Il n’y a pas d’autre alternative que les alternatives

Posté par elianguesard le 24 mai 2018

Nos Futurs dont Via Campesina

ou Gourbi Not Estourbi

 

Journées du 17 mai au 20 mai 2018 sur la Zad NDDL

 

(rappel de Février : https://www.youtube.com/watch?v=k_x6_usci70)

voir info en cours: – https://zad.nadir.org/

- https://nantes.indymedia.org)

 

 

- 17 Mai video Reporterre : https://www.youtube.com/watch?v=ltWjUbDHmoM

 

- 18 Mai video camille  on est plus chaudes que le JT: https://www.youtube.com/watch?v=L-CsWKOVzWk

- 19 Mai 2018 La terre 6 des maux et des mots https://www.youtube.com/watch?v=avkIRCERtYU

 

- 20 Mai 2018 zad vitam aeternam: https://www.youtube.com/watch?v=mEs2NbXF_WY

- 20 Mai video francois nicolas : https://www.youtube.com/watch?v=Ay5mpNiTXTI

 

- 22 Mai main arrachée demi vie brisée https://www.youtube.com/watch?v=-oii-2Wr92A

- https://zad.nadir.org/spip.php?article5884 pour Maxime par Robin de Bure

- https://zad.nadir.org/spip.php?article5875

Suite à l’annonce d’un blessé grave ce matin – Communiqué de l’équipe médic et du groupe de soignant.e.s de la zad

Aux alentours de midi ce matin, une personne aurait été blessée gravement suite à une charge impliquant des tirs venant de la gendarmerie. La présence policière nous ayant empêché de porter secoursà cette personne, nous ignorons ce qu’elle est devenue et la nature exacte de ses blessures. Depuis plusieurs semaines, nous alertons de la dangerosité avec laquelle sont utilisées les armes de la police. Nous déplorons la situation dramatique d’aujourd’hui mais n’en sommes pas surpris. Nous avons déjà dû prendre en charge plus de 300 blessés lors de ces dernières semaines suite, entre autre, à des tirs de grenades GLI-F4, grenades de désencerclements et flah-balls. Nous réaffirmons que ce que le gouvernement met en oeuvre pour réprimer la zad est susceptible chaque jour de provoquer un mort, tout cela pour continuer à détruire des maisons et lieux de vie. Nous aimerions pouvoir dire que toute la lumière sera faite sur cette affaire mais, le classement sans suite de toutes les plaintes déposées suites aux violences policières du printemps 2016 à Nantes montre bien qu’il n’y a pas de justice à attendre pour ces victimes. La situation d’aujourd’hui repose plus que jamais la question suivante : jusqu’où l’Etat est-il prêt à aller pour combattre les formes de vie collectives qui ne rentrent pas dans leurs cases ? Il faut que le dispositif policier se retire enfin de la zad et cesse ses attaques.

 

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https://constructionsocialeclub.noblogs.org/post/2018/05/21/bocage-en-resistance-un-reportage-du-construction-sociale-club/

 

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https://zad.nadir.org/spip.php?article5870#info2018-05-23-21-42

 

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https://reporterre.net/Notre-Dame-des-Landes-pique-nique-et-semailles-pour-rebondir

Notre-Dame-des-Landes : pique-nique et semailles pour rebondir

A RECONQUÊTE DU GOURBI

À nouveau, une installation se fait au Gourbi, maintes fois construite et maintes fois rebâtie. Voici la vidéo prise par des zadistes dimanche :

https://twitter.com/bachibouzouk9/status/998257497768189957

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Gourbi: Retour à l’origine : (voir photos sur https://www.flickr.com/photos/valkphotos/sets/72157673218179424/)domegourbizad

Le samedi 19 mai au hangar il y avait déjà au moins cinq dômes de construits, 10 dimanche palliant aux sans logis depuis les dévastations. L’avantage ici du dôme ou zome (outre les multiples autres raisons abordées par exemple sur archilibre ou http://alphazomes.org/ , livres de Jean Soum, accord avec l’univers ) est sa simplicité (facile et rapide) pour pouvoir les monter, démonter et déplacer rapidement. Sa conception est ici en armature de liteaux joints par pièces charnières embouties en rondelets dans des tapis d’appareil de levage mécanique (même texture que le pneu).

