repose sur la force de la vérité. Cette vérité est justice et amour. Si la non-violence découle de la vérité, il suffit d’être « vrai ». la vérité c’est le contraire du mensonge. Nos politiciens construisent le plus souvent sur des mensonges institutionnalisés. Chacun de nous est responsable là où il est. Partout, il faut dénoncer l’injustice, refuser de collaborer à cette injustice (même légalisée) et vivre avec ceux qui la subissent. »[…]

p150 « Antonin Artaud disait : « En même temps que la révolution sociale et économique indispensable, nous attendons tous une révolution de la conscience qui nous permettra de guérir la vie». La non-violence, en rupture totale avec les manières de penser qui nous ont menés au désordre établi actuel, d’une part nous offre les moyens de mener cette révolution sociale et économique d’autre part et surtout, nous amène progressivement à cette révolution de la conscience qui nous permettra de guérir la vie…du mal de la violence. On comprend maintenant mieux pourquoi les gouvernements installés sur la violence de l’exploitation et de la contrainte ne tiennent guère à « enseigner » cette non-violence si « révolutionnaire » aux jeunes citoyens ».[...]

p153 « L’erreur est de croire que la seule manière d’abattre un système injuste est d’utiliser la violence armée contre les personnes qui le défendent. Un système politique, en effet, n’est jamais un bloc homogène et monolithique. On peut toujours y discerner trois grandes composantes : une minorité qui détient les leviers de commande politiques et économiques, une « majorité silencieuse » convaincue ou résignée, traversée de courants d’opposition et soumise le plus souvent à une intense propagande. Et enfin des policiers et des militaires, force armée du système, qui permettent au pouvoir de se maintenir en place. Chacune de ces composantes est, elle-même, traversée de courants divers qui peuvent, à chaque instant, compromettre l’unité de l’ensemble. Lutter contre un système politique (et une armée d’invasion n’est qu’un élément d’un système politique) en utilisant la violence armée, c’est d’abord renforcer ce système qui devient un bloc uni, cimenté par le nationalisme et l’exaltation militariste des uns et par l’instinct de conservation des autres. Une fois cette unité réalisée, il ne sera possible de venir à bout du système par la violence armée, qu’en constituant un système opposé aussi monolithique et porteur des mêmes tares que celui contre lequel on voulait lutter. »

Mouvement écologique « Vers une société écologique aujourd’hui » (1978 )

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Rappel 3:

« Permettre au mécanisme du marché d’être l’unique directeur du sort des êtres humains et de leur environnement naturel aurait pour résultat la démolition de la société. » Karl Polanyi

p134 « Les traquenards du système du marché ne furent pas immédiatement manifestes. »
p194″La production est l’interaction de l’homme et de la nature »[...]
« La fiction marchandise ne tenait aucun compte du fait qu’abandonner le destin du sol et des hommes au marché équivaudrait à les anéantir »

