Les louanges hypocrites de l’exécutif

Posté par elianguesard le 24 mars 2020

colona

ViRus Actua    Mars 2020 fichier odt VirusActua.2020.03.25

 

https://rapportsdeforce.fr/classes-en-lutte/soignants-ces-heros-qui-reclament-des-moyens-en-vain-depuis-un-an-03236492

Soignants : ces héros qui réclament des moyens en vain depuis un an

23 mars 2020 Stéphane Ortega

Les membres du gouvernement et de la majorité ne tarissent pas d’éloges pour le personnel soignant depuis une semaine. Mais avant de devenir des « héros en blouse blanche », en réalité le plus souvent des héroïnes tant les professions paramédicales sont féminisées, nombre de ces soignants étaient des manifestants et des grévistes, longtemps méprisés dans leurs demandes de moyens pour sauver des vies. Retour en photos sur une lutte commencée en mars 2019.

 

Les applaudissements cela fait plaisir, les moyens cela fait tenir ! C’est ce qu’expriment les soignants engagés sur le « front du coronavirus », pour rester dans les métaphores guerrières dont le chef de l’État nous gratifie depuis une semaine. Le manque de masques FFP2, et même de masques tout courts, dans les hôpitaux, les Ehpad, pour la médecine de ville, les laboratoires d’analyse médicale, comme pour les intervenants à domicile, étant le dernier révélateur d’une pénurie de moyens pour soigner la population.

Une situation que dénoncent ardemment les paramédicaux depuis un an. Le 18 mars 2019, 90 % des infirmières et aides-soignantes de l’hôpital Saint-Antoine à Paris entament une grève illimitée, soutenue par la CGT, FO et SUD. En cause : une série d’agressions traitées à la légère par leur direction selon elles. Si elles réclament des mesures de sécurité, elles demandent également plus de postes et une prime de 300 € pour les services d’urgence. Des revendications qui font écho à la situation que vivent les mêmes services un peu partout. Un mois plus tard, le mouvement s’étend à une douzaine de services d’urgence de l’Assistance publique- Hôpitaux de Paris (AP-HP).

 

À partir de ce moment-là, la parole des soignants envahit les médias. Ils racontent les conditions déplorables dans lesquelles ils exercent leur métier et prennent en charge des patients. À cette détresse, à ces demandes en personnel supplémentaire, en ouverture de lits, les pouvoirs publics répondent qu’il n’y a pas d’argent magique. Avant que le mot « mascarade » ne fasse partie du vocabulaire de la candidate à la marie de Paris Agnès Buzyn, la ministre de la Santé Agnès Buzyn expliquait qu’il n’y avait pas de problèmes de moyens, mais un problème d’organisation. Un discours tenu sans relâche pendant de long mois.

 

Même avec plus de 80 services en lutte dans toute la France début juin 2019, la ministre ne déviait pas de son cap. Face à l’urgence décrite par les personnels hospitaliers et à une première manifestation nationale des services en grève, elle annonçait des mesures. En fait : le lancement d’une mission de refondation des services urgences devant rendre ses préconisations quelques mois plus tard. Pas de lits, pas d’embauches, pas de revalorisations salariales, et manifestement pas d’urgence pour la ministre. La colère des soignants monta d’un cran. Des médecins entrèrent dans la danse, certains démissionnant de leurs fonctions administratives. Petit à petit, l’ensemble des professions se mobilisèrent, jusqu’aux internes en médecines, et même jusqu’aux doyens des universités formant les futurs médecins.

 

Une grande manifestation est organisée le 14 novembre 2019 dans tout le pays, au moment où le projet de loi de finances est en discussion au parlement. Celui-ci ne prévoit pas de changement d’orientation pour enrayer la crise du monde hospitalier. L’austérité est toujours de mise. À Paris, 10 000 personnels de santé défilent ensemble, toutes professions confondues. Plus de 200 services d’urgence participent alors au mouvement de grève, malgré des réquisitions nombreuses dans les hôpitaux. Pour enlever le caillou dans la chaussure que représente ce mouvement, Emmanuel Macron annonce un plan d’urgence au soir de la manifestation du 14 novembre. Finalement, il s’avère en deçà des attentes. Quelques primes supplémentaires, des reprises non négligeables de dettes des hôpitaux, un peu de saupoudrage budgétaire, mais toujours pas de recrutements. Pourtant, les soignants en réclament 10 000. Toujours pas d’ouvertures de lits pour compenser les 100 000 perdus en 20 ans selon les syndicats.

