Vichy Monsanto ou Vichy nucléaire: l’arbitraire – La trahison française

Posté par elianguesard le 8 septembre 2019

Cas d’arrestation pour non respect d’ « interdiction de territoire » de Kevin et Loïc à Bure.

https://bureburebure.info/wp-content/uploads/2019/08/enchantier-aout-2019-fil.pdf

 

Alors que :

- La loi condamne la prévarication, voire la corruption.

- La loi condamne le pillage, le racisme.

- La loi condamne l’empoisonnement de la population.

Mais la loi condamne-t-elle l’arbitraire ?

La loi condamne-t-elle le colonialisme ? Le capitalisme ? Le scientisme ?

La loi condamne-t-elle la volonté de puissance ? l’idéologie de conquête infinie de tout sur terre jusqu’à dans l’espace ?

 

 

 

Définition dictionnaire larousse : Qui résulte d’un libre choix et ne répond à aucune nécessité logique : Classification arbitraire.

  • Qui dépend de la volonté, du bon plaisir de quelqu’un et intervient en violation de la loi ou de la justice : Arrestation arbitraire.

Expressions

 

      • Pouvoir arbitraire,

pouvoir qui n’a d’autres limites et fondements que le bon vouloir de celui qui l’exerce.

 


Synonymes et contraires

 

Qui résulte d’un libre choix et ne répond à aucune nécessité…

Synonymes :

Contraires :

Qui dépend de la volonté, du bon plaisir de quelqu’un et intervient…

Synonymes :

Contraires :

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WIKIpedia

Arbitraire

Étymologie

Nom formé à partir du verbe latin arbitror, arbitrari qui signifie « juger, penser, croire ».

L’arbitraire en politique et en droit

L’arbitraire est l’application de la subjectivité d’une personne détenant du pouvoir aux dépens d’une autre qui en est démunie. C’est le pouvoir autoritaire dans son application.

L’arbitraire est la mise en pratique de l’absolutisme, de l’injustice ou de la tyrannie.

La chasse au faciès procède de l’arbitraire. De même, une décision de justice pénale prononcée «pour l’exemple» relève de l’arbitraire car son auteur ne s’en tient pas strictement aux règles du droit, se laissant influencer par une circonstance passagère ou extérieure aux faits.

 

 

 

L’arbitraire (adjectif ou nom) est ce qui n’est pas motivé par une (bonne) raison : au sens moral ce qui n’est pas juste ou bon, social ou bon pour le monde (l’arbitraire du pouvoir). Au sens factuel ou logique ce qui n’est pas rationnel, justifié par l’empirisme ou la raison.

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l’internaute :

arbitraire , adjectif

arbitraire , nom masculin

 

 

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L’ Amazonie brûle toujours On sait pourquoi

Posté par elianguesard le 26 août 2019

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Nous sommes tous des Autochtones de la Terre

Posté par elianguesard le 6 août 2019

“Tous les gens sont des Autochtones de la Terre, vous tous, nous tous, nous devons protéger notre sol, notre eau, notre air, et nous protéger les uns les autres. C’est pourquoi nous faisons ce travail contre l’énergie nucléaire. C’est trop dangereux pour la terre, pour tous les humains et pour toute la vie sauvage.”

voir source : http://www.chrisp.lautre.net/wpblog/?p=5253

DE L’OUEST DES ETATS-UNIS A FUKUSHIMA, DES GENS LUTTENT CONTRE LE NUCLÉAIRE
On August 1, 2019, in Uranium Nucléaire / Nukes, by Chris P

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Parmi ceux du type exemplaire de l’homme

Posté par elianguesard le 3 juillet 2019

Parmi ceux du type exemplaire de l’homme : Aujourd’hui c’est une femme.

 

https://www.bastamag.net/Carola-Rackete-Sea-Watch-sauvetage-migrants-Salvini-Pia-Klemp-Lampedusa-Mediterranee

 

Les soutiens et appels « à la résistance » se multiplient après l’emprisonnement de Carola Rackete en Italie

par Rédaction 2.7.2019

 

 

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Bienvenue au salon de l’holocauste de la terre

Posté par elianguesard le 22 juin 2019

Tout vient de la guerre, l’idéologie insensée de conquête infinie qui nous mène tout droit à l’holocauste de la terre.

Et rien ne bouge, surtout pas chez les politiciens; cela doit venir d’en bas.

http://www.desobeir.net/2019/06/22/action-de-perturbation-au-salon-aeronautique-du-bourget-50-militants-interpelles/

Communiqué - Le samedi 22 juin 2019, les Désobéissants ont organisé une journée de perturbation au salon de l’aéronautique du Bourget. Il s’agit d’une action non violente et pacifique de désobéissance civile.

Plusieurs actions, des die-in, se sont déroulées ce jour. Une trentaine de vérifications d’identité ont eu lieu sur place. 9 activistes ont été emmenés au commissariat de la Courneuve et 41 autres dans différents commissariats franciliens.

Vidéos de l’action : Lien 1 et Lien 2

Le salon aéronautique du Bourget sert de vitrine aux marchands d’armes du monde entier. D’après l’enquête Disclosedes marchands d’armes français présents au salon de l’aéronautique du Bourget sont impliqués dans la mort de nombreux civils au Yémen : Nexter (chars Leclerc et Canons Caesar), Thalès (Pods Damoclès), Airbus (Avions ravitailleurs A330MRTT, Hélicoptères Cougar) et Dassault (Mirage 2000-9). L’objectif de cette action est de dénoncer la responsabilité de la France dans la mort de civils au Yémen. Nous exigeons la fermeture de ce salon du business des marchands de mort au plus vite !Qui sommes-nous:Désobéir est un collectif qui : appuie les actions directes non-violentes de groupes et d’organisations progressistes chaque fois qu’une politique injuste, ou des pratiques irresponsables menacent le bien commun ; forme les militants et citoyens à l’action directe non-violente en organisant des stages de désobéissance civile ; tente de décloisonner les milieux militants en favorisant les solidarités et les convergences entre les différentes luttes et pratiques altermondialistes et informe sur l’actualité des luttes désobéissantes.Pour en savoir plus :

Les désobéissants, le siteAutres infos sur Facebook

 

 

vu sur https://www.revue-ballast.fr/daniel-tanuro-collapsologie-toutes-les-derives-ideologiques-sont-possibles/

vu sur https://www.revue-ballast.fr/daniel-tanuro-collapsologie-toutes-les-derives-ideologiques-sont-possibles/

 

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J’irai pisser du glyphosate sur vos tombes

Posté par elianguesard le 20 mai 2019

fichier odt mosanto marchecontre2019.05.18 fichier odt mosantovenezuellacommentaire  fichier odt pisseurs GlyphosateCampagneactua2019.06.04

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pavotrougexylocop

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Parmi ceux du type exemplaire de l’homme : Aujourd’hui Julian Assange

Posté par elianguesard le 11 avril 2019

Jeudi 11 Avril 2019

 Arrestation de julian Assange

 https://www.youtube.com/watch?v=7Z00wtysST4

 RT France

Ajoutée le 11 avr. 2019

Des agents du service de la police métropolitaine ont arrêté ce 11 avril le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, réfugié depuis sept ans dans l’ambassade d’Equateur de Londres. L’agence vidéo Ruptly a réussi à filmer son arrestation.

Bref Retour sur révélations :

Parmi ceux du type exemplaire de l’homme : Jeremy Hammond

source: http://bellaciao.org/fr/spip.php?article138354

de : Jean-Yves Peillard
jeudi 21 novembre 2013

On voit dans cet article un certain pessimisme concernant la « prophétie de Malraux ». (sacré Malraux qui était contradictoire aussi, aimait à en rajouter selon les commentaires)

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article137410

« « on m’a fait dire : Le 21ème siècle sera religieux ou ne sera pas. La prophétie est ridicule ; en revanche je pense que si l’humanité du siècle prochain ne trouve nulle part un type exemplaire de l’homme, ça ira mal. Et les manifestations (*) et autres ectoplasmes ne suffiront pas à l’apporter. » (*) Il s’agit des : Journées insurrectionnelles de mai 68.

Il semble que Malraux nie avoir fait cette prédiction à propos du 21e siècle dans ce passage.

Cependant, du même souffle, il en fait une autre lorsqu’il dit que si l’humanité du siècle prochain ne trouve nulle part un type exemplaire de l’homme, ça ira mal.

On ne peut que conclure que l’humanité n’a pas trouvé un type exemplaire de l’homme en ce 21e siècle.

Et la prophétie de Malraux semble donc se réaliser sous nos yeux. Certains ont pensé que ce type exemplaire de l’homme était Barack Obama lors de sa première campagne à la présidence américaine.

Ils ont déchanté depuis, s’apercevant qu’il est, comme les autres avant lui, un pur produit du Système, le dit Système qui pousse au chacun pour soi et au « au plus fort la poche » et qui met, non pas l’argent au service de l’être humain, mais l’être humain au service de l’argent. »

Les compatriotes d’Obama confirment ici:

 https://bellaciao.org/fr/spip.php?article135570:

« Et nous avons voulu mettre en lumière l’impuissance des institutions libérales et gouvernementales officielles autrefois capables de diriger mais qui n’ont plus aujourd’hui assez de pouvoir pour contrecarrer l’assaut des multinationales. » [...] « Une poignée d’oligarques internationaux du monde des affaires concentre tout – la richesse, le pouvoir et les privilèges – et le reste d’entre nous doit lutter pour survivre à l’intérieur d’une vaste classe de sous-citoyens de plus en plus pauvres et réprimés. Il y a des lois pour nous ; et d’autres lois pour une puissante élite qui fonctionne comme une mafia sans frontières.

