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Retour sur les actions du 17 novembre 2020

Posté par elianguesard le 27 novembre 2020

domegourbizadparadispoiss

https://agir17.noblogs.org/post/2020/11/17/retour-sur-les-actions-du-17-novembre/

Sur la journée du 17 nov, le retour à la rue et la conjonction des fronts contre les intoxications

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Si les obstacles du moment ont occasionné un report d’un ensemble d’actions contre la réintoxication du monde, des mobilisations aux 4 coins du pays sont parvenues à percer les murs du confinement. Voici un retour sur un 17 novembre malgré tout riche en sorties, croisements et surgissements.
Pour minimiser les risques d’amendes et augmenter la participation, certains collectifs se sont parfois exceptionnellement organisés par le biais de manifestations avec demande d’autorisations préalables. 350 personnes se sont retrouvées en campagne au sud de Nantes pour faire obstacle à l’implantation d’une plate-forme géante Amazon. Sous la banderole : « JO-Paris 2024, intox et pillage de la Seine-Saint-Denis », des manifestant.es ont défilé dans les rues de Saint-Ouen et Saint-Denis jusque devant le chantier du Village olympique. A Sargé-le Mans, un rassemblement a eu lieu pour préserver 8ha de terres agricoles visées par l’agrandissement d’une zone commerciale. A Saint Cadou, Finistère, un chantier d’antenne 5G à été bloqué fiévreusement au petit matin avant une marche contre la réintoxication. A Gap, le collectif “adieu glacier 05” a établi un faux péage pour dénoncer la privatisation des biens communs par Vinci et consorts. A Montpellier, les ami.es de l’Ilot Vergne ex Friche de Mimi se sont retrouvés lors d’un déjeuner pour prendre en main l’avenir du terrain.
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Divers petits groupes se sont concentrés plus furtivement sur des détournements, apparitions, collages et affichages sauvages : un abribus a été rebaptisé “jardins de l’engrenage” puis redécoré devant la parcelle occupée depuis le 17 juin à Dijon, des “épouvantails en colère” se sont installés sur les jardins des Vaîtes à Besançon, des pochoirs “la croissance tue” se sont répandus dans le Maine-et-Loire et des affiches contre l’implantation d’un entrepôt logistiqueà Belin-Bélier en Gironde. Dans la Drôme, les Tulipes Sauvages ont implantés des banderoles contre la bétonisation qui menace les terres agricoles de la plaine de Chamarge. A Vitré c’est le château qui s’est vu recouvert d’un message contre le 2e contournement de la ville. D’autres ont imaginé diverses manières alternatives de faire apparaître leurs points de mire ce jour là : conférences de presse en ligne contre le projet routier RN88 en Haute-Loire, publications d’une cartographie des réalités toxiques et des luttes afférentes à Rouen, demande de moratoire en ligne sur le projet de zone commerciale Oxylane à Saint Clément de Rivière, soutien à une grève du climat en Alsace et à un peuplier noir multicentenaire dans la Marne, lettre ouverte aux aménageurs lillois, création du collectif “Stop EDF Mexique”  contre les projets éoliens coloniaux et destructeurs de l’entreprise EDF dans l’isthme de Tehuantepec, au Mexique…
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Mais le 17 novembre a par ailleurs été rythmé très fortement par toutes les protestations qui ont eu lieu ce même jour contre diverses autres formes d’intoxication sociales et policière, protestations qui ont permis à des milliers de personnes de se retrouver de nouveau ensemble dans la rue. Ce 17 novembre emblématique aura ainsi fait coïncider le second anniversaire du début du mouvement des Gilets Jaunes et le vote de la loi de sécurité globale, illustration brutale du renforcement des logiques répressives et de l’autoritarisme gouvernemental. La journée aura vu la poursuite de contestations étudiantes contre la loi LPR (programmation de la recherche). A Paris, en plus du croisement sur le pavé de ces divers enjeux, une grève illimitée des éboueurs parisiens s’est déclarée le même jour pour lutter contre des conditions de travail déplorables. Ce 17 novembre était aussi le 8e anniversaire de la “manif de réoccupation”, point de renversement face à l’”opération César” sur la zad de Notre-dame-des-Landes et le 37e anniversaire de la naissance de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) au Chiapas. Deux dates qui marquent chacune à leur manière la possibilité de mettre en échec des projets d’aménagement marchands destructeur du vivant et de maintenir des zones d’autonomie sur le long terme.
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Nous espérons bien que ce 17 novembre encore semi-confiné – avec ses relents d’un temps pas si lointain où gilets jaunes et mouvements climats battaient leur plein  – augure de la possibilité de trouver de nouvelles conjonctions à même d’enrayer l’intoxication des milieux vivants – humains ou non. Une nouvelle vague d’actions contre la réintoxication, pleinement déployée cette fois, s’élabore d’ores et déjà. Continuons à nous coordonner dans les rues, sur les zones industrielles, au coeur des bois et des champs !
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Un retour détaillé avec divers liens est  mis à jour sur le site : https://agir17.noblogs.org/
il y aussi divers publis avec d’autres photos sur la page fb : agir 17 novembre
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Le groupe de coordination du 17 novembre contre la réintoxication du monde

