Pourquoi le cœur de Sophie s’est arrêté

Posté par elianguesard le 28 janvier 2019

« Je veux savoir pourquoi le cœur de ma sœur s’est arrêté »

- Le cœur de Sophie s’est arrêté car la nouvelle formule du médicament Levothyrox a agit comme un poison. Ce médicament a été acheminé sur le marché public par une longue suite de malversations (courantes) de la part des autorités sanitaires et de leur prévarication avec le lobbies pharmaco-chimique et leurs financiers.

 

- Le cœur de Sophie s’est arrêté parce que l’argent est roi dans un pays prétendument démocratique.

 

- Le cœur de Sophie s’est arrêté parce qu’elle a été contaminée par un nuage radioactif qui a commencé à se développer le 26 Avril 1986 vers une heure du matin et qu’aucune mesure sanitaire n’a été prise par les autorités françaises pour protéger la population. Ceci pour protéger l’industrie nucléaire civile et militaire et l’armée qui utilise les armes nucléaires. Sophie, comme plus de trois millions de personnes en France, ont été assujetties par la suite à ce médicament qui est le révélateur-traceur de la contamination radioactive. Toutes les autres pathologies dues à la contamination radioactive sont noyées dans la masse des hôpitaux car elles sont courantes et communes à d’autres polluants permanents chimique benzène nano-particule etc

 

- Le cœur de Sophie s’est arrêté parce que l’Ordre de médecin, l’académie de médecine, l’académie des sciences et d’autres institutions sont baignées d’une idéologie scientiste et mortifère qui n’a rien à voir avec un serment de loyauté, celui d’Hippocrate.

 

- Le cœur de Sophie s’est arrêté parce qu’il continuait d’être soumis de façon permanente et grandissante à la contamination radioactive, chimique, électromagnétique et autres contaminations issues de la société industrielle qui sont volontairement diffusées par l’industrie, l’armée avec le plein accord des politiciens, haut-fonctionnaires d’État depuis l’ère industrielle.

 

- Le cœur de Sophie s’est arrêté, mais le votre et le notre marchent encore, et tant qu’ils marcheront, ils lutteront jusqu’à ce que mort s’en suive pour que le coeur d’autres Sophie dans le monde ne s’arrête pas avant l’age courant, pour un humain dans une nature préservée.

 

Jean-Yves Peillard

Bonjour « la vigie d’Hippocrate » s’est arrêtée le 26 Avril 2017.

En plus des informations du site www.independentwho.org

Merci de prendre note des collectes sur http://elianguesard.unblog.fr/ et des commentaires suivants :

 

Lévothyrox : révélateur-traceur de la contamination radioactive

De ces dix années passées, nous avons témoigné et été bombardé d’informations concernant le nucléaire et la santé. Il en est ressorti que parmi le crime nucléaire commis sur les populations par les États nucléocrates et organismes mondiaux, les problèmes thyroïdiens étaient en majorité dus à la contamination radioactive; Il y en avait peu ou pas avant l’ère de la pollution nucléaire chez certaines catégories de personnes. Et les autres pathologies étaient « noyées dans la masse » même si il y en a un peu plus autour des centrales (leucémie, malformations etc voir Etudes Korblein etc)

Pour les problèmes thyroïdiens, l’isotope iode 131 est bien sûr en cause (Demi vie 8jours mais maladie toute la vie…) dans la foule des autres isotopes relâchés.

On a toujours parlé de la contamination par Tchernobyl (1986, et de temps en temps des fuites d’iode 131 provenant de centrales de recherche (Halden en Norvège par exemple en 2017) et il y en a régulièrement partout; en France les centrales ont même une autorisation préfectorale pour recracher dans l’atmosphère tant de becquerel/an dont notre isotope traceur,

Dans ces 3 millions de personnes assujetties au fameux médicament, ce chiffre continu d’augmenter et il y a des jeunes de moins de 30ans concernés ( 33 ans depuis Tchernobyl)

On peut en déduire que ce sont ces fuites permanentes des 58 réacteurs et autre activités nucléaires en fonctionnement dit « normaux autorisés » (mais en augmentation en période de maintenance ou « incident »comme encore récemment à Tricastin http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2019/02/18/Omerta-bris%C3%A9e-%3A-oui-le-r%C3%A9acteur-n%C2%B0-2-du-Tricastin-%C3%A9met-des-rejets-radioactifs2

) qui sont en grande partie responsables des problèmes thyroïdiens grandissants et par extension toutes les autres pathologies que l’on a vu à Tchernobyl, Fukushima et ailleurs qui, elles, sont plus facilement noyées dans la masse par les autorités.

