J’irai pisser du glyphosate sur vos tombes

Posté par elianguesard le 20 mai 2019

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Parmi ceux du type exemplaire de l’homme : Aujourd’hui Julian Assange

Posté par elianguesard le 11 avril 2019

Jeudi 11 Avril 2019

 Arrestation de julian Assange

 https://www.youtube.com/watch?v=7Z00wtysST4

 RT France

Ajoutée le 11 avr. 2019

Des agents du service de la police métropolitaine ont arrêté ce 11 avril le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, réfugié depuis sept ans dans l’ambassade d’Equateur de Londres. L’agence vidéo Ruptly a réussi à filmer son arrestation.

Bref Retour sur révélations :

Parmi ceux du type exemplaire de l’homme : Jeremy Hammond

source: http://bellaciao.org/fr/spip.php?article138354

de : Jean-Yves Peillard
jeudi 21 novembre 2013

On voit dans cet article un certain pessimisme concernant la « prophétie de Malraux ». (sacré Malraux qui était contradictoire aussi, aimait à en rajouter selon les commentaires)

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article137410

« « on m’a fait dire : Le 21ème siècle sera religieux ou ne sera pas. La prophétie est ridicule ; en revanche je pense que si l’humanité du siècle prochain ne trouve nulle part un type exemplaire de l’homme, ça ira mal. Et les manifestations (*) et autres ectoplasmes ne suffiront pas à l’apporter. » (*) Il s’agit des : Journées insurrectionnelles de mai 68.

Il semble que Malraux nie avoir fait cette prédiction à propos du 21e siècle dans ce passage.

Cependant, du même souffle, il en fait une autre lorsqu’il dit que si l’humanité du siècle prochain ne trouve nulle part un type exemplaire de l’homme, ça ira mal.

On ne peut que conclure que l’humanité n’a pas trouvé un type exemplaire de l’homme en ce 21e siècle.

Et la prophétie de Malraux semble donc se réaliser sous nos yeux. Certains ont pensé que ce type exemplaire de l’homme était Barack Obama lors de sa première campagne à la présidence américaine.

Ils ont déchanté depuis, s’apercevant qu’il est, comme les autres avant lui, un pur produit du Système, le dit Système qui pousse au chacun pour soi et au « au plus fort la poche » et qui met, non pas l’argent au service de l’être humain, mais l’être humain au service de l’argent. »

Les compatriotes d’Obama confirment ici:

 https://bellaciao.org/fr/spip.php?article135570:

« Et nous avons voulu mettre en lumière l’impuissance des institutions libérales et gouvernementales officielles autrefois capables de diriger mais qui n’ont plus aujourd’hui assez de pouvoir pour contrecarrer l’assaut des multinationales. » [...] « Une poignée d’oligarques internationaux du monde des affaires concentre tout – la richesse, le pouvoir et les privilèges – et le reste d’entre nous doit lutter pour survivre à l’intérieur d’une vaste classe de sous-citoyens de plus en plus pauvres et réprimés. Il y a des lois pour nous ; et d’autres lois pour une puissante élite qui fonctionne comme une mafia sans frontières.

Nous assistons impuissants au désastre. Le droit de vote ne nous sert à rien contre la puissance des multinationales. Les citoyens n’ont pas les moyens d’attaquer en justice les banquiers et les financiers de Wall Street pour fraude, ni les officiels de l’armée et des services secrets pour torture et crimes de guerre, ni les officiers de surveillance et de sécurité pour atteinte aux droits de l’homme. La réserve Fédérale n’a plus pour seule fonction que d’imprimer de la monnaie qu’elle prête aux banques et aux organismes financiers à 0% d’intérêt, pour que ces entreprises privées nous la prêtent ensuite à des taux usuraires qui vont jusqu’à 30%. Je ne sais même plus quel nom donner à ce système. Ce n’est certainement pas du capitalisme. C’est plutôt de l’extorsion. »

Hé si, c’est du capitalisme poussé à son paroxysme comme l’a été le nazisme, la négation de l’homme dans son environnement mais :

« L’altruisme n’exige pas la déprise, l’anéantissement, la dépression de soi, le désintéressement sacrificielle qui s’abandonne à une altérité radicale (Dieu, la lo morale ou autrui). L’abandon, la déprise de soi, est au contraire l’un des chemins qui mènent le plus sûrement l’individu à la soumission, à l’obéissance aveugle et à la servilité. Seul, celui qui s’estime et s’assume pleinement comme un soi autonome peut résister aux ordres et à l’autorité établie, prendre sur lui le poids de la douleur et de la détresse d’autrui et, lorsque les circonstances l’exigent, assumer les périls parfois mortels que ses engagements les plus intimement impérieux lui font courir. »

P96 «zone grise » « Un des aspects tragiques de l’existence humaine tient à ceci que les choix cruels ne peuvent pas toujours être éludés, qu’il se trouve des circonstances où ce n’est pas la voie claire du bien qui se montre devant nous, aussi difficile puisse-t-il être de la suivre, mais le croisement ambigu entre les chemins du mal et du désastre. » [...]

« Chacun revêt aisément l’armure du chevalier lorsqu’elle ne lui coûte que le prix du rêve. Mais rendus à la réalité, le poids des choses, la contraintes des situations, le soucis des intérêts propres se font à nouveau sentir, nous engluant dans la torpeur et la passivités de l’homme docile. Rares sont ceux qui trouvent en eux le courage de s’en extraire, aujourd’hui comme hier. » [...] « Il y a de la probité et de l’honnêteté de chacun d’envisager lucidement l’éventualité de sa propre lâcheté, et de se demander si, en pareilles circonstances, nous aurions agi avec le courage et la dignité qui paraissent aujourd’hui, à distance du passé, si faciles à exiger d’autrui. »

(Michel Terestchenko «Un si fragile vernis d’humanité »)

Malraux s’emportait de trop avec « ses grands hommes » , « entre-là Jean Moulin avec ton funèbre cortège, avec tous les rayés les tondus des camps de concentration… » Des panthéonades comme la légion d’honneur, comme l’enseignement de la morale à l’école ou l’anglais dans les universités…

Malraux et « ces chênes qu’ont abat », maintenant c’est ces chaînes que l’on coupe, et ils y a en a qui arrivent à s’échapper tous les jours.

Il y a plein de » type exemplaire de l’homme » mais évidemment ils ne sont pas au pouvoir car

un « type exemplaire de l’homme » fuit le pouvoir.

Et chacun fait une contribution ni grande ni modeste, une contribution.

- Ceux des bateaux pour la Palestine sont du  » type exemplaire de l’homme »

- Ceux de Tarnac, de NDDL, de Notav, de Valognes etc sont du  » type exemplaire de l’homme »

- Les Assange Snowden Mannig Hammond sont du » type exemplaire de l’homme »

- Les Jacquard, Hessel, Aubrac, Slitinsky sont du » type exemplaire de l’homme »

- Les DAL enfant de don quichote jeudi noir déboulonneurs criirad antinuc faucheur clownistan etc sont du » type exemplaire de l’homme »

Et ils sont toujours contradictoires car les hommes sont contradictoires ;

- les Sakharov, Nesterenko sont du » type exemplaire de l’homme » (ancien pronucs)

- Les Bernard Ronot, André Pochon (anciens agriculteurs passant de la chimie au respect du vivant) sont du » type exemplaire de l’homme »

- Ceux du marché de producteurs du coin sont du » type exemplaire de l’homme »

- Ceux qui accueillent des Rroms sont du » type exemplaire de l’homme »

- Les femmes de Fukushima sont du » type exemplaire de l’homme »

- Les femmes africaines sont du » type exemplaire de l’homme » Wangari Mataï, Aminata Traoré, etc on en a rencontré une autre, béninoise, lors des rencontres des dix ans des faucheurs à Bouzy la Forêt cet été.

- Les femmes arborigènes d’Australie contre les mines d’uranium, les indiens d’amérique du sud contre la déforestation de leur terre ancestrale, ceux du Chiapas etc sont du » type exemplaire de l’homme ».

D’ailleurs Malraux était peut-être un tantinet misogyne, d’où peut être cette réflexion qui lui fait craindre le pire car il ne voit que l’homme, comme Paccalet (l’humanité disparaîtra bon débarras). Car le type exemplaire de l’homme sont surtout des femmes : Vandana Shiva, MM Robin, etc

C’est écrit dans la chanson…

Du coup, Mannig est devenue femme et cela ne retire en rien qu’il demeure avec Assange ; Hammond et beaucoup d’autres boutures qui poussent, du « type exemplaire de l’homme ».

Et il faut multiplier à l’infini leur message et notre soutien, multiplier par nos actes ceux « du type exemplaire de l’homme »

Déclaration de Jeremy Hammond (extrait)

« Je voudrais aussi hurler pour tous mes frères et sœurs qui sont derrière les barreaux et pour celles et ceux encore dehors qui combattent toutes les formes de pouvoir.

Les actes de désobéissance civile et d’action directe pour lesquels je suis condamné aujourd’hui sont en accord avec les principes de communauté et d’égalité qui guident ma vie. J’ai piraté des dizaines de sociétés de haut niveau et des institutions gouvernementales, comprenant très clairement que ce que je faisais était contraire à la loi, et que mes actions pourraient m’envoyer dans une prison fédérale. Mais je sentais que j’avais l’obligation d’utiliser mes compétences pour dénoncer et lutter contre cette injustice, et de mettre en lumière la vérité.

Aurais-je pu atteindre les mêmes objectifs par des moyens légaux ? J’ai tout essayé, depuis l’appel à signatures de pétitions à l’organisation de manifestations pacifiques, j’ai constaté que les personnes au pouvoir ne veulent pas que la vérité soit révélée. Quand nous exposons la vérité au pouvoir, nous sommes au mieux ignorés et au pire brutalement réprimés. Nous sommes confrontés à une structure de pouvoir qui ne respecte pas son propre système de « mécanisme régulateur », peu lui importent les droits de ses propres citoyens ou de ceux de la communauté internationale.

Mon entrée en politique coïncide avec l’élection présidentielle truquée de 2000 par Georges W. Bush qui profita, après le 11 septembre, de la vague de racisme et de patriotisme pour lancer des guerres impérialistes, sans qu’il y ait eu de provocation, contre l’Irak et l’Afghanistan. J’ai manifesté publiquement croyant naïvement que nos voix seraient entendues à Washington et que nous pourrions arrêter les guerres. Au lieu de cela, nous avons été étiquetés comme traîtres, battus et arrêtés. »

article et lien complet sur http://atelier.mediaslibres.org/Declaration-de-Jeremy-Hammond.html

version le monde.fr

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/11/15/une-source-de-wikileaks-condamnee-a-dix-ans-de-prison_3514829_3222.html

&&&&&&&&&&&&

Assange

https://www.legrandsoir.info/la-disparition-du-journalisme-consortium-news.html

21 septembre 2018

La disparition du journalisme (Consortium News)

John PILGER

suite sur: fichier odt 133.publié11Avril2019Assangetypeexemplairede l’homme

 

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Lettre des femmes zapatistes aux femmes qui luttent dans le monde entier

Posté par elianguesard le 1 mars 2019

https://lavoiedujaguar.net/Lettre-des-femmes-zapatistes-aux-femmes-qui-luttent-dans-le-monde-entier

 

, par EZLN https://lavoiedujaguar.net/_EZLN_

25.2.2019

Armée zapatiste de libération nationale
Mexique

Février 2019

Aux femmes qui luttent dans le monde entier
De la part des femmes zapatistes

Sœur, compañera,

Nous t’envoyons, de la part des femmes zapatistes, nos salutations en tant que femmes qui luttent.

Ce que nous voulons te dire ou ce de quoi nous voulons te prévenir est un petit peu triste parce que nous t’annonçons que nous n’allons pas pouvoir faire la IIe Rencontre internationale des femmes qui luttent, ici sur nos terres zapatistes, en ce mois de mars 2019.

Les raisons pour lesquelles nous ne pouvons pas, eh bien peut être que tu les connais déjà, et sinon, eh bien nous allons t’en parler un peu. Il se trouve que les nouveaux mauvais gouvernements l’ont déjà dit clairement, leurs mégaprojets de grands capitalistes, ils vont les faire : le projet de leur Train maya, leur plan pour l’isthme de Tehuantepec, celui de la semence d’arbres pour la commercialisation de bois et de fruits. Ils ont aussi dit qu’allaient entrer les mines et les grandes entreprises d’alimentation. Et pour couronner le tout, ils ont leur plan agraire, orienté de telle façon que cela mène à notre disparition en tant que peuples originaires, en convertissant nos terres en marchandises et achevant ce que Carlos Salinas de Gortari n’avait pas pu terminer car notre soulèvement l’en avait empêché.

Ce sont tous des projets de destruction. Qu’importe qu’ils essayent de le cacher avec leurs mensonges. Qu’importe combien de fois ils multiplient leurs trente millions de soutien. La vérité c’est qu’ils vont de toutes leurs forces contre les peuples originaires, leurs communautés, leurs terres, leurs montagnes, leurs rivières, leurs animaux, leurs plantes et jusqu’à leurs pierres.

En d’autres mots, ils ne vont pas seulement contre nous les zapatistes, mais contre toutes les femmes qui se disent indigènes. Et aussi contre les hommes, mais en ce moment nous vous parlons en tant que femmes que nous sommes.

Ils veulent que nos terres ne soient plus pour nous mais pour les touristes qui viennent se promener, pour qu’ils aient leurs grands hôtels et leurs grands restaurants, et pour tous les commerces nécessaires à ces luxes de touristes.

Ils veulent que nos terres se convertissent en grandes exploitations productrices de bois précieux, de fruits et d’eau, en mines pour extraire l’or, l’argent, l’uranium, et tous les minéraux qu’il y a ici et que veulent les capitalistes.

Ils veulent faire de nous leurs ouvrières, leurs servantes, que nous vendions notre dignité pour quelques pièces par mois.

Car ces capitalistes, et ceux qui leur obéissent dans les nouveaux mauvais gouvernements, pensent que ce que nous voulons c’est être payées.

Ils ne peuvent pas comprendre que nous voulons la liberté, ils ne comprennent pas que le peu que nous avons obtenu c’est en luttant sans que personne ne nous demande des comptes, sans photos, sans interviews, sans livres, sans consultations, sans enquêtes, sans votes, sans musées et sans mensonges.

Ils ne comprennent pas que ce qu’ils appellent « progrès » est un mensonge, qu’ils ne peuvent même pas assurer la sécurité des femmes qui continuent à être frappées, violées et assassinées dans leurs mondes progressistes ou réactionnaires.

Compañera, sœur, combien de femmes ont été assassinées dans ces mondes progressistes ou réactionnaires pendant que toi, tu lis ces mots ?

Peut-être que toi tu le sais, mais nous te disons clairement qu’ici, en territoire zapatiste, pas une seule femme n’a été assassinée depuis de nombreuses années. Et ils disent que ce sont nous les attardées, les ignorantes, les pas grand-chose.

Peut-être que nous ne savons pas ce qu’est le meilleur féminisme, peut-être que nous ne savons pas dire « cuerpa » [1] ou changer les mots comme il faut, ou ce qu’est l’égalité des genres, ou ces choses dans lesquelles il y a tant de lettres qu’on ne peut plus les compter. Et d’ailleurs, ce n’est même pas juste de dire « égalité des genres » parce que vous ne parlez que de l’égalité entre les femmes et les hommes, et même nous, que l’on dit ignorantes et attardées, nous savons bien qu’il y a ceux qui ne sont ni hommes ni femmes. Nous, nous les appelons « otroas », mais que ces personnes s’appellent comme ça leur chante, car ça n’a pas été facile pour elles de gagner ce droit d’être ce qu’elles sont sans se cacher, car on se moque d’elles, on les poursuit, on les violente, on les assassine. Et en plus on devrait encore les obliger à être soit des hommes, soit des femmes, les obliger à se ranger d’un côté ou de l’autre ? Si ces personnes ne veulent pas, alors on devrait respecter leur choix. Sinon, comment nous plaindre de pas être respectées en tant que femmes que nous sommes si nous-mêmes, nous ne respectons pas ces personnes ? Mais bon, c’est peut-être parce que nous parlons de ce que nous avons vu des autres mondes et que nous n’avons pas beaucoup de connaissances sur ce sujet.

Par contre, ce que nous savons c’est que nous luttons pour notre liberté et que c’est maintenant que nous devons lutter pour la défendre, pour que nos filles et nos petites-filles ne souffrent pas la même histoire douloureuse que nos grands-mères.

C’est à nous de lutter pour que ne se répète pas l’histoire dans laquelle nous retournons dans le monde où nous sommes seulement là pour faire à manger et accoucher d’enfants, pour les voir ensuite grandir dans l’humiliation, le mépris et la mort.

Nous ne nous sommes pas soulevées en armes pour en retourner au même point.

Nous n’avons pas passé vingt-cinq ans à résister pour maintenant servir les touristes, les patrons, les superviseurs.

Nous ne cesserons pas d’être promotrices d’éducation, de santé, de culture, tercias, autorités, commandement, pour devenir employées dans des hôtels et des restaurants pour servir des étrangers pour quelques pesos. Qu’importe si ce sont beaucoup ou peu de pesos, ce qui importe c’est que notre dignité n’a pas de prix.

Car c’est ce qu’ils veulent, compañera, sœur, ils veulent que sur notre propre terre, nous nous convertissions en esclaves qui reçoivent des aumônes pour les laisser détruire la communauté.