Nous assistons impuissants au désastre. Le droit de vote ne nous sert à rien contre la puissance des multinationales. Les citoyens n’ont pas les moyens d’attaquer en justice les banquiers et les financiers de Wall Street pour fraude, ni les officiels de l’armée et des services secrets pour torture et crimes de guerre, ni les officiers de surveillance et de sécurité pour atteinte aux droits de l’homme. La réserve Fédérale n’a plus pour seule fonction que d’imprimer de la monnaie qu’elle prête aux banques et aux organismes financiers à 0% d’intérêt, pour que ces entreprises privées nous la prêtent ensuite à des taux usuraires qui vont jusqu’à 30%. Je ne sais même plus quel nom donner à ce système. Ce n’est certainement pas du capitalisme. C’est plutôt de l’extorsion. »

Hé si, c’est du capitalisme poussé à son paroxysme comme l’a été le nazisme, la négation de l’homme dans son environnement mais :

« L’altruisme n’exige pas la déprise, l’anéantissement, la dépression de soi, le désintéressement sacrificielle qui s’abandonne à une altérité radicale (Dieu, la lo morale ou autrui). L’abandon, la déprise de soi, est au contraire l’un des chemins qui mènent le plus sûrement l’individu à la soumission, à l’obéissance aveugle et à la servilité. Seul, celui qui s’estime et s’assume pleinement comme un soi autonome peut résister aux ordres et à l’autorité établie, prendre sur lui le poids de la douleur et de la détresse d’autrui et, lorsque les circonstances l’exigent, assumer les périls parfois mortels que ses engagements les plus intimement impérieux lui font courir. »

P96 «zone grise » « Un des aspects tragiques de l’existence humaine tient à ceci que les choix cruels ne peuvent pas toujours être éludés, qu’il se trouve des circonstances où ce n’est pas la voie claire du bien qui se montre devant nous, aussi difficile puisse-t-il être de la suivre, mais le croisement ambigu entre les chemins du mal et du désastre. » [...]

« Chacun revêt aisément l’armure du chevalier lorsqu’elle ne lui coûte que le prix du rêve. Mais rendus à la réalité, le poids des choses, la contraintes des situations, le soucis des intérêts propres se font à nouveau sentir, nous engluant dans la torpeur et la passivités de l’homme docile. Rares sont ceux qui trouvent en eux le courage de s’en extraire, aujourd’hui comme hier. » [...] « Il y a de la probité et de l’honnêteté de chacun d’envisager lucidement l’éventualité de sa propre lâcheté, et de se demander si, en pareilles circonstances, nous aurions agi avec le courage et la dignité qui paraissent aujourd’hui, à distance du passé, si faciles à exiger d’autrui. »

(Michel Terestchenko «Un si fragile vernis d’humanité »)

Malraux s’emportait de trop avec « ses grands hommes » , « entre-là Jean Moulin avec ton funèbre cortège, avec tous les rayés les tondus des camps de concentration… » Des panthéonades comme la légion d’honneur, comme l’enseignement de la morale à l’école ou l’anglais dans les universités…

Malraux et « ces chênes qu’ont abat », maintenant c’est ces chaînes que l’on coupe, et ils y a en a qui arrivent à s’échapper tous les jours.

Il y a plein de » type exemplaire de l’homme » mais évidemment ils ne sont pas au pouvoir car

un « type exemplaire de l’homme » fuit le pouvoir.

Et chacun fait une contribution ni grande ni modeste, une contribution.

- Ceux des bateaux pour la Palestine sont du  » type exemplaire de l’homme »

- Ceux de Tarnac, de NDDL, de Notav, de Valognes etc sont du  » type exemplaire de l’homme »

- Les Assange Snowden Mannig Hammond sont du » type exemplaire de l’homme »

- Les Jacquard, Hessel, Aubrac, Slitinsky sont du » type exemplaire de l’homme »

- Les DAL enfant de don quichote jeudi noir déboulonneurs criirad antinuc faucheur clownistan etc sont du » type exemplaire de l’homme »

Et ils sont toujours contradictoires car les hommes sont contradictoires ;

- les Sakharov, Nesterenko sont du » type exemplaire de l’homme » (ancien pronucs)

- Les Bernard Ronot, André Pochon (anciens agriculteurs passant de la chimie au respect du vivant) sont du » type exemplaire de l’homme »

- Ceux du marché de producteurs du coin sont du » type exemplaire de l’homme »

- Ceux qui accueillent des Rroms sont du » type exemplaire de l’homme »

- Les femmes de Fukushima sont du » type exemplaire de l’homme »

- Les femmes africaines sont du » type exemplaire de l’homme » Wangari Mataï, Aminata Traoré, etc on en a rencontré une autre, béninoise, lors des rencontres des dix ans des faucheurs à Bouzy la Forêt cet été.

- Les femmes arborigènes d’Australie contre les mines d’uranium, les indiens d’amérique du sud contre la déforestation de leur terre ancestrale, ceux du Chiapas etc sont du » type exemplaire de l’homme ».

D’ailleurs Malraux était peut-être un tantinet misogyne, d’où peut être cette réflexion qui lui fait craindre le pire car il ne voit que l’homme, comme Paccalet (l’humanité disparaîtra bon débarras). Car le type exemplaire de l’homme sont surtout des femmes : Vandana Shiva, MM Robin, etc

C’est écrit dans la chanson…

Du coup, Mannig est devenue femme et cela ne retire en rien qu’il demeure avec Assange ; Hammond et beaucoup d’autres boutures qui poussent, du « type exemplaire de l’homme ».

Et il faut multiplier à l’infini leur message et notre soutien, multiplier par nos actes ceux « du type exemplaire de l’homme »

Déclaration de Jeremy Hammond (extrait)

« Je voudrais aussi hurler pour tous mes frères et sœurs qui sont derrière les barreaux et pour celles et ceux encore dehors qui combattent toutes les formes de pouvoir.

Les actes de désobéissance civile et d’action directe pour lesquels je suis condamné aujourd’hui sont en accord avec les principes de communauté et d’égalité qui guident ma vie. J’ai piraté des dizaines de sociétés de haut niveau et des institutions gouvernementales, comprenant très clairement que ce que je faisais était contraire à la loi, et que mes actions pourraient m’envoyer dans une prison fédérale. Mais je sentais que j’avais l’obligation d’utiliser mes compétences pour dénoncer et lutter contre cette injustice, et de mettre en lumière la vérité.

Aurais-je pu atteindre les mêmes objectifs par des moyens légaux ? J’ai tout essayé, depuis l’appel à signatures de pétitions à l’organisation de manifestations pacifiques, j’ai constaté que les personnes au pouvoir ne veulent pas que la vérité soit révélée. Quand nous exposons la vérité au pouvoir, nous sommes au mieux ignorés et au pire brutalement réprimés. Nous sommes confrontés à une structure de pouvoir qui ne respecte pas son propre système de « mécanisme régulateur », peu lui importent les droits de ses propres citoyens ou de ceux de la communauté internationale.

Mon entrée en politique coïncide avec l’élection présidentielle truquée de 2000 par Georges W. Bush qui profita, après le 11 septembre, de la vague de racisme et de patriotisme pour lancer des guerres impérialistes, sans qu’il y ait eu de provocation, contre l’Irak et l’Afghanistan. J’ai manifesté publiquement croyant naïvement que nos voix seraient entendues à Washington et que nous pourrions arrêter les guerres. Au lieu de cela, nous avons été étiquetés comme traîtres, battus et arrêtés. »

article et lien complet sur http://atelier.mediaslibres.org/Declaration-de-Jeremy-Hammond.html

version le monde.fr

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/11/15/une-source-de-wikileaks-condamnee-a-dix-ans-de-prison_3514829_3222.html

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Assange

https://www.legrandsoir.info/la-disparition-du-journalisme-consortium-news.html

21 septembre 2018

La disparition du journalisme (Consortium News)

John PILGER

suite sur: fichier odt 133.publié11Avril2019Assangetypeexemplairede l’homme

 

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Lettre des femmes zapatistes aux femmes qui luttent dans le monde entier

Posté par elianguesard le 1 mars 2019

https://lavoiedujaguar.net/Lettre-des-femmes-zapatistes-aux-femmes-qui-luttent-dans-le-monde-entier

 

, par EZLN https://lavoiedujaguar.net/_EZLN_

25.2.2019

Armée zapatiste de libération nationale
Mexique

Février 2019

Aux femmes qui luttent dans le monde entier
De la part des femmes zapatistes

Sœur, compañera,

Nous t’envoyons, de la part des femmes zapatistes, nos salutations en tant que femmes qui luttent.

Ce que nous voulons te dire ou ce de quoi nous voulons te prévenir est un petit peu triste parce que nous t’annonçons que nous n’allons pas pouvoir faire la IIe Rencontre internationale des femmes qui luttent, ici sur nos terres zapatistes, en ce mois de mars 2019.