p235″Séparer le travail des autres activités de la vie et le soumettre aux lois du marché, c’était anéantir toutes les formes organiques de l’existence et les remplacer par un type d’organisation différent, atomisé et individuel. Ce plan de destruction a été fort bien servi par l’application du principe de la liberté de contrat. »[...]« Les conséquences de l’établissement d’un marché du travail sont manifestes aujourd’hui [1944] dans les pays colonisés. Il faut forcer les indigènes à gagner leur vie en vendant leur travail. Pour cela, il faut détruire leurs institutions traditionnelles et les empêcher de se reformer, puisque, dans une société primitive, l’individu n’est généralement pas menacé de mourir de faim à moins que la société dans son ensemble ne soit dans ce triste cas. Dans le système territorial des Cafres (kraal), par exemple, « la misère est impossible; il n’est pas question que quelqu’un, s’il a besoin d’être aidé, ne le soit pas »(Mair). Aucun Kwakiutl « n’a jamais couru le moindre risque d’avoir faim »(Loeb). « Il n’y a pas de famine dans les sociétés qui vivent à la limite de la subsistance »(Herskovicts). C’était également un principe admis qu’on était à l’abri du besoin dans la communauté de village indienne,et, pouvons nous ajouter, dans presque n’importe quel type d’organisation sociale jusqu’à l’Europe du début du 16e siècle, quand les idées modernes sur les pauvres proposées par l’humaniste Vivès furent débattues en Sorbonne. C’est parce que l’individu n’y est pas menacé de mourir de faim que la société primitive est en un sens plus humaine que l’économie de marché et en même temps moins économique. Chose ironique, la première contribution de l’homme blanc au monde de l’homme noir a consisté pour l’essentiel à lui faire connaître le fléau de la faim. C’est ainsi que le colonisateur peut décider d’abattre les arbres à pain pour créer une disette artificielle ou peut imposer un impôt sur les huttes aux indigènes pour les forcer à vendre leur travail. Dans les deux cas, l’effet est le même que celui des enclosures des Tudors avec leur sillages de hordes vagabondes. »[...]« Or ce que le Blanc pratique aujourd’hui encore à l’occasion dans des contrées lointaines, à savoir la démolition des structures sociales pour en extraire l’élément travail, des Blancs l’ont fait au 18e siècle à des populations blanches avec les mêmes objectifs. »
[...]
p243 « Accepter une sphère économique séparée d’une sphère politique, cela aurait impliqué qu’elle reconnaissait le principe du gain et du profit comme force organisatrice de la société »
[...]
p245 « Personne ne peut mettre en doute la sincérité qui inspire la conviction de Hannah More: plus les pauvres se plient à leur condition dégradée, plus ils vont se tourner facilement vers les consolations célestes. »[...]
p258 « En fait, le problème de la protection s’est posé pour les agriculteurs de pays entiers, de continents. Le libre échange international, si on le laisse faire doit nécessairement éliminer les producteurs agricoles par plein contingents, et en quantité toujours plus grande (Borkenau1939). Ce processus inévitable de destruction a été fortement aggravé par la discontinuité inhérente au développement des moyens de transport modernes, trop coûteux pour être étendus à de nouvelles régions de la planète, à moins qu’il n’y ait beaucoup à gagner. »[...]« les continents entiers se sont ouvert » et une avalanche de grain »[...]« confrontée à une destruction totale de la société rurale, elle fut forcée de protéger sa paysannerie en instaurant des lois sur les céréales. Mais si les Etats organisé d’Europe étaient capables de se protéger contre les remous du libre-échange internationale, les peuples colonisés inorganisés ne le pouvaient pas. En se révoltant contre l’impérialisme, les peuples d’outre mer visaient surtout à obtenir le statut politique qui les mettrait à l’abri des bouleversements sociaux causés par les politiques commerciales des Européens. »[...]
p266 « On ne prit pas garde que leurs démonstrations prouvaient purement et simplement la grandeur du péril encouru par un peuple qui confiait sa sécurité à une institution aussi fragile que le marché autorégulateur. »[...]
p274 « Pour l’économiste, aucune nation n’existe; les transactions s’effectuent non pas entre nations, mais entre individus, dont l’allégeance politique était aussi hors de propos que la couleur de leurs cheveux. »