Ensuite des ouvertures peuvent être pratiquées et la couverture la plus rapide envisagée est une toile tissée et étanchéifiée de type pare-pluie-courante en bâtiment.

Pour le transport il a été envisagé d’unir deux dômes en vis à vis pour former une géode ; plus facile et solide à porter et à rouler. L’image était superbe en arrivant au gourbi le dimanche où la géode c’est à dire la Terre était portée à bout de bras par un collectif, mettant en scène des lettres en mots ; « No Futur »à « nos Futurs » etc sous les chants et applaudissements. Ceci permet de mettre en image le fait que l’on doit répondre aux admirateurs de la vieille souris qu’il n’y a pas d’autre alternative que les alternatives ; Les poulets détruisent et la Zad invente « Roule Ma Poule » le zome en accord avec l’univers.

Voir aussi photo sur https://twitter.com/defendrehabiter

 

Notes sur la chambre et son monde :

Une chambre d’agriculture, comme son nom l’indique, est un endroit où l’homme se couche, où il s’allonge. Et il rampe devant l’industriel et le banquier et l’État qui a besoin des deux pour maintenir sa puissance, par la guerre et la propagande pour maintenir son fameux « niveau de vie non négociable ».

Regarde-toi, homme. Regarde ce que tu es devenu. Mais sont-ils encore des hommes où sont-ils déjà des larves où des robots.

Comme l’État de droit, l’agriculture industrielle est un oxymore, deux mots complètement opposés.

Il est temps de redescendre du nuage du développement et revenir à l’essentiel l’accès à nourriture saine par l’accès à la terre pour le plus grand nombre et l’accès à un logement sain et décent.

Ce 19 mai il y avait d’autre marches ; contre monsanto et son monde contre TGV Lyon Turin et son monde et il y en a une qui se terminera en 2020

 

 

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L’oligarchie-Etat enfonce la Zad mais s’enlisera

Posté par elianguesard le 10 avril 2018

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https://reporterre.net/La-Zad-et-la-guerre-civile-mondiale

La Zad et la guerre civile mondiale

9 avril 2018 / par Hervé Kempf (Reporterre)
L’offensive du gouvernement contre la Zad vise à détruire la possibilité de vies alternatives. Et s’inscrit dans une tendance mondiale des classes dirigeantes néo-libérales à imposer un pouvoir fort.

2.500 gendarmes mobiles, des véhicules blindés, des hélicoptères, des camions, des bétaillères… ainsi que quelques centaines de CRS à Nantes et à Rennes, pour couvrir l’arrière… la France sera lundi 9 avril en guerre. Contre qui ? Contre quelques deux cents personnes, vivant dans un paysage de bocage où ils font du pain, de la bière, du maraîchage, et bricolent, discutent, lisent, vont et viennent. L’appareil militaire de la France, qui intervient au Mali, en Syrie, en Irak – sans que le Parlement en débatte, contrairement à ce que prescrit l’article 35 de la Constitution -, s’apprête donc à se déployer sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes.

On sait la logique apparente de cette opération que tout être sensé considérerait comme la manifestation la plus aigüe d’un grand délire : après avoir cédé devant une lutte populaire en abandonnant le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement veut signifier sa force en expulsant des « occupants illégaux ». Il méprise les procédures qui encadrent rigoureusement la procédure d’expulsion, il rejette sans discussion la proposition de gestion collective de terres entretenues depuis dix ans par ces occupants, et il n’a pas le moindre projet concret d’utilisation de cette zone à l’écologie unique et préservée précisément grâce à celles et ceux que MM. Macron, Philippe, Collomb et Hulot veulent chasser.

Ce brillant quatuor pourra ainsi, grâce aux images et aux commentaires complaisamment relayés par les médias de MM. Niel, Drahi, Bolloré, Dassault, Lagardère, Bouygues, et tutti quanti, montrer à l’opinion ce que signifie « l’ordre » et indiquer aux divers mouvements sociaux qui bouillonnent dans le pays ce à quoi ils peuvent s’attendre.