Les raisons pour lesquelles nous ne pouvons pas, eh bien peut être que tu les connais déjà, et sinon, eh bien nous allons t’en parler un peu. Il se trouve que les nouveaux mauvais gouvernements l’ont déjà dit clairement, leurs mégaprojets de grands capitalistes, ils vont les faire : le projet de leur Train maya, leur plan pour l’isthme de Tehuantepec, celui de la semence d’arbres pour la commercialisation de bois et de fruits. Ils ont aussi dit qu’allaient entrer les mines et les grandes entreprises d’alimentation. Et pour couronner le tout, ils ont leur plan agraire, orienté de telle façon que cela mène à notre disparition en tant que peuples originaires, en convertissant nos terres en marchandises et achevant ce que Carlos Salinas de Gortari n’avait pas pu terminer car notre soulèvement l’en avait empêché.

Ce sont tous des projets de destruction. Qu’importe qu’ils essayent de le cacher avec leurs mensonges. Qu’importe combien de fois ils multiplient leurs trente millions de soutien. La vérité c’est qu’ils vont de toutes leurs forces contre les peuples originaires, leurs communautés, leurs terres, leurs montagnes, leurs rivières, leurs animaux, leurs plantes et jusqu’à leurs pierres.

En d’autres mots, ils ne vont pas seulement contre nous les zapatistes, mais contre toutes les femmes qui se disent indigènes. Et aussi contre les hommes, mais en ce moment nous vous parlons en tant que femmes que nous sommes.

Ils veulent que nos terres ne soient plus pour nous mais pour les touristes qui viennent se promener, pour qu’ils aient leurs grands hôtels et leurs grands restaurants, et pour tous les commerces nécessaires à ces luxes de touristes.

Ils veulent que nos terres se convertissent en grandes exploitations productrices de bois précieux, de fruits et d’eau, en mines pour extraire l’or, l’argent, l’uranium, et tous les minéraux qu’il y a ici et que veulent les capitalistes.

Ils veulent faire de nous leurs ouvrières, leurs servantes, que nous vendions notre dignité pour quelques pièces par mois.

Car ces capitalistes, et ceux qui leur obéissent dans les nouveaux mauvais gouvernements, pensent que ce que nous voulons c’est être payées.

Ils ne peuvent pas comprendre que nous voulons la liberté, ils ne comprennent pas que le peu que nous avons obtenu c’est en luttant sans que personne ne nous demande des comptes, sans photos, sans interviews, sans livres, sans consultations, sans enquêtes, sans votes, sans musées et sans mensonges.

Ils ne comprennent pas que ce qu’ils appellent « progrès » est un mensonge, qu’ils ne peuvent même pas assurer la sécurité des femmes qui continuent à être frappées, violées et assassinées dans leurs mondes progressistes ou réactionnaires.

Compañera, sœur, combien de femmes ont été assassinées dans ces mondes progressistes ou réactionnaires pendant que toi, tu lis ces mots ?

Peut-être que toi tu le sais, mais nous te disons clairement qu’ici, en territoire zapatiste, pas une seule femme n’a été assassinée depuis de nombreuses années. Et ils disent que ce sont nous les attardées, les ignorantes, les pas grand-chose.

Peut-être que nous ne savons pas ce qu’est le meilleur féminisme, peut-être que nous ne savons pas dire « cuerpa » [1] ou changer les mots comme il faut, ou ce qu’est l’égalité des genres, ou ces choses dans lesquelles il y a tant de lettres qu’on ne peut plus les compter. Et d’ailleurs, ce n’est même pas juste de dire « égalité des genres » parce que vous ne parlez que de l’égalité entre les femmes et les hommes, et même nous, que l’on dit ignorantes et attardées, nous savons bien qu’il y a ceux qui ne sont ni hommes ni femmes. Nous, nous les appelons « otroas », mais que ces personnes s’appellent comme ça leur chante, car ça n’a pas été facile pour elles de gagner ce droit d’être ce qu’elles sont sans se cacher, car on se moque d’elles, on les poursuit, on les violente, on les assassine. Et en plus on devrait encore les obliger à être soit des hommes, soit des femmes, les obliger à se ranger d’un côté ou de l’autre ? Si ces personnes ne veulent pas, alors on devrait respecter leur choix. Sinon, comment nous plaindre de pas être respectées en tant que femmes que nous sommes si nous-mêmes, nous ne respectons pas ces personnes ? Mais bon, c’est peut-être parce que nous parlons de ce que nous avons vu des autres mondes et que nous n’avons pas beaucoup de connaissances sur ce sujet.

Par contre, ce que nous savons c’est que nous luttons pour notre liberté et que c’est maintenant que nous devons lutter pour la défendre, pour que nos filles et nos petites-filles ne souffrent pas la même histoire douloureuse que nos grands-mères.

C’est à nous de lutter pour que ne se répète pas l’histoire dans laquelle nous retournons dans le monde où nous sommes seulement là pour faire à manger et accoucher d’enfants, pour les voir ensuite grandir dans l’humiliation, le mépris et la mort.

Nous ne nous sommes pas soulevées en armes pour en retourner au même point.

Nous n’avons pas passé vingt-cinq ans à résister pour maintenant servir les touristes, les patrons, les superviseurs.

Nous ne cesserons pas d’être promotrices d’éducation, de santé, de culture, tercias, autorités, commandement, pour devenir employées dans des hôtels et des restaurants pour servir des étrangers pour quelques pesos. Qu’importe si ce sont beaucoup ou peu de pesos, ce qui importe c’est que notre dignité n’a pas de prix.

Car c’est ce qu’ils veulent, compañera, sœur, ils veulent que sur notre propre terre, nous nous convertissions en esclaves qui reçoivent des aumônes pour les laisser détruire la communauté.

Compañera, sœur,

Quand tu es arrivée dans ces montagnes pour la rencontre de 2018, nous avons vu que tu nous regardais avec respect, et parfois peut-être avec admiration. Bien que ce ne soit pas ce qu’ont fait toutes celles qui sont venues, car nous savons bien que certaines sont venues pour nous critiquer et nous regarder mal. Mais ce n’est pas ce qui importe car nous savons que le monde est grand et que les pensées sont nombreuses, et il y en a qui comprennent que nous ne pouvons pas toutes faire la même chose, et il y en a d’autres qui ne le comprennent pas. Et bien ça, nous le respectons, compañera et sœur, parce que ce n’est pas pour ça qu’a eu lieu la rencontre. Ce n’était pas pour voir qui nous donnait de bonnes ou de mauvaises notes, mais pour nous rencontrer et savoir que nous luttons en tant que femmes que nous sommes.

Et puis, nous ne voulons pas que maintenant tu nous regardes avec peine ou tristesse, comme des servantes à qui on donne des ordres de bonne ou mauvaise manière ; ou comme celles auprès de qui on négocie le prix de son produit, parfois c’est de l’artisanat, parfois des fruits ou des légumes, et parfois quoi que ce soit, comme le font les femmes capitalistes. Mais par contre quand elles vont acheter dans leurs centres commerciaux, là elles ne négocient pas, non, elles payent exactement ce que disent les capitalistes et elles en sont mêmes contentes.

Non, compañera, sœur. Nous allons lutter avec tout ce que nous avons et de toutes nos forces contre ses mégaprojets. S’ils réussissent à conquérir ces terres, ce sera sur notre sang, sur le sang des femmes zapatistes.

Nous y avons réfléchi, et c’est ce que nous ferons.

Car soudain, ces nouveaux mauvais gouvernements pensent ou croient que, comme nous sommes des femmes, nous allons vite baisser la tête, que nous allons être obéissantes face au patron et à ses nouveaux contremaîtres, car ce que nous cherchons c’est un bon patron et une bonne paie.

Mais non, ce que nous voulons c’est la liberté que personne ne nous a offerte, celle que nous avons conquise en luttant de notre sang.

Crois-tu que, quand viendront les forces des nouveaux mauvais gouvernements, leurs paramilitaires, leurs gardes nationales, nous allons les recevoir avec les honneurs ? Avec des remerciements ? Avec joie ?

Non, ce qu’il va se passer, c’est que nous allons les recevoir en luttant et nous verrons bien s’ils apprennent enfin ce que sont les femmes zapatistes, des femmes qui ne se vendent pas ni ne se rendent.

Nous, lors de la rencontre des femmes l’an passé, eh bien nous nous sommes efforcées que tu sois contente et joyeuse, que tu te sentes en sécurité, compañera et sœur. Et nous avons conservé toutes ces critiques que tu nous as laissées : que les planches de bois étaient très dures, que tu n’aimais pas la nourriture, qu’elle était chère, que pourquoi ci et pourquoi ça… Voilà, nous t’informons de comment nous avons travaillé et des critiques que nous avons reçues.

Et malgré les plaintes et les critiques, eh bien ici, tu étais en sécurité, sans que des hommes, bons ou mauvais, ne te regardent et te jugent. Il n’y avait que des femmes, toi, tu le sais.

Mais maintenant, rien de tout cela n’est encore sûr, car nous savons que le capitalisme arrive de toutes ses forces et qu’il veut vaincre à n’importe quel prix. Et ils vont le faire car ils sentent que beaucoup de gens les soutiennent, qu’ils peuvent commettre toutes les barbaries et qu’on les applaudira encore. Et ils vont nous attaquer et ils observeront leurs sondages pour voir s’ils ont toujours de bons points, et ainsi jusqu’à ce qu’ils en finissent avec nous.