Faible dose mais Empoisonnement permanent et autorisé comme d’autres, ll est vrai (incinération ordures, pcb, pesticide, benzène etc)

Tout cela pour argumenter l’éternel sujet de remonter à la source du problème: Les rejets c’est comme les déchets à Bure et ailleurs; il faut commencer par arrêter d’en produire.
Et bien sûr les sacrifié-e-s doivent continuer de ne pas lâcher le morceau comme ceux du Bugaled Breiz, amiante et ailleurs. Ils sont les meilleurs représentants-révélateurs sur la place publique pour populariser, faire prendre conscience et agir contre la perpétuation et impunité de ces crimes d’Etat, et pour les crimes d’Etat, c’est toujours « l’imprescriptible » de Vladimir Jankélévitch…

Jean-Yves Peillard

 

Suite à Transmis le 23.2.2019 par ex vigie www.independentwho.org

 

source : https://www.association-sante-naturelle.info/elle-sappelait-sophie/

 

Elle s’appelait Sophie

18 février 2019

 

Cher défenseur de la Nature,

Elle s’appelait Sophie.

Elle avait 48 ans, elle était psychologue et vivait à Montpellier.

Elle était en bonne santé… jusqu’au mois de mai 2017.

Là, du jour au lendemain, sa vie est devenue un enfer.

Impossible de se concentrer… fatigue extrême… douleurs atroces aux jambes.

Son médecin lui donne un « arrêt de travail » d’un mois entier.

Mais cela ne suffit pas.

Et d’un coup, le 14 août 2017, on la retrouve dans son lit, morte.

Pour les médecins, c’est le mystère le plus total.

Mais sa sœur Valérie, elle, sait ce qui s’est passé.

Ce qui a tout changé, en mai 2017, c’est la nouvelle formule du Levothyrox.

« Depuis que ce n’est plus la même boîte, je ne suis pas bien », disait Sophie à sa famille, peu avant de mourir [1].

Mais à l’époque, le scandale du Levothyrox n’a pas encore éclaté.

Les médecins n’en ont pas entendu parler… et concluent à une « mort naturelle »… à 48 ans !!!

Heureusement, la Justice a décidé de prendre les choses en main !

Le 4 février dernier, le procureur de la République de Marseille a élargi l’enquête pénale sur le Levothyrox à « homicide involontaire ».

Et c’est une excellente nouvelle.

Car depuis le début, le Ministère de la Santé fait tout pour ETOUFFER ce scandale.

Un peu comme le complice d’un meurtre qui fait tout pour effacer ses traces…

…cacher le corps… passer la scène du crime à la Javel… ou faire pression sur les témoins.

Je n’exagère pas :

La Ministre fait TOUT pour cacher la vérité !

Rappelez-vous, nous sommes en septembre 2017.

Il y avait déjà des dizaines de milliers de victimes de la nouvelle formule du Levothyrox.

Les témoignages affluaient de toute la France, tous plus effrayants les uns que les autres.

Moi-même, en tant que secrétaire de l’Association santé naturelle, j’en ai reçu des dizaines, comme ceux-ci :

« J’ai complètement perdu le sommeil et j’ai grossi de 6 kg depuis août… je me sens très mal, dépressive, je vous supplie de nous aider!!! » « Bonjour, je suis tombée dans une énorme dépression qui se traduisait par des douleurs physiques, juste après le changement de formule. »

« Je peux vous dire que la nouvelle formule m’a complètement anéantie, perte de cheveux, perte du sommeil avec des crampes, fatigue générale, et j’en passe »

Ému, j’avais d’ailleurs lancé une pétition l’année dernière, pour défendre les victimes.

Mais à l’époque, en septembre 2017, savez-vous quel a été le premier réflexe de la Ministre Buzyn ?

Face à toutes ces souffrances, son réflexe avait été de dire : « circulez, il n’y a rien à voir ! »

« il n’y a pas de faute, il n’y a pas de fraude », a-t-elle déclaré dans les médias à l’époque.Il n’y a « pas de mise en danger de la vie des gens », a-t-elle martelé [2].

Pas de « mise en danger » ???

C’est gravissime de dire une énormité pareille !

Voici au moins deux témoignages que j’ai reçu personnellement, qui prouvent le contraire !