Compañera, sœur,

Quand tu es arrivée dans ces montagnes pour la rencontre de 2018, nous avons vu que tu nous regardais avec respect, et parfois peut-être avec admiration. Bien que ce ne soit pas ce qu’ont fait toutes celles qui sont venues, car nous savons bien que certaines sont venues pour nous critiquer et nous regarder mal. Mais ce n’est pas ce qui importe car nous savons que le monde est grand et que les pensées sont nombreuses, et il y en a qui comprennent que nous ne pouvons pas toutes faire la même chose, et il y en a d’autres qui ne le comprennent pas. Et bien ça, nous le respectons, compañera et sœur, parce que ce n’est pas pour ça qu’a eu lieu la rencontre. Ce n’était pas pour voir qui nous donnait de bonnes ou de mauvaises notes, mais pour nous rencontrer et savoir que nous luttons en tant que femmes que nous sommes.

Et puis, nous ne voulons pas que maintenant tu nous regardes avec peine ou tristesse, comme des servantes à qui on donne des ordres de bonne ou mauvaise manière ; ou comme celles auprès de qui on négocie le prix de son produit, parfois c’est de l’artisanat, parfois des fruits ou des légumes, et parfois quoi que ce soit, comme le font les femmes capitalistes. Mais par contre quand elles vont acheter dans leurs centres commerciaux, là elles ne négocient pas, non, elles payent exactement ce que disent les capitalistes et elles en sont mêmes contentes.

Non, compañera, sœur. Nous allons lutter avec tout ce que nous avons et de toutes nos forces contre ses mégaprojets. S’ils réussissent à conquérir ces terres, ce sera sur notre sang, sur le sang des femmes zapatistes.

Nous y avons réfléchi, et c’est ce que nous ferons.

Car soudain, ces nouveaux mauvais gouvernements pensent ou croient que, comme nous sommes des femmes, nous allons vite baisser la tête, que nous allons être obéissantes face au patron et à ses nouveaux contremaîtres, car ce que nous cherchons c’est un bon patron et une bonne paie.

Mais non, ce que nous voulons c’est la liberté que personne ne nous a offerte, celle que nous avons conquise en luttant de notre sang.

Crois-tu que, quand viendront les forces des nouveaux mauvais gouvernements, leurs paramilitaires, leurs gardes nationales, nous allons les recevoir avec les honneurs ? Avec des remerciements ? Avec joie ?

Non, ce qu’il va se passer, c’est que nous allons les recevoir en luttant et nous verrons bien s’ils apprennent enfin ce que sont les femmes zapatistes, des femmes qui ne se vendent pas ni ne se rendent.

Nous, lors de la rencontre des femmes l’an passé, eh bien nous nous sommes efforcées que tu sois contente et joyeuse, que tu te sentes en sécurité, compañera et sœur. Et nous avons conservé toutes ces critiques que tu nous as laissées : que les planches de bois étaient très dures, que tu n’aimais pas la nourriture, qu’elle était chère, que pourquoi ci et pourquoi ça… Voilà, nous t’informons de comment nous avons travaillé et des critiques que nous avons reçues.

Et malgré les plaintes et les critiques, eh bien ici, tu étais en sécurité, sans que des hommes, bons ou mauvais, ne te regardent et te jugent. Il n’y avait que des femmes, toi, tu le sais.

Mais maintenant, rien de tout cela n’est encore sûr, car nous savons que le capitalisme arrive de toutes ses forces et qu’il veut vaincre à n’importe quel prix. Et ils vont le faire car ils sentent que beaucoup de gens les soutiennent, qu’ils peuvent commettre toutes les barbaries et qu’on les applaudira encore. Et ils vont nous attaquer et ils observeront leurs sondages pour voir s’ils ont toujours de bons points, et ainsi jusqu’à ce qu’ils en finissent avec nous.

Et alors que nous t’écrivons cette carte, les attaques des paramilitaires ont déjà commencé. Ce sont les mêmes qui avant appartenaient au PRI, puis au PAN, puis au PRD, puis au PVEM, pour maintenant être avec Morena.

Donc, compañera, sœur, nous t’annonçons que nous ne ferons pas la rencontre ici, mais vous, organisez-la sur vos terres, à votre manière et selon votre temps.

Même si nous n’allons pas y assister, nous allons penser à vous.

Companera, sœur,

Ne cesse pas de lutter. Bien que ces maudits capitalistes et leurs nouveaux mauvais gouvernements s’en sortent et qu’ils nous anéantissent, eh bien toi, tu dois continuer à lutter dans ton monde.

Car c’est cet accord que nous avons pris lors de la rencontre, celui de lutter pour que plus aucune femme dans aucun recoin du monde n’ait peur d’être femme.

Et donc ton recoin, c’est ton recoin, compañera et sœur, et c’est ton rôle d’y lutter, comme nous, les femmes zapatistes, nous luttons en terres zapatistes.

Ces nouveaux mauvais gouvernements pensent qu’il va être facile de nous vaincre, que nous ne sommes pas beaucoup et que personne, là-bas dans les autres mondes, ne nous soutient.

Mais que va-t-il se passer, compañera et sœur ? Eh bien, même s’il ne reste qu’une seule d’entre nous, celle-ci se battra pour défendre notre liberté.

Et nous n’avons pas peur, compañera et sœur.

Si nous n’avons pas eu peur il y a déjà plus de vingt-cinq ans lorsque personne ne nous regardait, alors encore moins maintenant que toi, tu nous as vues, bien ou mal, mais tu nous as vues.

Compañera, sœur,

Bon, eh bien là, nous te confions la petite lumière que nous t’avons offerte.

Ne la laisse pas s’éteindre.

Même si la nôtre s’éteint ici avec notre sang, et même si elle s’éteint à d’autres endroits, toi, prends soin de la tienne car, bien que les temps actuels soient difficiles, nous devons continuer d’être celles que nous sommes et nous sommes des femmes qui luttent.

Voilà, c’est tout, compañera, sœur. Pour résumer, nous n’allons pas faire la rencontre, en d’autres mots, nous ne participerons pas.

Et si la rencontre s’organise dans ton monde et qu’on te demande où sont les femmes zapatistes, pourquoi ne sont-elles pas venues, eh bien dis-leur la vérité, dis-leur que les femmes zapatistes luttent dans leur recoin pour leur liberté en tant que femmes qu’elles sont.

C’est tout, prends soin de toi, compañera et sœur.

Il y a parfois des moments pendant lesquels nous ne nous verrons pas.

On te dira peut-être de ne plus penser aux femmes zapatistes parce qu’elles n’existent plus. Il n’y a plus de zapatistes, te diront-ils.

Mais quand tu penseras que c’est vrai, qu’ils nous ont détruites, c’est à ce moment-là, sans même que tu ne t’en rendes compte, que tu verras que nous te regardons et que l’une d’entre nous s’approchera et te demandera à l’oreille pour que, seule toi, tu puisses l’entendre : « Où est donc cette petite lumière que nous t’avons donnée ? »

Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain.

Les femmes zapatistes.
Février 2019.

Source et texte d’origine :
Enlace Zapatista.

Notes

[1] Intraduisible : cuerpo, corps, n’a pas plus de féminin en espagnol qu’en français (note de « la voie du jaguar »).

 

 

 

 

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Pourquoi le cœur de Sophie s’est arrêté

Posté par elianguesard le 28 janvier 2019

« Je veux savoir pourquoi le cœur de ma sœur s’est arrêté »

- Le cœur de Sophie s’est arrêté car la nouvelle formule du médicament Levothyrox a agit comme un poison. Ce médicament a été acheminé sur le marché public par une longue suite de malversations (courantes) de la part des autorités sanitaires et de leur prévarication avec le lobbies pharmaco-chimique et leurs financiers.

 

- Le cœur de Sophie s’est arrêté parce que l’argent est roi dans un pays prétendument démocratique.

 

- Le cœur de Sophie s’est arrêté parce qu’elle a été contaminée par un nuage radioactif qui a commencé à se développer le 26 Avril 1986 vers une heure du matin et qu’aucune mesure sanitaire n’a été prise par les autorités françaises pour protéger la population. Ceci pour protéger l’industrie nucléaire civile et militaire et l’armée qui utilise les armes nucléaires. Sophie, comme plus de trois millions de personnes en France, ont été assujetties par la suite à ce médicament qui est le révélateur-traceur de la contamination radioactive. Toutes les autres pathologies dues à la contamination radioactive sont noyées dans la masse des hôpitaux car elles sont courantes et communes à d’autres polluants permanents chimique benzène nano-particule etc

 

- Le cœur de Sophie s’est arrêté parce que l’Ordre de médecin, l’académie de médecine, l’académie des sciences et d’autres institutions sont baignées d’une idéologie scientiste et mortifère qui n’a rien à voir avec un serment de loyauté, celui d’Hippocrate.

 

- Le cœur de Sophie s’est arrêté parce qu’il continuait d’être soumis de façon permanente et grandissante à la contamination radioactive, chimique, électromagnétique et autres contaminations issues de la société industrielle qui sont volontairement diffusées par l’industrie, l’armée avec le plein accord des politiciens, haut-fonctionnaires d’État depuis l’ère industrielle.

 

- Le cœur de Sophie s’est arrêté, mais le votre et le notre marchent encore, et tant qu’ils marcheront, ils lutteront jusqu’à ce que mort s’en suive pour que le coeur d’autres Sophie dans le monde ne s’arrête pas avant l’age courant, pour un humain dans une nature préservée.

 

Jean-Yves Peillard

Bonjour « la vigie d’Hippocrate » s’est arrêtée le 26 Avril 2017.

En plus des informations du site www.independentwho.org

Merci de prendre note des collectes sur http://elianguesard.unblog.fr/ et des commentaires suivants :

 

Lévothyrox : révélateur-traceur de la contamination radioactive

De ces dix années passées, nous avons témoigné et été bombardé d’informations concernant le nucléaire et la santé. Il en est ressorti que parmi le crime nucléaire commis sur les populations par les États nucléocrates et organismes mondiaux, les problèmes thyroïdiens étaient en majorité dus à la contamination radioactive; Il y en avait peu ou pas avant l’ère de la pollution nucléaire chez certaines catégories de personnes. Et les autres pathologies étaient « noyées dans la masse » même si il y en a un peu plus autour des centrales (leucémie, malformations etc voir Etudes Korblein etc)

Pour les problèmes thyroïdiens, l’isotope iode 131 est bien sûr en cause (Demi vie 8jours mais maladie toute la vie…) dans la foule des autres isotopes relâchés.

On a toujours parlé de la contamination par Tchernobyl (1986, et de temps en temps des fuites d’iode 131 provenant de centrales de recherche (Halden en Norvège par exemple en 2017) et il y en a régulièrement partout; en France les centrales ont même une autorisation préfectorale pour recracher dans l’atmosphère tant de becquerel/an dont notre isotope traceur,

Dans ces 3 millions de personnes assujetties au fameux médicament, ce chiffre continu d’augmenter et il y a des jeunes de moins de 30ans concernés ( 33 ans depuis Tchernobyl)

On peut en déduire que ce sont ces fuites permanentes des 58 réacteurs et autre activités nucléaires en fonctionnement dit « normaux autorisés » (mais en augmentation en période de maintenance ou « incident »comme encore récemment à Tricastin http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2019/02/18/Omerta-bris%C3%A9e-%3A-oui-le-r%C3%A9acteur-n%C2%B0-2-du-Tricastin-%C3%A9met-des-rejets-radioactifs2

) qui sont en grande partie responsables des problèmes thyroïdiens grandissants et par extension toutes les autres pathologies que l’on a vu à Tchernobyl, Fukushima et ailleurs qui, elles, sont plus facilement noyées dans la masse par les autorités.

Faible dose mais Empoisonnement permanent et autorisé comme d’autres, ll est vrai (incinération ordures, pcb, pesticide, benzène etc)

Tout cela pour argumenter l’éternel sujet de remonter à la source du problème: Les rejets c’est comme les déchets à Bure et ailleurs; il faut commencer par arrêter d’en produire.
Et bien sûr les sacrifié-e-s doivent continuer de ne pas lâcher le morceau comme ceux du Bugaled Breiz, amiante et ailleurs. Ils sont les meilleurs représentants-révélateurs sur la place publique pour populariser, faire prendre conscience et agir contre la perpétuation et impunité de ces crimes d’Etat, et pour les crimes d’Etat, c’est toujours « l’imprescriptible » de Vladimir Jankélévitch…

Jean-Yves Peillard

 

Suite à Transmis le 23.2.2019 par ex vigie www.independentwho.org

 

source : https://www.association-sante-naturelle.info/elle-sappelait-sophie/

 

Elle s’appelait Sophie

18 février 2019

 

Cher défenseur de la Nature,

Elle s’appelait Sophie.

Elle avait 48 ans, elle était psychologue et vivait à Montpellier.

Elle était en bonne santé… jusqu’au mois de mai 2017.

Là, du jour au lendemain, sa vie est devenue un enfer.

Impossible de se concentrer… fatigue extrême… douleurs atroces aux jambes.

Son médecin lui donne un « arrêt de travail » d’un mois entier.

Mais cela ne suffit pas.

Et d’un coup, le 14 août 2017, on la retrouve dans son lit, morte.

Pour les médecins, c’est le mystère le plus total.

Mais sa sœur Valérie, elle, sait ce qui s’est passé.

Ce qui a tout changé, en mai 2017, c’est la nouvelle formule du Levothyrox.

« Depuis que ce n’est plus la même boîte, je ne suis pas bien », disait Sophie à sa famille, peu avant de mourir [1].

Mais à l’époque, le scandale du Levothyrox n’a pas encore éclaté.

Les médecins n’en ont pas entendu parler… et concluent à une « mort naturelle »… à 48 ans !!!

Heureusement, la Justice a décidé de prendre les choses en main !

Le 4 février dernier, le procureur de la République de Marseille a élargi l’enquête pénale sur le Levothyrox à « homicide involontaire ».

Et c’est une excellente nouvelle.

Car depuis le début, le Ministère de la Santé fait tout pour ETOUFFER ce scandale.

Un peu comme le complice d’un meurtre qui fait tout pour effacer ses traces…

…cacher le corps… passer la scène du crime à la Javel… ou faire pression sur les témoins.

Je n’exagère pas :

La Ministre fait TOUT pour cacher la vérité !

Rappelez-vous, nous sommes en septembre 2017.

Il y avait déjà des dizaines de milliers de victimes de la nouvelle formule du Levothyrox.

Les témoignages affluaient de toute la France, tous plus effrayants les uns que les autres.

Moi-même, en tant que secrétaire de l’Association santé naturelle, j’en ai reçu des dizaines, comme ceux-ci :

« J’ai complètement perdu le sommeil et j’ai grossi de 6 kg depuis août… je me sens très mal, dépressive, je vous supplie de nous aider!!! » « Bonjour, je suis tombée dans une énorme dépression qui se traduisait par des douleurs physiques, juste après le changement de formule. »

« Je peux vous dire que la nouvelle formule m’a complètement anéantie, perte de cheveux, perte du sommeil avec des crampes, fatigue générale, et j’en passe »

Ému, j’avais d’ailleurs lancé une pétition l’année dernière, pour défendre les victimes.

Mais à l’époque, en septembre 2017, savez-vous quel a été le premier réflexe de la Ministre Buzyn ?

Face à toutes ces souffrances, son réflexe avait été de dire : « circulez, il n’y a rien à voir ! »

« il n’y a pas de faute, il n’y a pas de fraude », a-t-elle déclaré dans les médias à l’époque.Il n’y a « pas de mise en danger de la vie des gens », a-t-elle martelé [2].

Pas de « mise en danger » ???

C’est gravissime de dire une énormité pareille !

Voici au moins deux témoignages que j’ai reçu personnellement, qui prouvent le contraire !

« Victime de la nouvelle formule , j’ai eu un accident de voiture le 18 avril 2017. Insomnie, maux de tête la nuit, palpitations, crampes, poids qui change sans raisons. Bref grande fatigue, je me suis endormie au volant à 13h à 1 km de chez moi… »

« Ma mère, 90 ans, a pris du levothyrox pendant 20 ans sans aucun problème. En 1 an ma mère est méconnaissable ; tellement fatiguée et épuisée, qu’en faisant ses courses, elle a fait une chute et s’est cassée une vertèbre…Il y a un an elle marchait 5 kms par jour et faisait 6 heures de danse par semaine. »

Heureusement, la Justice a commencé à faire son travail !

 

« Je veux savoir pourquoi le cœur de ma sœur s’est arrêté »

Dès mars 2018, le TGI de Marseille a ouvert une enquête pour « tromperie aggravée, blessures involontaires et mise en danger de la vie d’autrui ».

C’était déjà un excellent signal.

Mais le même tribunal vient de faire plus fort, en élargissant l’enquête à « l’homicide involontaire ».

Pour la sœur de Sophie, c’est une grande avancée : « je veux savoir pourquoi son cœur s’est arrêté », a-t-elle déclaré au journal le Parisien.

Surtout que Sophie n’est pas la seule victime, loin de là.

Pour Chantal L’Hoir, la présidente de l’Association Française des Malades de la Thyroïde, la nouvelle formule a fait de nombreux morts :

« Pas mal de gens ont vu leur TSH (dosage d’une hormone qui stimule la thyroïde) monter au-delà de 40 et se sont trouvés en AVC (accident vasculaire cérébral). Alors qu’ils avaient été accueillis aux urgences, ils sont morts dans la nuit« , a-t-elle déclaré [3].

Pour le Dr Catherine Noël, médecin angiologue près de Rennes, c’est un « scandale sanitaire pire que le Médiator ».

Et comme pour le Médiator, tout est fait pour étouffer le scandale !

Pourquoi ?

Mais parce que le gouvernement est « mouillé jusqu’au cou », dans cette affaire !

 

Ce qui s’est VRAIMENT passé (1 minute pour comprendre) :

Comme souvent avec Big Pharma, il s’agit d’une affaire d’argent.

En fait, la formule (ancienne) du Levothyrox s’apprêtait à devenir un « générique ».

La date fatidique était 2019 : date d’expiration du brevet de Merck sur la composition du Levothyrox.