Et alors que nous t’écrivons cette carte, les attaques des paramilitaires ont déjà commencé. Ce sont les mêmes qui avant appartenaient au PRI, puis au PAN, puis au PRD, puis au PVEM, pour maintenant être avec Morena.

Donc, compañera, sœur, nous t’annonçons que nous ne ferons pas la rencontre ici, mais vous, organisez-la sur vos terres, à votre manière et selon votre temps.

Même si nous n’allons pas y assister, nous allons penser à vous.

Companera, sœur,

Ne cesse pas de lutter. Bien que ces maudits capitalistes et leurs nouveaux mauvais gouvernements s’en sortent et qu’ils nous anéantissent, eh bien toi, tu dois continuer à lutter dans ton monde.

Car c’est cet accord que nous avons pris lors de la rencontre, celui de lutter pour que plus aucune femme dans aucun recoin du monde n’ait peur d’être femme.

Et donc ton recoin, c’est ton recoin, compañera et sœur, et c’est ton rôle d’y lutter, comme nous, les femmes zapatistes, nous luttons en terres zapatistes.

Ces nouveaux mauvais gouvernements pensent qu’il va être facile de nous vaincre, que nous ne sommes pas beaucoup et que personne, là-bas dans les autres mondes, ne nous soutient.

Mais que va-t-il se passer, compañera et sœur ? Eh bien, même s’il ne reste qu’une seule d’entre nous, celle-ci se battra pour défendre notre liberté.

Et nous n’avons pas peur, compañera et sœur.

Si nous n’avons pas eu peur il y a déjà plus de vingt-cinq ans lorsque personne ne nous regardait, alors encore moins maintenant que toi, tu nous as vues, bien ou mal, mais tu nous as vues.

Compañera, sœur,

Bon, eh bien là, nous te confions la petite lumière que nous t’avons offerte.

Ne la laisse pas s’éteindre.

Même si la nôtre s’éteint ici avec notre sang, et même si elle s’éteint à d’autres endroits, toi, prends soin de la tienne car, bien que les temps actuels soient difficiles, nous devons continuer d’être celles que nous sommes et nous sommes des femmes qui luttent.

Voilà, c’est tout, compañera, sœur. Pour résumer, nous n’allons pas faire la rencontre, en d’autres mots, nous ne participerons pas.

Et si la rencontre s’organise dans ton monde et qu’on te demande où sont les femmes zapatistes, pourquoi ne sont-elles pas venues, eh bien dis-leur la vérité, dis-leur que les femmes zapatistes luttent dans leur recoin pour leur liberté en tant que femmes qu’elles sont.

C’est tout, prends soin de toi, compañera et sœur.

Il y a parfois des moments pendant lesquels nous ne nous verrons pas.

On te dira peut-être de ne plus penser aux femmes zapatistes parce qu’elles n’existent plus. Il n’y a plus de zapatistes, te diront-ils.

Mais quand tu penseras que c’est vrai, qu’ils nous ont détruites, c’est à ce moment-là, sans même que tu ne t’en rendes compte, que tu verras que nous te regardons et que l’une d’entre nous s’approchera et te demandera à l’oreille pour que, seule toi, tu puisses l’entendre : « Où est donc cette petite lumière que nous t’avons donnée ? »

Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain.

Les femmes zapatistes.
Février 2019.

Source et texte d’origine :
Enlace Zapatista.

Notes

[1] Intraduisible : cuerpo, corps, n’a pas plus de féminin en espagnol qu’en français (note de « la voie du jaguar »).

 

 

 

 

Publié dans littéradure | Pas de Commentaire »

Pourquoi le cœur de Sophie s’est arrêté

Posté par elianguesard le 28 janvier 2019

« Je veux savoir pourquoi le cœur de ma sœur s’est arrêté »

- Le cœur de Sophie s’est arrêté car la nouvelle formule du médicament Levothyrox a agit comme un poison. Ce médicament a été acheminé sur le marché public par une longue suite de malversations (courantes) de la part des autorités sanitaires et de leur prévarication avec le lobbies pharmaco-chimique et leurs financiers.

 

- Le cœur de Sophie s’est arrêté parce que l’argent est roi dans un pays prétendument démocratique.

 

- Le cœur de Sophie s’est arrêté parce qu’elle a été contaminée par un nuage radioactif qui a commencé à se développer le 26 Avril 1986 vers une heure du matin et qu’aucune mesure sanitaire n’a été prise par les autorités françaises pour protéger la population. Ceci pour protéger l’industrie nucléaire civile et militaire et l’armée qui utilise les armes nucléaires. Sophie, comme plus de trois millions de personnes en France, ont été assujetties par la suite à ce médicament qui est le révélateur-traceur de la contamination radioactive. Toutes les autres pathologies dues à la contamination radioactive sont noyées dans la masse des hôpitaux car elles sont courantes et communes à d’autres polluants permanents chimique benzène nano-particule etc

 

- Le cœur de Sophie s’est arrêté parce que l’Ordre de médecin, l’académie de médecine, l’académie des sciences et d’autres institutions sont baignées d’une idéologie scientiste et mortifère qui n’a rien à voir avec un serment de loyauté, celui d’Hippocrate.

 

- Le cœur de Sophie s’est arrêté parce qu’il continuait d’être soumis de façon permanente et grandissante à la contamination radioactive, chimique, électromagnétique et autres contaminations issues de la société industrielle qui sont volontairement diffusées par l’industrie, l’armée avec le plein accord des politiciens, haut-fonctionnaires d’État depuis l’ère industrielle.

 

- Le cœur de Sophie s’est arrêté, mais le votre et le notre marchent encore, et tant qu’ils marcheront, ils lutteront jusqu’à ce que mort s’en suive pour que le coeur d’autres Sophie dans le monde ne s’arrête pas avant l’age courant, pour un humain dans une nature préservée.

 

Jean-Yves Peillard

Bonjour « la vigie d’Hippocrate » s’est arrêtée le 26 Avril 2017.

En plus des informations du site www.independentwho.org

Merci de prendre note des collectes sur http://elianguesard.unblog.fr/ et des commentaires suivants :

 

Lévothyrox : révélateur-traceur de la contamination radioactive

De ces dix années passées, nous avons témoigné et été bombardé d’informations concernant le nucléaire et la santé. Il en est ressorti que parmi le crime nucléaire commis sur les populations par les États nucléocrates et organismes mondiaux, les problèmes thyroïdiens étaient en majorité dus à la contamination radioactive; Il y en avait peu ou pas avant l’ère de la pollution nucléaire chez certaines catégories de personnes. Et les autres pathologies étaient « noyées dans la masse » même si il y en a un peu plus autour des centrales (leucémie, malformations etc voir Etudes Korblein etc)

Pour les problèmes thyroïdiens, l’isotope iode 131 est bien sûr en cause (Demi vie 8jours mais maladie toute la vie…) dans la foule des autres isotopes relâchés.

On a toujours parlé de la contamination par Tchernobyl (1986, et de temps en temps des fuites d’iode 131 provenant de centrales de recherche (Halden en Norvège par exemple en 2017) et il y en a régulièrement partout; en France les centrales ont même une autorisation préfectorale pour recracher dans l’atmosphère tant de becquerel/an dont notre isotope traceur,

Dans ces 3 millions de personnes assujetties au fameux médicament, ce chiffre continu d’augmenter et il y a des jeunes de moins de 30ans concernés ( 33 ans depuis Tchernobyl)

On peut en déduire que ce sont ces fuites permanentes des 58 réacteurs et autre activités nucléaires en fonctionnement dit « normaux autorisés » (mais en augmentation en période de maintenance ou « incident »comme encore récemment à Tricastin http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2019/02/18/Omerta-bris%C3%A9e-%3A-oui-le-r%C3%A9acteur-n%C2%B0-2-du-Tricastin-%C3%A9met-des-rejets-radioactifs2

) qui sont en grande partie responsables des problèmes thyroïdiens grandissants et par extension toutes les autres pathologies que l’on a vu à Tchernobyl, Fukushima et ailleurs qui, elles, sont plus facilement noyées dans la masse par les autorités.

Faible dose mais Empoisonnement permanent et autorisé comme d’autres, ll est vrai (incinération ordures, pcb, pesticide, benzène etc)

Tout cela pour argumenter l’éternel sujet de remonter à la source du problème: Les rejets c’est comme les déchets à Bure et ailleurs; il faut commencer par arrêter d’en produire.
Et bien sûr les sacrifié-e-s doivent continuer de ne pas lâcher le morceau comme ceux du Bugaled Breiz, amiante et ailleurs. Ils sont les meilleurs représentants-révélateurs sur la place publique pour populariser, faire prendre conscience et agir contre la perpétuation et impunité de ces crimes d’Etat, et pour les crimes d’Etat, c’est toujours « l’imprescriptible » de Vladimir Jankélévitch…

Jean-Yves Peillard

 

Suite à Transmis le 23.2.2019 par ex vigie www.independentwho.org

 

source : https://www.association-sante-naturelle.info/elle-sappelait-sophie/

 

Elle s’appelait Sophie

18 février 2019

 

Cher défenseur de la Nature,

Elle s’appelait Sophie.