p288  » Il était encore plus évident que l’on avait besoin de méthodes interventionnistes si la région en question se trouvait riches en matières premières nécessaires aux manufactures européennes, »[...]« Or de plus en plus souvent, on ne remboursait que sous la menace de l’intervention armée; de plus en plus souvent les routes ne restaient ouvertes qu’à l’aide de canonnières. » p297″extinction physique des colonisé ».[...]
p308 « La séparation des pouvoirs, inventée entre temps (1748) par Montesquieu, était désormais utilisée pour séparer le peuple du pouvoir sur toute sa propre vie économique. »[...]
p309 « Les chartistes s’étaient battus pour obtenir le droit d’arrêter la meule du marché qui broyait la vie du peuple. Mais on n’accorda de droit au peuple que lorsque l’affreuse adaptation se fut achevée. »[...]
p314 « En réalité, rien ne peut mieux illustrer la nature utopique d’une société de marché que les absurdités dans lesquelles la fiction du travail-marchandise doit entraîner la collectivité. »[...]
p319 « L’obstination avec laquelle, pendant dix années critiques, les tenants du libéralismes économique avaient soutenu l’interventionnisme autoritaire au service de politiques déflationnistes eût pour conséquence pure et simple un affaiblissement décisif des forces démocratiques qui, sans cela, auraient pu détourner la catastrophe fasciste. La GB et les US, qui n’étaient pas les serviteurs mais les maîtres de la monnaie, abandonnèrent l’or assez tôt pour échapper à ce péril. »[...]
p321 « système politique et économique menacé de paralysie totale »[...]« Les temps étaient mûrs pour la solution fasciste »[...]« Solution à l’impasse où s’était mis le capitalisme libéral.[...]
p322″Elle proposait une manière d’échapper à une situation institutionnelle sans issue qui était, pour l’essentiel, la même dans un grand nombre de pays, et pourtant essayer ce remède; c’était répandre partout une maladie mortelle. Ainsi périssent les civilisations. »[...] « solution à l’impasse où s’était mis le capitalisme libéral »[...]
p323 « Si il y avait un trait caractéristique du fascisme, c’est qu’il ne dépendait pas de ce genre de manifestations populaires. Bien qu’il eut d’habitude pour but d’être suivi par les masses, ce n’était pas le nombre de ses adhérents qui attestait sa force potentielle, mais l’influence des personnes haut placées dont les dirigeants fascistes avaient acquis les bonnes grâces: ils pouvaient compter sur leur influence sur la communauté pour les protéger contre les conséquences d’une révolte avortée, ce qui écartait les risques de révolution. »[...]
p324 «En France le culte du mythe politique de Georges Sorel ont été quelques-uns de ses avant-coureurs multiples et divers. » [...]
p325 « C’est la situation qui a donné naissance au mouvement » [et non l'inverse] [...]
Le fascisme comme le socialisme, était enraciné dans une société de marché qui refusait de fonctionner .[...] Il était mondial dans sa portée .
P327 « Dans sa lutte pour le pouvoir politique, le fascisme est complètement libre de négliger ou d’utiliser les questions locales, à son gré . Son objectif transcende le cadre politique et économique : il est social. Il met une religion politique au service  d’un processus de dégénérescence. »[...]
p329 « En réalité, le rôle joué par le fascisme a été déterminé par un seul facteur, l’état du système de marché. »[...]
p337 « La civilisation du 19e siècle n’a pas été détruite par l’attaque extérieure ou intérieure de barbares. »[...] « Sa désintégration a été le résultat [de l'action]  des mesures adoptées par la société pour ne pas être à son tour, anéantie par l’action du marché autorégulateur.[...] Les guerres extérieures n’ont fait que hâter sa destruction. »
Après un siècle d’ « amélioration » aveugle, l’homme restaure son « habitation ». Si l’on ne veut pas laisser l’industrialisme éteindre l’espèce humaine, il faut le subordonner aux exigences de la nature de l’homme. » « pas reposer sur » une économie fondée sur l’intérêt personnel. Une telle organisation de la vie économique est complètement non naturelle. »[...]
p338 « L’histoire économique révèle que les marchés nationaux ne sont pas du tout apparus du fait que la sphère économique s’émancipait progressivement et spontanément du contrôle gouvernemental. Au contraire, le marché a été la conséquence d’une intervention consciente et souvent violente de l’État, qu a imposé l’organisation du marché à la société pour des fins non économiques »  [...]