« Victime de la nouvelle formule , j’ai eu un accident de voiture le 18 avril 2017. Insomnie, maux de tête la nuit, palpitations, crampes, poids qui change sans raisons. Bref grande fatigue, je me suis endormie au volant à 13h à 1 km de chez moi… »

« Ma mère, 90 ans, a pris du levothyrox pendant 20 ans sans aucun problème. En 1 an ma mère est méconnaissable ; tellement fatiguée et épuisée, qu’en faisant ses courses, elle a fait une chute et s’est cassée une vertèbre…Il y a un an elle marchait 5 kms par jour et faisait 6 heures de danse par semaine. »

Heureusement, la Justice a commencé à faire son travail !

 

« Je veux savoir pourquoi le cœur de ma sœur s’est arrêté »

Dès mars 2018, le TGI de Marseille a ouvert une enquête pour « tromperie aggravée, blessures involontaires et mise en danger de la vie d’autrui ».

C’était déjà un excellent signal.

Mais le même tribunal vient de faire plus fort, en élargissant l’enquête à « l’homicide involontaire ».

Pour la sœur de Sophie, c’est une grande avancée : « je veux savoir pourquoi son cœur s’est arrêté », a-t-elle déclaré au journal le Parisien.

Surtout que Sophie n’est pas la seule victime, loin de là.

Pour Chantal L’Hoir, la présidente de l’Association Française des Malades de la Thyroïde, la nouvelle formule a fait de nombreux morts :

« Pas mal de gens ont vu leur TSH (dosage d’une hormone qui stimule la thyroïde) monter au-delà de 40 et se sont trouvés en AVC (accident vasculaire cérébral). Alors qu’ils avaient été accueillis aux urgences, ils sont morts dans la nuit« , a-t-elle déclaré [3].

Pour le Dr Catherine Noël, médecin angiologue près de Rennes, c’est un « scandale sanitaire pire que le Médiator ».

Et comme pour le Médiator, tout est fait pour étouffer le scandale !

Pourquoi ?

Mais parce que le gouvernement est « mouillé jusqu’au cou », dans cette affaire !

 

Ce qui s’est VRAIMENT passé (1 minute pour comprendre) :

Comme souvent avec Big Pharma, il s’agit d’une affaire d’argent.

En fait, la formule (ancienne) du Levothyrox s’apprêtait à devenir un « générique ».

La date fatidique était 2019 : date d’expiration du brevet de Merck sur la composition du Levothyrox.

Du jour au lendemain, cette ancienne formule allait être vendue beaucoup moins cher !

Pour sécuriser ses profits financiers, il était donc urgent pour Merck de mettre sur le marché une « nouvelle formule », avec un nouveau brevet !

Et ce n’est pas tout.

Le laboratoire Merck voulait aussi conquérir le marché chinois.

Or les Chinois sont presque tous intolérants au lactose.

Il fallait donc se dépêcher de faire une formule sans lactose.

Pour compenser, ils ont ajouté de nouveaux composants, dont l’acide citrique, un produit chimique qui peut avoir des effets redoutables [4] !

Et ce plan « diabolique », Merck n’aurait pas pu le réussir sans la complicité de nos autorités de santé !

Figurez-vous que c’est l’Agence du Médicament elle-même qui a demandé à Merck de préparer une « nouvelle formule » !

C’était en 2012, et la demande est venue d’un certain Professeur Lechat…

…qui travaillait pour le laboratoire Merck avant d’être nommé à l’Agence du Médicament !

Vous voyez le conflit d’intérêt ??

Tout ceci était donc manifestement téléguidé !

Et ce n’est pas tout.

Le plus grave dans l’affaire du Levothyrox, c’est la façon dont la nouvelle formule a été lancée.

Du point de vue de la santé publique, il n’y avait aucune urgence.

Mais pour Merck, il fallait faire vite, avant que son brevet n’arrive à expiration !

Voilà pourquoi la nouvelle formule a été lancée à la hâte, sans la moindre précaution !

 

« La nouvelle formule aurait dû être testée, elle ne l’a pas été », a résumé le Pr Philippe Even.

Et qui est coupable de n’avoir pas demandé de « test » approfondi ?

Le laboratoire Merck, bien sûr.

Mais AUSSI les autorités sanitaires françaises, évidemment !

Voilà pourquoi le gouvernement essaie de cacher la vérité sur ce scandale !

Et voilà pourquoi nous ne pouvons compter QUE sur la Justice pour trouver la vérité !

La Justice est un des derniers « pouvoirs » indépendants, à l’abri du lobbying de Big Pharma.