Elle avait 48 ans, elle était psychologue et vivait à Montpellier.

Elle était en bonne santé… jusqu’au mois de mai 2017.

Là, du jour au lendemain, sa vie est devenue un enfer.

Impossible de se concentrer… fatigue extrême… douleurs atroces aux jambes.

Son médecin lui donne un « arrêt de travail » d’un mois entier.

Mais cela ne suffit pas.

Et d’un coup, le 14 août 2017, on la retrouve dans son lit, morte.

Pour les médecins, c’est le mystère le plus total.

Mais sa sœur Valérie, elle, sait ce qui s’est passé.

Ce qui a tout changé, en mai 2017, c’est la nouvelle formule du Levothyrox.

« Depuis que ce n’est plus la même boîte, je ne suis pas bien », disait Sophie à sa famille, peu avant de mourir [1].

Mais à l’époque, le scandale du Levothyrox n’a pas encore éclaté.

Les médecins n’en ont pas entendu parler… et concluent à une « mort naturelle »… à 48 ans !!!

Heureusement, la Justice a décidé de prendre les choses en main !

Le 4 février dernier, le procureur de la République de Marseille a élargi l’enquête pénale sur le Levothyrox à « homicide involontaire ».

Et c’est une excellente nouvelle.

Car depuis le début, le Ministère de la Santé fait tout pour ETOUFFER ce scandale.

Un peu comme le complice d’un meurtre qui fait tout pour effacer ses traces…

…cacher le corps… passer la scène du crime à la Javel… ou faire pression sur les témoins.

Je n’exagère pas :

La Ministre fait TOUT pour cacher la vérité !

Rappelez-vous, nous sommes en septembre 2017.

Il y avait déjà des dizaines de milliers de victimes de la nouvelle formule du Levothyrox.

Les témoignages affluaient de toute la France, tous plus effrayants les uns que les autres.

Moi-même, en tant que secrétaire de l’Association santé naturelle, j’en ai reçu des dizaines, comme ceux-ci :

« J’ai complètement perdu le sommeil et j’ai grossi de 6 kg depuis août… je me sens très mal, dépressive, je vous supplie de nous aider!!! » « Bonjour, je suis tombée dans une énorme dépression qui se traduisait par des douleurs physiques, juste après le changement de formule. »

« Je peux vous dire que la nouvelle formule m’a complètement anéantie, perte de cheveux, perte du sommeil avec des crampes, fatigue générale, et j’en passe »

Ému, j’avais d’ailleurs lancé une pétition l’année dernière, pour défendre les victimes.

Mais à l’époque, en septembre 2017, savez-vous quel a été le premier réflexe de la Ministre Buzyn ?

Face à toutes ces souffrances, son réflexe avait été de dire : « circulez, il n’y a rien à voir ! »

« il n’y a pas de faute, il n’y a pas de fraude », a-t-elle déclaré dans les médias à l’époque.Il n’y a « pas de mise en danger de la vie des gens », a-t-elle martelé [2].

Pas de « mise en danger » ???

C’est gravissime de dire une énormité pareille !

Voici au moins deux témoignages que j’ai reçu personnellement, qui prouvent le contraire !

« Victime de la nouvelle formule , j’ai eu un accident de voiture le 18 avril 2017. Insomnie, maux de tête la nuit, palpitations, crampes, poids qui change sans raisons. Bref grande fatigue, je me suis endormie au volant à 13h à 1 km de chez moi… »

« Ma mère, 90 ans, a pris du levothyrox pendant 20 ans sans aucun problème. En 1 an ma mère est méconnaissable ; tellement fatiguée et épuisée, qu’en faisant ses courses, elle a fait une chute et s’est cassée une vertèbre…Il y a un an elle marchait 5 kms par jour et faisait 6 heures de danse par semaine. »

Heureusement, la Justice a commencé à faire son travail !

 

« Je veux savoir pourquoi le cœur de ma sœur s’est arrêté »

Dès mars 2018, le TGI de Marseille a ouvert une enquête pour « tromperie aggravée, blessures involontaires et mise en danger de la vie d’autrui ».

C’était déjà un excellent signal.

Mais le même tribunal vient de faire plus fort, en élargissant l’enquête à « l’homicide involontaire ».

Pour la sœur de Sophie, c’est une grande avancée : « je veux savoir pourquoi son cœur s’est arrêté », a-t-elle déclaré au journal le Parisien.

Surtout que Sophie n’est pas la seule victime, loin de là.

Pour Chantal L’Hoir, la présidente de l’Association Française des Malades de la Thyroïde, la nouvelle formule a fait de nombreux morts :

« Pas mal de gens ont vu leur TSH (dosage d’une hormone qui stimule la thyroïde) monter au-delà de 40 et se sont trouvés en AVC (accident vasculaire cérébral). Alors qu’ils avaient été accueillis aux urgences, ils sont morts dans la nuit« , a-t-elle déclaré [3].

Pour le Dr Catherine Noël, médecin angiologue près de Rennes, c’est un « scandale sanitaire pire que le Médiator ».

Et comme pour le Médiator, tout est fait pour étouffer le scandale !

Pourquoi ?

Mais parce que le gouvernement est « mouillé jusqu’au cou », dans cette affaire !

 

Ce qui s’est VRAIMENT passé (1 minute pour comprendre) :

Comme souvent avec Big Pharma, il s’agit d’une affaire d’argent.

En fait, la formule (ancienne) du Levothyrox s’apprêtait à devenir un « générique ».

La date fatidique était 2019 : date d’expiration du brevet de Merck sur la composition du Levothyrox.

Du jour au lendemain, cette ancienne formule allait être vendue beaucoup moins cher !

Pour sécuriser ses profits financiers, il était donc urgent pour Merck de mettre sur le marché une « nouvelle formule », avec un nouveau brevet !

Et ce n’est pas tout.

Le laboratoire Merck voulait aussi conquérir le marché chinois.

Or les Chinois sont presque tous intolérants au lactose.

Il fallait donc se dépêcher de faire une formule sans lactose.

Pour compenser, ils ont ajouté de nouveaux composants, dont l’acide citrique, un produit chimique qui peut avoir des effets redoutables [4] !

Et ce plan « diabolique », Merck n’aurait pas pu le réussir sans la complicité de nos autorités de santé !

Figurez-vous que c’est l’Agence du Médicament elle-même qui a demandé à Merck de préparer une « nouvelle formule » !

C’était en 2012, et la demande est venue d’un certain Professeur Lechat…

…qui travaillait pour le laboratoire Merck avant d’être nommé à l’Agence du Médicament !

Vous voyez le conflit d’intérêt ??

Tout ceci était donc manifestement téléguidé !

Et ce n’est pas tout.

Le plus grave dans l’affaire du Levothyrox, c’est la façon dont la nouvelle formule a été lancée.

Du point de vue de la santé publique, il n’y avait aucune urgence.

Mais pour Merck, il fallait faire vite, avant que son brevet n’arrive à expiration !

Voilà pourquoi la nouvelle formule a été lancée à la hâte, sans la moindre précaution !

 

« La nouvelle formule aurait dû être testée, elle ne l’a pas été », a résumé le Pr Philippe Even.

Et qui est coupable de n’avoir pas demandé de « test » approfondi ?

Le laboratoire Merck, bien sûr.

Mais AUSSI les autorités sanitaires françaises, évidemment !

Voilà pourquoi le gouvernement essaie de cacher la vérité sur ce scandale !

Et voilà pourquoi nous ne pouvons compter QUE sur la Justice pour trouver la vérité !

La Justice est un des derniers « pouvoirs » indépendants, à l’abri du lobbying de Big Pharma.

Alors croisons les doigts, espérons que cette enquête judiciaire pour « homicide involontaire » aille jusqu’au bout !

Votre dévoué, Guillaume Chopin

Sources

[1] https://www.corsematin.com/article/faits-divers-justice/levothyrox-la-famille-dune-victime-decedee-veut-savoir

[2] https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/09/07/pourquoi-le-medicament-levothyrox-fait-il-polemique_5182477_4355770.html

[3] https://www.francetvinfo.fr/sante/politique-de-sante/levothyrox-la-qualification-en-homicide-involontaire-est-tres-importante-on-tient-le-bon-bout-pour-l-association-francaise-des-malades-de-la-thyroide_3175411.html

[4] https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/cholet-49300/levothyrox-l-hypothese-d-un-choletais-confortee-par-un-chercheur-5756927

 

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Voir aussi https://www.asso-malades-thyroide.fr/wordpress/index.php/category/accueil/

 

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Enfumage au dépistage de l’ANSM pour expliquer l’explosion de vente de Levothyroxine :

http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/2771abb19e99145678d17afb57c5ae0d.pdf

 

 

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Catastrophe nucléaire de Tchernobyl : les aveux tardifs ignobles de l’IRSN

Par admin le samedi 20 août 2016,

Ce ne sont pas des antinucléaires qui le disent mais le très officiel IRSN français dans un rapport : « En Biélorussie, en Ukraine et en Russie, l’accident a provoqué de nombreux cancers de la thyroïde chez les personnes exposées âgées de moins de 18 ans au moment de la catastrophe. Aujourd’hui, l’augmentation des cancers de la thyroïde est encore observée. » Autre aveu après 30 ans de mensonges : il y a bien une relation entre radioactivité et leucémie. Y compris en France. Extraits du document officiel…

suite sur http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/08/20/Catastrophe-nucl%C3%A9aire-de-Tchernobyl-%3A-les-aveux-de-l-IRSN

 

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https://blogs.mediapart.fr/annie-thebaud-mony/blog/251016/epidemie-de-cancers-de-la-thyroide-et-radioactivite-0

« Épidémie » de cancers de la thyroïde et radioactivité

 

 

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Sur le business de la santé et les accros aux médoc les malades malgré-eux, rappeler à remonter à l’origine de leurs maux : ici la contamination radioactive pour ne pas que cela se reproduise.