 

La mobilisation pour l’hôpital public s’est poursuivie, bien que passée au second plan pendant celle contre la réforme du système de retraite. La dernière manifestation en date des hospitaliers était le 14 février, le jour où la France a connu son premier mort lié au coronavirus, un touriste chinois. Aujourd’hui, les soignants ont quitté le pavé pour faire face à la crise sanitaire. Cependant, la question des moyens n’a pas été résolue. Depuis plusieurs jours, tous les soirs à 20 h, une partie de la population manifeste ses remerciements sous la forme d’applaudissements collectifs depuis les balcons.

Mais ici ou là, certains se souviennent de leur longue mobilisation et crient « du fric, du fric, pour l’hôpital public ». Un soutien qui tranche avec les louanges hypocrites de l’exécutif.

 

 

 

 

https://www.monde-diplomatique.fr/2020/03/SHAH/61547

Mars 2020, pages 1 et 21, en kiosques

 

Mardi
17 mars 2020

Afin d’endiguer la progression de ce que l’Organisation mondiale de la santé qualifie depuis le 11 mars de pandémie — une épidémie touchant tous les continents —, plusieurs pays dont l’Italie, l’Espagne et la France ont mis en place des mesures de confinement drastiques, comme l’avait fait Pékin quelque temps après l’apparition du coronavirus SRAS-CoV-2 sur le sol chinois.

D’où viennent les coronavirus ?

Contre les pandémies, l’écologie

Même au XXIe siècle, les vieux remèdes apparaissent aux yeux des autorités chinoises comme le meilleur moyen de lutter contre l’épidémie due au coronavirus. Des centaines de millions de personnes subiraient des restrictions dans leurs déplacements. N’est-il pas temps de se demander pourquoi les pandémies se succèdent à un rythme de plus en plus soutenu ?

par Sonia Shah

   

 

Contre les pandémies, l’écologie

 

Serait-ce un pangolin ? Une chauve-souris ? Ou même un serpent, comme on a pu l’entendre un temps avant que cela ne soit démenti ? C’est à qui sera le premier à incriminer l’animal sauvage à l’origine de ce coronavirus, officiellement appelé SRAS-CoV-2. dont le piège s’est refermé sur plusieurs centaines de millions de personnes, placées en quarantaine ou retranchées derrière des cordons sanitaires en Chine et dans d’autres pays. S’il est primordial d’élucider ce mystère, de telles spéculations nous empêchent de voir que notre vulnérabilité croissante face aux pandémies a une cause plus profonde : la destruction accélérée des habitats.

Depuis 1940, des centaines de microbes pathogènes sont apparus ou réapparus dans des régions où, parfois, ils n’avaient jamais été observés auparavant. C’est le cas du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), d’Ebola en Afrique de l’Ouest, ou encore de Zika sur le continent américain. La majorité d’entre eux (60 %) sont d’origine animale. Certains proviennent d’animaux domestiques ou d’élevage, mais la plupart (plus des deux tiers) sont issus d’animaux sauvages.

Or ces derniers n’y sont pour rien. En dépit des articles qui, photographies à l’appui, désignent la faune sauvage comme le point de départ d’épidémies dévastatrices. il est faux de croire que ces animaux sont particulièrement infestés d’agents pathogènes mortels prêts à nous contaminer. En réalité, la plus grande partie de leurs microbes vivent en eux sans leur faire aucun mal. Le problème est ailleurs : avec la déforestation, l’urbanisation et l’industrialisation effrénées, nous avons offert à ces microbes des moyens d’arriver jusqu’au corps humain et de s’adapter.

La destruction des habitats menace d’extinction quantité d’espèces. parmi lesquelles des plantes médicinales et des animaux sur lesquels notre pharmacopée a toujours reposé. Quant à celles qui survivent, elles n’ont d’autre choix que de se rabattre sur les portions d’habitat réduites que leur laissent les implantations humaines. Il en résulte une (…)

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/19/apres-le-confinement-il-nous-faudra-entrer-en-resistance-climatique_6033624_3232.html

 

« Après le confinement, il nous faudra entrer en résistance climatique »

 

Pour tenir l’objectif de neutralité carbone en 2050, un collectif de personnalités appelle, dans une tribune au « Monde », à s’engager collectivement et individuellement dans une décroissance énergétique mondiale transformant nos vies et nos sociétés.