Alors croisons les doigts, espérons que cette enquête judiciaire pour « homicide involontaire » aille jusqu’au bout !

Votre dévoué, Guillaume Chopin

Sources

[1] https://www.corsematin.com/article/faits-divers-justice/levothyrox-la-famille-dune-victime-decedee-veut-savoir

[2] https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/09/07/pourquoi-le-medicament-levothyrox-fait-il-polemique_5182477_4355770.html

[3] https://www.francetvinfo.fr/sante/politique-de-sante/levothyrox-la-qualification-en-homicide-involontaire-est-tres-importante-on-tient-le-bon-bout-pour-l-association-francaise-des-malades-de-la-thyroide_3175411.html

[4] https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/cholet-49300/levothyrox-l-hypothese-d-un-choletais-confortee-par-un-chercheur-5756927

 

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Voir aussi https://www.asso-malades-thyroide.fr/wordpress/index.php/category/accueil/

 

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Enfumage au dépistage de l’ANSM pour expliquer l’explosion de vente de Levothyroxine :

http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/2771abb19e99145678d17afb57c5ae0d.pdf

 

 

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Catastrophe nucléaire de Tchernobyl : les aveux tardifs ignobles de l’IRSN

Par admin le samedi 20 août 2016,

Ce ne sont pas des antinucléaires qui le disent mais le très officiel IRSN français dans un rapport : « En Biélorussie, en Ukraine et en Russie, l’accident a provoqué de nombreux cancers de la thyroïde chez les personnes exposées âgées de moins de 18 ans au moment de la catastrophe. Aujourd’hui, l’augmentation des cancers de la thyroïde est encore observée. » Autre aveu après 30 ans de mensonges : il y a bien une relation entre radioactivité et leucémie. Y compris en France. Extraits du document officiel…

suite sur http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2016/08/20/Catastrophe-nucl%C3%A9aire-de-Tchernobyl-%3A-les-aveux-de-l-IRSN

 

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https://blogs.mediapart.fr/annie-thebaud-mony/blog/251016/epidemie-de-cancers-de-la-thyroide-et-radioactivite-0

« Épidémie » de cancers de la thyroïde et radioactivité

 

 

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Sur le business de la santé et les accros aux médoc les malades malgré-eux, rappeler à remonter à l’origine de leurs maux : ici la contamination radioactive pour ne pas que cela se reproduise.

 

Exemple de froids calculs :

 

 

https://blogs.mediapart.fr/robert-chaudenson/blog/160917/levothyrox-3-apres-la-science-la-finance-suite-et-fin

 

Lévothyrox 3. Après la science, la finance … (Suite et fin).

 

 

Le saut est hardi mais peut-être pas tant que ça si , comme je l’espère, vous en conviendrez après lecture de ce dernier blog. Du débat scientifique évoqué hier, il vous faut bondir  au plan industriel en passant par un texte publié par Les Echos, magazine français d’information économique et financière. Ce texte est sorti, en Allemagne, du clavier de Frédéric Thérin et il est si précis et complet qu’il n’y a rien ni à ajouter ni à jeter ! Je me bornerai donc à le reproduire ici, réservant pour la fin mes commentaires sur le dessous des cartes que le détail même de ce texte rend peut-être un peu inutiles.

Merck Serono : l’histoire d’un gâchis

FRÉDÉRIC THÉRIN – (À MUNICH) – LES ECHOS | LE 31/05/2012

 

Cinq ans et demi après leur rapprochement, rien ne va plus entre le géant allemand de la pharmacie, Merck, et le spécialiste des biotechs, Serono. Le siège genevois de la société suisse est promis à la fermeture. Et certains parient déjà sur un divorce.

L’annonce a fait l’effet d’une douche froide. Le 24 avril dernier [ 2012 ], les 1.250 employés genevois du laboratoire Serono apprenaient que l’allemand Merck, leur maison-mère, souhaitait fermer leurs bureaux dans les plus brefs délais… Une conséquence des turbulences traversées par le groupe, touché de plein fouet par la crise du secteur pharmaceutique. Un constat d’échec, surtout, pour les deux entreprises, dont le mariage, en septembre 2006, avait suscité tant d’espoirs. Il y a un peu plus de cinq ans et demi, Merck n’avait pas hésité à débourser 16,6 milliards de francs suisses (13,8 milliards d’euros) pour mettre la main sur la « pépite « , Serono. Cette société suisse, dirigée par le double vainqueur de la Coupe de l’America Ernesto Bertarelli, semblait alors solide et prometteuse, avec son statut de numéro trois mondial des biotechnologies. Et son entrée dans le giron du géant allemand de la chimie et de la pharmacie avait été plutôt bien accueillie par les employés de la société romande.