 

Exemple de froids calculs :

 

 

https://blogs.mediapart.fr/robert-chaudenson/blog/160917/levothyrox-3-apres-la-science-la-finance-suite-et-fin

 

Lévothyrox 3. Après la science, la finance … (Suite et fin).

 

 

Le saut est hardi mais peut-être pas tant que ça si , comme je l’espère, vous en conviendrez après lecture de ce dernier blog. Du débat scientifique évoqué hier, il vous faut bondir  au plan industriel en passant par un texte publié par Les Echos, magazine français d’information économique et financière. Ce texte est sorti, en Allemagne, du clavier de Frédéric Thérin et il est si précis et complet qu’il n’y a rien ni à ajouter ni à jeter ! Je me bornerai donc à le reproduire ici, réservant pour la fin mes commentaires sur le dessous des cartes que le détail même de ce texte rend peut-être un peu inutiles.

Merck Serono : l’histoire d’un gâchis

FRÉDÉRIC THÉRIN – (À MUNICH) – LES ECHOS | LE 31/05/2012

 

Cinq ans et demi après leur rapprochement, rien ne va plus entre le géant allemand de la pharmacie, Merck, et le spécialiste des biotechs, Serono. Le siège genevois de la société suisse est promis à la fermeture. Et certains parient déjà sur un divorce.

L’annonce a fait l’effet d’une douche froide. Le 24 avril dernier [ 2012 ], les 1.250 employés genevois du laboratoire Serono apprenaient que l’allemand Merck, leur maison-mère, souhaitait fermer leurs bureaux dans les plus brefs délais… Une conséquence des turbulences traversées par le groupe, touché de plein fouet par la crise du secteur pharmaceutique. Un constat d’échec, surtout, pour les deux entreprises, dont le mariage, en septembre 2006, avait suscité tant d’espoirs. Il y a un peu plus de cinq ans et demi, Merck n’avait pas hésité à débourser 16,6 milliards de francs suisses (13,8 milliards d’euros) pour mettre la main sur la « pépite « , Serono. Cette société suisse, dirigée par le double vainqueur de la Coupe de l’America Ernesto Bertarelli, semblait alors solide et prometteuse, avec son statut de numéro trois mondial des biotechnologies. Et son entrée dans le giron du géant allemand de la chimie et de la pharmacie avait été plutôt bien accueillie par les employés de la société romande.

 

Pour ces derniers, le retour sur terre n’en est que plus douloureux. « Merck nous avait garanti que le siège de Merck Serono serait basé à Genève et nous étions rassurés de voir que notre acquéreur était une société familiale comme la nôtre », se rappelle Hubert Godinot, un spécialiste des opérations cliniques. K.-O. debout, les salariés se disent aujourd’hui prêts à se battre. « J’ai été assommée par cette annonce mais je suis désormais dans l’action », raconte Hanne Dam, qui dirige une petite équipe de développement au sein du département clinique. Décidés à faire entendre leurs voix, les cols blancs de Merck Serono menacent même de faire grève. Du jamais-vu dans cette société qui comptait à peine 10 syndiqués il y a quelques semaines.

 

« Dès l’annonce de la fermeture du site, nous avons organisé une assemblée générale et nous avons été surpris de voir 450 personnes y participer, note Alessandro Pelizzari, le secrétaire général de l’antenne genevoise de l’Unia, le plus grand syndicat suisse. Les réunions rassemblent aujourd’hui près de 800 employés. Cette mobilisation montre à quel point les gens se sentent trahis et bafoués.  » Des mots forts, qui reflètent bien le désarroi ambiant… Retour sur un rapprochement qui n’a pas porté ses fruits.

Le temps des promesses 

En rachetant Serono, Merck a tout d’abord voulu se consoler de l’échec quelques mois plus tôt de son OPA sur l’allemand Schering, qui a préféré se marier avec Bayer. Cette acquisition lui permettait également de renforcer la taille critique de sa division pharmaceutique, trop modeste pour pouvoir lutter contre les géants du secteur. Avec un budget annuel combiné en matière de R&D proche de 1 milliard d’euros, l’allemand disposait enfin d’une « taille nécessaire pour être compétitif sur le marché mondial de la pharmacie « , résumait son président de l’époque, Michael Roemer. « La mise en commun des capacités d’innovation de deux sociétés solides nous offre l’opportunité unique de réaliser une superbe union entre la chimie pharmaceutique et la biotechnologie, renchérissait Elmar Schnee, le directeur général de Merck Serono qui a été poussé dehors en janvier 2011. Nous souhaitons capitaliser sur les atouts de chacune des deux sociétés. Avec 28 projets en développement clinique et les deux moteurs clefs de la croissance que sont Erbitux dans le domaine de l’oncologie et Rebif pour le traitement de la sclérose en plaques, nous disposons de bases optimales pour un avenir riche en succès.  » Le produit phare de Serono, le Rebif, était en effet une véritable manne financière avec des revenus proches de 1,7 milliard d’euros l’an dernier.

 

En 2006, les biotechnologies semblaient promises à un bel avenir. « La plupart des grands groupes pharmaceutiques ont succombé à cette mode, reconnaît Odile Rundquist, analyste chez Helvea. Il y a eu un phénomène de bulle dans ce secteur.  » Et qui dit bulle, dit prix de vente disproportionné… « J’ai été surpris de voir Merck dépenser plus de 16 milliards de francs suisses, alors que certains de ses concurrents comme Novartis et Glaxo avaient refusé quelques mois plus tôt de faire affaire pour 11 ou 12 milliards », se rappelle Andrew Weiss de la banque Vontobel. « Tous les rachats dans la biotech ont été surpayés durant ces années-là, relativise Odile Rundquist. C’est vrai notamment de la reprise de Genentech par Roche, comme de celle d’Alcon par Novartis.  »

 

La mariée était trop belle 

 

Mais lorsqu’ils débarquent à Genève, les patrons de Merck découvrent que de nombreuses têtes pensantes de Serono ont quitté l’entreprise quelques mois plus tôt. Le résultat des valses-hésitations du propriétaire. Dès 2005, Ernesto Bertarelli avait annoncé son intention de vendre sa société, s’était ensuite ravisé, avant de la céder fin 2006… « Plusieurs cadres importants sont partis avant même l’arrivée de Merck, se rappelle un employé. Ils ne supportaient plus les « je t’aime, moi non plus » d’Ernesto. » Un des chercheurs vedettes qui travaillaient sur la Cladribine, le médicament qui était supposé remplacer le Rebif, est ainsi parti à la concurrence dès 2004. Aujourd’hui employé par Novartis, ce Canadien a participé à l’élaboration du Gilenya, qui concurrence la molécule la plus rentable de Serono.

Merck a aussi découvert – un peu tard -que les nouvelles molécules testées par Serono étaient bien moins prometteuses que prévu. « Serono possédait un pipeline de nouveaux produits très limité au moment de son rachat et ses projets ne se sont même pas concrétisés « , regrette Andrew Weiss. Le groupe suisse « n’a sorti aucun produit depuis cinq ans « , constate Martin Vögtli, analyste chez Kepler Capital Markets.

 

Le choc des cultures

L’arrivée de Merck a en outre provoqué un véritable choc culturel à Genève. « Nos bureaux regroupent 52 nationalités et les Suisses ne représentent même pas le quart des effectifs, calcule un « ancien » qui travaille depuis près de vingt ans chez Serono. Cette diversité ne se retrouve pas du tout chez notre maison mère qui comprend 90 % d’Allemands.  » Le géant de Darmstadt a pourtant cherché dans un premier temps à cohabiter au mieux avec sa filiale. « Ils ont vraiment tenté de marier les deux sociétés, reconnaît Hubert Godinot. Le conseil d’administration de Merck Serono comprenait au début autant de cadres de Merck que de salariés de Serono. Mais, petit à petit, les Allemands ont remplacé les Genevois. Il ne reste aujourd’hui plus qu’un seul et unique ancien de Serono au « board ». Les autres sont partis ou ont été poussés dehors. » Le groupe créé en 1668 [ se!], dont 70 % du capital appartiennent toujours aux 200 descendants de son fondateur, Friedrich Jacob Merck, a aussi commis l’erreur de vouloir insuffler dans sa filiale une rigueur et des procédures pas forcément adaptées à l’univers des biotechs. « Ils auraient dû nous laisser notre liberté, regrette Hanne Dam. Au lieu de cela, ils nous ont imposé leurs structures très lourdes. Chaque décision devait être approuvée par toute une série de comités et ce processus pouvait prendre des mois, alors qu’auparavant tout allait beaucoup plus vite. On ressemble désormais à un dinosaure.  » Avec deux sièges à Genève et Darmstadt, et pas moins de onze niveaux hiérarchiques, Merck Serono est devenu une machine bien trop lourde.