Du jour au lendemain, cette ancienne formule allait être vendue beaucoup moins cher !

Pour sécuriser ses profits financiers, il était donc urgent pour Merck de mettre sur le marché une « nouvelle formule », avec un nouveau brevet !

Et ce n’est pas tout.

Le laboratoire Merck voulait aussi conquérir le marché chinois.

Or les Chinois sont presque tous intolérants au lactose.

Il fallait donc se dépêcher de faire une formule sans lactose.

Pour compenser, ils ont ajouté de nouveaux composants, dont l’acide citrique, un produit chimique qui peut avoir des effets redoutables [4] !

Et ce plan « diabolique », Merck n’aurait pas pu le réussir sans la complicité de nos autorités de santé !

Figurez-vous que c’est l’Agence du Médicament elle-même qui a demandé à Merck de préparer une « nouvelle formule » !

C’était en 2012, et la demande est venue d’un certain Professeur Lechat…

…qui travaillait pour le laboratoire Merck avant d’être nommé à l’Agence du Médicament !

Vous voyez le conflit d’intérêt ??

Tout ceci était donc manifestement téléguidé !

Et ce n’est pas tout.

Le plus grave dans l’affaire du Levothyrox, c’est la façon dont la nouvelle formule a été lancée.

Du point de vue de la santé publique, il n’y avait aucune urgence.

Mais pour Merck, il fallait faire vite, avant que son brevet n’arrive à expiration !

Voilà pourquoi la nouvelle formule a été lancée à la hâte, sans la moindre précaution !

 

« La nouvelle formule aurait dû être testée, elle ne l’a pas été », a résumé le Pr Philippe Even.

Et qui est coupable de n’avoir pas demandé de « test » approfondi ?

Le laboratoire Merck, bien sûr.

Mais AUSSI les autorités sanitaires françaises, évidemment !

Voilà pourquoi le gouvernement essaie de cacher la vérité sur ce scandale !

Et voilà pourquoi nous ne pouvons compter QUE sur la Justice pour trouver la vérité !

La Justice est un des derniers « pouvoirs » indépendants, à l’abri du lobbying de Big Pharma.

Alors croisons les doigts, espérons que cette enquête judiciaire pour « homicide involontaire » aille jusqu’au bout !

Votre dévoué, Guillaume Chopin

Sources

[1] https://www.corsematin.com/article/faits-divers-justice/levothyrox-la-famille-dune-victime-decedee-veut-savoir

[2] https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/09/07/pourquoi-le-medicament-levothyrox-fait-il-polemique_5182477_4355770.html

[3] https://www.francetvinfo.fr/sante/politique-de-sante/levothyrox-la-qualification-en-homicide-involontaire-est-tres-importante-on-tient-le-bon-bout-pour-l-association-francaise-des-malades-de-la-thyroide_3175411.html

[4] https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/cholet-49300/levothyrox-l-hypothese-d-un-choletais-confortee-par-un-chercheur-5756927

 

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Voir aussi https://www.asso-malades-thyroide.fr/wordpress/index.php/category/accueil/

 

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Enfumage au dépistage de l’ANSM pour expliquer l’explosion de vente de Levothyroxine :

http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/2771abb19e99145678d17afb57c5ae0d.pdf

 

 

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Catastrophe nucléaire de Tchernobyl : les aveux tardifs ignobles de l’IRSN

Par admin le samedi 20 août 2016,

Ce ne sont pas des antinucléaires qui le disent mais le très officiel IRSN français dans un rapport : « En Biélorussie, en Ukraine et en Russie, l’accident a provoqué de nombreux cancers de la thyroïde chez les personnes exposées âgées de moins de 18 ans au moment de la catastrophe. Aujourd’hui, l’augmentation des cancers de la thyroïde est encore observée. » Autre aveu après 30 ans de mensonges : il y a bien une relation entre radioactivité et leucémie. Y compris en France. Extraits du document officiel…

suite sur http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/08/20/Catastrophe-nucl%C3%A9aire-de-Tchernobyl-%3A-les-aveux-de-l-IRSN

 

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https://blogs.mediapart.fr/annie-thebaud-mony/blog/251016/epidemie-de-cancers-de-la-thyroide-et-radioactivite-0

« Épidémie » de cancers de la thyroïde et radioactivité

 

 

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Sur le business de la santé et les accros aux médoc les malades malgré-eux, rappeler à remonter à l’origine de leurs maux : ici la contamination radioactive pour ne pas que cela se reproduise.

 

Exemple de froids calculs :

 

 

https://blogs.mediapart.fr/robert-chaudenson/blog/160917/levothyrox-3-apres-la-science-la-finance-suite-et-fin

 

Lévothyrox 3. Après la science, la finance … (Suite et fin).

 

 

Le saut est hardi mais peut-être pas tant que ça si , comme je l’espère, vous en conviendrez après lecture de ce dernier blog. Du débat scientifique évoqué hier, il vous faut bondir  au plan industriel en passant par un texte publié par Les Echos, magazine français d’information économique et financière. Ce texte est sorti, en Allemagne, du clavier de Frédéric Thérin et il est si précis et complet qu’il n’y a rien ni à ajouter ni à jeter ! Je me bornerai donc à le reproduire ici, réservant pour la fin mes commentaires sur le dessous des cartes que le détail même de ce texte rend peut-être un peu inutiles.

Merck Serono : l’histoire d’un gâchis

FRÉDÉRIC THÉRIN – (À MUNICH) – LES ECHOS | LE 31/05/2012

 

Cinq ans et demi après leur rapprochement, rien ne va plus entre le géant allemand de la pharmacie, Merck, et le spécialiste des biotechs, Serono. Le siège genevois de la société suisse est promis à la fermeture. Et certains parient déjà sur un divorce.

L’annonce a fait l’effet d’une douche froide. Le 24 avril dernier [ 2012 ], les 1.250 employés genevois du laboratoire Serono apprenaient que l’allemand Merck, leur maison-mère, souhaitait fermer leurs bureaux dans les plus brefs délais… Une conséquence des turbulences traversées par le groupe, touché de plein fouet par la crise du secteur pharmaceutique. Un constat d’échec, surtout, pour les deux entreprises, dont le mariage, en septembre 2006, avait suscité tant d’espoirs. Il y a un peu plus de cinq ans et demi, Merck n’avait pas hésité à débourser 16,6 milliards de francs suisses (13,8 milliards d’euros) pour mettre la main sur la « pépite « , Serono. Cette société suisse, dirigée par le double vainqueur de la Coupe de l’America Ernesto Bertarelli, semblait alors solide et prometteuse, avec son statut de numéro trois mondial des biotechnologies. Et son entrée dans le giron du géant allemand de la chimie et de la pharmacie avait été plutôt bien accueillie par les employés de la société romande.

 

Pour ces derniers, le retour sur terre n’en est que plus douloureux. « Merck nous avait garanti que le siège de Merck Serono serait basé à Genève et nous étions rassurés de voir que notre acquéreur était une société familiale comme la nôtre », se rappelle Hubert Godinot, un spécialiste des opérations cliniques. K.-O. debout, les salariés se disent aujourd’hui prêts à se battre. « J’ai été assommée par cette annonce mais je suis désormais dans l’action », raconte Hanne Dam, qui dirige une petite équipe de développement au sein du département clinique. Décidés à faire entendre leurs voix, les cols blancs de Merck Serono menacent même de faire grève. Du jamais-vu dans cette société qui comptait à peine 10 syndiqués il y a quelques semaines.

 

« Dès l’annonce de la fermeture du site, nous avons organisé une assemblée générale et nous avons été surpris de voir 450 personnes y participer, note Alessandro Pelizzari, le secrétaire général de l’antenne genevoise de l’Unia, le plus grand syndicat suisse. Les réunions rassemblent aujourd’hui près de 800 employés. Cette mobilisation montre à quel point les gens se sentent trahis et bafoués.  » Des mots forts, qui reflètent bien le désarroi ambiant… Retour sur un rapprochement qui n’a pas porté ses fruits.

Le temps des promesses 

En rachetant Serono, Merck a tout d’abord voulu se consoler de l’échec quelques mois plus tôt de son OPA sur l’allemand Schering, qui a préféré se marier avec Bayer. Cette acquisition lui permettait également de renforcer la taille critique de sa division pharmaceutique, trop modeste pour pouvoir lutter contre les géants du secteur. Avec un budget annuel combiné en matière de R&D proche de 1 milliard d’euros, l’allemand disposait enfin d’une « taille nécessaire pour être compétitif sur le marché mondial de la pharmacie « , résumait son président de l’époque, Michael Roemer. « La mise en commun des capacités d’innovation de deux sociétés solides nous offre l’opportunité unique de réaliser une superbe union entre la chimie pharmaceutique et la biotechnologie, renchérissait Elmar Schnee, le directeur général de Merck Serono qui a été poussé dehors en janvier 2011. Nous souhaitons capitaliser sur les atouts de chacune des deux sociétés. Avec 28 projets en développement clinique et les deux moteurs clefs de la croissance que sont Erbitux dans le domaine de l’oncologie et Rebif pour le traitement de la sclérose en plaques, nous disposons de bases optimales pour un avenir riche en succès.  » Le produit phare de Serono, le Rebif, était en effet une véritable manne financière avec des revenus proches de 1,7 milliard d’euros l’an dernier.

 

En 2006, les biotechnologies semblaient promises à un bel avenir. « La plupart des grands groupes pharmaceutiques ont succombé à cette mode, reconnaît Odile Rundquist, analyste chez Helvea. Il y a eu un phénomène de bulle dans ce secteur.  » Et qui dit bulle, dit prix de vente disproportionné… « J’ai été surpris de voir Merck dépenser plus de 16 milliards de francs suisses, alors que certains de ses concurrents comme Novartis et Glaxo avaient refusé quelques mois plus tôt de faire affaire pour 11 ou 12 milliards », se rappelle Andrew Weiss de la banque Vontobel. « Tous les rachats dans la biotech ont été surpayés durant ces années-là, relativise Odile Rundquist. C’est vrai notamment de la reprise de Genentech par Roche, comme de celle d’Alcon par Novartis.  »

 

La mariée était trop belle 

 

Mais lorsqu’ils débarquent à Genève, les patrons de Merck découvrent que de nombreuses têtes pensantes de Serono ont quitté l’entreprise quelques mois plus tôt. Le résultat des valses-hésitations du propriétaire. Dès 2005, Ernesto Bertarelli avait annoncé son intention de vendre sa société, s’était ensuite ravisé, avant de la céder fin 2006… « Plusieurs cadres importants sont partis avant même l’arrivée de Merck, se rappelle un employé. Ils ne supportaient plus les « je t’aime, moi non plus » d’Ernesto. » Un des chercheurs vedettes qui travaillaient sur la Cladribine, le médicament qui était supposé remplacer le Rebif, est ainsi parti à la concurrence dès 2004. Aujourd’hui employé par Novartis, ce Canadien a participé à l’élaboration du Gilenya, qui concurrence la molécule la plus rentable de Serono.

Merck a aussi découvert – un peu tard -que les nouvelles molécules testées par Serono étaient bien moins prometteuses que prévu. « Serono possédait un pipeline de nouveaux produits très limité au moment de son rachat et ses projets ne se sont même pas concrétisés « , regrette Andrew Weiss. Le groupe suisse « n’a sorti aucun produit depuis cinq ans « , constate Martin Vögtli, analyste chez Kepler Capital Markets.

 

Le choc des cultures

L’arrivée de Merck a en outre provoqué un véritable choc culturel à Genève. « Nos bureaux regroupent 52 nationalités et les Suisses ne représentent même pas le quart des effectifs, calcule un « ancien » qui travaille depuis près de vingt ans chez Serono. Cette diversité ne se retrouve pas du tout chez notre maison mère qui comprend 90 % d’Allemands.  » Le géant de Darmstadt a pourtant cherché dans un premier temps à cohabiter au mieux avec sa filiale. « Ils ont vraiment tenté de marier les deux sociétés, reconnaît Hubert Godinot. Le conseil d’administration de Merck Serono comprenait au début autant de cadres de Merck que de salariés de Serono. Mais, petit à petit, les Allemands ont remplacé les Genevois. Il ne reste aujourd’hui plus qu’un seul et unique ancien de Serono au « board ». Les autres sont partis ou ont été poussés dehors. » Le groupe créé en 1668 [ se!], dont 70 % du capital appartiennent toujours aux 200 descendants de son fondateur, Friedrich Jacob Merck, a aussi commis l’erreur de vouloir insuffler dans sa filiale une rigueur et des procédures pas forcément adaptées à l’univers des biotechs. « Ils auraient dû nous laisser notre liberté, regrette Hanne Dam. Au lieu de cela, ils nous ont imposé leurs structures très lourdes. Chaque décision devait être approuvée par toute une série de comités et ce processus pouvait prendre des mois, alors qu’auparavant tout allait beaucoup plus vite. On ressemble désormais à un dinosaure.  » Avec deux sièges à Genève et Darmstadt, et pas moins de onze niveaux hiérarchiques, Merck Serono est devenu une machine bien trop lourde.

 

Thérapie de choc 

 

Quand ils se sont aperçus que leur « pépite  » genevoise pourrait s’avérer moins grosse que prévu, les dirigeants de Merck ont envoyé à Genève le 1erjanvier 2011 un de leurs dirigeants pour remplacer le Suisse Elmar Schnee. Vétérinaire de formation et titulaire d’un doctorat de l’université de Munich, Stefan Oschmann a très rapidement remercié certains chercheurs, avant de stopper des programmes entiers de recherche. « Nos labos ont été contraints d’arrêter du jour au lendemain de nombreux projets afin de faire des économies « , regrette un scientifique. En janvier 2011 et mai 2012, quatre des neufs projets de médicaments en phase III (qui précède normalement la mise sur le marché) ont ainsi été abandonnés.

 

L’avenir en pointillé 

 

Les menaces de grèves des employés genevois de Merck Serono ne devraient pas empêcher la fermeture de leurs bureaux. « Nous comptons boucler cette opération au premier semestre 2013 « , confirme Steffen Mueller, le porte-parole de Merck. Et, de fait, les syndicats n’ont aucun moyen de lutter contre cette décision. « La législation suisse, qui est la plus libérale en Europe, permet aux entreprises de licencier tout leur personnel sans enfreindre aucune loi », regrette Alessandro Pelizzari. Le groupe allemand compte transférer à Darmstadt, Pékin et Boston 750 salariés genevois. « Je n’y crois pas du tout, tranche Hanne Dam. Le groupe peut difficilement envoyer des employés vers des filiales qui licencient elles-mêmes une partie de leur personnel. Et puis je ne vois même pas 100 personnes qui accepteraient de quitter la Suisse pour suivre Merck. Les gens ne leur font plus confiance… »

 

Officiellement, le groupe allemand, qui s’est fixé pour objectif de réaliser 300 millions d’euros d’économies annuelles chez Merck Serono, continue de croire au potentiel de croissance de sa filiale biotech. « L’acquisition de Serono a permis au groupe de relancer son activité pharmaceutique, soutient Steffen Mueller. Plus de 66 % de nos revenus dans ce secteur proviennent des biotechnologies. » Pour prouver sa confiance, Merck a lancé cette année sept nouvelles études de phase I, qui nécessitent environ une décennie avant une éventuelle commercialisation. Certaines molécules plus « avancées » risquent toutefois d’avoir le plus grand mal à être homologuées. C’est notamment le cas de son éventuel vaccin thérapeutique dans le domaine oncologique. « Un produit à haut risque, reconnaît l’analyste d’Helvea, car aucun traitement de ce type n’a encore été lancé. » Un nouvel échec pourrait bien condamner la « perle » romande. « Beaucoup de gens se demandent si Merck ne se prépare pas à vendre ses activités biotechs d’ici à deux ou trois ans », s’inquiète un salarié. Pour l’heure, ses dirigeants « cherchent d’abord à réduire leurs coûts, tempère Andrew Weiss. Ils ont déjà dit qu’ils ne comptaient faire aucune acquisition ou cession dans les deux prochaines années…  » De quoi rassurer les salariés qui travailleront encore pour Merck Serono dans quelques mois. Mais pour combien de temps ? »

 

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/31/05/2012/LesEchos/21195-045-ECH_merck-serono—l-histoire-d-un-gachis.htm#wwmJrsS9u1lkcp7m.99

 

Le texte de Frédéric Thérin date du 31 mai 2012 et depuis de l’eau a coulé sous le pont du Mont Blanc (à Genève bien sûr!). C’était là précisément le moment où une nouvelle formule du Levothyrox avait été réclamée au laboratoire Merck-Serono par l’Agence du médicament. Cette nouvelle formule ne fut mise naturellement sur le marché que plus tard en mars 2017. Comme les derniers mots de la conclusion de mon premier billet le laissait pressentir, il y a sans doute, derrière le problème scientifique, un arrière-plan financier sur lequel il me semble que le texte du Docteur D. Dupagne cité dans mon billet d’hier nous a déjà éclairés.

 

Il y a en effet une concomitance un peu curieuse entre les bruits de divorce entre les deux firmes (allemande et suisse) et cette affaire du Lévothyrox. Je ne connais évidemment pas le détail de l’accord initial entre elles mais compte tenu du prix très élevé versé par la firme allemande, il y avait probablement dans la corbeille de mariage bon nombre de produits qui étaient, par la voie des brevets, la copropriété des deux groupes.

 

Le lévothyrox, traitement confirmé et sans concurrent sérieux (en France c’est un monopole de fait), suivi depuis des décennies par 3 000 000 de patient(e)s français(es), était probablement un élément très solide et essentiel de cette corbeille. Il n’y avait donc aucune raison de vouloir le changer, saut pour prévenir des conflits ultérieurs à son propos en cas de rupture ! Dans un tel cas, le plus simple paraissait donc de créer une nouvelle formule de ce médicament sans problème, pour se partager le gâteau ;  le plus simple était de maintenir l’ancienne formule entre les mains de la firme suisse en lui laissant le marché européen moins la France, le marché français étant sans doute le plus important, même si ce médicament n’est certes pas des plus rentables.