 

Pour ces derniers, le retour sur terre n’en est que plus douloureux. « Merck nous avait garanti que le siège de Merck Serono serait basé à Genève et nous étions rassurés de voir que notre acquéreur était une société familiale comme la nôtre », se rappelle Hubert Godinot, un spécialiste des opérations cliniques. K.-O. debout, les salariés se disent aujourd’hui prêts à se battre. « J’ai été assommée par cette annonce mais je suis désormais dans l’action », raconte Hanne Dam, qui dirige une petite équipe de développement au sein du département clinique. Décidés à faire entendre leurs voix, les cols blancs de Merck Serono menacent même de faire grève. Du jamais-vu dans cette société qui comptait à peine 10 syndiqués il y a quelques semaines.

 

« Dès l’annonce de la fermeture du site, nous avons organisé une assemblée générale et nous avons été surpris de voir 450 personnes y participer, note Alessandro Pelizzari, le secrétaire général de l’antenne genevoise de l’Unia, le plus grand syndicat suisse. Les réunions rassemblent aujourd’hui près de 800 employés. Cette mobilisation montre à quel point les gens se sentent trahis et bafoués.  » Des mots forts, qui reflètent bien le désarroi ambiant… Retour sur un rapprochement qui n’a pas porté ses fruits.

Le temps des promesses 

En rachetant Serono, Merck a tout d’abord voulu se consoler de l’échec quelques mois plus tôt de son OPA sur l’allemand Schering, qui a préféré se marier avec Bayer. Cette acquisition lui permettait également de renforcer la taille critique de sa division pharmaceutique, trop modeste pour pouvoir lutter contre les géants du secteur. Avec un budget annuel combiné en matière de R&D proche de 1 milliard d’euros, l’allemand disposait enfin d’une « taille nécessaire pour être compétitif sur le marché mondial de la pharmacie « , résumait son président de l’époque, Michael Roemer. « La mise en commun des capacités d’innovation de deux sociétés solides nous offre l’opportunité unique de réaliser une superbe union entre la chimie pharmaceutique et la biotechnologie, renchérissait Elmar Schnee, le directeur général de Merck Serono qui a été poussé dehors en janvier 2011. Nous souhaitons capitaliser sur les atouts de chacune des deux sociétés. Avec 28 projets en développement clinique et les deux moteurs clefs de la croissance que sont Erbitux dans le domaine de l’oncologie et Rebif pour le traitement de la sclérose en plaques, nous disposons de bases optimales pour un avenir riche en succès.  » Le produit phare de Serono, le Rebif, était en effet une véritable manne financière avec des revenus proches de 1,7 milliard d’euros l’an dernier.

 

En 2006, les biotechnologies semblaient promises à un bel avenir. « La plupart des grands groupes pharmaceutiques ont succombé à cette mode, reconnaît Odile Rundquist, analyste chez Helvea. Il y a eu un phénomène de bulle dans ce secteur.  » Et qui dit bulle, dit prix de vente disproportionné… « J’ai été surpris de voir Merck dépenser plus de 16 milliards de francs suisses, alors que certains de ses concurrents comme Novartis et Glaxo avaient refusé quelques mois plus tôt de faire affaire pour 11 ou 12 milliards », se rappelle Andrew Weiss de la banque Vontobel. « Tous les rachats dans la biotech ont été surpayés durant ces années-là, relativise Odile Rundquist. C’est vrai notamment de la reprise de Genentech par Roche, comme de celle d’Alcon par Novartis. « 

 

La mariée était trop belle 

 

Mais lorsqu’ils débarquent à Genève, les patrons de Merck découvrent que de nombreuses têtes pensantes de Serono ont quitté l’entreprise quelques mois plus tôt. Le résultat des valses-hésitations du propriétaire. Dès 2005, Ernesto Bertarelli avait annoncé son intention de vendre sa société, s’était ensuite ravisé, avant de la céder fin 2006… « Plusieurs cadres importants sont partis avant même l’arrivée de Merck, se rappelle un employé. Ils ne supportaient plus les « je t’aime, moi non plus » d’Ernesto. » Un des chercheurs vedettes qui travaillaient sur la Cladribine, le médicament qui était supposé remplacer le Rebif, est ainsi parti à la concurrence dès 2004. Aujourd’hui employé par Novartis, ce Canadien a participé à l’élaboration du Gilenya, qui concurrence la molécule la plus rentable de Serono.