Publié le 19 mars 2020 à 06h00 – Mis à jour le 19 mars 2020

Tribune. Depuis deux ans, les mobilisations pour le climat se multiplient sans être écoutées. La crise du coronavirus vient démontrer à tous qu’une bascule rapide est possible et ne nécessite que deux choses fondamentales : de la volonté politique et du volontarisme citoyen. Afin d’y forcer nos dirigeants sans attendre, après le confinement, nous devons adopter une stratégie plus ambitieuse. Il ne nous faudra pas revenir à la normale mais entrer en résistance climatique. Nous partons de l’idée qu’il est possible de maintenir une vie digne et heureuse sur Terre. Nous nous battons contre ce qui détruit le vivant. Nous agissons pour ce qui le préserve. Pour cela, suivant les recommandations scientifiques sur le climat et la biodiversité, nous visons une victoire climatique à travers une profonde transformation de nos vies et de nos sociétés.

Notre objectif : une neutralité carbone effective en 2050 via une décroissance énergétique mondiale perceptible dès 2025. Attendu sans succès depuis des décennies, le miracle technologique ne nous sauvera pas. Nous devons quitter le business as usual synonyme de mort précoce pour des milliards d’êtres humains et d’espèces vivantes. Nous travaillons à bâtir un rapport de force politique pour sortir du productivisme et du consumérisme destructeurs qui structurent le système économique actuel. Notre ennemi est cette norme sociale actuelle et non les individus. Etant sortis du déni, agissons ici et maintenant. Arrêtons de nous attendre les uns les autres de peur de se marginaliser en étant les premiers. Devenons cette minorité motrice, catalyseur enthousiaste d’une transition désirable capable d’initier le changement nécessaire dans toute la société.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les émissions mondiales de CO2 ont progressé un peu moins vite en 2019

L’atterrissage de nos sociétés doit être mené dans une perspective de justice sociale mondiale. Ceci impose de réduire nos émissions en deçà de 2 tonnes de CO2 par être humain et par an (ce qui équivaut à la division par 6 de l’empreinte carbone moyenne d’un Français). Loin d’un sacrifice, cette transition est source d’émancipation. La stratégie de résistance climatique consiste en cinq phases qui se cumulent.

  • Phase 1 : quatre actions

Nous invitons celles et ceux prêts à adopter ce socle fondateur à nous rejoindre. Ces quatre actions − non exhaustives – sont indispensables à la bascule vers un mode de vie à moins de 2 ton

 

 

 

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-coronavirus-pourrait-rester-plusieurs-heures-dans-l-air-a-cause-de-la-pollution-atmospherique?id=10464049&fbclid=IwAR1OzHsCYgGE41TsZoA8q7REQJLLXDJKiQ2zVzzy-a8dSANaEvWpRHSkBM4

Pollution et propagation fulgurante du coronavirus, les particules fines montrées du doigt

RTBF

Publié le samedi 21 mars 2020

 

C’est une étude très sérieuse menée conjointement par l’Université de Bologne et celle de Bari qui émet cette hypothèse, le nouveau coronavirus aurait été boosté dans sa propagation par la pollution de l’air et plus précisément par certaines particules fines très présentes dans les zones polluées de Wuhan, mais également de Lombardie, d’Emilie-Romagne et d’autres centres urbains.

Après le New England Journal of Médecine, une autre publication de renom tend donc à accréditer la thèse selon laquelle le SARS-CoV-2 pourrait survivre en suspension dans l’air dans certaines conditions, parmi lesquelles un taux de pollution élevé.

Cela pourrait être l’un des paramètres permettant d’expliquer la vitesse étonnante à laquelle s’est propagé le COVID-19 en Italie du nord. C’est en tout cas ce qu’affirme l’étude réalisée par 12 chercheurs de la Société Italienne de Médecine environnementale (SIMA).

Une base scientifique solide

Comme point de départ, la recherche menée par le Professeur Leonardo Setti, s’appuie sur une littérature scientifique solide qui corrèle l’incidence des cas d’infection virale avec les concentrations de particules atmosphériques par exemple PM10 et PM2,5.


Les PM (abréviation de « Particulate Matter ») sont des particules en suspension en phase liquide et solide, mélange de substances chimiques organiques et inorganiques. Elles sont classées en fonction de leur « diamètre aérodynamique » c’est-à-dire celui qu’aurait une sphère reprenant les mêmes propriétés. PM10 désigne donc les particules dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres, 1 millième de millimètre, soit environ 50 fois plus fin qu’un cheveu.