 

Il importait donc alors de créer en premier lieu un Lévothyrox français, selon une nouvelle formule elle-même couverte par un nouveau brevet et une nouvelle présentation faisant allusion à l’absence de lactose. Cette hypothèse semble confirmée par le fait que la France est le seul pays d’Europe où l’on ne trouve plus l’ancienne formule du Lévotyrox et par les changements de détails dans la présentation des boîtes de ce médicament.

 

Bien entendu, on peut aisément constater que, dans les documents produits par Merck, il n’est en rien quelle question de ces aspects, une formule évasive se bornant à souligner que des procédures de reconnaissance du nouveau médicament seraient   »en cours » dans les pays européens autres que la France.

 

Les explications sur les « Effets indésirables » du nouveau Lévothyrox fournies par Valérie Léto, « pharmacienne responsable Merck », à Marion Guérin ( désormais M.G.) sont pour le moins embarrassées pour ne pas dire confuses : « Levothyrox : le laboratoire Merck s’explique » (13/09/ 2017)[ ce qu’il ne fait guère comme vous pourrez en juger !].

 

- MG. « Vous attendiez-vous à une augmentation d’effets indésirables liés à la nouvelle formule ?

Valérie Léto : « Nous ne nous attendions pas à avoir autant de remontées. Il y a peut-être un effet médiatique . Toutefois, les déclarations d’effets indésirables que nous recueillons se réfèrent à des symptômes attendus, en lien avec un déséquilibre thyroïdien. Aucun effet secondaire décrit ne sort de ce cadre. D’ailleurs, des essais ont été menés par notre laboratoire, ils valident la conformité du médicament. Le produit que nous avons mis sur le marché est un produit de qualité. Une autre étude menée par l’ANSM est en cours sur les comprimés afin d’en vérifier la qualité et de comparer les résultats avec les nôtres.

 

- M.G. « Pourquoi ne pas avoir tenté d’évaluer ces effets indésirables en amont, sachant qu’ils surviendraient ? »

 

V.L. : « Nous avons mené, sous demande de l’ANSM, deux types d’analyses : des essais de stabilité du médicament (en accéléré pendant six mois à 40 degrés, et en conditions réelles pendant deux ans), et des essais de bioéquivalence. L’agence n’a pas exigé d’analyses supplémentaires, car ce n’est pas la procédure lors du changement d’excipients. »

 

-M.G. « Pourquoi ne pas avoir informé les patients par le biais de la notice qu’ils pouvaient subir des effets indésirables ? »

 

V.L. : « Lorsque nous avons lancé le produit, l’analyse que nous en avons fait, c’est qu’il fallait passer par les professionnels de santé pour diffuser l’information et non directement par les patients. Cette décision était motivée par le fait que ce n’est pas au patient de modifier son dosage, mais au professionnel de santé d’en décider, d’analyser les symptômes qui ne sont peut-être pas dus au Levothyrox. L’important était donc que le médecin et le pharmacien aient l’information pour regarder la pathologie dans son ensemble. Nous avons par ailleurs modifié le design des boîtes afin qu’il n’y ait pas de confusion. »

 

- M.G. « La procédure européenne est-elle compromise par les problèmes rencontrés en France ?

 

V.L. : Une procédure d’harmonisation a en effet été lancée auprès de l’EMA (Agence Européenne du Médicament) afin que la nouvelle formule soit disponible dans les autres pays européens, où l’on trouve l’ancienne formule. La demande est en cours et je n’ai pas d’information concernant un éventuel frein à la procédure. La situation est assez différente dans les autres pays d’Europe car eux disposent d’alternatives au Levothyrox. »

La fin est déjà là et une mise au point orale de notre ministre de la Santé (aussi lamentable dans son interview que dans son texte, mais l’intéressée à dû se faire laver la lête par le Président dès son retour en France) confirme les craintes qu’on pouvait avoir :

 

AUJOURD’HUI ; 15/09/2017 10:20

A la suite de la polémique qui enfle depuis plusieurs semaines au sujet du médicament pour les troubles de la thyroïde, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé vendredi 15 septembre que l’ancienne formule du Levothyrox serait « accessible » dans quinze jours. Des « alternatives » à ce médicament, l’un des plus prescrits en France, seront également disponibles « dans un mois »[ on se demande pourquoi puisque, semble-t-il, le lévothyrox et Merck avaient aupraravant un monopole de fait !], a ajouté la ministre.

« Nous avons fait en sorte (…) que l’ancien Levothyrox soit accessible de façon à ce que ceux qui le réclament puissent le prendre (…), a-t-elle déclaré au micro de France Inter. Et dans un mois nous aurons des alternatives, c’est-à-dire d’autres marques, d’autres médicaments, qui permettront progressivement aux patients de pouvoir choisir le médicament qui leur convient le mieux ». La ministre a également souligné que « l’ancien Levothyrox devrait normalement disparaître puisque le laboratoire [Merck] ne devrait plus le produire dans les années qui viennent ».

La nouvelle formule du Levothyrox, en vente depuis le mois de mars et prise par 3 millions de patients, est critiquée pour avoir provoqué des effets secondaires notoires chez plusieurs milliers de patients. Une pétition contre cette formule a récolté plus de 270 000 signatures, et plusieurs patients ont porté plainte pour « non-assistance à personne en danger, mise en danger de la vie d’autrui, atteinte à l’intégrité de la personne et tromperie sur les qualités substantielles du médicament aggravée par une atteinte à la santé ». Douze plaintes ont déjà été enregistrées et une cinquantaine de nouvelles plaintes contre X, dont celle de l’actrice Anny Duperey, doivent être déposées, a assuré jeudi l’avocate et ancienne malade.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/09/15/l-ancienne-version-du-levothyrox-sera-accessible-dans-quinze-jours_5185960_1651302.html#CUr4W3uXz2GICDWu.99

RIDEAU !

 

 

 

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ATOMIK TOUR c’est parti

Posté par elianguesard le 16 janvier 2019

source: https://bureburebure.info/debut-de-latomik-tour/

Début et présentation de l’atomik-tour

Le site de l’atomik tour http://atomik-tour.org/

Carte des étapes de l’atomik tour de janvier 2019 à août 2019 http://umap.openstreetmap.fr/en/map/atomik-tour-2019_262457?scaleControl=false&miniMap=false&scrollWheelZoom=false&zoomControl=true&allowEdit=false&moreControl=true&searchControl=null&tilelayersControl=null&embedControl=null&datalayersControl=true&onLoadPanel=undefined&captionBar=false%22#6/47.502/2.219

À partir de l’automne 2018, la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) est rentrée dans la phase préparatoire d’un débat officiel sur le vaste sujet des déchets de l’industrie du nucléaire qui durera 4 mois au moins.
C’est au compte-goutte que nous découvrons les contours de ce débat qui semble être repoussé maintenant dans le courant du premier semestre 2019.
Il s’inscrit dans le processus de validation et de mise en œuvre du prochain PNGMDR pour 2019-
2021 (Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs), alors que les conclusions de celui sur la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie) sont déjà controversées et sont surtout ignorées par le gouvernement qui axe toute sa politique énergétique sur un sauvetage du nucléaire à défaut de sauver le climat.

Comme le dit lui-même, Pierre-Marie Abadie, directeur général de l’Andra (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radio-Actifs), ce débat sera surtout « une belle occasion de faire de la pédagogie », autrement dit de cette fameuse « acceptabilité sociale ».
Hormis sa durée de 4 mois, les modalités exactes de ce débat restent encore floues, mais nous savons qu’il concernera l’orientation et la validation de 5 grands projets :
– la gestion des déchets de très faible activité et la question du seuil de libération,
– la filière des déchets de faible activité à vie longue (FAVL) et la proposition de son schéma directeur en 2019,
– l’entreposage des combustibles Mox usés, donc la piscine de stockage centralisée de matières radioactives,
– la qualification d’une matière radioactive en déchets (après quel délais),
– l’enfouissement des déchets en grande profondeur : Cigéo, la poubelle nucléaire en Meuse.
Même si ces thèmes sont tous liés, c’est surtout pour ce dernier projet que ce débat, obligatoire dans son processus de validation, aura lieu. En effet, déjà repoussée d’un an grâce à une lutte sans relâche en Meuse, notamment par l’occupation du bois Lejuc pendant plus de 18 mois, la DAC (Demande d’Autorisation de Création) de Cigéo devrait être déposée en 2019. Les résultats de ce débat seront versés à l’enquête publique pour la DAC.
Toutes les associations locales opposées à Cigéo appellent à boycotter le débat, refusant de cautionner et cogérer ce projet en choisissant la couleur des fûts ou leur « papier d’emballage ».
D’autres organisations comptent, quant à elles, participer à ce débat, à leur manière, même si elles n’ont aucune illusion sur son poids démocratique mais elles veulent ainsi tenter d’informer la population et inscrire dans le marbre d’une consultation publique les questionnements, les analyses des opposant-es au nucléaire et à sa filière de déchets.
Afin de proposer une alternative à ce débat, au cadre biaisé et imposé par L’État, nous avons lancé un appel dès le 16 juin 2018 lors d’une grande manifestation à Bar-le-Duc dans la Meuse : nous invitons tous les groupes anti-nucléaires comme les groupes engagés contre les GPII à boycotter le débat officiel et, dans tous les cas, quelque soit leur position, à organiser leurs propres débats.
Cependant, nous n’acceptons plus que le nucléaire soit interrogé en le « saucissonnant » pour mieux nous le faire avaler en tranches. Nous ne voulons pas seulement discuter des déchets mais nous voulons poser la question du nucléaire dans son ensemble : de la mine d’uranium aux déchets ultimes en passant par la bombe atomique, par le vieillissement des centrales, par le dangereux et coûteux EPR (nouveau réacteur) et, enfin, en questionnant notre rapport à l’énergie imposé par le choix du nucléaire.
En effet, ce débat officiel s’inscrit dans une échéance importante : l’année 2018-2019, charnière indispensable à la poursuite du programme nucléaire français pendant encore les 30 prochaines années…

Cette année devrait voir valider (et on le constate déjà à travers la fameuse PPE) :
– la prolongation des centrales au-delà de 40 ans (!)
– le démarrage de l’EPR (dont la cuve et les soudures sont pourtant défectueuses)
– la validation de Cigéo par le dépôt de la DAC (projet pourtant remis en cause scientifiquement et éthiquement depuis des années)
– et probablement le dépôt de la DAC de la piscine centralisée (en tout cas, avant fin 2020).
Sans compter la poursuite du nucléaire militaire, filière qui ne peut perdurer sans le nucléaire civil et quiest tellement représentative de la folie destructrice dans laquelle notre monde est engagé.

Alors, devant ces constats et pour comprendre notre rapport à l’énergie, nous voulons poser, plus largement, la question suivante au public et interroger ainsi le rapport presque « affectif » que la population française entretient avec le nucléaire :
« LA FRANCE NUCLÉAIRE : vous y tenez ? Pourquoi ? »

En effet, malgré l’information donnée sans cesse par les militant.es, malgré la conscience du risque d’accident comme la pollution extrême de la planète pour des centaines de milliers d’années, la population française semble restée attachée à l’énergie nucléaire : vraiment ? Si oui, pourquoi ?

Parce qu’ « EDF est celle qui sauve notre électricité pendant les tempêtes » ?
Parce que « détenir la bombe atomique nous donne le rang de puissance mondiale »?
Parce que « le nucléaire est le fleuron de l’industrie française » ?
Parce que « sans le nucléaire, nous n’aurions pas notre confort électrique actuel » ?
Parce que nous avons construit notre « identité nationale » à travers le « tout nucléaire » ?

Comme le démontre, Gabrielle Hecht dans son livre « Le rayonnement de la France – Énergie nucléaire et identité nationale après la seconde guerre mondiale » (Éditions Amsterdam – 2014), le nucléaire, en particulier son aspect ingénierie, a totalement imprégné le développement social, technologique, historique et culturel de la France jusqu’à façonner progressivement, presque insidieusement, son identité nationale depuis 1948 lorsque « Zoé », le premier réacteur français, a réussi sa première réaction en chaîne.

À cette époque, alors que le poids de la collaboration sonne comme une défaite nationale honteuse et face aux impérieux besoins économiques du pays, le choix des dirigeants français, maintenu ensuite par tous leurs successeurs, a été de retrouver la grandeur perdue de la France à travers cette énergie tant sur le plan civil que militaire, mais surtout militaire au départ.

Dès lors, depuis l’enfance, nous sommes bercé.e.s par cette propagande assénée sans relâche par toute l’industrie nucléaire, par l’État et tous ses représentants successifs, devenus conjointement un lobby puissant incontournable dans nos vies de plus en plus « éclairées » de lumières artificielles, dépendantes de l’énergie électrique…nucléaire.

C’est pourquoi, nous pensons qu’il faut d’abord interroger ce rapport très particulier de chacun, chacune à cette énergie pour peut-être amener à une certaine prise de conscience afin de permettre une prise de distance, et seulement alors pouvoir engager une réflexion rationnelle.

C’est cet échange que nous voulons initier avec le public, tout en allant à la rencontre de celles et ceux qui, au jour le jour, luttent contre le nucléaire et les GPII.

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Mauvais Rat

Posté par elianguesard le 15 décembre 2018

ERRATUM ET-Rat-Homme
Chercher l’erreur au delà de la recherche
Mauvais Rat
Et voilà, les résultats sont tombés. On en parlait sur Radio Paris cette semaine du 10 Décembre

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/caen/ogm-conteste-inra-inserm-caennais-gilles-eric-seralini-est-invite-notre-journal-ce-jeudi-soir-1591621.html

http://www.journaldelenvironnement.net/article/toxicite-des-ogm-la-polemique-seralini-est-de-retour,95242

Il fallait s’y attendre, tu es la honte de la famille, toi le Sprague Dawley, tu avais pourtant courageusement passé l’épreuve. Comme le disent les journalistes assermentés, tu en étais ressorti avec des glandes « comme des balles de ping-pong », alors qu’ elles étaient grosses comme des boules de pétanque, que dis-je, mieux ; des boules lyonnaises ! Il fallait au moins cela pour attirer l’attention dans cette société du spectacle. Et ça a marché ! Aussitôt, les chiens de gardes ont été lancé et la polémique a fusé quelque temps. Tu tenais le haut du pavé…
Mais maintenant, pour ces chercheurs ès éprouvette, tu ne serais qu’un mauvais rat, un faux frère, qui ne tient pas la route, en deux ans. Tu ne serais qu’un rat souffreteux, suicidaire et alcoolique. Au contraire de ton cousin Wistar qui, lui, a remporté l’épreuve haut-la-patte : zéro défaut. Lui, c’est un héros, un « sur-rat » qui résiste aux OGM et qui nous promet avec l’avancée du « trans-ratisme », l’avènement d’une nouvelle race de rats blonds aux yeux bleus, résistants aux OGM, pesticide, bisphénol, nanoparticules, benzène etc. Une nouvelle race résistante à la pollution radioactive, électromagnétique etc.
souris
Ne me regarde pas comme cela avec des yeux exorbités ! Qu’est  ce qu’on va faire de toi ? Ta mère et moi avons sué sang et eau pour financer ces études. Si on te relâche dehors, tu seras réduit à faire les égouts et les poubelles avec tes cousins de la ville, ou creuser des galeries avec tes cousins des champs. Mais tu ne feras pas un plis à cause de ton délit de sale gueule ; trop visible la nuit. De plus ces imbéciles d’hommes ont contaminé l’ensemble de la terre ; ils déposent encore des centaines de brevet tous les jours sur des molécules chimiques créées de toutes pièces qui ne peuvent s’intégrer dans le processus du vivant.  Et elles  s’accumulent lentement, dans la chaîne alimentaire, depuis si longtemps au printemps silencieux, et finissent par détruire les corps et les rendre stérile, malades pour finalement mourir avant l’âge ; « On croit mourir de leucémie ; on meurt par les profiteurs de guerre ». Ils tentent de soigner par la chimiothérapie ce qu’ils ont eux-mêmes laissé propager par la pollution chimique. Ils tentent de soigner par la médecine nucléaire ce qu’ils ont eux-mêmes laissé propager par la pollution nucléaire.
Nous sommes tous des pisseurs involontaires de glyphosate avant un cancer de la prostate.

SpragueDawleyRatAvant
Ne me regarde pas comme ça avec tes yeux de merlan frit, tu veux encore m’attendrir, nous sommes tous des êtres de chair et de sang.

Mais pour nous c’est terminé ; « rat » le bol. On a donné. Nous sommes les sacrifiés, comme des hommes disaient à Craonne.  https://www.youtube.com/watch?v=wGrdG85mmL0

Il faut leur faut trouver d’autres cobayes, s’ils en veulent encore ; les actionnaires de Mosanto Novartis Sygenta Bayer et autres firmes ou banquiers, politiciens  par exemple, ce serait beaucoup plus juste. Bayer, ce nom me dit quelque chose. Un bouquin que j’avais grignoté plus jeune ; de Patterson « Eternel Treblinka »   et un autre dont Adorno avait dit « Auschwitz commence quand quelqu’un visite un abattoir et pense : ce ne sont que des animaux. »

Homme arrête-toi un moment pour penser

Il leur faut sortir de la recherche car elle sert la guerre, suivre le chemin de quelques humains comme Alexandre Grothendieck ou le couple Belbeoch, ce dernier qui était sorti du GSIEN, sorti du piège de la contre-expertise qui sert la cogestion du désastre. De plus, comme il était dit à Craonne, « Ceux qu’ont l’pognon ceux-là r’viendront, Car c’est pour eux qu’on crève ». Ils orientent la recherche selon leurs intérêts qui n’est pas celui du bien commun, de la vie sur terre. La recherche est asservie (Annie Thébaud Mony). Qu’ils arrêtent la recherche. « Ceux qu’ont l’pognon » c’est ceux qui remportent le pompon, c’est ceux qui gagnent les élections, ce piège à…

Qu’ils arrêtent cette volonté de puissance, ce scientisme, cette idéologie moribonde de vouloir tout comptabiliser et de vouloir tout marchandiser; le vivant, l’eau, l’air, la terre et feu car elle nécessite de tout contaminer;  le vivant, l’eau, l’air, la terre et feu. Jusqu’à l’extinction finale qui ne saurait tarder avec l’arrivée au pouvoir d’autres psychopathes comme récemment au Brésil toujours grâce au pouvoir de l’argent roi. Or ils ont pourtant dit dans un certain pays qu’ils ne voulaient pas de roi. Pas de roi, ni grand ni petit, que des hommes en accord, en « alliance avec l’univers » (R.Jaulin).