Merck a aussi découvert – un peu tard -que les nouvelles molécules testées par Serono étaient bien moins prometteuses que prévu. « Serono possédait un pipeline de nouveaux produits très limité au moment de son rachat et ses projets ne se sont même pas concrétisés « , regrette Andrew Weiss. Le groupe suisse « n’a sorti aucun produit depuis cinq ans « , constate Martin Vögtli, analyste chez Kepler Capital Markets.

 

Le choc des cultures

L’arrivée de Merck a en outre provoqué un véritable choc culturel à Genève. « Nos bureaux regroupent 52 nationalités et les Suisses ne représentent même pas le quart des effectifs, calcule un « ancien » qui travaille depuis près de vingt ans chez Serono. Cette diversité ne se retrouve pas du tout chez notre maison mère qui comprend 90 % d’Allemands.  » Le géant de Darmstadt a pourtant cherché dans un premier temps à cohabiter au mieux avec sa filiale. « Ils ont vraiment tenté de marier les deux sociétés, reconnaît Hubert Godinot. Le conseil d’administration de Merck Serono comprenait au début autant de cadres de Merck que de salariés de Serono. Mais, petit à petit, les Allemands ont remplacé les Genevois. Il ne reste aujourd’hui plus qu’un seul et unique ancien de Serono au « board ». Les autres sont partis ou ont été poussés dehors. » Le groupe créé en 1668 [ se!], dont 70 % du capital appartiennent toujours aux 200 descendants de son fondateur, Friedrich Jacob Merck, a aussi commis l’erreur de vouloir insuffler dans sa filiale une rigueur et des procédures pas forcément adaptées à l’univers des biotechs. « Ils auraient dû nous laisser notre liberté, regrette Hanne Dam. Au lieu de cela, ils nous ont imposé leurs structures très lourdes. Chaque décision devait être approuvée par toute une série de comités et ce processus pouvait prendre des mois, alors qu’auparavant tout allait beaucoup plus vite. On ressemble désormais à un dinosaure.  » Avec deux sièges à Genève et Darmstadt, et pas moins de onze niveaux hiérarchiques, Merck Serono est devenu une machine bien trop lourde.

 

Thérapie de choc 

 

Quand ils se sont aperçus que leur « pépite  » genevoise pourrait s’avérer moins grosse que prévu, les dirigeants de Merck ont envoyé à Genève le 1erjanvier 2011 un de leurs dirigeants pour remplacer le Suisse Elmar Schnee. Vétérinaire de formation et titulaire d’un doctorat de l’université de Munich, Stefan Oschmann a très rapidement remercié certains chercheurs, avant de stopper des programmes entiers de recherche. « Nos labos ont été contraints d’arrêter du jour au lendemain de nombreux projets afin de faire des économies « , regrette un scientifique. En janvier 2011 et mai 2012, quatre des neufs projets de médicaments en phase III (qui précède normalement la mise sur le marché) ont ainsi été abandonnés.

 

L’avenir en pointillé 

 

Les menaces de grèves des employés genevois de Merck Serono ne devraient pas empêcher la fermeture de leurs bureaux. « Nous comptons boucler cette opération au premier semestre 2013 « , confirme Steffen Mueller, le porte-parole de Merck. Et, de fait, les syndicats n’ont aucun moyen de lutter contre cette décision. « La législation suisse, qui est la plus libérale en Europe, permet aux entreprises de licencier tout leur personnel sans enfreindre aucune loi », regrette Alessandro Pelizzari. Le groupe allemand compte transférer à Darmstadt, Pékin et Boston 750 salariés genevois. « Je n’y crois pas du tout, tranche Hanne Dam. Le groupe peut difficilement envoyer des employés vers des filiales qui licencient elles-mêmes une partie de leur personnel. Et puis je ne vois même pas 100 personnes qui accepteraient de quitter la Suisse pour suivre Merck. Les gens ne leur font plus confiance… »

 