 Liste on espére exhaustive de l’ensemble des actions de ce 17 novembre 2020 : suite sur lien

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La pandémie est nucléaire

Posté par elianguesard le 25 novembre 2020

La pandémie est nucléaire rien

Philippe Oberlé, La pandémie est nucléaire

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article164126

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https://sniadecki.wordpress.com/202…

Dans un épisode (3 août 2020) de la série de vidéos « Il est temps » d’Arte, Jean-Marc Jancovici, ingénieur français diplômé de l’École Polytechnique, fondateur et président de The Shift Project – « le think tank de la transition carbone » – et associé fondateur de Carbone 4 – « premier cabinet de conseil spécialisé sur la transition énergétique et l’adaptation au changement climatique » – prétend que le nucléaire est « un amortisseur de la décroissance plus efficace que l’éolien ou le solaire ». Cette déclaration est à classer parmi les nombreuses absurdités défendues avec vigueur par les nuisibles et autres parasites proches du pouvoir cherchant par tous les moyens à maintenir l’ordre socio-économique et technologique dominant, même au prix de la vie sur Terre.

Qu’elle soit issue de l’éolien, du solaire, du nucléaire, du pétrole, du gaz, de la méthanisation, de la géothermie ou du charbon, la production d’énergie poursuit un seul et unique objectif : alimenter des machines et des usines, accélérer la marche et l’expansion du système techno-industriel anéantissant la biosphère. Le nucléaire a parfaitement rempli cette mission – la dévastation socio-écologique planétaire a d’ailleurs progressé au même rythme que le développement du parc nucléaire. Comme tout lobbyiste prenant la défense d’une industrie nuisible, Jean-Marc Jancovici nie l’évidence en affirmant que le nucléaire n’y est pour rien dans l’hécatombe globale.

À la manière des défenseurs de l’énergie dite « propre » (éolien, solaire, etc.), il a pris soin en amont de limiter le cadre du débat à la production énergétique et aux émissions de gaz à effet de serre. À les écouter tous, il est évident qu’aucun des partis ne semble investi d’une mission au service de la biosphère ou du climat. Il s’agit plutôt de préserver par tous les moyens possibles le système techno-industriel en substituant une production énergétique par une autre. Il n’est presque jamais question de la finalité de la production énergétique.

Si cette énergie fait fonctionner des machines ayant arraché 44 milliards de tonnes de minéraux non métalliques (sable, gravier et argile en majorité) à la croûte terrestre en 2017, soit cinq fois plus qu’en 1970, ce n’est pas bien grave. Peu importe que cette production massive d’énergie ait permis d’industrialiser le système de production alimentaire, un système si efficient qu’un tiers de la nourriture (1,3 milliard de tonnes) destinée aux humains est gaspillée chaque année. Peu importe que cette énergie alimente des usines d’où sortent automobiles et camions, porte-conteneurs et tankers, jets privés et avions de ligne, bulldozers et excavatrices, tanks, avions de chasse, porte-avions, blindés, munitions et missiles, sans oublier les emballages plastiques et autres déchets électroniques (smartphones, ordinateurs, objets connectés) déversant partout leurs toxines.

Dans ce cadre, présenter le nucléaire comme indispensable à une politique de décroissance paraît plutôt osé, pour ne pas dire complètement grotesque. Et il suffit de prendre du recul pour s’en rendre compte, par exemple en jetant un œil à l’évolution de l’industrie nucléaire à l’étranger. Conformément aux conseils avisés de Jean-Marc Jancovici, les dirigeants de l’Empire techno-industriel mondial ont prévu « d’amortir la décroissance » en construisant des centaines de réacteurs aux États-Unis, en Chine, en Europe, en Inde, en Arabie Saoudite ou encore en Russie. Plus sérieusement, la quatrième révolution industrielle est attendue comme le Messie par l’oligarchie réunie au sein du Forum Économique Mondial (FEM) tenant sa petite fête annuelle à Davos. Et cette révolution industrielle ne peut avoir lieu sans une augmentation continue de la production énergétique globale.

Selon Klaus Schwab, fondateur et président du FEM, la quatrième révolution industrielle est « la révolution numérique, née au milieu du siècle dernier. Elle se caractérise par une fusion des technologies qui gomme les frontières entre les sphères physique, numérique et biologique. »

Il poursuit :

« Des milliards de gens bénéficient de perspectives illimitées grâce aux appareils mobiles connectés, dont la puissance de traitement, la capacité de stockage et l’accès au savoir sont sans précédent. Ces perspectives sont encore démultipliées par l’émergence de technologies novatrices dans les domaines de l’intelligence artificielle, la robotique, l’Internet des objets, les véhicules autonomes, l’impression 3D, la nanotechnologie, la biotechnologie, la science des matériaux, le stockage de l’énergie et l’informatique quantique. »

Pour déployer partout ces technologies merveilleuses et intensifier leur usage [et la 5G ne peut qu’y contribuer ; NdE], il va bien falloir augmenter la production d’électricité. Heureusement, il y a le nucléaire !