 

Thérapie de choc 

 

Quand ils se sont aperçus que leur « pépite  » genevoise pourrait s’avérer moins grosse que prévu, les dirigeants de Merck ont envoyé à Genève le 1erjanvier 2011 un de leurs dirigeants pour remplacer le Suisse Elmar Schnee. Vétérinaire de formation et titulaire d’un doctorat de l’université de Munich, Stefan Oschmann a très rapidement remercié certains chercheurs, avant de stopper des programmes entiers de recherche. « Nos labos ont été contraints d’arrêter du jour au lendemain de nombreux projets afin de faire des économies « , regrette un scientifique. En janvier 2011 et mai 2012, quatre des neufs projets de médicaments en phase III (qui précède normalement la mise sur le marché) ont ainsi été abandonnés.

 

L’avenir en pointillé 

 

Les menaces de grèves des employés genevois de Merck Serono ne devraient pas empêcher la fermeture de leurs bureaux. « Nous comptons boucler cette opération au premier semestre 2013 « , confirme Steffen Mueller, le porte-parole de Merck. Et, de fait, les syndicats n’ont aucun moyen de lutter contre cette décision. « La législation suisse, qui est la plus libérale en Europe, permet aux entreprises de licencier tout leur personnel sans enfreindre aucune loi », regrette Alessandro Pelizzari. Le groupe allemand compte transférer à Darmstadt, Pékin et Boston 750 salariés genevois. « Je n’y crois pas du tout, tranche Hanne Dam. Le groupe peut difficilement envoyer des employés vers des filiales qui licencient elles-mêmes une partie de leur personnel. Et puis je ne vois même pas 100 personnes qui accepteraient de quitter la Suisse pour suivre Merck. Les gens ne leur font plus confiance… »

 

Officiellement, le groupe allemand, qui s’est fixé pour objectif de réaliser 300 millions d’euros d’économies annuelles chez Merck Serono, continue de croire au potentiel de croissance de sa filiale biotech. « L’acquisition de Serono a permis au groupe de relancer son activité pharmaceutique, soutient Steffen Mueller. Plus de 66 % de nos revenus dans ce secteur proviennent des biotechnologies. » Pour prouver sa confiance, Merck a lancé cette année sept nouvelles études de phase I, qui nécessitent environ une décennie avant une éventuelle commercialisation. Certaines molécules plus « avancées » risquent toutefois d’avoir le plus grand mal à être homologuées. C’est notamment le cas de son éventuel vaccin thérapeutique dans le domaine oncologique. « Un produit à haut risque, reconnaît l’analyste d’Helvea, car aucun traitement de ce type n’a encore été lancé. » Un nouvel échec pourrait bien condamner la « perle » romande. « Beaucoup de gens se demandent si Merck ne se prépare pas à vendre ses activités biotechs d’ici à deux ou trois ans », s’inquiète un salarié. Pour l’heure, ses dirigeants « cherchent d’abord à réduire leurs coûts, tempère Andrew Weiss. Ils ont déjà dit qu’ils ne comptaient faire aucune acquisition ou cession dans les deux prochaines années…  » De quoi rassurer les salariés qui travailleront encore pour Merck Serono dans quelques mois. Mais pour combien de temps ? »

 

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/31/05/2012/LesEchos/21195-045-ECH_merck-serono—l-histoire-d-un-gachis.htm#wwmJrsS9u1lkcp7m.99

 

Le texte de Frédéric Thérin date du 31 mai 2012 et depuis de l’eau a coulé sous le pont du Mont Blanc (à Genève bien sûr!). C’était là précisément le moment où une nouvelle formule du Levothyrox avait été réclamée au laboratoire Merck-Serono par l’Agence du médicament. Cette nouvelle formule ne fut mise naturellement sur le marché que plus tard en mars 2017. Comme les derniers mots de la conclusion de mon premier billet le laissait pressentir, il y a sans doute, derrière le problème scientifique, un arrière-plan financier sur lequel il me semble que le texte du Docteur D. Dupagne cité dans mon billet d’hier nous a déjà éclairés.

 

Il y a en effet une concomitance un peu curieuse entre les bruits de divorce entre les deux firmes (allemande et suisse) et cette affaire du Lévothyrox. Je ne connais évidemment pas le détail de l’accord initial entre elles mais compte tenu du prix très élevé versé par la firme allemande, il y avait probablement dans la corbeille de mariage bon nombre de produits qui étaient, par la voie des brevets, la copropriété des deux groupes.

 

Le lévothyrox, traitement confirmé et sans concurrent sérieux (en France c’est un monopole de fait), suivi depuis des décennies par 3 000 000 de patient(e)s français(es), était probablement un élément très solide et essentiel de cette corbeille. Il n’y avait donc aucune raison de vouloir le changer, saut pour prévenir des conflits ultérieurs à son propos en cas de rupture ! Dans un tel cas, le plus simple paraissait donc de créer une nouvelle formule de ce médicament sans problème, pour se partager le gâteau ;  le plus simple était de maintenir l’ancienne formule entre les mains de la firme suisse en lui laissant le marché européen moins la France, le marché français étant sans doute le plus important, même si ce médicament n’est certes pas des plus rentables.

 

Il importait donc alors de créer en premier lieu un Lévothyrox français, selon une nouvelle formule elle-même couverte par un nouveau brevet et une nouvelle présentation faisant allusion à l’absence de lactose. Cette hypothèse semble confirmée par le fait que la France est le seul pays d’Europe où l’on ne trouve plus l’ancienne formule du Lévotyrox et par les changements de détails dans la présentation des boîtes de ce médicament.

 

Bien entendu, on peut aisément constater que, dans les documents produits par Merck, il n’est en rien quelle question de ces aspects, une formule évasive se bornant à souligner que des procédures de reconnaissance du nouveau médicament seraient   »en cours » dans les pays européens autres que la France.

 

Les explications sur les « Effets indésirables » du nouveau Lévothyrox fournies par Valérie Léto, « pharmacienne responsable Merck », à Marion Guérin ( désormais M.G.) sont pour le moins embarrassées pour ne pas dire confuses : « Levothyrox : le laboratoire Merck s’explique » (13/09/ 2017)[ ce qu’il ne fait guère comme vous pourrez en juger !].

 

- MG. « Vous attendiez-vous à une augmentation d’effets indésirables liés à la nouvelle formule ?

Valérie Léto : « Nous ne nous attendions pas à avoir autant de remontées. Il y a peut-être un effet médiatique . Toutefois, les déclarations d’effets indésirables que nous recueillons se réfèrent à des symptômes attendus, en lien avec un déséquilibre thyroïdien. Aucun effet secondaire décrit ne sort de ce cadre. D’ailleurs, des essais ont été menés par notre laboratoire, ils valident la conformité du médicament. Le produit que nous avons mis sur le marché est un produit de qualité. Une autre étude menée par l’ANSM est en cours sur les comprimés afin d’en vérifier la qualité et de comparer les résultats avec les nôtres.

 

- M.G. « Pourquoi ne pas avoir tenté d’évaluer ces effets indésirables en amont, sachant qu’ils surviendraient ? »

 

V.L. : « Nous avons mené, sous demande de l’ANSM, deux types d’analyses : des essais de stabilité du médicament (en accéléré pendant six mois à 40 degrés, et en conditions réelles pendant deux ans), et des essais de bioéquivalence. L’agence n’a pas exigé d’analyses supplémentaires, car ce n’est pas la procédure lors du changement d’excipients. »

 

-M.G. « Pourquoi ne pas avoir informé les patients par le biais de la notice qu’ils pouvaient subir des effets indésirables ? »

 

V.L. : « Lorsque nous avons lancé le produit, l’analyse que nous en avons fait, c’est qu’il fallait passer par les professionnels de santé pour diffuser l’information et non directement par les patients. Cette décision était motivée par le fait que ce n’est pas au patient de modifier son dosage, mais au professionnel de santé d’en décider, d’analyser les symptômes qui ne sont peut-être pas dus au Levothyrox. L’important était donc que le médecin et le pharmacien aient l’information pour regarder la pathologie dans son ensemble. Nous avons par ailleurs modifié le design des boîtes afin qu’il n’y ait pas de confusion. »

 

- M.G. « La procédure européenne est-elle compromise par les problèmes rencontrés en France ?

 

V.L. : Une procédure d’harmonisation a en effet été lancée auprès de l’EMA (Agence Européenne du Médicament) afin que la nouvelle formule soit disponible dans les autres pays européens, où l’on trouve l’ancienne formule. La demande est en cours et je n’ai pas d’information concernant un éventuel frein à la procédure. La situation est assez différente dans les autres pays d’Europe car eux disposent d’alternatives au Levothyrox. »

La fin est déjà là et une mise au point orale de notre ministre de la Santé (aussi lamentable dans son interview que dans son texte, mais l’intéressée à dû se faire laver la lête par le Président dès son retour en France) confirme les craintes qu’on pouvait avoir :

 

AUJOURD’HUI ; 15/09/2017 10:20

A la suite de la polémique qui enfle depuis plusieurs semaines au sujet du médicament pour les troubles de la thyroïde, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé vendredi 15 septembre que l’ancienne formule du Levothyrox serait « accessible » dans quinze jours. Des « alternatives » à ce médicament, l’un des plus prescrits en France, seront également disponibles « dans un mois »[ on se demande pourquoi puisque, semble-t-il, le lévothyrox et Merck avaient aupraravant un monopole de fait !], a ajouté la ministre.