Ce qu’ont pour mission d’abattre les 2.500 robocops, c’est la possibilité de vivre autrement

Mais ce n’est pas ce seul effet politique que cherchent M. Macron et ses sbires. La disproportion des moyens employés indique que ce que qui se vit à la Zad menace l’ordre néo-libéral dont ils sont les chantres brutaux : la possibilité d’exister autrement, de chercher la coopération plutôt que la compétition, de s’organiser sans hiérarchie entre les êtres, de régler les conflits sans police ni justice, de partager le commun en harmonie avec ce qu’on appelle la nature, de subsister sobrement, de sortir de l’assujettissement de l’argent… Y arrive-t-on sur la Zad ? On ne peut le dire. Mais on essaye vraiment, et de nombreux faits attestent qu’il y a bien là une magnifique alternative, une fenêtre ouverte dans le mur asphyxiant du capitalisme. Ce qu’ont pour mission d’abattre les 2.500 robocops envoyés par le président banquier, c’est la possibilité de vivre autrement.

Il faut aller encore plus loin. Ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes s’inscrit dans une guerre générale menée par l’oligarchie contre les peuples. L’actualité la plus immédiate vient de nous montrer comment le porte-parole des pauvres du Brésil, Lula, a été emprisonné au terme d’une ahurissante procédure, ou comment l’État israélien tue des manifestants et des journalistes dans la bande de Gaza. Ce ne sont que les derniers éclats d’une vague mondiale continue d’autoritarisme de la part des classes dirigeantes. Presque toute l’Amérique latine (Brésil, Chili, Argentine, Pérou, Guatemala,…) est passée sous la coupe de régimes durs qui appliquent la recette néo-libérale. En Chine, le président Xi Jinping a récemment renforcé son pouvoir. En Russie, Poutine règne en étouffant toute opposition. Aux Etats-Unis, Trump poursuit sa politique de dérégulation financière et environnementale sans contre-pouvoir réel. En Egypte, aux Philippines, en Pologne, en Inde, dans des dizaines de pays, on retrouve cette combinaison d’un pouvoir fort, défendant les intérêts de l’oligarchie, et détruisant l’environnement au nom de la croissance. De plus en plus, l’Europe évolue vers ce nouveau modèle d’oligarchie autoritaire. C’est en fait une guerre civile mondiale qui se déroule, une guerre que mènent les classes dirigeantes contre des peuples hébétés par la mondialisation, et contre les fractions qui parviennent encore à s’opposer à la stratégie du choc suivie par les capitalistes.

80 tonnes de CO2 par an : les vrais criminels

Un chiffre indique l’enjeu de ce qui n’est pas seulement une lutte sociale, mais bien une guerre à propos de l’avenir de l’humanité sur une planète en proie à une crise écologique historique : les membres du groupe des 1 % les plus riches du globe émettent en moyenne chaque année 80 t de CO2, soit neuf fois plus que la moyenne de la population mondiale (6,2 t). Autrement dit, les plus riches sont les plus pollueurs. Et vue la gravité du changement climatique et de ses impacts prévisibles, on peut dire que ces émetteurs de 80 t de CO2 par an sont véritablement des criminels.

Ce que promeuvent les oligarchies, c’est la possibilité de maintenir un système où elles nuisent à l’intérêt général. Car le coeur de l’intérêt général, en ce début du XXIe siècle, est la question écologique, dont l’issue commande les conditions d’existence de l’humanité. Il est presque ironique que leur attaque du moment vise un lieu où précisément on cherche à trouver des voies pour – entre autres – vivre d’une façon qui n’altère pas le climat.

Voilà pourquoi MM. Macron, Philippe, Collomb et Hulot, qui préservent les intérêts des membres des 80 tonnes par an, sont eux aussi criminels, et voilà pourquoi il faut défendre la Zad.