Think-tank

Selon la World Nuclear Association, notre planète compte environ 440 réacteurs nucléaires en fonction dans 30 pays. Au niveau global, plus de 100 réacteurs sont commandés ou planifiés, et au moins 300 réacteurs supplémentaires sont proposés. La Chine et l’Inde devraient contribuer en majorité à cet « effort de guerre ».

D’après les rapports annuels de l’Energy Minerals Division (EMD) appartenant à l’American Association of Petroleum Geologists (AAPG) :

— L’Inde prévoit d’investir massivement dans l’énergie nucléaire pour la porter à 25% de son mix énergétique.

— La Chine exploite 38 réacteurs et en construit 25 en ce moment. D’ici 2030, le pays de l’oncle Xi Jinping ambitionne d’en construire 99 autres et envisage d’atteindre un total de 240 réacteurs à terme.

— La Russie construit 7 réacteurs, en moyenne un nouveau réacteur devrait entrer en service chaque année d’ici à 2028. Le pays construit également des réacteurs flottants sur les côtes de Sibérie et de l’Arctique, dont le premier a été mis en service afin d’alimenter en électricité la course à l’extractivisme dans le cercle arctique. Une technologie que la Russie espère exporter à l’étranger.

— Aux États-Unis, où 20% de la production électrique provient de 98 réacteurs nucléaires, deux nouveaux réacteurs entreront en service peu après 2021, et 24 autres ont été proposés.

— L’Arabie Saoudite prévoit de construire 16 réacteurs d’ici 2030.

— Le Japon améliore et remet en marche sa flotte de réacteurs malgré l’accident de Fukushima. Dans peu de temps, les autorités japonaises devraient commencer à déverser dans l’océan plus d’un million de tonnes d’eau radioactive ayant servi à refroidir les réacteurs de Fukushima.

— Coïncidence intéressante : États-Unis, Chine, Inde, Russie et Arabie Saoudite sont aussi les États qui concentrent 62% des dépenses militaires mondiales d’après L’Usine Nouvelle. Les apôtres de l’atome sont aussi des va-t-en-guerre, ça promet.

Mais ayons confiance, la classe dirigeante a déjà eu l’occasion à maintes reprises par le passé de nous démontrer qu’elle était tout à fait capable de garder le contrôle de la puissance destructrice à sa disposition.

Philippe Oberlé, 9 novembre 2020.

Article publié sur le blog Greenwashing Economy. https://greenwashingeconomy.com/la-…

Bertrand Louart Jean-Marc Jancovici, l’écolocrate nucléariste https://sniadecki.wordpress.com/201… Dans la série “pourritures nucléaristes”… mai 2012

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laFranceNucleaire

Voir aussi  Au revoir Giscard et merci pour les enfants

http://crasputas.canalblog.com/archives/2020/12/07/38694502.html

et Suite à la visite du Président Macron et de sa ministre de l’écologie au Creusot,
le 8 décembre 2020

COMMUNIQUÉ DU COLLECTIF ARRÊT DU NUCLÉAIRE

http://collectif-adn.fr/2020/macron-au-creusot.html

 

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Le monde est complètement Trump

Posté par elianguesard le 3 novembre 2020

sisyphe

Dans la série (noire) « Le monde est complètement Trump » c’est à dire cinglé, voici trois textes bien marquants du moment

Fukushima, la pandémie nucléaire se répand

Ce n’est pas du Covid, donc l’information est passée quasiment inaperçue : le Japon déchargera en mer plus d’un million de tonnes d’eau radioactive provenant de la centrale nucléaire de Fukushima.

Le catastrophique accident de Fukushima fut amorcé par le tsunami qui, le 11 mars 2011, investit la côte nord-orientale du Japon, submergeant la centrale et provoquant la fusion des noyaux de trois réacteurs nucléaires. La centrale avait été construite sur la côte à seulement 4 mètres au-dessus du niveau de la mer, avec des digues brise-lames de 5 mètres de haut, dans une zone sujette à des tsunamis avec des vagues de 10-15 mètres de haut. De plus il y avait eu de graves manquements dans le contrôle des installations de la part de Tepco, la société privée de gestion de la centrale : au moment du tsunami, les dispositifs de sécurité n’étaient pas entrés en fonction. Pour refroidir le combustible fondu, de l’eau a été pompée pendant des années à travers les réacteurs.