p345 notion de liberté personnelle « Dans une société établie, le droit  à la non conformité doit être protégé par les institutions. L’individu doit être libre de suivre sa conscience sans craindre les pouvoirs qui se trouvent être chargés de tâches administratives dans certains secteurs de la vie sociale. [...] La contrainte ne devrait jamais être absolue ; il faudrait offrir à «  l’objecteur » une niche dans laquelle il puisse se retirer, un « deuxième choix » qui lui laisse une vie à mener . Ainsi la marque d’une société libre.[...] La véritable manière de répondre à la menace que la bureaucratie devienne source d’abus de pouvoir est de créer des sphère de liberté arbitraire protégées par des règles infrangibles. »[...]
p347  « Pour le tenant du libéralisme économique, l’idée de liberté dégénère ainsi en un pur et simple plaidoyer pour la libre entreprise – laquelle est aujourd’hui réduite à l’état de fiction par la dure réalité des trusts géants et du pouvoir princier des monopoles. » [...]

p349 « Nous voilà arrivés à l’étape finale de notre raisonnement. Débarrassés de l’utopie du marché, nous voici face à face avec la réalité de la société. C’est la ligne de partage entre le libéralisme,d’une part, le fascisme et le socialisme de l’autre. La différence entre ces deux derniers n’est pas seulement économique. Elle est morale et religieuse. Même dans les cas où ils professent une économie identique, ils ne sont pas seulement différents, mais incarnent en vérité, des principes opposés. Et le point ultime sur lequel ils se séparent est, une fois de plus, la liberté.
Les fascistes comme les socialistes acceptent la réalité de la société, avec la finalité que la connaissance de la mort a imprimée à la conscience humaine. Le pouvoir et la coercition sont une partie de cette réalité, un idéal qui voudrait les bannir de la société doit être invalide. La question sur laquelle ils se séparent est de savoir si à la lumière de cette connaissance, l’idée de liberté peut ou non être soutenue ; la liberté est-elle un mot vide, une tentation, destinée à détruire l’homme et ses œuvres ou bien l’homme peut-il réaffirmer sa liberté en face de cette connaissance  et s’efforcer de la réaliser dans la société sans tomber dans l’illusionnisme moral ?
Cette question angoissée résume la condition humaine. L’esprit et le contenu de cette étude devraient donner l’idée d’une réponse.

« Nous avons invoqué ce que nous croyons être les trois faits constitutifs de la conscience de l’homme occidental : la connaissance de la mort, la connaissance de la liberté, la connaissance de  la société. La première selon la légende juive, a été révélée dans l’histoire de l’Ancien Testament. La deuxième a été révélée par la découverte de l’unicité de la personne dans les enseignements de Jésus-Christ tels que les rapporte le Nouveau Testament. La troisième révélation nous est venu par le fait  que nous vivons dans une société industrielle. Aucun grand nom ne s’y rattache[...]

p350  Owen  a été le premier à reconnaître que les Évangiles ignoraient la réalité de la société. C’est ce qu’il appelait  l’ « individualisation » de l’homme selon le christianisme, et il semblait croire que c’était seulement dans une république coopérative que « tout ce qui est vraiment valable dans le christianisme » pouvait cesser d’être séparé de l’homme.  Owen reconnaissait que la liberté que nous avons acquise par les enseignements de Jésus était inapplicable dans une société complexe. Son socialisme était la prise en charge de l’exigence de liberté  dans cette société là.  L’ère post -chrétienne de la civilisation occidentale avait commencé, ère dans laquelle les Évangiles n’étaient plus suffisants, tout en restant la base de notre civilisation.
La découverte de la société est donc soit la fin , soit la renaissance de la liberté.
Alors que le fasciste se résigne à abandonner la liberté et glorifie le pouvoir qui est la réalité de la société, le socialiste se résigne à cette réalité-là et, malgré cette réalité, prend en charge l’exigence de liberté. L’homme atteint la maturité et devient capable d’exister comme un être humain dans une société complexe.  Pour citer encore un fois les paroles inspirées de Robert Owen : «  Si l’une quelconque des causes du mal ne peut être supprimée par les pouvoirs nouveaux que les hommes sont sur le point d’acquérir, ceux-ci sauront que ce sont des maux nécessaires et inévitables ; et ils cesseront de se plaindre inutilement comme des enfants ».
La résignation a toujours été la source de la force de l’homme, et de son nouvel espoir. L’homme a accepté la réalité de la mort et a bâti sur elle le sens de sa vie physique. Il s’est résigné à la vérité qu’il a une âme à perdre et qu’il y a pire que la mort, et c’est là-dessus qu’il a fondé sa liberté. Il se résigne, à notre époque, à la réalité de la société qui signifie la fin de cette liberté. Mais encore une fois, la vie jaillit de l’ultime résignation. En acceptant sans se plaindre la réalité de la société, l’homme trouve un courage indomptable et la force de supprimer toute injustice susceptible d’être supprimée et toute atteinte à la liberté. Aussi longtemps qu’il est fidèle à sa tâche de créer plus de liberté pour tous, il n’a pas à craindre que le pouvoir ou la planification s’opposent à lui et détruisent la liberté qu’il est en train de construire par leur intermédiaire. Tel est le sens de la liberté dans une société complexe : elle nous donne toute certitude dont nous avons besoin. »