Qu’ils n’oublient pas que des jeunes humains sont partie prenante pour sauvegarder leur territoire et leur culture propre, que cela soit en Guyane contre les mines d’or, en Kanaky contre les mines de Nickel et partout dans le monde, comme on a vu dans ce pays d’autres jeunes à Sivens, à Notre Dames des Landes, à Bure etc Et bien qu’ils n’oublient pas de rappeler la contradiction de l’homme blanc.

D’où venez-vous camarades,
La douleur est dans vos rangs
Nous venons de voir la rade
Ils ont tué notre océan

La voilà la blanche hermine,
Vive la mouette et l’ajonc
La voilà la blanche hermine,
Elle envahit l’horizon

Et si je meurt en partisan O bella ciao ciao ciao
Et si je meurt en partisan tu devras m’ensevelir.
M’enterrer dans la montagne sous l’ombre d’une belle fleur.

Comme ça, les gens qui passeront O bella ciao…..
Comme ça les gens qui passeront
Diront Oh qu’elle belle fleur !

C’est la fleur du partisan
O bella ciao ciao ciao
C’est la fleur du partisan
tombé pour la liberté….

Il est des pays où les gens aux creux des lits font des rêves

Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe ;
Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place.

J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps là que je garde au cœur
Une plaies ouverte …
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne pourra jamais fermer ma douleur
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur. »

Oui mais!
Ça branle dans le manche,
Les mauvais jours finiront.
Et gare! à la revanche,
Quand tous les pauvres s’y mettront.
Quand tous les pauvres s’y mettront.

Le peuple au collier de misère
Sera-t-il donc toujours rivé?
Jusque à quand les gens de guerre
Tiendront-ils le haut du pavé?
Jusque à quand la Sainte Clique
Nous croira-t-elle un vil bétail?
À quand enfin la République
De la Justice et du Travail?

Adieu la vie adieu l’amour
Adieu toutes les femmes
C’est bien fini c’est pour toujours
De cette guerre infâme
C’est à Craonne sur le plateau
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés

Ceux qu’ont l’pognon ceux-là r’viendront
Car c’est pour eux qu’on crève
Mais c’est fini car les trouffions
Vont tous se mettre en grève
Ce s’ra votre tour messieurs les gros
D’monter sur le plateau
Car si vous voulez faire la guerre
Payez-la de votre peau

 

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Rajout le 20 Décembre 2018

À nouveau attaqué, le professeur Séralini répond à ses détracteurs

https://reporterre.net/A-nouveau-attaque-le-professeur-Seralini-repond-a-ses-detracteurs

Voir aussi une vidéo de France 3 dans laquelle le Pr Séralini répond à propos de l’étude « GMO90+ » publiée le 10 décembre 2018 dans la revue « Toxicological Sciences ».

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100 ans de bourrage de crâne et extension planétaire des zones rouges

Posté par elianguesard le 11 novembre 2018

Bundesarchiv_Bild_102-03373A,_Nordfrankreich,_Angriff_auf_Grabenstellung

Suite à l’article : http://www.revolutionpermanente.fr/Guerre-et-Paix-bourrage-de-crane-en-CM2
Voici une contribution pour  http://www.education.gouv.fr/pid33441/nous-contacter.html#ministre

Correction d’un devoir d’histoire et devoir de mémoire  par un ancien du CM2

ROSA et l’extension des ZONES ROUGES à l’ensemble de la Terre

– « Guerre à la guerre » – « Maudite soit la guerre » – « Le pouvoir est maudit »

On croit mourir de leucémie, on meurt par les profiteurs de guerre

Deux zones rouges  sonten menace en plus de celles développées ici: https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_rouge_(s%C3%A9quelles_de_guerre,

Il s’agit de l’humain et de la planète terre.
L’origine du problème est l’homme œconomicus et sa guerre, celle de l’homme occidental, sa volonté de puissance, son idéologie capitaliste et scientiste qu’il a imposé au monde entier, par la ruse (le bluff de la société de marché) ou par la force.
Les industries de guerre , les profiteurs de guerre  sont à l’origine de ces deux zones rouges ci dessus désignées.
Le salut? ; Il faut rendre illégale la guerre dont son avatar; le capitalisme.

Extrait de :

http://www.cadtm.org/France-Bure-cimetiere-du-progres

« Industrie nucléaire, industrie agricole, mauvaises ressemblances
Beaucoup d’éléments les rapprochent. L’industrialisation agricole n’a pris réellement son essor qu’après la seconde guerre mondiale dans les années 1960 avec en France le grand remembrement, elle n’a précédé la nucléarisation à marche forcée de la France et de quelques autres pays que d’une décennie. Comme le nucléaire civil, elle est aussi issue des techniques développées pour la guerre. C’est à partir des recherches sur les explosifs, les gaz et les machines de guerre qu’ont été inventés les pesticides, l’azote de synthèse, et les engins pétrolivores, à la base de la transformation de l’agriculture paysanne en industrie. Les usines d’engins de combat (tanks, camions 4×4, etc.) ont été à la fin de la Seconde Guerre mondiale rapidement transformées en machines à cracher du tracteur, de la moissonneuse-batteuse, etc. »
Commentaires :  Pour rappel le nucléaire comme la chimie tue surtout après et ailleurs sur plusieurs générations ; c’est cela le très grand crime. Ces guerres durent toujours.
Ce n’est plus seulement « le Grand Crime » écrit par Tolstoï.
Ce n’est plus « seulement » « le crime de Tchernobyl » écrit par Tchertkoff, l’ami de Tolstoï.
C’est le Très Grand Crime contre le génome, en toute impunité, contre le vivant qui se dessine là depuis le 6 Août 1945 ou même depuis l’ère dite « moderne » avec ses soldats industriels comme Monsanto, Bayer Krupp, Dow, Siemens puis Areva, Novartis, Syngenta etc, ses soldats politiciens, scientifiques, universitaires, fonctionnaires, militaires, ses soldats banquiers, actionnaires, économistes, religieux, journalistes et tous les anciens et nouveaux chiens de garde d’un système qui s’effondre, en s’évertuant à avancer vers l’abîme malgré toutes les preuves et avec des œillères criminelles, et ils font leur maximum pour atrophier la pensée, jusqu’à l’extrême limite de leur bêtise qui est déjà incommensurable.
La véritable « Barbarie » s’est arrêtée le 8 mai 1945 et c’est le 6 Aout de la même année qu’elle a repris le pas. C’est l’impunité du passé qui explique le présent.

Pharmacochimie exemples :

https://p6.storage.canalblog.com/65/46/706004/121868735.pdf

Extrait de :

http://partage-le.com/2018/11/11-novembre-le-triomphe-de-lamnesie-par-fausto-giudice/

« En 1915, depuis la prison où elle était enfermée pour incitation à la désobéissance, Rosa Luxembourg écrivait dans son journal :
« La guerre entre les nations est venue imposer la lutte des classes, le combat fratricide du prolétariat, massacre d’une ampleur sans précédent. Ces millions de morts, neuf sur dix sont des ouvriers et des paysans, c’est une guerre inédite, industrielle, déclenchée au nom du nationalisme mais menée pour la domination des marchés. Cette guerre ouvre en vérité la voie à la mondialisation du capital, à la conversion de toute richesse , de tout moyen de production en marchandise et en action boursière. Elle transforme les êtres en matériel humain. C’est l’avenir d’un socialisme humaniste que cette guerre est en train de détruire ».
Vu dans documentaire france3
« 14–18 : refuser la guerre » : https://www.dailymotion.com/video/x3e0tly
et « Batailles oubliées de l’Afrique » :

http://webdoc.rfi.fr/grande-guerre-afrique-colonies-1914-1918/ »

https://lesmoutonsenrages.fr/2018/07/21/14-18-on-croit-mourir-pour-la-patrie-on-meurt-pour-des-industriels/

http://www.revolutionpermanente.fr/Guerre-et-Paix-bourrage-de-crane-en-CM2

http://partage-le.com/2018/11/la-decroissance-doit-etre-une-lutte-revolutionnaire-un-entretien-avec-max-wilbert/

https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-anselme/blog/101114/1914-1918-les-vraies-raisons-de-la-boucherie

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L’incendie radioactif qui cache la forêt (suite de « La forêt de yablokov »)

C’était le 26 Avril 2008 à Genève
Le Pr Yablokov s’adresse aux vigies devant l’OMS (www.independentwho.org). Il est traduit par Wladimir Tchertkoff:
« Pr Alexei YABLOKOV écologue : – Au moment d’évaluer les conséquences de Tchernobyl, nous nous sommes heurtés à la falsification gouvernementale des données. Gouvernementale et internationale. L’Organisation mondiale de la santé ne nous dit pas la vérité, parce qu’elle est liée à l’AIEA par le scandaleux accord de 1959. – C’est une situation extraordinaire, qui nécessite des mesures extraordinaires pour y mettre fin. Je suis enthousiasmé par ce que vous faites. Votre vigie permanente est une action très inhabituelle, très forte… elle est tout à fait fantastique, il faut absolument la continuer. Nous devons obliger l’Organisation mondiale de la santé de dire la vérité, c’est-à-dire de rompre cet accord. – Il y a un deuxième sens à votre action, dont vous n’êtes peut-être même pas conscients. C’est l’importance de votre vigie pour les pays victimes, pour la Biélorussie, pour la Russie, pour l’Ukraine. Pour nous qui combattons pour la vérité dans ces pays, c’est très important, – cela nous donne une force énorme, une force nouvelle : le fait de savoir que vous êtes là, que chaque jour, ne serait-ce qu’une seule personne est présente ici. Cela nous dit que nous ne sommes pas seuls avec ce malheur. Que le monde nous entend, qu’il nous voit, qu’une nouvelle humanité se lève. » http://bellaciao.org/fr/spip.php?article134995 (mort pour l’Europe)

« Le physique de Yablokov est impressionnant ; c’est un géant, ses sourcils sont aussi épais qu’une forêt. »

En 2014, un autre forum sur les conséquences génétiques sur le vivant avait eu lieu en même place à quelques encablures de l’OMS.http://independentwho.org/fr/2014/09/21/forum-effets-genetiques/
Le scientifique  Timothy Mousseau y exposa ses travaux, il faisait remarquer  les dommages sur l’ADN et sur le ralentissement de la croissance de tout organisme vivant, son propos portait sur les modifications sur les animaux et les arbres.
Extrait des Actes du forum sur les effets génétiques des rayonnements ionisants :
p88 « Les arbres montrent continuellement les effets étranges de leur développement. Ce sont des pins sylvestres, ils devraient être grands et droits, mais dans les zones très contaminées on voit toutes sortes de modèles de croissance vraiment inhabituelles causées soit par la toxicité directe soit par l’effet mutagène du rayonnement.
On voit également une différence dans la qualité[densité etc] et la couleur du bois. »[...]
et quand nous avons prélevé des échantillons de 300 arbres et examiné les modèles de croissance, voilà de nouveau les effets négatifs dramatiques sur la croissance suite au désastre de Tchernobyl, qui ont tendance à ressurgir dans les années de sécheresse.[...]
p89 « Dans la forêt rousse…Ces troncs d’arbres, qui étaient là depuis plus de 15 ans déjà, ne s’était pas du tout décomposés, ils étaient plutôt intacts »[...]
« nous avons constaté que le taux de décomposition, la vitesse à laquelle la matière avait été décomposée par les bactéries, était bien plus basse dans les zones à forte contamination. »
« le rayonnement avait une incidence sur l’activité microbienne. C’est très grave puisque cette décomposition naturelle permet le recyclage des nutriments dans l’écosystème [régénération de l'humus etc] et donc cela a potentiellement une conséquence sur tout l’écosystème et peut-être en partie responsable de la croissance plus lente des arbres que nous voyons aussi dans certaines zones. ».[...]
p92″…le résultat principal, contrairement aux rapports rapports gouvernementaux comme celui du forum Tchernobyl ou de l’UNSCEAR, c’est qu’il y a une énorme quantité d’informations démontrant les conséquences, les dommages à tous les niveaux de l’organisation biologique, de l’ADN aux individus, aux espèce, aux populations, à l’écosystème. [prouvés de longue date Cf Jean Rostand etc]. Maintenant il y a beaucoup de données qui démontrent ces effets, et il faut leur accorder plus d’attention, les prendre avec considération lorsqu’on  commence à réfléchir aux effets des rayonnements. »
La radioactivité est toujours là et grandie, parmi ses conséquences il y a le fait que les risques d’incendie se multiplient dans les zones contaminées et il y a à nouveau une redistribution « automatique  » de pollution radioactive dans l’atmosphère :
« Depuis l’accident de 1986, les forêts alentour sont fortement contaminées au césium 137. Cet élément radioactif est particulièrement concentré dans la litière, c’est-à-dire les aiguilles et le feuilles agglomérées au sol, mais le bois en contient également. Lorsque la forêt brûle, cette radioactivité se retrouve en suspension dans l’air et peut alors voyager au gré du vent et des pluies. Si la chaleur de l’incendie est particulièrement forte, alors même la litière, d’ordinaire plus humide, peut s’embraser et libérer de la radioactivité.
L’IRSN s’est déjà intéressé à ce sujet parce que les incendies sont fréquents dans cette région de l’Ukraine. D’ordinaire, les plus gros épisodes surviennent entre août et septembre. Il sont d’ailleurs de plus en plus communs car les bois sont de moins en moins bien entretenus. En 2002, 2008 et 2010, nous avons assisté à des incendies spectaculaires dans la même zone, avec des surfaces considérables et de nombreux foyers. Dans les semaines qui ont suivi, nous avons alors pu constater un niveau de radiation dans l’air français, trois fois supérieur à la normale avec 1,5 microbecquerel par mètre cube, contre 0,5 habituellement. »
« Pourtant, comme à son habitude, l’IRSN se veut rassurant, déclarant que malgré le risque de triplement de la radioactivité mesuré dans l’air : « on ne peut pas parler d’impact sur la santé publique »

voir aussi ;http://www.slate.fr/monde/85211/arbres-pourrissent-pas-tchernobyl-danger-nucl%C3%A9aire
[Notes commentaire sur le texte : Malheureusement il y a déni sur déni pour les malformations, et tous les problèmes de santé sont minimisés ou étouffés. On voit que l’auteur se moque à la fin du texte, Slate est aussi loin d’être du journalisme indépendant...]
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http://www.sortirdunucleaire.org/Incendies-a-Tchernobyl-la-radioactivite-remise-en

http://blog.mondediplo.net/2011-04-29-Tchernobyl-en-Bielorussie

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Les forces manquantes
Un des buts était de faire un troisième forum avec les victimes (toutes catégories (professionnels du nucléaire) de la santé -accident-guerre etc (voir aussi des rayonnements non ionisants) à reprendre par d’autres groupes citoyens car stratégique pour compléter les autres forum citoyen et faire prendre conscience de faire stopper toute activité nucléaire rapidement sous menace de désastres encore plus grands que ceux existants.

Avis aux amateurs…
et professionnels… »J’interviendrai pour protéger les personnes si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité… »

L’alerte de la CRIIRAD sur le danger de l’ionisation volontaire des aliments à ne pas confondre avec la contamination radioactive rappelait aussi cette « propriété » de soumettre   « délibérément   à   traitement coûteux   dans   des   installations   spécialisées   afin d’améliorer  leur  conservation  et/ou  de  détruire  les insectes, parasites et microbes qu’ils contiennent. Le  traitement  consiste  à  exposer  l’aliment  à  un  flux  de rayonnements ionisants… »
extrait de :

http://www.criirad.org/actualites/dossiers2005/irradiationaliments/docinfocriiradirradiat.pdf

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AOÛT 2018

http://www.fukushima-blog.com/2018/08/incendies-en-californie-et-radiations-nucleaires.html

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NOVEMBRE 2018

https://aipri.blogspot.com/2018/11/californie-burning.html

18 novembre 2018
Californie burning

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ZAD encore

Posté par elianguesard le 13 août 2018

https://zad.nadir.org/spip.php?article6141

Bocage en péril ! – 12 octobre – Rassemblement à pied ou en tracteur devant le comité de pilotage sur l’avenir de la zad

vendredi 5 octobre 2018

12 octobre – 12h – Nantes
Bocage en péril !

Vendredi 12 octobre – Rassemblement à pied ou en tracteur devant le comité de pilotage sur l’avenir de la zad

à l’appel de Naturalistes en lutte , Association Poursuivre Ensemble , COPAIN 44, Coordination des organisations pour le soutiens aux projets de la zad, des habitant.e.s et paysan.ne.s de la zad

Le 12 octobre prochain à Nantes se tiendra le prochain comité de pilotage sur l’avenir de la ZAD. A cette occasion, nous appelons à un grand rassemblement devant la préfecture de Nantes pour défendre un avenir commun dans le bocage.