Cette eau, devenue radioactive, a été stockée à l’intérieur de la centrale dans plus de mille grands réservoirs, en en accumulant 1,23 millions de tonnes. Tepco est en train de construire d’autres réservoirs, mais au milieu de l’année 2022 ceux-là aussi seront pleins. Devant continuer à pomper de l’eau dans les réacteurs fondus, Tepco, en accord avec le gouvernement, a décidé de décharger en mer celle qui a été accumulée jusqu’à présent, après l’avoir filtrée pour la rendre moins radioactive (mais on ne sait pas dans quelle mesure) avec un processus qui durera 30 ans.

Il y a en outre les boues radioactives accumulées dans les filtres du site de décontamination, stockées dans des milliers de containers, et d’énormes quantités de sol et autres matériaux radioactifs.

Comme l’a admis Tepco même, particulièrement grave est la fusion advenue dans le réacteur 3 chargé avec du Mox, un mélange d’oxydes d’uranium et plutonium, beaucoup plus instable et radioactif. Le Mox, pour ce réacteur et d’autres aussi dans le pays a été produit en France (site Orano de Beaumont-Hague en Normandie, NDT), en utilisant des déchets nucléaires envoyés par le Japon.

Greenpeace a dénoncé les dangers dérivant du transport de ce combustible au plutonium sur des dizaines de milliers de kilomètres (voir note en fin de texte, NDT). Elle a dénoncé en outre le fait que le Mox favorise la prolifération des armes nucléaires, parce qu’on peut en extraire plus facilement du plutonium et, dans le cycle d’exploitation de l’uranium, il n’existe pas de ligne de démarcation nette entre usage civil et usage militaire du matériau fissible.

Jusqu’à présent dans le monde se sont accumulées (selon des estimations de 2015) environ 240 tonnes de plutonium à usage militaire direct et 2.400 tonnes à usage civil, avec lesquelles on peut cependant produire des armes nucléaires, plus environ 1.400 tonnes d’uranium hautement enrichi à usage militaire.

Quelques centaines de kilogrammes de plutonium suffiraient pour provoquer le cancer des poumons aux 7,7 milliards d’habitants de la planète, et le plutonium reste létal pendant une période correspondant à presque  dix-mille générations humaines.

Ainsi a-t-on accumulé un potentiel destructeur en mesure, pour la première fois dans l’histoire, de faire disparaître l’espèce humaine de la surface de la Terre.

Les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki ; les plus de 2.000 explosions nucléaires expérimentales dans l’atmosphère, en mer et sous terre ; la fabrication de têtes nucléaires  avec une puissance équivalente à plus d’un million de bombes d’Hiroshima ; les nombreux accidents avec des armes nucléaires et ceux dans les sites nucléaires civils et militaires, tout cela a provoqué une contamination radioactive qui a touché des centaines de millions de personnes.

Une partie des environ 10 millions annuels de morts du cancer dans le monde -documentés par l’OMS- est attribuable aux effets à long terme des radiations. En dix mois, toujours selon les données de l’Organisation mondiale de la santé, le Covid-19 a provoqué dans le monde environ 1,2 millions de morts. Danger à ne pas sous-évaluer, mais qui ne justifie pas le fait que les mass media, notamment télévisées, n’aient pas informé que plus d’un million de tonnes d’eau radioactive sera déchargée en mer depuis la centrale nucléaire de Fukushima, avec comme résultat le fait que, entrant dans la chaîne alimentaire, elle fera ultérieurement augmenter les morts du cancer.

Manlio Dinucci

Article original en italien :

Fukushima, dilaga la pandemia nucleare

Édition de mardi 3 novembre 2020 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/fukushima-dilaga-la-pandemia-nucleare/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Photo en vedette : Une partie des plus de mille réservoirs d’eau radioactive, dans la centrale nucléaire de Fukushima

 

Note pour la version française.

“Le Mox pour les réacteurs japonais est produit en France, en utilisant des déchets nucléaires envoyés du Japon. Du site de retraitement Orano (ex-Areva) de Beaumont-Hague, en Normandie, le combustible au plutonium est transporté sur un millier de kilomètres par autocars au site Melox de Marcoule (Gard), où sont fabriquées les barres de combustible. Celles-ci sont de nouveau transportées au site de Beaumont-Hague pour organiser l’expédition. Les conteneurs sont ensuite transportés au port de Cherbourg et embarqués sur des navires qui, ayant à bord des hommes armés sur le pied de guerre, appareillent vers le Japon.

Greenpeace dénonce les dangers dérivant du transport de ce combustible au plutonium sur terre et par mer sur des dizaines de milliers de kilomètres, car personne ne peut prévoir ce qui se passerait en cas d’accident. Elle dénonce en outre le fait que le Mox favorise la prolifération des armes nucléaires, puisqu’on peut en extraire plus facilement du plutonium. Quasiment aucun gouvernement ne prête attention à l’alarme lancée par Greenpeace. Le gouvernement irlandais avait essayé en vain, en s’adressant en 2003 à la Cour d’arbitrage de La Haye, de faire fermer le site de retraitement de Sellafield en Angleterre : le site, dont se sert aussi le Japon, est source d’une dangereuse pollution radioactive de la Mer d’Irlande et de l’Atlantique Nord.

