Faut Pas Pucer mémé

Faut Pas Pucer mémé

- dans les ordis

- dans les orties

- contre le tas de bois

- à la prostitution

Extraits de Article du numéro 16 de la revue Rébellion  ( Mars-Avril 2006).

« René Riesel : L’enragé n’en démord pas… »

il faut commencer par comprendre que cette technologie est par essence incontrôlable.

Ce scientisme utilitariste et réducteur, qui ne croit comprendre que lorsqu’il croit dominer, ne sait rien imaginer qui soit gratuit, non brevetable, non manipulable ; il regarde avec haine tout ce qui, dans la nature, contredit encore la pauvreté de la survie industrielle. Il a expliqué aux parents que le cerveau est un ordinateur et le corps une voiture désormais livrée avec pièces de rechange ; il enseigne maintenant aux enfants que la cellule est une « machinerie génétique », et une mitochondrie une « centrale » énergétique » . C’est bien à l’ensemble des prémisses de la recherche scientifique moderne, privée comme publique, à tout l’arsenal technologique de contrôle et de conditionnement qu’elle met au service de l’industrialisation de la vie, jusqu’à l’artificialisation intégrale, auxquels il s’oppose.

Il voit dans la tradition du monde paysan un élément pour la renaissance d’une alternative à ce système mortifère par les valeurs qu’il cultivait: «  Eleveur, j´ai vu de près la fin du blitzkrieg dont a été victime le monde rural et agricole dans les pays développés. On a cassé la civilisation paysanne, ou du moins ce qu´il en restait. La paysannerie traditionnelle n´était certes pas porteuse de valeurs mirifiques, à préserver à tout prix ; simplement elle conservait vivante une mémoire permettant de suivre des chemins autres que ceux imposés par le développement industriel. On y trouvait des attitudes par rapport à la vie, et notamment à la vie sociale, très antinomiques avec le rationalisme dominant, un mode de vie, en tout cas, moins séparé de ce à quoi a abouti l´industrialisation en réduisant l´homme au travail et en colonisant ensuite le temps libre. J’ai vu l’ancienne société rurale se liquéfier, pourrir sur pied, des comportements se raidir. On ne peut se contenter des simplifications des antimondialistes, avec les méchantes transnationales qu’on substitue aux 200 familles et aux capitalistes à haut-de-forme et gros cigares pour avoir un ennemi clairement identifiable, alors que la domination fonctionne essentiellement grâce à la soumission: la soumission à l’industrialisation, à l’emprise d’un système technique ».
La lutte contre la soumission volontaire passe donc par une pensée et une action directe ( pas simplement médiatisé) radicale : « La radicalité c´est, littéralement, « prendre les choses à la racine » (…)Prendre les choses à la racine, c’est critiquer les bases technoscientifiques de la société moderne, comprendre la parenté idéologique profonde entre le progressisme politique ou social (c’est-à-dire la mentalité de gauche telle que la définit Théodore Kaczynski dans La société industrielle et son avenir (éd. EdN, 1998)) et le progressisme scientifique. L’industrialisation est depuis la « révolution industrielle » en Angleterre une rupture absolument fondamentale avec l’essentiel du processus d’humanisation. Sans civilisation paysanne c’est la civilisation tout court qui se défait, on le constate aujourd’hui ».
Riesel rejette en bloc José Bové, Attac, l’ensemble des altermondialistes et des « citoyennistes », qui, selon lui, ne veulent qu’aménager le système techno-marchand. Il les accuse d’avoir noyé la critique des OGM et ce qu’elle implique dans une démarche médiatique et réformiste. Pathétiques, ces croisés de la servitude active assistée par ordinateur en appellent encore une fois à l’État pour discuter de la couleur du collier et de la longueur de la chaîne.

Dans ce monde en décomposition, les solutions passent par la lutte. « Les progrès de la soumission vont à une vitesse absolument effroyable. Par l’Internet ou tout autre artifice de la quincaillerie technologique, la « culture » industrielle se répand partout. Le temps nous est compté, car la vieille idée selon laquelle le capitalisme ou l’économie s’effondreront sous leurs contradictions est évidemment fausse. Notre sort est entre nos mains: il s’agit de renouer avec le processus historique de l’humanisation ».

 

Actualités  Écran Total et contre puçage

Avril 2020

https://sniadecki.wordpress.com/2020/04/27/num-sans-contact/

 

fichier odt 15.FautPasPucerEcranTotal2019.11

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