Le comité de pilotage, rassemble la chambre d’agriculture, les principaux syndicats agricoles (FNSEA, coordination rurale, confédération paysanne), l’association des agriculteurs historiques impactés (adeca) et celle des agriculteurs compensés après avoir accepté de laisser leur terre pour l’aéroport (Amelaza), des forestiers privés (fransylva), les élus de la CCEG et du Conseil départemental, sous l’égide de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) et de la préfecture de Loire-Atlantique. En sont absents une bonne partie des usager.e.s, paysan.ne.s et habitant.e.s du territoire, ainsi que des acteurs.trices du mouvement qui a préservé victorieusement le bocage, entre autres les associations naturalistes. Le comité de pilotage est pourtant censé décider des grandes lignes de l’avenir de la ZAD en matière d’agriculture, d’environnement, d’urbanisme, et d’aménagement du territoire.

En réalité, le comité de pilotage semble vouloir mettre en œuvre une stratégie gouvernementale à courte vue : une grande braderie des terres agricoles et des zones sensibles d’un bien commun arraché à la destruction de haute lutte ! L’Etat cherche à refiler la patate chaude en revendant au plus vite les terres de la ZAD au conseil départemental et aux anciens propriétaires privés.

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https://zad.nadir.org/spip.php?article6048

Terres communes – Mobilisation – ZAD – 29/30 septembre 2018

https://nantes.indymedia.org/articles/42352

Communiqué suite à l’action de blocage de la D281 #ZAD #NDDL la nuit du vendredi 10 aout 2018

Article Local Valide publié le dimanche 12 août 2018 à 21:42 | Des radis vengeurs

Destruction/expulsions: route barrée

Ce vendredi au petit jour, une poignée de gendarmes, ont détruit des habitats reconstruits dans la zone libérée (zone non-motorisée) à l’Est de la ZAD.
Débitées en billots, les charpentes de la « Eugette » et de la « tour d’A. », ainsi le matériel entreposé qui ont été détruits par les coups des forces militaire, n’attendaient qu’une nouvelle vie.
C’était sans compter sur notre colère,celle d’occupants et occupantes déterminés-ées, disséminée aux quatres coins de la Zone à défendre.

Après deux mois de surveillance constante, à être photographié-e-s par des agents en véhicules banalisés. Après avoir subi sur le terrain les premières pressions de milices de la FNSEA (syndicat agricole productiviste, pollueur, proche de l’extrême droite). Après les nombreu-ses bléssé-e-s et emprisonné-e-s, apres davoir vu détruire maisons et jardins pendant les deux phases d’expulsions. Après avoir fait confiance au processus de négociation pour obtenir un ralentissement efficace sur les routes traversant la ZAD, et n’ayant jamais abouti…, ces nouvelles destructions ont ravivé l’étincelle!

Déjà dans la journée, la rumeur se propageait et la colère montait. Une fois le soleil laissant place à une lune curieuse, les premiers hurlements de loups et de louves appelaient à rassembler sa meute « Ils ne veulent pas nous laisser vivre, nous ne les laisserons pas dormir « ».
Partout le mot était le même: à chaque destruction il y aura réaction.

Les restes inutilisables de « La Eugette » et la « tour d’A. » nourrirent un feu de joie sur la RD281, sécurisée pour les circonstances (avec des banderolles). Les premières pioches s’affairaient comme pour tatouer dans le bitume le message suivant : « vous détruisez nos maisons nous détruirons vos illusions de paix sociales et vos boulevards de répression».

Nous réclamons donc :

La libre installation sur la ZAD de notre dame des landes, et particulièrement au sein de la zone libérée (dite « zone non-motorisée »)

Le gel des terres et la reconnaissance d’un espace à visée autonome et autogestionnaire
La fin des destructions, des patrouilles et contrôles incessants des forces de l’ordre.

Avec ou sans toits, avec ou sans projets, nous luttons et continuerons de lutter contre tous les aménageurs de nos vies/du désastre.

Nous appelons chacun et chacune qui le peuvent à rejoindre et à réoccuper le bocage pour que la ZAD reste un espace de lutte et d’organisation hors norme.

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https://zad.nadir.org/spip.php?article6082

vendredi 24 août 2018

Les radis-co
lundi 20 août 2018

Nous pourrions vous expliquer en détail notre point de vue sur ce qui s’est passé à la Zad ces derniers mois, cette dernière année, et même plus loin encore. Nous pourrions vous raconter nos déceptions, nos blessures, nos sentiments de trahison, et le fait que plein de nos compagnon.ne.s de luttes aient fini par partir, écœuré.e.s et meurtri.e.s. Nous pourrions, mais ce serait faire couler encore plus d’encre pour des histoires qui en ont déjà beaucoup eues. Ce que nous voulons vous dire, c’est qu’il reste une partie de la ZAD qui continue de porter les mêmes valeurs que lorsque nous avons rejoint cette lutte contre « le monde de l’aéroport », une partie qui préfère prendre le risque de tout perdre plutôt que piétiner ce en quoi elle croit. Nous sommes un peu sonné.e.s, mais nous tentons de faire vivre quelque chose qui nous ressemble, et pour le moment ça prend, entre autres, la forme d’une assemblée hebdomadaire. Ce texte a pour objectif de vous dire que nous sommes encore là, mais c’est surtout une invitation à nous rejoindre, parce qu’on ne conçoit pas les choses sans vous… Les Rads-co, c’est quoi ? C’est un réseau affinitaire regroupant des occupants et occupantes de la ZAD de Notre dame des Landes qui veulent défendre par l’action directe les idées d’autonomie, d’entraide, de respect du vivant, et de lutte contre l’autorité et toutes les formes de dominations, contre l’économie et ses logiques d’exploitation. 1. Une assemblée ouverte tous les lunds à 13h12 à la Grée : Elle a pour objectif de se coordonner entre différents groupes et individu.e.s, échanger des informations, organiser des actions, dans un cadre de discussion horizontal – que nul.le n’y soit plus important.e ou légitime qu’un.e autre, et que chaque parole puisse s’exprimer, sans être niée, méprisée ou passée sous silence. Nous resterons vigilant.e.es et n’hésiterons pas à réagir aux actes d’oppressions, de discrimination ou aux tentatives de prise de pouvoir et au besoin exclure de nos échanges celles et ceux qui s’en rendraient responsables de manière répétée. N.B. : Nous nous sommes d’abord réuni.e.s pour nous organiser entre personnes ne se reconnaissant pas dans la « stratégie administrative ». Cela ne signifie pas que nous excluons par principe les personnes qui ont déposé des projets auprès de la préfecture, mais qu’il soit clair que cet espace n’est PAS consacré à ces stratégies (il en existe déjà d’autres pour cela) 2. Un lieu physique d’accuei et d’innormation à la Grée , avec des permanences fixes (le lundi et le jeudi), des outils collectifs (ligne téléphonique, accès à @, moyens d’impressions, …), pour se rencontrer, recevoir et informer les personnes qui (re)viennent sur zone (revue de presse, infokiosque, cartographie, et ce qui peut vous sembler utile) et centraliser des propositions (par le biais d’une boite à idées, d’un carnet de contacts, …). 3. Des moyens de communication à dstance : un site web zadresist.antirep.net, une ligne téléphonique, adresse mail radis-co@riseup.net, (et bientôt une page internet dédiée, une liste mail, …)Ici, sur la Zad, on a d’abord l’intention de :
- S’organiser pour des (re)constructions/(ré)occupations de lieux détruits ou expulsés sur la Zad, et soutenir les copaines qui ont déjà commencé à agir en ce sens ;
- Préparer la défense et en cas d’échec la réoccupation des lieux qui ont choisi de ne pas se soumettre à l’impératif administratif imposé par l’état au travers de la préfecture ;
- Faire en sorte que les forces du désordre toujours présentes sur la Zad ne s’y sentent pas les bienvenues ;
- Favoriser l’auto-formation (politique, tactique, sécurité informatique, communication, …) ;
- Soutenir d’autres (espaces de) luttes. Ce qui nous porte / sur quoi on aimerait avancer :
- Remise au centre de nos préoccupations du monde sensible, autres animaux, végétaux… humains
- Défendre la nature, dont nous faisons partie, pour ce qu’elle est, et non pour son « utilité »/sa marchandisation
- Prendre le temps d’être en connexion avec ce qui nous entoure. Se réapproprier ses rythmes de vie
- Favoriser des modes d’échanges non marchand, la gratuité/le partage, sortir des questions de rentabilité, de productivité, de méritocratie
- Favoriser les squats, les réquisitions de lieux vides, l’occupation des lieux de pouvoirs et des projets inutiles
- Remise en cause de l’appropriation des terres
- Renforcer et tisser des liens et des échanges à l’international avec d’autres luttes
- Partage/échanges de nos moyens et de nos savoirs
- Favoriser la reconversion (notamment agricole, mais pas que) vers des pratiques sans exploitation
- Créativité, humour et audace dans nos actions, ne pas se prendre (trop) au sérieux
- Imaginer d’autres moyens d’organisation pour prendre des décisions collectives que les réunions ou assemblées
- Pas de hiérarchie, pas de paternalisme, pas d’élitisme
- S’opposer aux pratiques autoritaires, notamment dans nos espaces de lutte et les visibiliser
- Pratiquer la « décroissance », lutte contre la logique de consommation et l’exploitation industrielle
- Aller vers l’autogestion, participer à construire et diffuser des pratiques autonomisantes
- Mettre en place et tenir des cadres qu’on décide de se donner ensemble
- Lutter contre l’apathie, le mépris et le conformisme ambiant
- Sortir de l’idée que choisir un mode de vie alternatif suffit. Visibiliser le système des privilèges.
- Lutter contre les oppressions et discriminations racistes, sexistes, homophobes, transphobes, spécistes, validistes, âgistes, classistes etc.
- Prôner l’anarchisme pour des bases sociales communes, considérantes, incluantes et égalitaires Nous vous appelons à nous rejoindre :
- Physiquement, pour ceux et celles qui sont proches, ou de passage, en participant aux assemblées du lundi, en passant à l’accueil à la Grée ou à venir défendre une installation sans droits ni titre ;
- De chez vous, en nous aidant à créer ou recréer un réseau « affinitaire » plus large, en nous faisant partager vos luttes, vos idées, vos infos, vos interrogations… On s’adresse aussi à celles et ceux qui sont parti-e-s de la Zad, et avec qui on n’a pas envie de perdre le lien.

Contacts : radis-co@riseup.net, site zadresist.antirep.net Dès à présent gardons le contact, prenons contact, de prêt ou de loin. Les rads-co

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Le nucléaire n’est pas une énergie; c’est un crime.

Posté par elianguesard le 4 août 2018

Contribution pour les journées pour l’arrêt immédiat du crime nucléaire – 4 et 5 Août 2018 AVIGNON

 

http://mcca-ain.org/index.php/rencontres-convergence-antinucleaire-mcca

 

Quelle(s) stratégie(s) les antinucléaires doivent-ils déployer et quelle(s) tactique(s) mettre en œuvre ?

 

- Les stratégies sont nombreuses et déjà existantes (sabotage et/ou éducation populaire)

« L’ennemi » c’est en premier lieu l’homme, en second lieu c’est celui qui opprime et qui ment « qui ment effrontément en affirmant sans broncher : « moi l’État ; je suis le peuple »

Par notre aliénation depuis l’enfance on a beaucoup de mal à remettre en question cette structure même de la société technicienne, alors que ses fondements ne tiennent sur rien, jamais cela n’a été plus visible qu’avec le nucléaire. L’État est le problème car il tourne à l’hégémonie. Quelques-soient les « opératueurs » dans le temps, on voit que « c’est la fonction qui fait l’organe »

L’idée serait de prendre leur propres arguments ou idéologie pour les retourner contre eux-mêmes :

(Cf utiliser la force de l’autre pour la retourner contre lui)

- son Idéologie : « nationalisme volonté de puissance »hégémonie « patriotisme » « honneur » « armée de défense » « raison », scientisme, croire que tout est quantifiable-chiffrable-mesurable , déclaration des droits de l’homme et que dit la Constitution ? Il y a bien une loi qui condamne l’empoisonnement ? La prévarication ? La trahison des principes fondateurs de ce pays ? Les privilèges au pays de son abolition…

« 

« Dans cette ineptie de société de marché, ils se disent comptables de tout ce qu’ils les arrange sauf de ce qu’ils nomment « externalités sociales et environnementales » , leur rappeler que tous les principes qui ont fait ce pays sont trahies , Dans leur langage il s’agit bien de haute trahison. Il faut condamner cette absence de scrupule, cette impunité, ce non sens. »

Ils invoquent souvent La raison : alors que dans l’imposture et le crime nucléaire, il n’y a strictement rien qui tient debout à tous les niveaux : éthique- moral- humain etc même leur propre dada : la technique la finance la stratégie la politique etc tous leurs arguments peuvent être démontés pièce par pièce.

Autre : lorsque que l’on conçoit quelque chose, le minimum d’honnêteté intellectuelle c’est de prendre en compte la totalité du cycle de l’installation du début jusqu’à sa fin ( premier hic ; ici il n’y a pas de fin (ou plutôt à l’échelle de la demi vie du plutonium), on prend en compte les matières nécessaires depuis leur pillage (par la guerre ou la dictature de la dette ou du développement) et tous les humains et non humains impactés dans leur environnement.

Ils parlent d’« ennemi intérieur »(- http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_ennemi_int__rieur-9782707169150.html

https://www.monde-diplomatique.fr/2014/12/HALIMI/51015  )

par exemple, mais «  l’ennemi intérieur » c’est l’État nucléaire !

Qui condamne sa propre population, leur propre descendance à la mort ou la mauvaise santé,

Et ils parlent d’« l’Etat de droit » mais c’est un oxymore !

(voir quelques réflexions ici :http://elianguesard.l.e.f.unblog.fr/files/2018/03/buredeqellehumaniteletat.pdf)

 

On va droit vers plus de répression. On en viendra donc à devoir s’expliquer dans des procès longs et coûteux, mais plus » supportables et bénéfiques » si les actes de sabotages ou « délits » sont revendiqués par des collectifs (10 qui font l’action et plus de 100 voir 1000 qui revendiquent le délit…)

On devra dire au représentant de l’État (le procureur) que c’est complètement inadmissible de devoir en passer là pour mettre un problème « d’intérêt général » sur la place publique. Normalement, c’est dans de véritables Assemblées que cela se passe mais tout est factice, et l’accès à la véritable politique est verrouillé.

On devrait aussi rapporter l’histoire de l’origine de l’imposture et du crime nucléaire dans sa vision globale « et son monde » . Comme pour la chimie, ce sont les gains astronomiques des profiteurs de guerre dans l’imposture d’une société de marché  ; les industriels et banquiers qui ont permis cette puissance à l’État hégémonique qui leur est infiniment redevable. Ainsi la chimie et le nucléaire et leur idéologie se sont imposés partout par la ruse et par la force.

Une explication de notre aliénation peut être lue chez Cyrulnik Laborit Tereschenko etc

L’argument santé reste majeur pour sensibiliser le plus grand nombre (même les nucléocrates) car ils sont tous touchés dans leur bulle. Cela permet de « percer la bulle » ; atteints dans leur intimité, c’est malheureusement un passage difficile pour enfin sortir de l’aliénation.

http://elianguesard.unblog.fr/files/2013/10/epidemio2014.pdf

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/04/29/Mise-en-demeure-de-l-ASN-par-une-initiative-du-MAIN-%3A-un-citoyen-r%C3%A9pond-par-lettre-ouverte-au-Pr%C3%A9sident-de-l-ASN

 

 

 

 

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Autres thèmes proposés d’une manière non-développée par les contributeurs-trices

. Comment décrypter la non-implication de la population dans les actions antinucléaires alors que la possibilité d’une catastrophe nucléaire en France avec son cortège d’horreurs et de victimes pour un long terme est connue? Quelles sont les résistances internes, les peurs qui entraînent une paralysie, une sidération même empêchant de défendre la vie de ses proches , de son environnement (Michèle V.M)

 

 Rajout aout 2018

Commentaire elian guésard sur https://www.bastamag.net/C-est-incroyable-qu-on-n-ait-pas-encore-fondu-un-coeur-de-reacteur-des

Voir « le lobbies nucléaire c’est l’Etat lui-même » sur http://www.bastamag.net/Transition-energetique-une-loi-paralysee-par-le-lobby-nucleaire

extrait:
« « Le lobby, c’est l’État lui-même »
Toute la puissance d’influence du « lobby nucléaire » se met en branle. « La force du lobby nucléaire réside dans ses réseaux installés au coeur des différents pouvoirs, explique Yves Marignac. Certains les suivent pour des raisons d’intérêts matériels, comme les syndicats ou les nombreux élus qui profitent de la rente nucléaire, d’autres simplement parce qu’ils sont des croyants qui véhiculent les mythes du lobby : l’indépendance nationale, le nucléaire pas cher, l’exportation de notre savoir-faire… » Une autre spécificité du lobby nucléaire français est la conviction de porter un intérêt national supérieur, qui devrait primer sur tout, y compris la volonté des politiques et des citoyens. »

 

 

Rajout 2:   voir la relation entre colonialisme (par Simone Weil) et le nucléaire

Les contradictions entre les idéaux de la révolution et les (mé)faits coloniaux et ici les (mé)faits nucléaires

Valérie Gérard : Simone Weil . « Contre la colonialisme »

  • Éditeur : Rivages
  • Parution : 28 février 2018

Le mot de l’éditeur ;

Que fait la colonisation aux colonisés, mais aussi aux Etats coloniaux et à leurs citoyens ? Dans ces articles, écrits entre 1936 et 1943, le verdict de Simone Weil est sans appel : la colonisation est un crime qui détruit des peuples, des formes de vie, des manières de penser, et qui se retourne contre les populations des métropoles. Elle est toujours, en même temps, colonisation intérieure et colonisation des esprits. Simone Weil dénonce en particulier les contradictions de la France de la Révolution et de la gauche française sur cette question. Plus généralement, elle fait de la colonisation une cause et un paradigme de la perte du rapport au monde qu’elle appelle déracinement.