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https://vmc.camp/2018/04/02/nous-irons-defendre-la-zad-contre-le-neoliberalisme-explique-a-mon-zadiste/

Nous irons défendre la ZAD contre… Le néolibéralisme expliqué à mon zadiste

2 avril 2018

L’Etat semble avoir renoncé à l’idée d’une opération d’expulsion de grande ampleur. Elle susciterait trop de mobilisation de la part de tout le mouvement anti-aéroport et au-delà. Nouveau plan : expulser violemment au coup par coup, en espérant prendre tout le monde par surprise et essayer d’éviter l’embourbement et la résistance. Mais comment seront « ciblés », parmi les 97 squats de la zone, ceux à expulser ?

 Il a d’abord fallu une gigantesque entreprise politico-médiatique de division du mouvement puis de la ZAD elle-même. Maintenant, tou-te-s les occupant-es ne sont plus des jihadistes verts. Il y a d’un côté les gentils, les normaux, les néo-ruraux, les interlocuteurs éventuels, les gens responsables. De l’autre côté, les méchants, les marginaux, les radicaux, les violents, les incorrigibles. Cette construction complètement fantasmagorique doit permettre de justifier l’abandon d’une vaste opération d’expulsion, donc le maintien d’une zone de sécession et l’échec fondamental de l’Etat à faire rêgner sa loi mafieuse sur tout le territoire. Tandis que la fabrication de l’ennemi intérieur (les incorrigibles) doit permettre de déchaîner contre eux toute la brutalité de l’Etat.

 Mais si l’on ne peut pas expulser cette zone du non-droit, alors tentons au moins de la pacifier et normaliser. La préfète de la Loire-Atlantique l’a affirmé : ne seront pas expulsés les zadistes capables de présenter et « défendre un projet individuel », qui puisse s’inscrire dans un statut officiel (un travail).  Que dit au fond la voix doucereuse et ferme de l’Etat ?

toi, petit zadiste… oui, oui ! je m’adresse à toi seul petit zadiste : si tu ne veux pas te faire expulser par mes Robocops et voir ta petite maison rasée de la surface de la terre, toi, petit zadiste, tu dois faire un Choix. Car enfin, dans ce beau pays, tout le monde est libre, ce n’est que parce qu’il l’a choisi qu’un individu finit à la rue ou en prison. Donc, tu as toi aussi le Choix. Tu dois devenir un Vrai Individu. Pas cet espèce d’être-lié, qui cohabite au milieu du bocage et des bois, avec des frères et des sœurs, des outils et des armes, des blés semés et des mûres sauvages, des chiens fidèles et des poules vagabondes, des toits végétaux et des puits d’eau fraîche, des écureuils-voisins et des oiseaux-nicheurs… Pas cet être pétri par la pâte qu’il pétri, parcouru des chemins qu’il arpente, aimé des murs de sa maison ouverte… Pas cet être qui œuvre à plusieurs, qui joue, qui jouit, qui trébuche, qui se bat, qui râle, qui invente, qui découvre, qui aime et qui souffre à plusieurs.

 A cet être-lié, tu dois renoncer.

 Car, enfin ! cet être-là appartient au passé, dans cette fange impure où rien n’est clairement séparé, cette fange où tes anciens amis radicaux t’ont entraîné. Tout comme tu as du écouter ton Père qui t’a dis un jour : « Tu seras un Homme, mon fils », aujourd’hui, tu dois m’écouter, moi, l’Etat qui te dis : « Tu seras un Individu, mon Citoyen/ma Citoyenne ». Tu as peut-être oublié tout le bonheur qu’il y a à être un Individu-Citoyen…?

  En redevenant Individu, tu pourras à nouveau gagner ta vie, tu pourras à nouveau profiter de tous les fruits de notre belle civilisation marchande et du loisir universel. Tu pourras de nouveau investir dans le temps plutôt que de simplement le vivre ; tu pourras trouver le travail qui correspond le mieux à tes compétences, trouver le hobby qui correspond le mieux à tes envies, le sport le plus adéquat à tes besoins énergétiques et à ton bilan-santé. Tu pourras même recommencer de nouvelles et vraies relations : des relations de travail, ou d’amitié, ou de famille, ou d’amour. Tu pourras enfin être toi-même ! Et si tu vas mal, ne t’en fais pas ! il y aura toujours des professionnels que tu pourras payer pour qu’ils accompagnement sans danger ta dépression : nos médecins, psychanalystes, coachs, présentateurs TV, personnels Pôle emploi, vendeurs de Smart-box, écrivains, producteurs de cinéma, etc, etc.

