Scribouillard

Posté par elianguesard le 31 mars 2013

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Scribouillard

Réel : C’est à cause de mauvais résultats en français (bulle, claquot, camembert, comment dit-on maintenant?) que je fus conduit en passage obligé dans la maison de la presse de Brienne. __(autoritaire): « bon cela suffit maintenant, on est prêt à t’acheter quelques livres de ton choix mais tu dois absolument lire si tu veux progresser en français »

__ (faisant la moue) : « Bon bon d’accord. »

Imaginé : L’hiver avec ceux du collège nous allions à la rencontre de ceux de l’école militaire, les collégiens d’autres villes environnantes venaient aussi avec chacun leur chef de bande; Gaston de Bar sur Aube, Charles de Colombey et Danton d’Arcis. S’ensuivait une grande bataille de boules de neige, mais c’était toujours l’école militaire qui logiquement nous mettait la pâtée, leur meneur, un petit corse teigneux était redoutable pour cela.

Réel :Depuis, à Brienne le Château, il y a une dizaine de Bonaparte, trois reines d’Angleterre et une quinzaine de Charles De Gaulle…; c’est devenu un hôpital psychiatrique …

Les seuls auteurs que je connaissais alors étaient ceux que nous avions étudié au collège.

Et il n’y avait que deux livres qui avaient marqué toute mon attention au point que je commençai ici de lire une bonne parti de leur œuvre. Ces deux livres s’appelaient « Le Lion » et « La Condition Humaine »

Ensuite mes choix de lecture se sont fait sur les affinités de ces personnages, des citations, des rencontres et des actions diverses, ou sur les ondes radio ou autres média, des expositions temporaires aux musées Dauphinois, résistance etc, l’attrait des titres et autres choses subjectives, le hasard de la vie mais y a-t-il un hasard? Dans ces lectures il y avait d’autres sources qui invitaient à les lire aussi et ainsi de suite comme un fil directeur. Le destin qui fait que chaque homme est unique mais reste un maillon d’une chaîne qui n’est pas qu’humaine mais vivante.

Commença « le désabrutissement » en référence au titre de l’ouvrage de Simone Weil « L’enracinement » qui est le plus fort, le plus « parlant » .

Et en commençant de prendre quelques notes qui me parlaient pour s’en pénétrer le sens et la mémoire.

Simone Weil avait écrit dans « mémoire sur Descartes »: « n’importe quel être humain, même si ses facultés naturelles sont presque nulles, pénètre dans ce royaume de la vérité réservé au génie, si seulement il désire la vérité et fait perpétuellement un effort d’attention pour l’atteindre »

Dans « L’impasse citoyenniste » on lit: « Le mouvement d’accumulation et de production pour l’accumulation passe par dessus toute idée de « besoin » et donc également du besoin vital qu’est pour l’humanité la préservation de son environnement. Le capital ne suit que ses propres fins, il ne peut être un projet humain ».

Ou bien Jean Baudrillard écrit dans « Power inferno »: « Ce qui peut faire échec au système, ce ne sont pas des alternatives positives, ce sont des singularités…Elles font échec à toute pensée unique et dominante, mais elles ne sont pas une contre pensée unique – elles inventent leur jeu et leurs propres règles du jeu ».

Entrons donc dans cette société du spectacle comme un cheval de Troie, interpellons directement, physiquement les responsables et conjuguons la parole à l’action.

Car nous sommes vraiment dans cette « marque des offenses » dont reparle Hannah Arendt dans « condition de l’homme moderne » : « que l’on nomme depuis Kant « radicalement mauvaise » à savoir: « des hommes incapables de pardonner ce qu’ils ne peuvent punir et incapables de punir ce qui se révèle impardonnable ».

Et « se lancer dans la bagarre » (Ellul) en conjuguant ces notes, ces actions et ces témoignages.

Enfant des rivières – Chercheur en humanité

Avoir grandi au bord de la rivière, être dirigé par elles et pour elle.

Au fil de l’eau, Verseau.

« le stylo comme arme écologique » c’est le titre de l’article du N°66 de Février 1991 d’une petite revue nommée « les quatre saisons du jardinage  » éditée par le centre écologique « Terre Vivante » à Mens en Isère.

C’est juste un oxymore; « une arme pacifique » qui fonctionne correctement.

Il est à mettre en mettre en parallèle avec une citation de Kafka transmise par Yves Renaud :

« écrire, c’est faire un bond hors du rang des meurtriers »

« C’est quand je me suis arrêté de travailler que j’ai réellement commencé à comprendre les choses. Le drame c’est que, quand on travaille, on n’a pas le temps de penser. » (François Partant)

Il suffit d’ouvrir les yeux, pourquoi et comment en est-on arrivé là ?