On n’a pas prêté non plus une grande attention à l’alerte, lancée en 2017 en France, par l’Autorité sur la sécurité nucléaire (ASN) concernant le site Areva (aujourd’hui Orano) de Beaumont-Hague. Selon l’ASN, la protection du site contre le risque d’explosion s’avère insuffisante. Le site concentre la plus haute quantité de plutonium et autre matériau radioactif en Europe. Un accident provoquerait des conséquences catastrophiques pour toute la région européenne”.

Extrait de :

Guerre nucléaire. Le jour d’avant. Qui nous conduit à la catastrophe et comment,

Manlio Dinucci (Zambon Editore), traduction M-A Patrizio, postface de B. Genet (Comité Comprendre et agir contre la guerre) à paraître aux Éditions Delga (Paris).

 

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

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sciencA

https://reporterre.net/Le-monde-d-apres-s-appelle-Revolte

Le monde d’après s’appelle Révolte

16 novembre 2020 / Hervé Kempf (Reporterre)

Qu’ils sont loin, les rêves du « monde d’après ». Aujourd’hui, tout est redevenu comme avant, en pire. Ecologie et justice sont oubliées, alors que le pouvoir réprime de plus en plus durement la jeunesse, tout en bouchant son avenir. Sous le couvercle du confinement, la colère bouillonne.

Qu’il est loin, ce premier confinement. Il nous avait pris par surprise, c’était une situation jamais vue, cette mise en suspens d’une partie du monde pendant quelques semaines. La crainte du virus était là, le boulot était pénible pour les travailleurs les plus précaires et ceux assurant les fonctions vitales de la société. L’anxiété du chômage surgissait pour d’autres. Mais il y a eu aussi pour beaucoup, la découverte du silence, du renouveau de la nature, un moment de respiration dans le grand chambardement du monde. Une certaine euphorie se faisait jour, dans l’espoir que de cette crise pourrait surgir un monde meilleur. On a rêvé du « monde d’après » : transports, agriculture, santé, économie — on allait tout reprendre dans le bon sens, tandis qu’associations, syndicats, personnalités multipliaient les appels et les listes d’idées pour « le jour d’après ».

Six mois plus tard, nous sommes « après » : en pleine deuxième vague de la pandémie, en confinement, sous la férule d’un gouvernement à la fois peu compétent et autoritaire, et observant en silence les nouveaux maîtres du monde se gaver, tel Jeff Bezos, le patron d’Amazon encore enrichi en centaines de milliards, ou le patron de Pfizer qui, dès l’annonce d’un potentiel vaccin, a vendu 60 % de ses actions pour profiter de son cours qui venait de bondir.

Force est de constater que rien ne bouge. Le vide des politiques sur la biodiversité et le climat est sidéral, alors que ce sont les domaines clés si l’on veut éviter que se répètent sans cesse de nouvelles pandémies et que l’on endure du fait du réchauffement des situations intolérables. Toute l’attention politique est focalisée sur la gestion à court terme de la pandémie, attendant un miracle d’un vaccin à venir — dont l’idée qu’il pourrait être mis à disposition comme un bien commun est abandonnée — et trépignant dans l’espoir de faire repartir la croissance. La question de l’écologie globale ? Celle des inégalités ? « On verra plus tard. » Et en attendant, on continue à détruire la biodiversité en multipliant les projets inutiles, et sans rien entreprendre ni pour limiter l’élevage industriel ni pour limiter la déforestation tropicale, les deux sources des zoonoses.

Le mépris de la jeunesse

Quant au climat, un sujet crucial permet de comprendre combien il pèse peu en France : celui de la rénovation énergétique. Nous lançons aujourd’hui une grande enquête à propos de cette politique aux bénéfices collectifs évidents : sa mise en œuvre permettrait d’économiser des milliards d’euros sur nos importations de pétrole ou de gaz tout en réduisant les émissions de CO2. Elle créerait des emplois pour des dizaines de milliers d’artisans, elle contribuerait à réduire la pauvreté. Mais alors que l’urgence est reconnue depuis des années (Grenelle 2007), on est toujours encalminés. Ses financements sont confus et dispersés, les artisans ne sont pas formés, les procédures administratives compliquées, le lobby nucléaire pèse pour freiner. Alors que la rénovation énergétique est un axe essentiel d’une vraie politique climatique, elle continue à patauger depuis plus de dix ans.

L’explication de cette paralysie — qu’il s’agisse de biodiversité ou de climat —, est la résistance obstinée de pouvoirs oligarchiques à tout changement réel. Ils préservent leurs intérêts et promeuvent leur vision du monde : croissance, productivisme, numérique — point !