Ne me dis pas que ça ne te fais pas envie ?

Pour acquérir tout cela, il te suffit de me faire confiance, à Moi et aux entreprises qui voudront bien t’accompagner dans ta transition. Si tu suis bien les démarches administratives, légales, professionnelles et médiatiques que nous t’indiqueront, tu ne seras pas expulsé. Tu pourras rester dans ta maison ou ta cabane, et même – car je sais que tu feras un excellent Citoyen engagé – tu pourras donner l’exemple, tu pourras montrer ta vie comme une vie écologiquement propre, quotidiennement éthique et passionnément rurale. Nous sommes certains que d’autres Individus-Citoyens pourront s’inspirer de ta vie pour inventer de nouveaux concepts, de nouvelles formes de travail, de nouveaux hobbies…

Que pourrais-tu espérer de mieux ?

 

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https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/060418/comme-la-zad-de-notre-dame-des-landes-defendons-dautres-manieres-d-habiter

 

Comme à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, défendons d’autres manières d’habiter

Le 17 janvier 2018, l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes marque le succès d’une des plus longues luttes de France et résonne comme un espoir conséquent pour tous ceux qui luttent pour l’écologie. Pourtant le gouvernement menace toujours d’expulser la zone. C’est pourquoi des architectes, urbanistes, penseurs, citoyens… se sont mobilisés pour écrire cette tribune et défendre cette expérience d’avenir.

 

La victoire contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes est celle d’une mobilisation large et diverse. Dans la multiplicité des moyens de lutte qui y ont contribué, la résistance par l’occupation pérenne de la zone à défendre (ZAD) a une place primordiale. En continuant à faire vivre ce territoire, les anciens et les nouveaux habitants ont permis pendant plus de dix ans d’empêcher la destruction des terres naturelles et agricoles. Ils ont pris soin de ces espaces en élaborant de nouvelles formes d’organisations collectives et en développant des activités : menuiserie, boulangeries, cultures collectives de légumes et de céréales, bûcheronnage, bibliothèque, vergers, brasserie, fromagerie, conserverie, forge, tannerie, herboristerie, musique, sérigraphie… Ils ont ainsi démontré qu’il était possible de vivre autrement, loin des scénarios étatiques d’une agriculture industrielle et standardisée, tant à travers des modes de construction autres que des façons d’imaginer un avenir viable et durable pour les territoires ruraux et agricoles.

Un territoire en commun

Dans ce bocage se sont inventées et tissées des formes de vies diverses, aspirant à une meilleure harmonie avec le territoire qu’elles occupent. Dans les interactions entre habitants « historiques », paysans, squatteurs, voisins, animaux sauvages ou d’élevage, herbes, insectes et arbres, mais aussi avec toutes celles et ceux qui passent par là, amis, étudiants, militants, voyageurs, artisans, s’est construit un territoire commun, au-delà de la propriété, des habitudes et des appartenances. Cette expérimentation grandeur nature et à long terme amène chacun à évoluer dans ses représentations et ses pratiques, bien au-delà de ce bocage. En cela, l’horizon joyeux qu’ouvre la ZAD ailleurs que dans les métropoles nous concerne tous.

Habiter et bâtir autrement

La ZAD, c’est aussi l’aventure de ses constructions. Ce sont des corps de ferme rénovés lors de grands chantiers collectifs, de nouveaux hangars agricoles aux charpentes impressionnantes ; c’est aussi la force poétique des nombreuses cabanes dans les arbres, au milieu d’un lac, au coin d’une friche, ou d’un champ ; c’est aussi la présence d’habitats légers ou nomades, camions, caravanes, yourtes qui complètent ce paysage habité.