Officiellement, le groupe allemand, qui s’est fixé pour objectif de réaliser 300 millions d’euros d’économies annuelles chez Merck Serono, continue de croire au potentiel de croissance de sa filiale biotech. « L’acquisition de Serono a permis au groupe de relancer son activité pharmaceutique, soutient Steffen Mueller. Plus de 66 % de nos revenus dans ce secteur proviennent des biotechnologies. » Pour prouver sa confiance, Merck a lancé cette année sept nouvelles études de phase I, qui nécessitent environ une décennie avant une éventuelle commercialisation. Certaines molécules plus « avancées » risquent toutefois d’avoir le plus grand mal à être homologuées. C’est notamment le cas de son éventuel vaccin thérapeutique dans le domaine oncologique. « Un produit à haut risque, reconnaît l’analyste d’Helvea, car aucun traitement de ce type n’a encore été lancé. » Un nouvel échec pourrait bien condamner la « perle » romande. « Beaucoup de gens se demandent si Merck ne se prépare pas à vendre ses activités biotechs d’ici à deux ou trois ans », s’inquiète un salarié. Pour l’heure, ses dirigeants « cherchent d’abord à réduire leurs coûts, tempère Andrew Weiss. Ils ont déjà dit qu’ils ne comptaient faire aucune acquisition ou cession dans les deux prochaines années…  » De quoi rassurer les salariés qui travailleront encore pour Merck Serono dans quelques mois. Mais pour combien de temps ? »

 

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/31/05/2012/LesEchos/21195-045-ECH_merck-serono—l-histoire-d-un-gachis.htm#wwmJrsS9u1lkcp7m.99

 

Le texte de Frédéric Thérin date du 31 mai 2012 et depuis de l’eau a coulé sous le pont du Mont Blanc (à Genève bien sûr!). C’était là précisément le moment où une nouvelle formule du Levothyrox avait été réclamée au laboratoire Merck-Serono par l’Agence du médicament. Cette nouvelle formule ne fut mise naturellement sur le marché que plus tard en mars 2017. Comme les derniers mots de la conclusion de mon premier billet le laissait pressentir, il y a sans doute, derrière le problème scientifique, un arrière-plan financier sur lequel il me semble que le texte du Docteur D. Dupagne cité dans mon billet d’hier nous a déjà éclairés.

 

Il y a en effet une concomitance un peu curieuse entre les bruits de divorce entre les deux firmes (allemande et suisse) et cette affaire du Lévothyrox. Je ne connais évidemment pas le détail de l’accord initial entre elles mais compte tenu du prix très élevé versé par la firme allemande, il y avait probablement dans la corbeille de mariage bon nombre de produits qui étaient, par la voie des brevets, la copropriété des deux groupes.

 

Le lévothyrox, traitement confirmé et sans concurrent sérieux (en France c’est un monopole de fait), suivi depuis des décennies par 3 000 000 de patient(e)s français(es), était probablement un élément très solide et essentiel de cette corbeille. Il n’y avait donc aucune raison de vouloir le changer, saut pour prévenir des conflits ultérieurs à son propos en cas de rupture ! Dans un tel cas, le plus simple paraissait donc de créer une nouvelle formule de ce médicament sans problème, pour se partager le gâteau ;  le plus simple était de maintenir l’ancienne formule entre les mains de la firme suisse en lui laissant le marché européen moins la France, le marché français étant sans doute le plus important, même si ce médicament n’est certes pas des plus rentables.

 

Il importait donc alors de créer en premier lieu un Lévothyrox français, selon une nouvelle formule elle-même couverte par un nouveau brevet et une nouvelle présentation faisant allusion à l’absence de lactose. Cette hypothèse semble confirmée par le fait que la France est le seul pays d’Europe où l’on ne trouve plus l’ancienne formule du Lévotyrox et par les changements de détails dans la présentation des boîtes de ce médicament.

 

Bien entendu, on peut aisément constater que, dans les documents produits par Merck, il n’est en rien quelle question de ces aspects, une formule évasive se bornant à souligner que des procédures de reconnaissance du nouveau médicament seraient   »en cours » dans les pays européens autres que la France.

 

Les explications sur les « Effets indésirables » du nouveau Lévothyrox fournies par Valérie Léto, « pharmacienne responsable Merck », à Marion Guérin ( désormais M.G.) sont pour le moins embarrassées pour ne pas dire confuses : « Levothyrox : le laboratoire Merck s’explique » (13/09/ 2017)[ ce qu’il ne fait guère comme vous pourrez en juger !].

 

- MG. « Vous attendiez-vous à une augmentation d’effets indésirables liés à la nouvelle formule ?