Les principes fondamentaux de la République sont-ils contraires au colonialisme ? Quels impacts la colonisation a-t-elle sur un Etat qui se transforme en métropole d’un empire ? Et quels sont ses effets intérieurs ? Dans ces articles, écrits entre 1936 et 1943, le verdict de Simone Weil est sans appel : coloniale, la France opprime des peuples et perd ses principes. La colonisation rend impossible l’amitié entre les peuples (ce qui posera problème, dit-elle, si la France veut de nouveau enrôler les populations des colonies dans une guerre). Ces réflexions sur la colonisation pensée comme déracinement vont la conduire à son oeuvre majeur : « L’Enracinement ».

voir aussi:fichier pdf SimoneWEILlenracinementSPPiot fichier odt Simone Weil Contre colonial

- rajout 3
voir aliénation du travail  (simone weil aussi) et critique du travail Roger belbeoch  :

http://partage-le.com/2017/03/le-travail-par-roger-belbeoch/

Le travail (par Roger Belbéoch)  

Un texte initialement publié dans la revue Survivre… et Vivre n° 16, printemps-été 1973, p. 16–22.

 

 

- Rajout 4 ci joint les notes cyrulnik et laborit pour expliquer le déni

ces phrases  de cyrulnik ;

« Mais surtout ce qui m’a frappé, c’est la réaction des professionnels lorsque je leur apportait cette information: ils déniaient !…Lorsqu’un fait échappe à la culture, la pensée sociale doit le rejeter pour garder sa cohérence. Plutôt que de changer la théorie en assimilant le fait nouveau, la pensée sociale élimine le fait pour sauver la théorie … Cette manière de penser, ou plutôt de théoriser, de faire le ménage dans les faits pour nous donner du monde une vision cohérente, stable, pour éviter tout changement qui provoquerait trop d’angoisse et trop de fatigue, explique la possibilité de théories totalitaires qui elles, au moins, donnent des vérités et des certitudes non changeantes. Quand Bruno Bettelheim est rentré des camps nazis et qu’il a voulu témoigner, la plupart des rédacteurs de revues américaines ont refusé ses articles en expliquant que sa douleur avait dû lui faire exagérer les faits… ».

Extraits sorties de

« Les ethnologues nous ont montré ce qu’il en coûtait, pour les sociétés, de se déritualiser. Le monde humain apparaît ainsi par nature culturel, car un homme sans culture n’est pas un être naturel. C’est un amputé non viable. Le monde humain est un monde de « profondeur », spatiale et temporelle, grâce à l’existence de la parole »…

« Mais surtout ce qui m’a frappé, c’est la réaction des professionnels lorsque je leur apportait cette information: ils déniaient !…Lorsqu’un fait échappe à la culture, la pensée sociale doit le rejeter pour garder sa cohérence. Plutôt que de changer la théorie en assimilant le fait nouveau, la pensée sociale élimine le fait pour sauver la théorie … Cette manière de penser, ou plutôt de théoriser, de faire le ménage dans les faits pour nous donner du monde une vision cohérente, stable, pour éviter tout changement qui provoquerait trop d’angoisse et trop de fatigue, explique la possibilité de théories totalitaires qui elles, au moins, donnent des vérités et des certitudes non changeantes. Quand Bruno Bettelheim est rentré des camps nazis et qu’il a voulu témoigner, la plupart des rédacteurs de revues américaines ont refusé ses articles en expliquant que sa douleur avait dû lui faire exagérer les faits… »… « L’œuf fécondé constitue un stock de promesses génétiques qui caractérise l’espèce, car il n’y a pas de fécondation entre espèces différentes: mais si l’on pouvait supprimer l’environnement, grâce à la baguette magique, pas une seule promesse génétique ne serait tenue, car l’environnement façonne le développement génétique dès le niveau cellulaire. »… « Penser le monde avec le mot devenir implique une politique du vivant radicalement différent du fixisme de la coupure. Les « coupeuristes » disent qui est homme et qui ne l’est pas. Alors que les « deveniristes » cherchent les indices matériels qui font le récit du monde. »… « Voilà pourquoi si l’on s’entraîne à regarder le monde avec le mot devenir, on fera des observations graduelles où l’étonnante plasticité du vivant permettra de considérer les animaux ni comme des machines, ni comme des hommes et de regarder l’homme comme le seul animal capable de s’arracher à la condition animale pour devenir homme. »… « C’est parce que nos discours sociaux ne parlent pas clairement. Devenant cafouilleux, nos rôles familiaux ne prescrivent plus de code comportementaux clairs. »… « Or c’est nous-mêmes qui devons faire la culture , car nous en sommes tous responsable: dans nos gestes quotidiens avec nos proches, dans nos rituels sociaux avec nos voisins et dans nos récits quand on prend la parole. Alors, le cafouillis des représentations n’engendrera plus le cafouillis des sentiments et des gestes qui s’y enracinent. »… « Car les images, les bruits, et même les odeurs indiquent des choses, et les mots sont aussi des objets sonores. Ce sont eux qui matérialisent le signifiant, comme la posture comme la mimique, comme les gestes, comme les vêtements, comme les objets, car chez l’homme tout peut faire signe. »

(Boris Cyrulnik « La naissance du sens »)

« Le paradoxe de la condition humaine, c’est qu’on ne peut devenir soi-même que sous l’influence des autres. L’homme seul n’est pas un homme.  »…

« Nous sommes l’espèce vivante qui a le plus accès à la manière dont l’autre se représente son monde, la violence procède alors de l’intolérance, c’est à dire de l’incapacité à sortir de son propre monde de représentations. »… « Le «Je» ne peut exister qu’à l’intérieur d’un «Nous» auquel il appartient. »… « Que les mythes soient des récits qui emblématisent le groupe ne signifie pas que cet imaginaire soit coupé du réel. »

« la violence est un point de vue, exprimé par des comportements qui ne tiennent pas compte de l’existence de l’autre »…comme le théoricien qui cherche à imposer ses idées en réduisant les autres au silence, enfin et surtout, d’organisme sociaux qui peuvent en détruire un autre pour conquérir son territoire ou faire triompher son économie »… « chez l’homme, la représentation d’un monde peut exister en dehors de toute perception, alors que chez l’animal les deux processus restent associés »… « C’est à coup sûr notre aptitude à vivre dans un monde de représentation qui crée notre aptitude à la violence en même temps qu’à la culture. L’animal reste soumis au réel qui contrôle sa violence, alors que l’homme travaille à se soumettre à l’idée qu’il se fait du monde, ce qui l’invite à la violence créatrice : détruire un ordre pour en inventer un nouveau (palimpseste), car (cite René Girard « Des choses cachées » : « c’est bien du désordre extrême que l’ordre surgit dans la nature humaine »… « L’absence de rituel mène au chaos, comme l’hégémonie d’un rituel mène à la destruction de l’autre, deux formes de violence qui reviennent au même.

La seule issue, c’est l’invention d’un rituel de confrontation des rituels organisant ainsi leur reconnaissance réciproque. On appelle ce rituel « conflit social » ou « débat philosophique »… « table ronde »…Son inconvénient, c’est d’instituer l’incertitude, alors que l’illusion de la vérité unique possède un grand effet tranquillisant. »… « on connaît les excès de tranquillisant : une culture qui supprimerai toute violence humaine cesserait d’être créatrice. »… « L’ennui , c’est que l’anomie, en déritualisant les groupes sociaux, les désagrège et laisse émerger toutes les violences. Comme si les grands groupes ne savaient pas créer leur évolution culturelle autrement que par la violence, alors que les petits groupes ritualisés utilisent le débat pour faire changer les mentalités et les structures sociales. »… « Les notes prises au jour le jour donnent forme à l’impression du moment que l’on vit, mais c’est la relation du moment où l’on parle qui donne forme à nos souvenirs. Voilà pourquoi le palimpseste s’oppose au récit et pourquoi « les récits sont des impostures » (P.Valéry, JP.Sartre) qui témoignent moins du réel passé que de l’intimité du narrateur »… «  ce qui compte, c’est de créer du sens pour ordonner notre perception du monde afin de pouvoir agir sur lui ».

Boris Cyrulnik « les nourritures affectives »

LABORIT

« Quand l’action [Ndlr :pour résoudre un conflit] est impossible, l’inhibition de l’action permet encore la survie puisqu’elle évite parfois la destruction, le nivellement entropique avec l’environnement. C’est en ce sens que la « maladie » sous toutes ses formes peut être considérée comme un moindre mal, comme un sursis donné à l’organisme avant de disparaître. »

[...]

« Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je ne suis pas opposé à ce que l’on considère cette réaction d’ inhibition comportementale comme une réaction « adaptative » elle-même, bien qu’elle me parasse être la source de la pathologie réactionnelle. En effet, elle constitue un moindre mal puisqu’elle évite la destruction pure et simple de l’agressé par l’agresseur. Elle permet à l’agressé de se faire oublier, elle évite la confrontation. Ce qui fait son danger, c’est qu’elle est capable de durer si les conditions environnementales se prolongent sans changement. Capable d’assurer immédiatement la survie, elle sera capable aussi de mettre celle-ci en danger, si la solution qu’elle fournit, l’inaction, n’apporte pas une solution rapide au problème posé par l’environnement. »

et dans un autre bouquin:

p79 «Tout se passe comme si chaque individu était entouré d’une « bulle » dont les limites sont celles de l’acuité de ses différentes activités sensorielles, bulles dans lesquelles il se déplacera et agira en vue de satisfaire au maintien de sa structure, de ce que nous avons appelé son équilibre biologique. S’il trouve un opposant à ces actes gratifiants, il deviendra agressif à son égard. Le territoire devient ainsi l’espace nécessaire à la réalisation de l’acte gratifiant, l’espace vital ».[...]

p99 »On comprend la révolte des jeunes générations contre une génération qui veut leur imposer un cadre socioculturel soi-disant fondé sur une prétendue conscience réfléchie, mais en réalité sur une agressivité nécessaire à l’obtention des dominances au sein des hiérarchies qu’elles ne comprennent plus, suivant des critères de soumission qu’elles n’acceptent plus, pour une finalité qu’elles ne conçoivent plus. »[...]

Extraits sorties de :

« Nous sommes les autres, c’est-à-dire que nous sommes devenus avec le temps ce que les autres – nos parents, les membres de notre famille, nos éducateurs – ont fait de nous, consciemment ou non. Nous sommes donc toujours influencés, le plus souvent à notre insu, par les divers systèmes dont nous faisons partie. »

[...]

« Quand l’action [Ndlr :pour résoudre un conflit] est impossible, l’inhibition de l’action permet encore la survie puisqu’elle évite parfois la destruction, le nivellement entropique avec l’environnement. C’est en ce sens que la « maladie » sous toutes ses formes peut être considérée comme un moindre mal, comme un sursis donné à l’organisme avant de disparaître. »

[...]

« Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je ne suis pas opposé à ce que l’on considère cette réaction d’ inhibition comportementale comme une réaction « adaptative » elle-même, bien qu’elle me parasse être la source de la pathologie réactionnelle. En effet, elle constitue un moindre mal puisqu’elle évite la destruction pure et simple de l’agressé par l’agresseur. Elle permet à l’agressé de se faire oublier, elle évite la confrontation. Ce qui fait son danger, c’est qu’elle est capable de durer si les conditions environnementales se prolongent sans changement. Capable d’assurer immédiatement la survie, elle sera capable aussi de mettre celle-ci en danger, si la solution qu’elle fournit, l’inaction, n’apporte pas une solution rapide au problème posé par l’environnement. »

« Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent et tant que l’on n’aura pas dit que jusqu’ici que cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quoi que ce soit qui change. » (Henri Laborit (dernière intervention dans « Mon oncle d’Amérique »))

« Pour certains, la science a pu repousser très loin les limites de l’espace et du temps où l’homme est inclus. Mais pour la plupart, ceux dont la représentation du monde ne va guère plus loin que les murs de leur bureau, de leur entreprise ou de leur HLM, l’espace s’est au contraire prodigieusement rétréci. Ils se sentent cloisonnés, aliénés, déboussolés, ne sachant plus devant leurs manettes ou leur ordinateur où se trouve le nord qu’Ulysse, dans sa recherche de la route de l’étain, savait repérer grâce à l’étoile polaire »…« Quand les sociétés fourniront à chaque individu, dès le plus jeune age, puis toute sa vie durant, autant d’informations sur ce qu’il est, sur les mécanismes qui lui permettent de penser, de désirer, de se souvenir, d’être joyeux ou triste, d’être calme ou angoissé, furieux ou débonnaire, sur les mécanismes qui lui permettent en résumé de vivre, de vivre avec les autres, quand elles lui donneront autant d’informations sur cet animal curieux qu’est l’homme qu’elles s’efforcent depuis toujours de lui en donner sur la façon la plus efficace de produire des marchandises, la vie quotidienne de cet individu aura la chance d’être transformée. »… « Quand il s’apercevra que les choses se contentent d’être et que c’est nous, pour notre intérêt personnel ou celui du groupe auquel nous appartenons, qui leur attribuons une « valeur », sa vie sera transfigurée. Il ne se sentira non plus isolé mais uni à tous à travers le temps et l’espace, semblable et différent, unique et multiple à la fois, (…) passager et éternel, propriétaire de tout sans rien posséder, et cherchant sa propre joie, il en donnera aux autres. »

(Henri Laborit « Dieu ne joue pas aux dés »)

p6″ Chaque disciple d’une discipline particulière malgré sa conscience réfléchie, est le plus souvent inconscient du fait qu’une pulsion fort primitive inscrite fort bas dans l’organisation hiérarchique de son système nerveux, l’oblige à vouloir dominer ses contemporains et pour cela à rejeter la participation à la recherche commune des disciplines auxquelles il n’entend goutte du fait de sa formation spécialisée.[...]

« Est ce que vraiment la notion de territoire qui fait uriner les chiens le long des réverbères ne peut vraiment pas être dépassée une fois pour toute dans le comportement de l’homme contemporain?

Cela provient aussi du fait sans doute qu’une structure vivante, organisme animal ou social, admet difficilement la particule étrangère. Elle dérange ses habitudes biologiques et donc, au niveau supérieur, ses habitudes de pensée. »[...]

p141 « bien que si l’on cherche « l’individu », il soit difficile de trouver autre chose que « les autres », on conçoit cependant la variété infinie qui va résulter du déterminisme génétique et de celui commandé par la « niche » socioculturelle où naît et grandit chaque individu. Cette variété est indispensable à l’évolution et condamne tout eugénisme. »[...] « La diversité est un facteur essentiel d’évolution puisque c’est elle qui permet les « mélanges » les plus variés. Le problème est le même au niveau de la biologie de l’hérédité qu’à celui de l’imagination créatrice. C’est de la diversité des concepts, de la diversité des solutions originales à un problème posé que peut naître le progrès. Toute standardisation est multiplicatrice mais aussi fixatrice. Toute planification autoritaire, tout concept imposé par la force ou par la création plus camouflée des automatismes, sont une atteinte portée aux possibilités ouvertes au progrès humain. » [...]

p142 « La diversité est un besoin biologique fondamental. Il est donc nécessaire de laisser s’exprimer la diversité. »

p172 « Il naît aussi évidemment de cette reconnaissance analogique, une structure, un ensemble de relations entre les individus qui composent le groupe. Inconscients du fait que cette « sympathie » qui les unit, résulte d’une grande affectivité mise en jeu par une « communion » d’intérêts[...] ces individus dès lors n’agiront plus qu’en vue de maintenir la structure du groupe. En cela ils s’opposeront à d’autres groupes pareillement constitués mais à partir d’une motivation différente, c’est à dire d’analogies, de niches environnementales induites par des déterminismes spatio-temporels, culturels, génétiques et sociaux différents. Il apparaîtra un antagonisme de groupe qui ne peut disparaître alors que par la désorganisation du plus faible, ce qui ne veut pas dire de celui dont l’appréhension du monde s’éloigne le plus de la réalité. La constitution des groupes étant strictement affective et intéressée et limitée forcement à un sous ensemble des connaissances humaines, le groupe victorieux sera le plus agressif et celui ayant le mieux su utiliser ses connaissances [ou celle des autres] pour agir sur son environnement matériel et humain. On comprend comment s’est établi le règne des civilisations techniques et l’appropriation privée des moyens de production. »[...]

p175 « Il est bon de noter au passage que l’une des raisons d’espérer dans la poursuite de cette extraordinaire aventure qu’est l’apparition et l’évolution de l’homme sur la planète c’est que de l’emploi de la bombe atomique le capitalisme et les capitalistes ne se relèveraient pas. Ils ont toujours su utiliser les guerres à leur profit mais en cas de guerre atomique ce résultat n’est même plus à envisager. »[...]