Hors-norme, multiples, divers, poétiques, adaptés, bidouillés, légers, sobres, précaires, faits de matériaux locaux ou de réemploi, en terre, en bois, en paille ou en récup, ces constructions répondent à leur échelle aux enjeux écologiques et énergétiques, à rebours du monde que l’industrie du béton et de l’acier est en train de construire partout sur la planète. Elles sont aussi le résultat d’une inventivité architecturale, manuelle, bricoleuse et créative, favorisée par la stimulation collective de la ZAD, poussant les gens, habitués ou débutants, à se réapproprier l’acte de construire. La multiplicité des formes construites montre des possibilités d’habiter et de bâtir hors des logiques foncières et immobilières basées essentiellement sur la spéculation qui laissent peu de latitude aux habitants et aux architectes pour proposer des solutions alternatives.

Qui a traversé ce territoire, qui a participé à ses chantiers, sait la valeur des forces qui ont pu rénover ces fermes et construire ces cabanes. Car bien loin de l’image autarcique véhiculée à son encontre, la ZAD est un espace de passage, d’échange, un lieu qui fait école ; école de la vie, mais aussi école de l’habiter et du bâtir.

Ce qui s’y joue, c’est l’invention d’un vernaculaire contemporain fait d’enjeux mondiaux et de matériaux locaux. Ce qui s’y joue, c’est aussi la défense d’un patrimoine vivant issu d’une lutte solidaire qui ouvre nos imaginaires.

Contre la destruction de la ZAD

Nous sommes conscients que rendre nos sources d’énergie plus propres, nos bâtiments plus écologiques et nos villes plus vertes ne suffira pas à assurer un avenir soutenable. L’importance de trouver des formes de vies plus sobres en énergie et en ressources dans lesquelles s’engager pleinement, nous amène donc ici à défendre la ZAD, ses habitants, et leurs lieux de vie.

Au vu de la complexité de la situation, le débat autour de la légalité ne saurait aboutir à une résolution par la précipitation, la force et la destruction. C’est pourquoi un gel des terres et l’ouverture du dialogue réclamé par le mouvement anti-aéroport est la seule proposition qui fait sens.

Nous nous opposons donc à l’expulsion des habitants de la ZAD ainsi qu’à la destruction des formes d’organisation collective et des constructions atypiques qui s’y sont développées et s’y développent encore. Nous nous engageons à défendre ce qui s’y vit et affirmons que ces nouvelles manières de construire et d’habiter sont aujourd’hui légitimes et nécessaires au regard des enjeux auxquels font face nos sociétés.

Pour rejoindre cet appel :

Défendre d’autres manières d’habiter

grainePaysanA

 

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Soutien à AFRIN

Posté par elianguesard le 19 mars 2018

fichier odt AFRIN2018.03

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De quelle Humanité l’État nucléaire français est-il le nom ?

Posté par elianguesard le 12 mars 2018

fichier odt 129a.publié11Mars2018BureDeQelleHumaniteLETAt

etatnucleaire

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bure: les oiseaux se sont reposés sur les branches

Posté par elianguesard le 24 février 2018

https://vmc.camp/2018/02/23/nous-sommes-la-nous-serons-la/

zadetsia
Nous sommes là, nous serons là !

vmc 23 février 2018

N’en déplaise à la préfète de la Meuse et au secrétaire d’État Sébastien Lecornu qui se pavanaient hier dans le bois lejuc avec les caméras de BFM TV, disant que l’expulsion était terminée et que la forêt pouvait de nouveau accueillir les pires rebuts de la filière nucléaire, des hibous et chouettes de Bure ont profité de la nuit pour refaire leur nid dans la forêt en haut des arbres.

Ils croyaient nous faire tomber avec cette opération éclair, à grand renfort de drone, d’hélicoptère et de bulldozer, mais nous sommes toujours là. Nous n’hibernerons pas. Nous résisterons. Encore et encore.

En automne 2012, l’opération Cesar tentait de mettre fin à la Zad de Notre dame des Landes. En une journée, les gendarmes avaient démoli plusieurs lieux de vie, pensant ainsi étouffer la lutte. Ils étaient en réalité sur un brasier. La révolte n’a fait que de s’intensifier.

Nous ferons tout à Bure pour que le bois Lejuc soit leur nouvelle opération Cesar. Les mobilisations partout en France hier témoignent de notre ténacité.

Nous appelons tous nos proches, toutes celles et ceux qui se sentent toucher par ce qui se vit ici, à venir converger vers le Bois Lejuc.