Valérie Léto : « Nous ne nous attendions pas à avoir autant de remontées. Il y a peut-être un effet médiatique . Toutefois, les déclarations d’effets indésirables que nous recueillons se réfèrent à des symptômes attendus, en lien avec un déséquilibre thyroïdien. Aucun effet secondaire décrit ne sort de ce cadre. D’ailleurs, des essais ont été menés par notre laboratoire, ils valident la conformité du médicament. Le produit que nous avons mis sur le marché est un produit de qualité. Une autre étude menée par l’ANSM est en cours sur les comprimés afin d’en vérifier la qualité et de comparer les résultats avec les nôtres.

 

- M.G. « Pourquoi ne pas avoir tenté d’évaluer ces effets indésirables en amont, sachant qu’ils surviendraient ? »

 

V.L. : « Nous avons mené, sous demande de l’ANSM, deux types d’analyses : des essais de stabilité du médicament (en accéléré pendant six mois à 40 degrés, et en conditions réelles pendant deux ans), et des essais de bioéquivalence. L’agence n’a pas exigé d’analyses supplémentaires, car ce n’est pas la procédure lors du changement d’excipients. »

 

-M.G. « Pourquoi ne pas avoir informé les patients par le biais de la notice qu’ils pouvaient subir des effets indésirables ? »

 

V.L. : « Lorsque nous avons lancé le produit, l’analyse que nous en avons fait, c’est qu’il fallait passer par les professionnels de santé pour diffuser l’information et non directement par les patients. Cette décision était motivée par le fait que ce n’est pas au patient de modifier son dosage, mais au professionnel de santé d’en décider, d’analyser les symptômes qui ne sont peut-être pas dus au Levothyrox. L’important était donc que le médecin et le pharmacien aient l’information pour regarder la pathologie dans son ensemble. Nous avons par ailleurs modifié le design des boîtes afin qu’il n’y ait pas de confusion. »

 

- M.G. « La procédure européenne est-elle compromise par les problèmes rencontrés en France ?

 

V.L. : Une procédure d’harmonisation a en effet été lancée auprès de l’EMA (Agence Européenne du Médicament) afin que la nouvelle formule soit disponible dans les autres pays européens, où l’on trouve l’ancienne formule. La demande est en cours et je n’ai pas d’information concernant un éventuel frein à la procédure. La situation est assez différente dans les autres pays d’Europe car eux disposent d’alternatives au Levothyrox. »

La fin est déjà là et une mise au point orale de notre ministre de la Santé (aussi lamentable dans son interview que dans son texte, mais l’intéressée à dû se faire laver la lête par le Président dès son retour en France) confirme les craintes qu’on pouvait avoir :

 

AUJOURD’HUI ; 15/09/2017 10:20

A la suite de la polémique qui enfle depuis plusieurs semaines au sujet du médicament pour les troubles de la thyroïde, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé vendredi 15 septembre que l’ancienne formule du Levothyrox serait « accessible » dans quinze jours. Des « alternatives » à ce médicament, l’un des plus prescrits en France, seront également disponibles « dans un mois »[ on se demande pourquoi puisque, semble-t-il, le lévothyrox et Merck avaient aupraravant un monopole de fait !], a ajouté la ministre.

« Nous avons fait en sorte (…) que l’ancien Levothyrox soit accessible de façon à ce que ceux qui le réclament puissent le prendre (…), a-t-elle déclaré au micro de France Inter. Et dans un mois nous aurons des alternatives, c’est-à-dire d’autres marques, d’autres médicaments, qui permettront progressivement aux patients de pouvoir choisir le médicament qui leur convient le mieux ». La ministre a également souligné que « l’ancien Levothyrox devrait normalement disparaître puisque le laboratoire [Merck] ne devrait plus le produire dans les années qui viennent ».

La nouvelle formule du Levothyrox, en vente depuis le mois de mars et prise par 3 millions de patients, est critiquée pour avoir provoqué des effets secondaires notoires chez plusieurs milliers de patients. Une pétition contre cette formule a récolté plus de 270 000 signatures, et plusieurs patients ont porté plainte pour « non-assistance à personne en danger, mise en danger de la vie d’autrui, atteinte à l’intégrité de la personne et tromperie sur les qualités substantielles du médicament aggravée par une atteinte à la santé ». Douze plaintes ont déjà été enregistrées et une cinquantaine de nouvelles plaintes contre X, dont celle de l’actrice Anny Duperey, doivent être déposées, a assuré jeudi l’avocate et ancienne malade.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/09/15/l-ancienne-version-du-levothyrox-sera-accessible-dans-quinze-jours_5185960_1651302.html#CUr4W3uXz2GICDWu.99

RIDEAU !

 

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