(Karl Polanyi « La Grande Transformation » 1944)

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Écologie : maintenant il faut se battre
26 mars 2018 / par Hervé Kempf (Reporterre)

https://reporterre.net/Ecologie-maintenant-il-faut-se-battre-14100

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En 2018, bloquons le salon de l’armement Eurosatory!
Du 11 au 15 juin 2018, nous bloquerons pacifiquement le salon des marchands de canon Eurosatory, par des actions de Désobéissance civile non-violentes. En 2016, des véhicules militaires en exposition avaient été repeints en rouge, la couleur sang de la guerre.
Cette année encore, …http://www.desobeir.net/2018/01/19/en-2018-bloquons-le-salon-de-larmement-eurosatory/

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***Le passé toujours dans le présent :

https://www.investigaction.net/fr/jacques-pauwels-hitler-avait-beaucoup-damis-aux-etats-unis/

https://www.investigaction.net/fr/Opel-en-Allemagne-nazie-le-bon/

http://www.jacquespauwels.net/big-business-avec-hitler/

https://blogs.mediapart.fr/edition/la-revue-du-projet/article/111013/jacques-r-pauwels-big-business-avec-hitler-florian-gulli

Jacques Pauwels analyse les relations qui unirent d’une part le monde des affaires en Allemagne et aux États-Unis et d’autre part Hitler, le NSDAP puis le régime nazi. Le big business, c’est ainsi que Pauwels choisit de nommer le « grand capital », a soutenu Hitler de ses premiers pas en politique jusqu’à la guerre.
La raison première de ce soutien est simple : la peur du communisme au lendemain de la révolution d’Octobre. Hitler promettait de vaincre le marxisme et de briser les reins des organisations politiques et syndicales de gauche. On comprend qu’un tel programme ait pu séduire de larges pans du grand patronat en Allemagne et en Amérique. L’argent coula donc à flot pour aider celui qui éloignerait le spectre soviétique des entreprises allemandes et des filiales des groupes américains en Allemagne.
La seconde raison est d’ordre économique. Le régime nazi allait faire grimper les profits du big business de façon vertigineuse. Comment ? D’abord par l’augmentation des commandes de l’État en vue de préparer la guerre. Ensuite, en diminuant les salaires, en allongeant la durée de la journée de travail et en recourant au travail gratuit des déportés de camp de concentration.
Le livre insiste aussi sur l’implication du capitalisme américain. Il a entretenu de cordiales relations avec le régime une fois l’Allemagne entrée en guerre. La Blitzkrieg en Europe de l’Ouest puis l’opération Barbarossa en URSS ont bénéficié du soutien logistique des entreprises américaines. Les pétroliers américains pourvoyaient la Wehrmacht en essence, tandis que Ford fournissait les moteurs de camions.
Ce livre prend le contre-pied de nombreuses idées reçues actuelles relatives à cette période. Trois en particulier. 1) Le nazisme aurait été imposé par une clique de gangsters, Hitler et ses proches, extérieurs à la société allemande de l’époque. 2) Le peuple allemand serait tout entier et sans distinction responsable de la catastrophe nazie. 3) Le nazisme s’expliquerait par le soutien des classes populaires séduites par le programme socialiste du parti nazi. Ces trois récits ont ceci de commun qu’ils occultent totalement le rôle joué par les élites financières et industrielles, des deux côtés de l’Atlantique, pendant près de vingt ans.
La Revue du projet, n° 26, avril 2013

http://www.jacquespauwels.net/comment-la-france-passa-de-lere-allemande-a-lere-americaine/

https://www.investigaction.net/fr/la-grande-guerre-des-classes/

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