Contact presse 07.53.54.07.31

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SALAMAZAD

Posté par elianguesard le 17 janvier 2018

à télécharger: fichier pdf salamazadTractA   salamazadTractB

 

https://zad.nadir.org/

https://www.acipa-ndl.fr/

https://vmc.camp/

http://m-ain.org/

https://douze.noblogs.org/

https://zadroybon.wordpress.com/

Salamandre et Azad :

« J’ai lu dans le Gulistan ou jardin des fleurs, du Cheik Sadi de Shiraz qu’on posa à un sage la question suivante : de tous les nombreux arbres renommés que le dieu tout-puissant a créés immenses et généreux en ombre, aucun n’est appelé azad, ou libre, sauf le cyprès, qui ne porte aucun fruit ; quel mystère cela recèle-t-il ? Il répondit : «  à chacun est attribué son produit spécifique, et sa saison particulière, durant laquelle il est frais et florissant, mais en dehors de cette saison l’arbre est sec et flétri ; à aucun de ces deux états le cyprès n’est sujet , car il prospère en permanence. n’attache pas à ton cœur à ce qui est transitoire ; car le Dylah, ou le Tigre, continuera de couler à travers  Bagdad après que la race des califes sera éteinte : si ta main est pleine, sois aussi généreux que le palmier dattier ; mais si elle n’a pas les moyens de rien donner, alors soit un azad, ou un homme libre comme le cyprès. » »  
(p86 Henry D. Thoreau « Walden » 1854)

 

reçu du Forez :
Voici un texte d’agriculteurs et d’agricultrices de notre comité de soutien 63 livradois forez à NDDL, pour contribuer au rassemblement du 10 février pour le présent et l’avenir de la zad et de la vie agricole.
A faire circuler et discuter dans tous les comités de soutien.
A bientôt
rdv le 10 février à la ZAD
comité63 livradois forez

téléchargeable sur: http://p6.storage.canalblog.com/69/86/706004/119015270.pdf

grainePaysanA

 

Le refus

http://grenoble.indymedia.org/2015-06-28-AU-DELA-DES-FORETS-Apres-avoir

zade zadetsia

salazad

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Les Belbéoch pour l’humanité

Posté par elianguesard le 27 décembre 2017

Remarques 2018 en plus de la conclusion de 2016 (http://elianguesard.unblog.fr/2016/10/04/elle-etait-juste-anti-nucleaire/)

La ligne de vie
Soit nous nous révoltons soit nous mourons c’est aussi simple que cela.
Parce que des femmes et des hommes ont résisté au nazisme nous devons résister à ce qui l’a engendré.
Nous séparer de l’aliénation qui nous enveloppe depuis l’enfance, nous libérer. On nous a élevé à la « gloire de la patrie » pour mieux nous asservir. On nous a élevé à la « gloire des Résistants » et ce pays est majoritairement composé de collabos, des conservateurs de leurs intérêts quelque soit la direction du vent. On nous a élevé à la mémoire de la Commune et les gouvernements qui se suivent et se ressemblent sont versaillais. « Le pouvoir est maudit » . Le parlementarisme est une fumisterie sans nom ; il n’y a personne d’autre, absolument personne d’autre au monde pour vous représenter que vous même, vous mêmes.  Je ne suis rien nous sommes.
On peut bien passer du « braves français, dormez tranquille » à  « braves français, encore un effort » car il y a réellement une opposition qui prend de l’ampleur  face à cette atmosphère de fin du monde actuelle. Une réelle prise de conscience, le vent tourne. C’est tout à fait possible. Et même les puissants de ce monde et leurs marionnettes savent très bien qu’ils ne pourront se protéger, eux et leurs proches, leurs propres enfants, du monstre qu’ils ont créé il y a bien longtemps.  
Bella et Roger Belbéoch, ce couple extraordinaire rappelle d’autres comme Solange et Michel Fernex,  Lydia et Claude Bourguignon ou Erica et Jean Ziegler ou André Gorz et Dorine avec sa lettre comme preuve.
Les Belbeoch et les Fernex montrent que lorsque le corps disparaît, sa mémoire, son « esprit » demeure dans l’autre pour poursuivre la lutte commune. Et quand c’est au tour de l’autre de disparaître, il y a démultiplication de cette force de mémoire de deux vies intenses rassemblées.
Tous ces couples rappellent qu’Elles- ils ne sont rien l’un sans l’autre.  Elles-ils sont la preuve que l’amour fait s’élever la conscience du monde.  A chacun de capter cette flamme, de contribuer à cette œuvre pour finir par transmettre à son tour et ainsi de suite.