Le plus grave est que leur inconséquence égoïste prépare un avenir noir aux jeunes générations, qui subiront de plein fouet les catastrophes écologiques si nous n’agissons pas urgemment. Cette inconséquence, d’ailleurs, témoigne d’un mépris pour la jeunesse, d’un monde de vieux riches qui veulent préserver leur confort moisi. Elle se traduit par une attitude incroyablement brutale à l’égard des enfants et des adolescents : on oblige les enfants à porter dès six ans des masques qui les étouffent, on matraque et gaze des lycéens qui demandent qu’un protocole sanitaire sérieux soit appliqué, on garde à vue des enfants de dix ans pour « apologie du terrorisme », on lance une enquête sur la Fédération des centres sociaux parce que les propos des jeunes n’ont pas eu l’heur de plaire à une secrétaire d’État. Et l’on prépare une loi de « sécurité globale » (discutée jour pour jour deux ans après la naissance du mouvement des Gilets jaunes) pour pouvoir réprimer encore plus brutalement et à l’abri des regards celles et ceux qui oseraient protester.

Ce pouvoir est ivre d’autoritarisme et dangereux. En mai, on expliquait ici que le monde d’après serait un champ de bataille. Le champ est encore vide, parce que le confinement pèse comme un couvercle de plomb sur l’énervement, l’anxiété, la colère qui bouillonnent contre l’impéritie des gouvernants, contre le désastre écologique et contre l’injustice insupportable. Contre l’asphyxie et l’avenir sinistre que préparent les dominants. Quand ce couvercle se lèvera enfin, il y a fort à parier que la colère se transformera en révolte. Elle sera légitime.

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https://www.partage-le.com/2020/11/16/hold-up-comme-dhabitude-complotisme-et-anticomplisme-passent-a-cote-de-lessentiel-par-nicolas-casaux/

Hold Up : Comme d’habitude, complotisme et anticomplotisme passent à côté de l’essentiel

Quelques remarques griffonnées à la va-vite au sujet de ce documentaire qui aura au moins eu le mérite de provoquer des discussions — avec l’aide de Simone Weil, et aussi de Jaime Semprun (L’Abîme se repeuple, 1996) :

« La domestication par la peur ne manque pas de réalités effrayantes à mettre en images ; ni d’images effrayantes dont fabriquer la réalité. Ainsi s’installe, jour après jour, d’épidémies mystérieuses en régressions meurtrières, un monde imprévisible où la vérité est sans valeur, inutile à quoi que ce soit. Dégoûtés de toute croyance, et finalement de leur incrédulité même, les hommes harcelés par la peur et qui ne s’éprouvent plus que comme les objets de processus opaques se jettent, pour satisfaire leur besoin de croire à l’existence d’une explication cohérente à ce monde incompréhensible, sur les interprétations les plus bizarres et les plus détraquées : révisionnismes en tout genre, fictions paranoïaques et révélations apocalyptiques. […] Le soupçon de manipulation générale est alors un ultime refuge, une façon commode de ne pas faire face à l’irrationalité totale de la décadence, en lui prêtant une rationalité secrète. »

Le complot, ça marche ; c’est apparemment un nouveau filon capitaliste. C’est rassurant de se dire qu’on tient l’explication, qu’on comprend, qu’on sait, que tout ce qui se passe relève d’un plan, qu’on n’est pas juste perdus, égarés dans les flots tempétueux, incontrôlés, incontrôlables, dépourvus de sens, d’une civilisation qui, depuis longtemps déjà, n’est plus qu’un insondable maelstrom. Même chose, donc, en ce qui concerne l’anticomplotisme.

Le documentaire Hold Up de Pierre Barnerias pose autant problème dans le fond que dans la forme — la musique dramatique, par exemple, permet à peu de frais de passer des banalités ou des fabulations pour d’incroyables révélations. On pourrait passer un certain temps à lister les erreurs factuelles et les mensonges qu’il colporte. Divers médias grand public ont déjà commencé à le faire (liens ci-après). Rappelons-en deux :

  1. Le documentaire suggère qu’étant donné que Bill Gates et les Rockefeller prévoyaient l’avènement d’une pandémie depuis plusieurs années, alors ils sont sans doute coupables de l’avoir provoquée. Mais d’innombrables scientifiques et aussi des écrivains et toutes sortes de gens nous avertissent à ce sujet depuis déjà des années ! Pas seulement Bill Gates et les Rockefeller, loin de là. Les pandémies accompagnent depuis déjà des siècles le développement de la civilisation. Ainsi que le souligne un article récemment publié sur le site de la célèbre chaîne états-unienne History : « Plus les humains devinrent civilisés, construisant des villes, établissant des routes commerciales entre elles, et menant des guerres les uns contre les autres, plus des pandémies devinrent probables. » Dans un récent article intitulé « Ce qu’il faut savoir sur les principales épidémies et pandémies », René Noto, président d’honneur de la SFMC (Société Française de Médecine de Catastrophe), explique : « L’histoire des civilisations connues par les fouilles archéologiques montre à l’évidence l’existence de maladies infectieuses et cette histoire est jalonnée par ces risques infectieux sans pour autant que l’on puisse avoir des informations précises sur le contexte épidémique de l’époque. » Il y en a déjà eu de nombreuses au cours de l’histoire de la civilisation, il y en aura d’autres. Rien d’étonnant. D’autant plus que la civilisation de notre temps est mondialisée, dotée de transports à grande vitesse, bien plus populeuse que celles du passé, etc.
  2. Il affirme que les zoonoses sont rares, ce qui est évidemment faux. « Les estimations varient, mais sur les mille quatre cents organismes pathogènes connus affectant l’être humain, entre huit cents et neuf cents sont des “zoonoses”, c’est-à-dire des infections issues d’hôtes non humains. » (James C. Scott, Homo Domesticus). Choléra, variole, oreillons, rougeole, grippe, varicelle et peut-être aussi paludisme, sont, entre autres, des zoonoses.