« Le capital comme le prolétariat sont actuellement planétaire. L’un et l’autre enjambent allégrement les frontières alors que celles-ci subsistent encore, permettant à l’un et à l’autre, par exaltation du sentiment national, de cacher ses motivations dominatrices. Celles du prolétariat semblent apparemment coïncider avec celles de l’espèce, mais en théorie seulement. Car en pratique, l’absence de connaissance scientifique concernant la biologie du comportement humain fait que même sans posséder la propriété privée des moyens de production, l’homme exploite l’homme du seul fait qu’il essaie de dominer son semblable ou du moins d’appartenir à un groupe dominant, donc exploitant. Et tant que la connaissance scientifique de lui même n’aura pas été largement répandue, il aura beau accumuler les faits scientifiques concernant son environnement, la mutation sociale attendue n’aura pas lieu. »[...]

p176 « Tout le malheur de l’homme vient encore de ce qu’il tourne son agressivité contre ses semblables, dans un but étonnamment puéril , puisqu’il finit toujours par les entraîner avec lui dans sa tombe. [NDLR dans les deux sens du terme] Pourquoi s’acharner à tuer les autres puisque ce sont eux qui sont en nous ? Sans doute parce que nous ne voulons reconnaître le plus souvent la dignité de l’Homme qu’à ceux dont la niche environnementale coïncide à peu près avec la nôtre. Mais il ne nous viendrait jamais à l’idée de rechercher une niche capable de contenir toutes celles présentes aujourd’hui sur la planète.[...] elle ne deviendra signifiante que lorsque que nous l’aurons « intériorisée » dans notre système nerveux. [...]

p177 « L’impossibilité de l’évitement par la fuite rendra le climat des relations inter-humaines tendu, violent et accepté comme tel sous les vains prétextes de concurrence, de compétitivité, etc. Un simple jugement de valeur suffit à transformer un automatisme primitif en une qualité nécessaire. » [...] « Dans cette description assez désolée, je ne vois pas en quoi on peut dire que l’agressivité est nécessaire. »[...]

p181 « La solution consisterait à orienter, si cela était possible, grâce à l’imagination, cette agressivité vers une forme nouvelle de lutte, la découverte de solutions neuves aux problèmes posés dans tous les domaines, à l’homme contemporain. »[...] « Et cependant l’accélération croissante de la diffusion des informations, leur planétisation, tendent, jour après jour, à généraliser les problèmes fondamentaux et à noyer les problèmes personnels dans ceux-ci. »

Henri Laborit « L’agressivité détournée ».(1970)

«Le comportement de fuite sera le seul à permettre de demeurer normal par rapport à soi-même, aussi longtemps que la majorité des hommes qui se considèrent normaux tenteront sans succès de le devenir en cherchant à établir leur dominance, individuelle, de classe, de groupe, de nation, etc.

L’expérimentation montre en effet que la mise en alerte de l’hypophyse et de la corticosurrénale, qui aboutit si elle dure à la pathologie viscérale des maladies dites « psychosomatiques », est le fait des dominés, ou de ceux qui cherchent sans succès à établir leur dominance, ou encore des dominants dont la dominance est contestée et qui tentent de la maintenir. Tous ceux-là seraient alors des anormaux, car il semble peu normal de souffrir d’un ulcère de l’estomac, d’une hypertension artérielle ou d’un de ces syndromes dépressifs si fréquents aujourd’hui.

Or comme la dominance stable et incontestée est rare, heureusement, vous voyez que pour demeurer normal il ne vous reste plus qu’à fuir loin des compétitions hiérarchiques. Attendez-moi, j’arrive! »… « L’amour déculpabilise, car pour que les groupes sociaux survivent c’est à dire maintiennent leur structures hiérarchiques, les règles de la dominance, il faut que les motivations profondes de tous les actes humains soient ignorées. Leur connaissance, leur mise à nu, conduirait à la révolte des « dominés », à la contestation des structures hiérarchiques. »… « La gratification c’est à dire l’utilisation suivant les besoins, s’obtient par l’établissement de sa dominance_ chez l’animal par sa force physique et chez l’homme c’est devenu sur la possession du capital et des moyens de production des marchandises, les machines résultant elles-même de la manipulation par le cerveau humain de l’information technique. »… « Les dominants ont toujours utilisé l’imaginaire des dominés à leur profit. Cela est d’autant plus facile que la faculté de création imaginaire que possède l’espèce humaine est la seule à lui permettre la fuite gratifiante d’une objectivité douloureuse »… « Les société libérales ont réussi à convaincre l’individu que la liberté se trouvait dans l’obéissance aux règles des hiérarchies du moment et dans l’institutionnalisation des règles qu’il faut observer pour s’élever dans ces hiérarchies. Les pays « socialistes » ont réussi à convaincre l’individu que lorsque la propriété privée des moyens de production et d’échanges étaient supprimée, libéré de l’aliénation de sa force de travail au capital, il devenait libre alors qu’il reste tout autant emprisonné dans un système hiérarchique de dominance. »… « Or nos sociétés moderne ont supprimé l’imaginaire, s’il ne s’exerce pas au profit de l’innovation technique. L’imagination au pouvoir, non pour réformer mais transformer, serait un despote trop dangereux pour ceux en place. »… « On devine la tromperie que peut constituer ce qu’il est convenu d’appeler la démocratie »… « L’assouvissement des besoins fondamentaux n’est plus la finalité du travail humain mais l’assouvissement des besoins acquis, cette finalité passe par le profit, qui permet de maintenir les différences »… « C’est aboutir à la création de monstres économiques multinationaux dont la seule règle est leur propre survie économique qui n’est réalisable que par leur dominance planétaire. »… « C’est un nouveau système de relation interindividuelles qu’il faut inventer, s’inspirant des échecs des systèmes précédents et capable de limiter les dégâts des échelles hiérarchiques de dominance. »… « Cette structure socio-économique ne deviendrait efficace que si l’ensemble des populations acquérait une connaissance de ce que nous avons appelé l’information généralisée et non plus technique. »… « Et cette transformation n’est possible que si l’ensemble des hommes prend connaissance des mécanismes qui les font penser, juger, agir. Si certain seulement sont informés, ils se heurteront toujours au mur compact du désir de dominance de ceux qui ne le sont pas et ils ne devront leur salut individuel et leur tranquillité qu’à la fuite, loin des compétitions hiérarchiques et des dominances, à moins qu’ils ne soient, malgré eux , entraînés dans les tueries intraspécifiques que ces dernières ne cessent de faire naître à travers le monde. »… « Il existe peut-être parmi les discours logiques, parmi les idéologies susceptibles d’orienter l’action, une hiérarchie de valeur. Mais en définitive, le seul critère capable de nous permettre d’établir cette hiérarchie, c’est la défense de la veuve et de l’orphelin. Don Quichotte avait raison. Sa position est la seule défendable. Toute autorité imposée par la force est à combattre. »…. « La maladie la plus dangereuse pour l’espèce humaine c’est le sens des hiérarchies, de toutes les hiérarchies. Il n’y a pas de guerre dans un organisme, car aucun organe ne veut établir sa dominance sur un autre, ne veut le commander, être supérieur à lui. »

(Henri Laborit « L’éloge de la fuite »)

« L’expérimentation a pour méthode essentiellement d’observer un niveau d’organisation en supprimant la commande extérieure a lui. Elle ramène le servomécanisme au rang de régulateur. Elle ferme le système à un certain niveau d’organisation. L’enzymologiste et le biochimiste isolent les éléments d’une réaction enzymatique in vitro ; le biologiste isole des structures infracellulaires pour en étudier l’activité séparée de l’ensemble cellulaire auquel elles appartiennent ; ou bien il étudie l’activité biochimique d’un tissu isolé. Le physiologiste isole un segment d’organe ou un organe pour en étudier le comportement ou focalise son attention sur un système, cardio-vasculaire ou nerveux par exemple, dont il étudie un critère d’activité privilégié. Il faut regretter que le clinicien lui-même n’agisse généralement pas autrement en soignant un « cœur », un « estomac », un « foie », etc. ce qui consiste à l’isoler du contexte familial et socio-culturel où vit l’organisme auquel il appartient. »…

« Cette attitude, rentable expérimentalement, est évidemment une des causes de l’inefficacité fréquente des thérapeutiques s’adressant à la seule lésion organique. »…

« Cette approche expérimentale est nécessaire car l’information qui parvient à un niveau d’organisation est multifactorielle et les variables sont trop nombreuses pour les appréhender toutes à la fois. Il est donc indispensable de placer le niveau d’organisation, objet de l’étude, dans un milieu stable dont il est facile de contrôler les principales caractéristiques et de ne faire varier à volonté qu’un seul facteur pour observer les conséquences de ses variations sur le niveau d’organisation soumis à l’expérience. Mais il serait évidemment dangereux de conclure, à partir des faits observés dans ces conditions, à ce qui se passe quant le niveau d’organisation est en place, en situation organique. Cependant, c’est la seule façon d’acquérir une connaissance progressive des mécanismes complexes qui animent la matière vivante. Elle exige, on le comprend, un va-et-vient constant de la part de l’expérimentateur d’un niveau d’organisation à l’autre. Elle exige, en d’autres termes, une « ouverture » d’esprit capable de s’adapter à  » l’ouverture  » des systèmes complexes que constituent les structures vivantes. »

Henri Laborit « La nouvelle grille »

p79 «Tout se passe comme si chaque individu était entouré d’une « bulle » dont les limites sont celles de l’acuité de ses différentes activités sensorielles, bulles dans lesquelles il se déplacera et agira en vue de satisfaire au maintien de sa structure, de ce que nous avons appelé son équilibre biologique. S’il trouve un opposant à ces actes gratifiants, il deviendra agressif à son égard. Le territoire devient ainsi l’espace nécessaire à la réalisation de l’acte gratifiant, l’espace vital ».[...]

p99 »On comprend la révolte des jeunes générations contre une génération qui veut leur imposer un cadre socioculturel soi-disant fondé sur une prétendue conscience réfléchie, mais en réalité sur une agressivité nécessaire à l’obtention des dominances au sein des hiérarchies qu’elles ne comprennent plus, suivant des critères de soumission qu’elles n’acceptent plus, pour une finalité qu’elles ne conçoivent plus. »[...] p101 « Les sociétés d’abondance, pour lesquelles la croissance est un but en soi, sont non des sociétés d’épargne mais de consommation. » [...] « Ce n’est pas la recherche de sécurité qui les anime mais c’est pour satisfaire au besoin de domination des groupes sociaux et des structures hiérarchiques qui les animent. C’est moins pour tempérer l’angoisse de ce que sera demain »[...] p102 « La satiété modifiant la sensation de plaisir ou bien-être. C’est un problème identique qui est posé par l’insatisfaction qui résulte de tout assouvissement d’un besoin acquis, socioculturel, par l’appétit jamais comblé de consommation. »

[...] p103 « L’invention de la machine, s’interposant entre la main et l’objet désiré pour en faciliter la production, diminue d’autant l’énergie humaine nécessaire à cette production et en conséquence recule la limite où cette dépense énergétique devient désagréable. Mais si elle augmente l’efficacité des actions humaines sur la matière, elle rend aussi l’homme plus dépendant de la machine dans la proportion où son inadaptation au milieu non transformé accroît son dés-entraînement. Mais au fond le problème n’est pas là. Si le « bien-être » résulte de la satisfaction des besoins fondamentaux, nous avons déjà signalé que l’industrie moderne n’est pas indispensable à la réalisation de cet assouvissement. »[...] p104 « le problème consiste donc à comprendre comment le mythe de la croissance pour la croissance, et non pas seulement pour la satisfaction des besoins fondamentaux a pus s’instaurer… »[...] « la machine n’est pas la cause de la croissance. La cause ne peut être que le comportement de l’homme le poussant à produire plus. » [...] p107 « Quand on nous parle du « plein épanouissement » de l’homme, a-t-on songé que cette utopie est irréalisable dans le cadre d’une hiérarchie quelle qu’elle soit ? D’où l’explosion au sein de nos sociétés hautement hiérarchisées des maladies dites « psychosomatiques » qui ne sont que l’expression somatique de conflits au sein du système nerveux central entre pulsions instinctuelles et interdits socioculturels, conflits qui ne peuvent se résoudre dans une action efficace, « assouvissante », sur le milieu, du fait de l’institutionnalisation par les dominants des règles de la dominance. Ce sont ces règles qui nous semblent être le facteur fondamental de l’apparition des sociétés industrielles et du mythe de la croissance. » [...] p108 « 1789 aussi a institutionnalisé les règles de la dominance, règles nécessaires à respecter pour devenir bourgeois, [...] propriétés privées dont celle des moyens de production

Henri Laborit « la nouvelle grille »(1986)

 

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Il n’y a pas d’autre alternative que les alternatives

Posté par elianguesard le 24 mai 2018

Nos Futurs dont Via Campesina

ou Gourbi Not Estourbi

 

Journées du 17 mai au 20 mai 2018 sur la Zad NDDL

 

(rappel de Février : https://www.youtube.com/watch?v=k_x6_usci70)

voir info en cours: – https://zad.nadir.org/

- https://nantes.indymedia.org)

 

 

- 17 Mai video Reporterre : https://www.youtube.com/watch?v=ltWjUbDHmoM

 

- 18 Mai video camille  on est plus chaudes que le JT: https://www.youtube.com/watch?v=L-CsWKOVzWk

- 19 Mai 2018 La terre 6 des maux et des mots https://www.youtube.com/watch?v=avkIRCERtYU

 

- 20 Mai 2018 zad vitam aeternam: https://www.youtube.com/watch?v=mEs2NbXF_WY

- 20 Mai video francois nicolas : https://www.youtube.com/watch?v=Ay5mpNiTXTI

 

- 22 Mai main arrachée demi vie brisée https://www.youtube.com/watch?v=-oii-2Wr92A

- https://zad.nadir.org/spip.php?article5884 pour Maxime par Robin de Bure

- https://zad.nadir.org/spip.php?article5875

Suite à l’annonce d’un blessé grave ce matin – Communiqué de l’équipe médic et du groupe de soignant.e.s de la zad

Aux alentours de midi ce matin, une personne aurait été blessée gravement suite à une charge impliquant des tirs venant de la gendarmerie. La présence policière nous ayant empêché de porter secoursà cette personne, nous ignorons ce qu’elle est devenue et la nature exacte de ses blessures. Depuis plusieurs semaines, nous alertons de la dangerosité avec laquelle sont utilisées les armes de la police. Nous déplorons la situation dramatique d’aujourd’hui mais n’en sommes pas surpris. Nous avons déjà dû prendre en charge plus de 300 blessés lors de ces dernières semaines suite, entre autre, à des tirs de grenades GLI-F4, grenades de désencerclements et flah-balls. Nous réaffirmons que ce que le gouvernement met en oeuvre pour réprimer la zad est susceptible chaque jour de provoquer un mort, tout cela pour continuer à détruire des maisons et lieux de vie. Nous aimerions pouvoir dire que toute la lumière sera faite sur cette affaire mais, le classement sans suite de toutes les plaintes déposées suites aux violences policières du printemps 2016 à Nantes montre bien qu’il n’y a pas de justice à attendre pour ces victimes. La situation d’aujourd’hui repose plus que jamais la question suivante : jusqu’où l’Etat est-il prêt à aller pour combattre les formes de vie collectives qui ne rentrent pas dans leurs cases ? Il faut que le dispositif policier se retire enfin de la zad et cesse ses attaques.

 

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https://constructionsocialeclub.noblogs.org/post/2018/05/21/bocage-en-resistance-un-reportage-du-construction-sociale-club/

 

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https://zad.nadir.org/spip.php?article5870#info2018-05-23-21-42

 

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https://reporterre.net/Notre-Dame-des-Landes-pique-nique-et-semailles-pour-rebondir

Notre-Dame-des-Landes : pique-nique et semailles pour rebondir

A RECONQUÊTE DU GOURBI

À nouveau, une installation se fait au Gourbi, maintes fois construite et maintes fois rebâtie. Voici la vidéo prise par des zadistes dimanche :

https://twitter.com/bachibouzouk9/status/998257497768189957

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Gourbi: Retour à l’origine : (voir photos sur https://www.flickr.com/photos/valkphotos/sets/72157673218179424/)domegourbizad

Le samedi 19 mai au hangar il y avait déjà au moins cinq dômes de construits, 10 dimanche palliant aux sans logis depuis les dévastations. L’avantage ici du dôme ou zome (outre les multiples autres raisons abordées par exemple sur archilibre ou http://alphazomes.org/ , livres de Jean Soum, accord avec l’univers ) est sa simplicité (facile et rapide) pour pouvoir les monter, démonter et déplacer rapidement. Sa conception est ici en armature de liteaux joints par pièces charnières embouties en rondelets dans des tapis d’appareil de levage mécanique (même texture que le pneu).

Ensuite des ouvertures peuvent être pratiquées et la couverture la plus rapide envisagée est une toile tissée et étanchéifiée de type pare-pluie-courante en bâtiment.

Pour le transport il a été envisagé d’unir deux dômes en vis à vis pour former une géode ; plus facile et solide à porter et à rouler. L’image était superbe en arrivant au gourbi le dimanche où la géode c’est à dire la Terre était portée à bout de bras par un collectif, mettant en scène des lettres en mots ; « No Futur »à « nos Futurs » etc sous les chants et applaudissements. Ceci permet de mettre en image le fait que l’on doit répondre aux admirateurs de la vieille souris qu’il n’y a pas d’autre alternative que les alternatives ; Les poulets détruisent et la Zad invente « Roule Ma Poule » le zome en accord avec l’univers.

Voir aussi photo sur https://twitter.com/defendrehabiter

 

Notes sur la chambre et son monde :

Une chambre d’agriculture, comme son nom l’indique, est un endroit où l’homme se couche, où il s’allonge. Et il rampe devant l’industriel et le banquier et l’État qui a besoin des deux pour maintenir sa puissance, par la guerre et la propagande pour maintenir son fameux « niveau de vie non négociable ».

Regarde-toi, homme. Regarde ce que tu es devenu. Mais sont-ils encore des hommes où sont-ils déjà des larves où des robots.

Comme l’État de droit, l’agriculture industrielle est un oxymore, deux mots complètement opposés.

Il est temps de redescendre du nuage du développement et revenir à l’essentiel l’accès à nourriture saine par l’accès à la terre pour le plus grand nombre et l’accès à un logement sain et décent.

Ce 19 mai il y avait d’autre marches ; contre monsanto et son monde contre TGV Lyon Turin et son monde et il y en a une qui se terminera en 2020

 

 

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