Ces particules sont connues pour fonctionner comme support, vecteur ou transporteur, pour de nombreux contaminants chimiques et biologiques, en cela y compris les virus. Les virus s’agrègent, se collent (via un processus de coagulation) aux particules atmosphériques. Celles-ci, composées de particules solides et/ou liquides, sont capables de rester dans l’atmosphère pendant des heures, des jours voire des semaines et peuvent se propager sur de longues distances.

De plus, ces mêmes particules atmosphériques peuvent également permettre à certains virus de « survivre » jusqu’à plusieurs heures, voire jours, en fonction des conditions atmosphériques, l’humidité favorisant la virulence des virus là où habituellement les fortes températures et le rayonnement solaire ont tendance à inactiver les virus.


►►► À lire aussi : Notre dossier sur le coronavirus


L’agglomérat « particule + virus » peut se révéler redoutable. Cela s’est d’ailleurs vérifié plusieurs fois par le passé explique l’étude. Ce fut le cas notamment avec la grippe aviaire. Des études montrent qu’elle a pu se propager sur de longues distances grâce à des phénomènes atmosphériques telles les tempêtes de poussières très présentes en Asie. En outre le nombre de cas d’infection était directement lié aux concentrations de particules fines de type PM10 et PM2,5.

Pareil pour la rougeole. Des études chinoises ont également montré que l’épidémie de rougeole ayant frappé la Chine en 2013-2014 était directement corrélée aux concentrations de particules PM2,5 dans l’air. Les principaux foyers furent localisés dans 21 villes chinoises.

Une explication de l’embrasement de la plaine du Pô ?

Afin d’évaluer si ce lien Particule + virus était valable dans le cadre du nouveau coronavirus SARS-CoV-2, les chercheurs ont tenté de détecter une éventuelle corrélation entre les taux de concentration des particules atmosphériques dans l’air et la propagation de la pathologie COVID-19 en Italie.

En croisant ces données, il en résulterait une relation évidente entre les dépassements des limites légales des concentrations de PM10 et le nombre de cas infectés par COVID-19. Par ailleurs, cette relation potentielle entre les cas de COVID-19 et les concentrations de PM10 fait également ressortir le fait que la concentration des principaux foyers s’est produite dans la vallée très industrielle du Pô.


►►► Lire aussi : Coronavirus : tous les symptômes, infos utiles et gestes essentiels en une infographie A4 à imprimer


Des résultats, toujours selon les chercheurs, en phase avec les modèles de propagation épidémique existant pour les diffusions « anormales », c’est-à-dire à l’aide d’un vecteur extérieur et non de personne à personne. Pour étayer cela, l’étude compare la Lombardie avec la région de Rome, également touchée dès le début mais où la propagation du COVID-19 ne fut pas aussi fulgurante.

Les chercheurs préconisent de tenir compte de cet aspect des choses afin de prendre des mesures adéquates. Si cette hypothèse se confirme, le niveau de confinement des personnes devrait être réévalué car le coronavirus pourrait circuler en suspension dans l’air.

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https://librinfo74.fr/un-appel-au-don-lamentable/

Un appel au don lamentable !!!

 

Publié par librinfo74 le 22 Mar 2020

Suite à l’appel aux dons envoyé par la Fondation de France, nous publions en tant que libre expression , ce « coup de gueule » d’un de nos lecteurs en réponse à cet appel à la générosité publique envoyé par la Fondation de France.

« Vous ne dites rien sur les politiques néolibérales qui ont court depuis bientôt 35 ans !!! Qui ont cassé le service public de la santé par exemple ! 69000 lits fermés en 15 ans grâce à qui ? Sarkozy , Hollande et Macron …

85% des médicaments sont produits en Chine, aucune recherche publique de la santé, des fermetures d’hôpitaux à la pelle et vous avez l’audace de demander des dons pendant que Macron par sa politique favorise les plus riches , les 1% de sa population  CICE , ISF , FLAT TAX , EXIT TAX …

Sa dernière mesure suspendre les cotisations sociales patronales !!! On nage en plein délire ! Cela ne fait que renforcer la pénurie observée de nos services publics … 

 

Alors qu’il aurait fallu suspendre voir supprimer les dettes des entreprises pour les investissements consentis … Vous vous foutez du monde avec cet appel à la charité .

Nos impôts servent à l’intérêt général, revenons aux 14 tranches et choisissons de les affecter là où ils servent l’intérêt général plutôt que de donner comme vous le faites un blanc seing à ce gouvernement prédateur de vies et responsable des souffrances vécues par la population .

Macron et son gouvernement aura des comptes à rendre ainsi que les précédents fossoyeurs.

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