Outre des erreurs factuelles et des mensonges purs et durs, le documentaire affirme des choses discutables, sinon douteuses, par exemple en évoquant divers complots et/ou phénomènes de corruption dans plusieurs secteurs industriels (le secteur pharmaceutique, notamment). Le problème étant qu’il ne s’agit pas tant de corruption ou de complots que du fonctionnement normal et logique du système capitaliste — impératif du profit et règne de l’intérêt financier. Lequel s’apparente, de bien des manières, à « une élite qui comploterait contre les citoyens et notamment contre les pauvres », quoi qu’en pense France Culture (d’où ces magnats de la Silicon Valley plaçant leurs enfants dans des écoles sans technologie tandis qu’ils encouragent l’État à fournir des tablettes à tous les autres enfants, à rendre l’école toujours plus numérique, virtuelle). Cette incompréhension du fonctionnement élémentaire du capitalisme amène les anticomplotistes à nier la réalité — des intérêts divergents, voire opposés, entre classes sociales — autant que les complotistes à la méconnaître.

L’absence d’une démocratie véritable et l’existence de classes, d’une structure sociale hiérarchique, implique depuis des siècles l’existence de maîtres et d’esclaves, et ainsi « l’état perpétuel de guerre dans lequel tout maître est vis-à-vis de ses esclaves » (Pierre Samuel du Pont de Nemours en 1771, qui en savait quelque chose, dont le fils créera par la suite la société DuPont, aujourd’hui l’un des plus grands groupes industriels de chimie du monde).

Complotistes et anticomplotistes ont également en commun — outre de prétendre détenir la Vérité scientifique — de ne jamais souligner une des seules choses dont nous sommes à peu près sûrs, à savoir, comme le formulait Simone Weil (Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale), que :

« L’obstacle qui apparaît le premier est constitué par la complexité et l’étendue de ce monde auquel nous avons affaire, complexité et étendue qui dépassent infiniment la portée de notre esprit. Les difficultés de la vie réelle ne constituent pas des problèmes à notre mesure ; […] [l]es termes d’oppresseurs et d’opprimés, la notion de classes, tout cela est bien près de perdre toute signification, tant sont évidentes l’impuissance et l’angoisse de tous les hommes devant la machine sociale, devenue une machine à briser les cœurs, à écraser les esprits, une machine à fabriquer de l’inconscience, de la sottise, de la corruption, de la veulerie, et surtout du vertige. La cause de ce douloureux état de choses est bien claire. Nous vivons dans un monde où rien n’est à la mesure de l’homme ; il y a une disproportion monstrueuse entre le corps de l’homme, l’esprit de l’homme et les choses qui constituent actuellement les éléments de la vie humaine ; tout est déséquilibre. »

Ainsi, l’étendue de la division du travail et de la spécialisation qui sont au fondement de la civilisation industrielle font de « la science […] un monopole, non pas à cause d’une mauvaise organisation de l’instruction publique, mais par sa nature même ; les profanes n’ont accès qu’aux résultats, non aux méthodes, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent que croire et non assimiler. »

Par exemple :

« Les mathématiques constituent à elles seules un ensemble trop vaste et trop complexe pour pouvoir être embrassé par un esprit ; à plus forte raison le tout formé par les mathématiques et les sciences de la nature ; à plus forte raison le tout formé par la science et ses applications ; et d’autre part tout est trop étroitement lié pour que la pensée puisse véritablement saisir des notions partielles. Or tout ce que l’individu devient impuissant à dominer, la collectivité s’en empare. »

Dans une telle configuration sociale, la démocratie est inexistante et impossible, les antagonismes de classe sont inéluctables, le pouvoir est entre les mains de l’inertie de la machine technocapitaliste, qui ne peut être ni contrôlée ni réformée. Les dominants ne peuvent que faire la guerre aux pauvres. Et le système la guerre au monde entier. Il est absurde d’espérer contrôler (qui plus est, démocratiquement) ce qui n’est plus depuis longtemps déjà à la mesure de l’être humain — des mégalopoles gigantesques, des États-nations pires encore, de vastes et même internationales divisions et spécialisations du travail nécessaires aux techniques/technologies les plus élémentaires sur lesquelles repose toute la société industrielle, l’existence technologique moderne.