Au fur et à mesure des rencontres, on voit l’évolution, le changement, la construction, mais on voit toujours ce sentiment de trahison qui prédomine; essayer de contenir la révolte qu’elle sous-tend pour ne pas qu’elle engendre la violence. Est-ce si difficile? Il faut essayer. Reprenant cette phrase de Vincent Cheynet : « Nous ne sommes pas naïfs; nous ne sauverons pas le monde. Au moins puissions nous concourir à sauvegarder la liberté » je rajoute que l’important est d’être en accord avec soi-même, et aimant la spontanéité et la « naïveté saine » je pense au contraire que nous sauverons le monde car tant qu’il y aura des hommes nous essaierons toujours. Parce que nous croyons aux hommes et aux femmes de bonnes volonté, si rares soient-ils. La vie nous pousse à agir ainsi autour de nous et en nous. « Nous sommes », « je ne suis rien, nous sommes ». L’homme est un animal social et contradictoire.

On doit regarder l’essentiel, et avancer pas à pas selon quelques mots clef des grands acteurs de l’expérience humaine, par exemple ceux de Louise Michel: «  le pouvoir est maudit ».

« Les hommes ? On ne sait jamais où les trouver . Le vent les promène, il manquent de racines, ça les gêne beaucoup. » St Exupery

Nous cherchons des racines, si nous avons besoin de mythes, il faut qu’ils rassemblent. Nous cherchons des héros ? Les héros sont partout et en nous, ils seront à même dessein puisqu’ils sont issus de la société civile, ce terme devenu peut-être trop pompeux alors qu’il désigne tout simplement la population qui refuse l’abrutissement.

Il faut rappeler que le héros est ce qu’en dit Hannah Arendt dans « Condition de l’homme moderne » d’après les Grecs: «  Le héros que dévoile l’histoire n’a pas besoin de qualités héroïques; le mot héros à l’origine c’est à dire dans Homère n’était qu’un nom donné à chacun des hommes libres qui avaient pris part à l’épopée troyenne et de qui l’on pouvait conter une histoire. L’idée de courage etc, se trouve déjà en fait dans le consentement à agir et à parler, à s’insérer dans le monde et commencer une histoire à soi» ou page 217:« en d’autre terme cette société n’est plus « humaine » qu’en apparence ».

En s’engageant et témoignant de toutes ces actions et ces véritable rencontres, en essayant de ne pas être trop dans le jugement. Voilà que l’on recolle des morceaux du grand puzzle qu’on nous a caché, bout à bout, dans l’ordre ou le désordre. La conspiration du silence et d’autres descriptions de Tolstoï il y a plus d’un siècle sont toujours aussi actuelles et lumineusement simples. On nous a caché ces choses dites et redites, écrites et réécrites, mais pas seulement par la tradition orale ou l’écriture ; le langage, mais par tous les moyens de transmission d’un certain savoir, d’une certaine sagesse depuis les millénaires.

Le jour se lève, avance.

On commence par Henri Laborit, cet homme qui faisait lire ces textes à sa concierge pour être le plus didactique possible, c’est déjà une preuve d’altruisme ; se mettre à la place de l’autre pour mieux transmettre:

« Nous sommes les autres, c’est-à-dire que nous sommes devenus avec le temps ce que les autres – nos parents, les membres de notre famille, nos éducateurs – ont fait de nous, consciemment ou non. Nous sommes donc toujours influencés, le plus souvent à notre insu, par les divers systèmes dont nous faisons partie. »

[...]

« Quand l’action [Ndlr :pour résoudre un conflit] est impossible, l’inhibition de l’action permet encore la survie puisqu’elle évite parfois la destruction, le nivellement entropique avec l’environnement. C’est en ce sens que la « maladie » sous toutes ses formes peut être considérée comme un moindre mal, comme un sursis donné à l’organisme avant de disparaître. »

[...]

« Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je ne suis pas opposé à ce que l’on considère cette réaction d’ inhibition comportementale comme une réaction « adaptative » elle-même, bien qu’elle me parasse être la source de la pathologie réactionnelle. En effet, elle constitue un moindre mal puisqu’elle évite la destruction pure et simple de l’agressé par l’agresseur. Elle permet à l’agressé de se faire oublier, elle évite la confrontation. Ce qui fait son danger, c’est qu’elle est capable de durer si les conditions environnementales se prolongent sans changement. Capable d’assurer immédiatement la survie, elle sera capable aussi de mettre celle-ci en danger, si la solution qu’elle fournit, l’inaction, n’apporte pas une solution rapide au problème posé par l’environnement. »

Et voici que l’on enchaîne avec un autre et c’est parti, on ne pourra plus s’arrêter avant la mort ou l’éveil selon certains:

p98 « Que nous le voulions ou non, tout homme même le plus médiocre, même le plus préservé, vit un destin inouï, et non cette comédie bourgeoise qu’un décor chaque jour rapiécé protège du vide et du ciel. Ceci, c’est le bon sens le plus élémentaire qui nous l’enseigne. »  [...]

p105«  Comment faire de la liberté le principe de la vie sociale ? »[...] « Nous tenons notre liberté pour naturelle et rationnelle, quand tout homme libre s’étonne d’en être un et sait qu’au fond du cœur il souhaite être débarrassé de ce fardeau. La liberté n’apporte pas la paix mais l’épée, non la certitude mais l’inquiétude, non l’accord avec soi-même et autrui mais le débat et la lutte. Elle mène exactement par le doute à la bataille, alors qu’en la niant nous obtenons la paix avec les hommes et l’univers par celle du cœur. Qui hésiterait ? La liberté n’est pas à la taille de l’imagination, de la volonté ou de l’amour d’un homme, il faudrait sans doute être un dieu pour être pleinement libre en soutenant l’épreuve jusqu’au bout.

La liberté est un drame dont l’agent est la contradiction et le conflit, la conclusion finale la mort et la folie : il est normal que l’acteur ne soit pas à la hauteur de son rôle. Et pourtant il faut bien qu’un homme le joue, car il n’y a pas de plus grand, ni de plus lourd de sens. »

(Bernard Charbonneau « Je fus – essai sur la liberté »)

- un philosophe disait : « Je suis un humain. Par conséquent, je me sens concerné par tout ce qui touche à l’humain. »

Sur Wikipédia on voit que Warren Buffett aurait déclaré en 2005 :

« Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. »

Je crois que Buffett a peut-être de la haine pour la jeunesse et a aussi dit cela pour la provoquer. Il se trompe, car il est un homme du siècle passé, il est en fin de vie et a du ressentiment…jalousie…peur de la mort ? etc.

Il y a une guerre, c’est un fait, mais c’est une guerre contre la conscience qu’ils mènent depuis si longtemps, et Buffett et ceux qui « pensent » comme lui sont en train de la perdre.

Le buffet est froid mais la résistance est chaude et fertile,

et nous avons le choix entre Kropotkine ou George ou Gandhi ou les trois à la fois :

- p120 « Ce n’est pas des cris et des bruyantes manifestations, ce n’est pas par des plaintes et des dénonciations, ce n’est pas en formant des partis ou en faisant des révolutions , que l’on arrive à réaliser des réformes sociales, écrit Henry George, c’est en éveillant les esprits et en faisant progresser les idées . Tant que l’esprit ne pensera pas juste, il ne pourra y avoir d’actions justes, et les actes justes suivront les pensées justes. » Léon Tolstoï (Le grand crime)

- « Dans l’Esprit de Révolte, Kropotkine s’interroge sur le moyen de faire passer un peuple d’une situation d’indignation générale à celle d’une insurrection. En effet, même si le recul historique donne le sentiment d’un soulèvement déterminé à partir de causes évidentes (pauvreté, rejet du système politique en place…), l’élan général est déclenché par un acte solitaire et incertain. Il nomme leurs auteurs les Sentinelles perdues :

« Au milieu des plaintes, des causeries, des discussions théoriques, un acte de révolte, individuel ou collectif, se produit, résumant les aspirations dominantes. » » (source wiki)

- « Un individu conscient, éveillé et debout est plus dangereux pour le pouvoir en place que 10.000 individus endormis et apeurés. »Gandhi.

« Mais pourquoi toujours demander aux autres de « faire » ? Pourquoi ne la ferions-nous pas cette Ecole de « Sagesse » sans nous sentir supérieur ? Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste ? Et bien, commence à le faire ! Qui t’en empêche ? Fais-le en petit et il grandira !

Fais-le en toi et autour de toi ! Fais-le avec ceux qui le veulent. »

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Chercheur en humanité

Posté par elianguesard le 25 mars 2013

Chercheur en humanité  2001.10.du1au20nepal.ecole013_10a
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Une citation de Kafka :
« écrire, c’est bondir hors du rang des meurtriers »

est à mettre en parallèle avec:

« le stylo comme arme écologique » c’est le titre de l’article du N°66 de Février 1991 d’une petite revue nommée « les quatre saisons du jardin bio » éditée par le centre écologique « Terre Vivante » à Mens en Isère.
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C’est juste un oxymore; « une arme pacifique » qui fonctionne correctement.