« Nous avons fait en sorte (…) que l’ancien Levothyrox soit accessible de façon à ce que ceux qui le réclament puissent le prendre (…), a-t-elle déclaré au micro de France Inter. Et dans un mois nous aurons des alternatives, c’est-à-dire d’autres marques, d’autres médicaments, qui permettront progressivement aux patients de pouvoir choisir le médicament qui leur convient le mieux ». La ministre a également souligné que « l’ancien Levothyrox devrait normalement disparaître puisque le laboratoire [Merck] ne devrait plus le produire dans les années qui viennent ».

La nouvelle formule du Levothyrox, en vente depuis le mois de mars et prise par 3 millions de patients, est critiquée pour avoir provoqué des effets secondaires notoires chez plusieurs milliers de patients. Une pétition contre cette formule a récolté plus de 270 000 signatures, et plusieurs patients ont porté plainte pour « non-assistance à personne en danger, mise en danger de la vie d’autrui, atteinte à l’intégrité de la personne et tromperie sur les qualités substantielles du médicament aggravée par une atteinte à la santé ». Douze plaintes ont déjà été enregistrées et une cinquantaine de nouvelles plaintes contre X, dont celle de l’actrice Anny Duperey, doivent être déposées, a assuré jeudi l’avocate et ancienne malade.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/09/15/l-ancienne-version-du-levothyrox-sera-accessible-dans-quinze-jours_5185960_1651302.html#CUr4W3uXz2GICDWu.99

RIDEAU !

 

 

 

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ATOMIK TOUR c’est parti

Posté par elianguesard le 16 janvier 2019

source: https://bureburebure.info/debut-de-latomik-tour/

Début et présentation de l’atomik-tour

Le site de l’atomik tour http://atomik-tour.org/

Carte des étapes de l’atomik tour de janvier 2019 à août 2019 http://umap.openstreetmap.fr/en/map/atomik-tour-2019_262457?scaleControl=false&miniMap=false&scrollWheelZoom=false&zoomControl=true&allowEdit=false&moreControl=true&searchControl=null&tilelayersControl=null&embedControl=null&datalayersControl=true&onLoadPanel=undefined&captionBar=false%22#6/47.502/2.219

À partir de l’automne 2018, la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) est rentrée dans la phase préparatoire d’un débat officiel sur le vaste sujet des déchets de l’industrie du nucléaire qui durera 4 mois au moins.
C’est au compte-goutte que nous découvrons les contours de ce débat qui semble être repoussé maintenant dans le courant du premier semestre 2019.
Il s’inscrit dans le processus de validation et de mise en œuvre du prochain PNGMDR pour 2019-
2021 (Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs), alors que les conclusions de celui sur la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie) sont déjà controversées et sont surtout ignorées par le gouvernement qui axe toute sa politique énergétique sur un sauvetage du nucléaire à défaut de sauver le climat.

Comme le dit lui-même, Pierre-Marie Abadie, directeur général de l’Andra (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radio-Actifs), ce débat sera surtout « une belle occasion de faire de la pédagogie », autrement dit de cette fameuse « acceptabilité sociale ».
Hormis sa durée de 4 mois, les modalités exactes de ce débat restent encore floues, mais nous savons qu’il concernera l’orientation et la validation de 5 grands projets :
– la gestion des déchets de très faible activité et la question du seuil de libération,
– la filière des déchets de faible activité à vie longue (FAVL) et la proposition de son schéma directeur en 2019,
– l’entreposage des combustibles Mox usés, donc la piscine de stockage centralisée de matières radioactives,
– la qualification d’une matière radioactive en déchets (après quel délais),
– l’enfouissement des déchets en grande profondeur : Cigéo, la poubelle nucléaire en Meuse.
Même si ces thèmes sont tous liés, c’est surtout pour ce dernier projet que ce débat, obligatoire dans son processus de validation, aura lieu. En effet, déjà repoussée d’un an grâce à une lutte sans relâche en Meuse, notamment par l’occupation du bois Lejuc pendant plus de 18 mois, la DAC (Demande d’Autorisation de Création) de Cigéo devrait être déposée en 2019. Les résultats de ce débat seront versés à l’enquête publique pour la DAC.
Toutes les associations locales opposées à Cigéo appellent à boycotter le débat, refusant de cautionner et cogérer ce projet en choisissant la couleur des fûts ou leur « papier d’emballage ».
D’autres organisations comptent, quant à elles, participer à ce débat, à leur manière, même si elles n’ont aucune illusion sur son poids démocratique mais elles veulent ainsi tenter d’informer la population et inscrire dans le marbre d’une consultation publique les questionnements, les analyses des opposant-es au nucléaire et à sa filière de déchets.
Afin de proposer une alternative à ce débat, au cadre biaisé et imposé par L’État, nous avons lancé un appel dès le 16 juin 2018 lors d’une grande manifestation à Bar-le-Duc dans la Meuse : nous invitons tous les groupes anti-nucléaires comme les groupes engagés contre les GPII à boycotter le débat officiel et, dans tous les cas, quelque soit leur position, à organiser leurs propres débats.
Cependant, nous n’acceptons plus que le nucléaire soit interrogé en le « saucissonnant » pour mieux nous le faire avaler en tranches. Nous ne voulons pas seulement discuter des déchets mais nous voulons poser la question du nucléaire dans son ensemble : de la mine d’uranium aux déchets ultimes en passant par la bombe atomique, par le vieillissement des centrales, par le dangereux et coûteux EPR (nouveau réacteur) et, enfin, en questionnant notre rapport à l’énergie imposé par le choix du nucléaire.
En effet, ce débat officiel s’inscrit dans une échéance importante : l’année 2018-2019, charnière indispensable à la poursuite du programme nucléaire français pendant encore les 30 prochaines années…

Cette année devrait voir valider (et on le constate déjà à travers la fameuse PPE) :
– la prolongation des centrales au-delà de 40 ans (!)
– le démarrage de l’EPR (dont la cuve et les soudures sont pourtant défectueuses)
– la validation de Cigéo par le dépôt de la DAC (projet pourtant remis en cause scientifiquement et éthiquement depuis des années)
– et probablement le dépôt de la DAC de la piscine centralisée (en tout cas, avant fin 2020).
Sans compter la poursuite du nucléaire militaire, filière qui ne peut perdurer sans le nucléaire civil et quiest tellement représentative de la folie destructrice dans laquelle notre monde est engagé.

Alors, devant ces constats et pour comprendre notre rapport à l’énergie, nous voulons poser, plus largement, la question suivante au public et interroger ainsi le rapport presque « affectif » que la population française entretient avec le nucléaire :
« LA FRANCE NUCLÉAIRE : vous y tenez ? Pourquoi ? »

En effet, malgré l’information donnée sans cesse par les militant.es, malgré la conscience du risque d’accident comme la pollution extrême de la planète pour des centaines de milliers d’années, la population française semble restée attachée à l’énergie nucléaire : vraiment ? Si oui, pourquoi ?

Parce qu’ « EDF est celle qui sauve notre électricité pendant les tempêtes » ?
Parce que « détenir la bombe atomique nous donne le rang de puissance mondiale »?
Parce que « le nucléaire est le fleuron de l’industrie française » ?
Parce que « sans le nucléaire, nous n’aurions pas notre confort électrique actuel » ?
Parce que nous avons construit notre « identité nationale » à travers le « tout nucléaire » ?

Comme le démontre, Gabrielle Hecht dans son livre « Le rayonnement de la France – Énergie nucléaire et identité nationale après la seconde guerre mondiale » (Éditions Amsterdam – 2014), le nucléaire, en particulier son aspect ingénierie, a totalement imprégné le développement social, technologique, historique et culturel de la France jusqu’à façonner progressivement, presque insidieusement, son identité nationale depuis 1948 lorsque « Zoé », le premier réacteur français, a réussi sa première réaction en chaîne.

À cette époque, alors que le poids de la collaboration sonne comme une défaite nationale honteuse et face aux impérieux besoins économiques du pays, le choix des dirigeants français, maintenu ensuite par tous leurs successeurs, a été de retrouver la grandeur perdue de la France à travers cette énergie tant sur le plan civil que militaire, mais surtout militaire au départ.

Dès lors, depuis l’enfance, nous sommes bercé.e.s par cette propagande assénée sans relâche par toute l’industrie nucléaire, par l’État et tous ses représentants successifs, devenus conjointement un lobby puissant incontournable dans nos vies de plus en plus « éclairées » de lumières artificielles, dépendantes de l’énergie électrique…nucléaire.

C’est pourquoi, nous pensons qu’il faut d’abord interroger ce rapport très particulier de chacun, chacune à cette énergie pour peut-être amener à une certaine prise de conscience afin de permettre une prise de distance, et seulement alors pouvoir engager une réflexion rationnelle.

C’est cet échange que nous voulons initier avec le public, tout en allant à la rencontre de celles et ceux qui, au jour le jour, luttent contre le nucléaire et les GPII.

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