Les Belbéoch pour l’humanité

Posté par elianguesard le 27 décembre 2017

Remarques 2018 en plus de la conclusion de 2016 (http://elianguesard.unblog.fr/2016/10/04/elle-etait-juste-anti-nucleaire/)

La ligne de vie
Soit nous nous révoltons soit nous mourons c’est aussi simple que cela.
Parce que des femmes et des hommes ont résisté au nazisme nous devons résister à ce qui l’a engendré.
Nous séparer de l’aliénation qui nous enveloppe depuis l’enfance, nous libérer. On nous a élevé à la « gloire de la patrie » pour mieux nous asservir. On nous a élevé à la « gloire des Résistants » et ce pays est majoritairement composé de collabos, des conservateurs de leurs intérêts quelque soit la direction du vent. On nous a élevé à la mémoire de la Commune et les gouvernements qui se suivent et se ressemblent sont versaillais. « Le pouvoir est maudit » . Le parlementarisme est une fumisterie sans nom ; il n’y a personne d’autre, absolument personne d’autre au monde pour vous représenter que vous même, vous mêmes.  Je ne suis rien nous sommes.
On peut bien passer du « braves français, dormez tranquille » à  « braves français, encore un effort » car il y a réellement une opposition qui prend de l’ampleur  face à cette atmosphère de fin du monde actuelle. Une réelle prise de conscience, le vent tourne. C’est tout à fait possible. Et même les puissants de ce monde et leurs marionnettes savent très bien qu’ils ne pourront se protéger, eux et leurs proches, leurs propres enfants, du monstre qu’ils ont créé il y a bien longtemps.  
Bella et Roger Belbéoch, ce couple extraordinaire rappelle d’autres comme Solange et Michel Fernex,  Lydia et Claude Bourguignon ou Erica et Jean Ziegler ou André Gorz et Dorine avec sa lettre comme preuve.
Les Belbeoch et les Fernex montrent que lorsque le corps disparaît, sa mémoire, son « esprit » demeure dans l’autre pour poursuivre la lutte commune. Et quand c’est au tour de l’autre de disparaître, il y a démultiplication de cette force de mémoire de deux vies intenses rassemblées.
Tous ces couples rappellent qu’Elles- ils ne sont rien l’un sans l’autre.  Elles-ils sont la preuve que l’amour fait s’élever la conscience du monde.  A chacun de capter cette flamme, de contribuer à cette œuvre pour finir par transmettre à son tour et ainsi de suite.

Il est à remarquer que Bella Belbéoch comme Alexandre Grothendieck sont « des enfants des Justes ». Une fois devenus grands, leur démarche, leur parcours se sont complètement et intensément inscrits dans cette ligne des Justes. Simplement, instinctivement, comme est décrite la « banalité du bien » dans le livre de M. Terestchenko ( Un si fragile vernis d’humanité). Ils ont en quelque sorte « sabordé leur cerveaux » pour ne pas qu’ils servent la guerre. Ils avaient pleine conscience du piège de la sectorisation- parcellisation du travail (Cf Anders), piège de l’égo et sa volonté de puissance (Cf Laborit, Cyrulnik).
Ils ont gardé la ligne d’horizon, la ligne de mire, enfin, la ligne de vie.
Ils nous la tendent encore par ces mots venant de leurs mémoires ; prenons la.

Quincy, Janvier 2018

 

 

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