« C’est quand je me suis arrêté de travailler que j’ai réellement commencé à comprendre les choses. Le drame c’est que, quand on travaille, on n’a pas le temps de penser. » (François Partant)

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Il suffit d’ouvrir les yeux, pourquoi et comment en est-on arrivé là ?

Au fur et à mesure des rencontres, on voit l’évolution, le changement, la construction, mais on voit toujours ce sentiment de trahison qui prédomine; essayer de contenir la révolte qu’elle sous-tend pour ne pas qu’elle engendre la violence. Est-ce si difficile? Il faut essayer. Reprenant cette phrase de Vincent Cheynet : « Nous ne sommes pas naïfs; nous ne sauverons pas le monde. Au moins puissions nous concourir à sauvegarder la liberté »
je rajoute que l’important est d’être en accord avec soi-même, et aimant la spontanéité et la « naïveté saine » je pense au contraire que nous sauverons le monde car tant qu’il y aura des hommes nous essaierons toujours. Parce que nous croyons aux hommes et aux femmes de bonnes volonté, si rares soient-ils. La vie nous pousse à agir ainsi autour de nous et en nous. Nous sommes, je ne suis rien, nous sommes. L’homme est un animal social et contradictoire.

On doit regarder l’essentiel, et avancer pas à pas selon quelques mots clef des grands acteurs de l’expérience humaine, par exemple ceux de Louise Michel: « le pouvoir est maudit ».

« Les hommes ? On ne sait jamais où les trouver . Le vent les promène, il manquent de racines, ça les gêne beaucoup. » St Exupery.

Nous cherchons des racines, nous cherchons des héros. Les héros sont partout et en nous, ils seront à même dessein puisqu’ils sont issus de la société civile, ce terme devenu peut-être trop pompeux alors qu’il désigne tout simplement la population qui refuse l’abrutissement.

Il faut rappeler que le héros est ce qu’en dit Hannah Arendt dans « Condition de l’homme moderne » d’après les Grecs: « Le héros que dévoile l’histoire n’a pas besoin de qualités héroïques; le mot héros à l’origine c’est à dire dans Homère n’était qu’un nom donné à chacun des hommes libres qui avaient pris part à l’épopée troyenne et de qui l’on pouvait conter une histoire. L’idée de courage etc, se trouve déjà en fait dans le consentement à agir et à parler, à s’insérer dans le monde et commencer une histoire à soi» ou page 217:« en d’autre terme cette société n’est plus « humaine » qu’en apparence ».

En s’engageant et témoignant de toutes ces actions et ces véritable rencontres, en essayant de ne pas être trop dans le jugement. Voilà que l’on recolle des morceaux du grand puzzle qu’on nous a caché, bout à bout, dans l’ordre ou le désordre. La conspiration du silence et d’autres descriptions de Tolstoï il y a plus d’un siècle sont toujours aussi actuelles et lumineusement simples. On nous a caché ces choses dites et redites, écrites et réécrites, mais pas seulement par la tradition orale ou l’écriture ; le langage, mais par tous les moyens de transmission d’un certain savoir, d’une certaine sagesse depuis les millénaires.

2001.10.du1au20nepalpangboche-036_33a

Le jour se lève, avance.

On commence par Henri Laborit, cet homme qui faisait lire ces textes à sa concierge pour être le plus didactique possible, c’est déjà une preuve d’altruisme ; se mettre à la place de l’autre pour mieux transmettre:
« Nous sommes les autres, c’est-à-dire que nous sommes devenus avec le temps ce que les autres – nos parents, les membres de notre famille, nos éducateurs – ont fait de nous, consciemment ou non. Nous sommes donc toujours influencés, le plus souvent à notre insu, par les divers systèmes dont nous faisons partie. »
[...]
« Quand l’action [Ndlr :pour résoudre un conflit] est impossible, l’inhibition de l’action permet encore la survie puisqu’elle évite parfois la destruction, le nivellement entropique avec l’environnement. C’est en ce sens que la « maladie » sous toutes ses formes peut être considérée comme un moindre mal, comme un sursis donné à l’organisme avant de disparaître. »
[...]
« Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je ne suis pas opposé à ce que l’on considère cette réaction d’ inhibition comportementale comme une réaction « adaptative » elle-même, bien qu’elle me parasse être la source de la pathologie réactionnelle. En effet, elle constitue un moindre mal puisqu’elle évite la destruction pure et simple de l’agressé par l’agresseur. Elle permet à l’agressé de se faire oublier, elle évite la confrontation. Ce qui fait son danger, c’est qu’elle est capable de durer si les conditions environnementales se prolongent sans changement. Capable d’assurer immédiatement la survie, elle sera capable aussi de mettre celle-ci en danger, si la solution qu’elle fournit, l’inaction, n’apporte pas une solution rapide au problème posé par l’environnement. »