Dans l’ensemble, ce documentaire, qui mélange des réactions et remarques légitimes (hostilité envers certaines nouvelles technologies déployées de manière parfaitement antidémocratique, à l’image de tout le reste) à des affirmations ou croyances ridicules (« on a trouvé le coupable de la covid19 »), envoie son audience sur une fausse piste, à la recherche d’un complot ourdi par quelques terribles méchants (Gates, Rockeffeller, Schwab). Il n’examine en rien ni ne remet en question la technologie et ses implications, le capitalisme et ses implications, la civilisation et ses implications, l’armature du système sociotechnique mondialisé. Suite à son visionnage, est-on mieux armés pour affronter le désastre en cours ? Pas vraiment. Au contraire, on risque de se perdre dans diverses impasses à chercher pourquoi certains sont méchants, comment changer de dirigeants pour en avoir de bons qui respectent les démocraties présentes, etc., toujours les mêmes espérances absurdes et réformistes. Le complotisme, en effet, loin de mettre en lumière les problèmes que posent les structures sociales existantes, l’organisation générale de nos sociétés, les principes fondamentaux qui les régissent, se contente de blâmer — parfois à plus ou moins juste titre, parfois non — diverses conjurations de personnes jugées malfaisantes.

Il est aussi regrettable que les anticomplotistes s’empressent de conchier tous ceux qu’ils qualifient de « complotistes », de les traiter de tous les noms, de les dénigrer avec parfois un mépris de classe abject (je ne sais plus quel article mass-médiatique renvoie à un thread Twitter d’une personne affirmant que les complotistes sont des gens « moyens » (ne possédant pas de diplôme supérieur d’éducation, etc.) frustrés et idiots).

***

Je ne sais pas d’où sort le SARS-COV‑2, je ne sais pas si l’hydroxychloroquine fonctionne ou non pour le guérir, je ne sais pas si le port du masque est dans l’ensemble une bonne chose ou non, je ne sais pas s’il est utile ou non, et je m’en fous un peu. Ce « monde incompréhensible », avec ses « processus opaques », son « irrationalité totale », dont « les difficultés […] ne constituent pas des problèmes à notre mesure », ce « chaos planétaire qui, littéralement, défie la description » (Jaime Semprun), est inhumain, ne peut être qu’inhumain. Il est absurde autant qu’inutile d’essayer de le réformer, de le contrôler.

Pour l’essentiel, il est à détruire — au plus vite, afin d’endiguer sa destruction du monde naturel et son écrasement de l’humanité, afin d’éviter qu’il ne finisse par nous détruire.

« Toute cette évolution, par l’invraisemblable dépendance qu’elle organise, est venue renforcer la cohésion de la mégamachine, ce qui la rend encore plus irréformable que naguère et fait plus que jamais apparaître l’option révolutionnaire comme la seule raisonnable. » (La Lampe hors de l’horloge).

Il se pourrait que le seul moyen de retrouver la mesure — des sociétés à taille humaine, des technologies contrôlables par de telles sociétés, « des formes d’organisation techniques et sociales plus simples, plus à la portée de la maîtrise et compréhension de chacun » (Bertrand Louart) — soit de précipiter l’effondrement de la machine, malgré tout ce que cela implique.

***

QUELQUES ARTICLES QUI LISTENT DIVERS MENSONGES DU DOCUMENTAIRE (je hais les médias de masse ; de plein de manières, ils font partie des entités les plus nuisibles du moment, les plus responsables du désastre, de sa continuation, leurs critiques du documentaire sont toujours teintées d’un anticomplotisme qui correspond à une défense du statu quo, et/ou à une négation de problèmes bien réels, et souvent aussi d’un insupportable mépris des imbéciles qui font le peuple d’en bas qui ne comprend rien à la Réalité Vraie, à la Science et à la Civilisation ; cela étant, ils relèvent pertinemment certains mensonges flagrants du documentaire Hold Up ; pour autant, je ne considère pas que toutes leurs remarques sont exactes, certaines sont sans doute discutables) :

https://factuel.afp.com/non-la-famille-rothschild-na-pas-brevete-des-tests-de-depistage-du-covid-19-en-2015

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/covid-19–4‑fake-news-majeures-presentes-dans-le-documentaire-complotiste-hold-up_149107

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/11/12/covid-19-les-contre-verites-de-hold-up-le-documentaire-a-succes-qui-pretend-devoiler-la-face-cachee-de-l-epidemie_6059526_4355770.html

https://www.liberation.fr/france/2020/11/12/dix-contre-verites-vehiculees-par-hold-up_1805434

https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-labos-masques-et-domination-du-monde-on-decrypte-hold-up-le-docu-qui-agite-les-complotistes-12–11-2020–8408046.php

Nicolas Casaux

 

 

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