Et voici que l’on enchaîne avec un autre et c’est parti, on ne pourra plus s’arrêter avant la mort ou l’éveil selon certains:
p98 « Que nous le voulions ou non, tout homme même le plus médiocre, même le plus préservé, vit un destin inouï, et non cette comédie bourgeoise qu’un décor chaque jour rapiécé protège du vide et du ciel. Ceci, c’est le bon sens le plus élémentaire qui nous l’enseigne. » [...]
p105« Comment faire de la liberté le principe de la vie sociale ? »[...] « Nous tenons notre liberté pour naturelle et rationnelle, quand tout homme libre s’étonne d’en être un et sait qu’au fond du cœur il souhaite être débarrassé de ce fardeau. La liberté n’apporte pas la paix mais l’épée, non la certitude mais l’inquiétude, non l’accord avec soi-même et autrui mais le débat et la lutte. Elle mène exactement par le doute à la bataille, alors qu’en la niant nous obtenons la paix avec les hommes et l’univers par celle du cœur. Qui hésiterait ? La liberté n’est pas à la taille de l’imagination, de la volonté ou de l’amour d’un homme, il faudrait sans doute être un dieu pour être pleinement libre en soutenant l’épreuve jusqu’au bout.
La liberté est un drame dont l’agent est la contradiction et le conflit, la conclusion finale la mort et la folie : il est normal que l’acteur ne soit pas à la hauteur de son rôle. Et pourtant il faut bien qu’un homme le joue, car il n’y a pas de plus grand, ni de plus lourd de sens. »
(Bernard Charbonneau « Je fus – essai sur la liberté »)

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- un philosophe disait : « Je suis un humain. Par conséquent, je me sens concerné par tout ce qui touche à l’humain. »
Souvenez-vous de cette phrase de Gandhi : « un individu conscient, éveillé et debout est plus dangereux pour le pouvoir en place que 10.000 individus endormis et apeurés. »

et Sur Wikipédia on voit que Warren Buffett aurait déclarer en 2005 :
« Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. »
Je crois que Buffett a peut-être de la haine pour la jeunesse et a aussi dit cela pour la provoquer. Il se trompe, car il est un homme du siècle passé, il est en fin de vie et a du ressentiment…jalousie…peur de la mort ? etc.
Il y a une guerre, c’est un fait, mais c’est une guerre contre la conscience qu’ils mènent depuis si longtemps, et Buffett et ceux qui « pensent » comme lui sont en train de la perdre.

Le buffet est froid mais la résistance est chaude et fertile,

et nous avons le choix entre Kropotkine ou George ou Gandhi ou les trois à la fois :

- p120 « Ce n’est pas des cris et des bruyantes manifestations, ce n’est pas par des plaintes et des dénonciations, ce n’est pas en formant des partis ou en faisant des révolutions , que l’on arrive à réaliser des réformes sociales, écrit Henry George, c’est en éveillant les esprits et en faisant progresser les idées . Tant que l’esprit ne pensera pas juste, il ne pourra y avoir d’actions justes, et les actes justes suivront les pensées justes. » Léon Tolstoï (Le grand crime)

- « Dans l’Esprit de Révolte, Kropotkine s’interroge sur le moyen de faire passer un peuple d’une situation d’indignation générale à celle d’une insurrection. En effet, même si le recul historique donne le sentiment d’un soulèvement déterminé à partir de causes évidentes (pauvreté, rejet du système politique en place…), l’élan général est déclenché par un acte solitaire et incertain. Il nomme leurs auteurs les Sentinelles perdues :
« Au milieu des plaintes, des causeries, des discussions théoriques, un acte de révolte, individuel ou collectif, se produit, résumant les aspirations dominantes. » » (source wiki)

- « Un individu conscient, éveillé et debout est plus dangereux pour le pouvoir en place que 10.000 individus endormis et apeurés. »Gandhi.

« Mais pourquoi toujours demander aux autres de « faire » ? Pourquoi ne la ferions-nous pas cette Ecole de « Sagesse » sans nous sentir supérieur ? Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste ? Et bien, commence à le faire ! Qui t’en empêche ? Fais-le en petit et il grandira !
Fais-le en toi et autour de toi ! Fais-le avec ceux qui le veulent. »

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