Il est à remarquer que Bella Belbéoch comme Alexandre Grothendieck sont « des enfants des Justes ». Une fois devenus grands, leur démarche, leur parcours se sont complètement et intensément inscrits dans cette ligne des Justes. Simplement, instinctivement, comme est décrite la « banalité du bien » dans le livre de M. Terestchenko ( Un si fragile vernis d’humanité). Ils ont en quelque sorte « sabordé leur cerveaux » pour ne pas qu’ils servent la guerre. Ils avaient pleine conscience du piège de la sectorisation- parcellisation du travail (Cf Anders), piège de l’égo et sa volonté de puissance (Cf Laborit, Cyrulnik).
Ils ont gardé la ligne d’horizon, la ligne de mire, enfin, la ligne de vie.
Ils nous la tendent encore par ces mots venant de leurs mémoires ; prenons la.

Quincy, Janvier 2018

 

 

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Les retombées antiradioactives du FSM sont passées sur la France

Posté par elianguesard le 13 novembre 2017

voir documents

fichier odt crfsm fichier odt NicoleRoelensContribution au FSM antinucléaire2017.11

 

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Forum social mondial antinucléaire à Paris en Novembre

Posté par elianguesard le 10 octobre 2017

Le programme préliminaire du 3e Forum social mondial antinucléaire est publié sur le site :

http://fsm-antinucleaire2017.nuclearfreeworld.net/programme/

Pour celles ou ceux qui n’ont pas encore fait leur inscription, nous vous encourageons de la faire rapidement.

Concernant la visite à Bure, le site du Projet Cigéo (stockage souterrain des déchets radioactifs) le 5 nov, vous pouvez aussi vous inscrire au :

 registration@wsfnonuke.org

 Site du FSM 2017: http://fsm-antinucleaire2017.nuclearfreeworld.net/

Page Facebook du FSM: http://bit.ly/2eApOQS

Faire un don: https://www.helloasso.com/associations/attac-fsm-an/collectes/pour-un-forum-social-mondial-antinucleaire-en-2017

 

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Soutien à Bure et à CoordiSudEst

Posté par elianguesard le 21 septembre 2017

http://vmc.camp/

http://vmc.camp/2017/07/03/a-bure-nouveaux-risques-dexpulsion-declarons-un-ete-dexception/

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http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/07/21/Proc%C3%A8s-le-12-septembre-2017-%3A-Soutenons-notre-compagnon-Jean-revest-contre-Areva

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/09/14/Proc%C3%A8s-d-Areva-contre-la-CAN-SE-%3A-jugement-mis-en-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9-au-11-octobre

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https://reporterre.net/Bure-En-Meuse-nous-vivons-sous-occupation-militaire

 

Bure : « En Meuse, nous vivons sous occupation militaire »

21 septembre 2017 / Des habitant-e-s de Bure et de ses environs

 

Mercredi 20 septembre, la police a perquisitionné des lieux de vie des opposants au projet de poubelle nucléaire (Meuse). Une action qui s’inscrit dans un contexte de harcèlement policier.

C’est un texte écrit à chaud, mercredi matin, pendant que des dizaines d’ami-e-s sont encore en train d’être perquisitionnés à la Maison de résistance, à Bure (Meuse), à la gare de Luméville, dans trois autres appartements à Mandres, Commercy et au nord de Verdun. Un texte écrit en toute hâte, réfugiés chez quelque-s ami-e-s dont nous espérons le domicile sûr. Un texte écrit entre la réponse à des coups de téléphone de personnes vivant tout autour de Bure, la réception de textos et de courriels de soutien, le rangement frénétique de nos autres lieux de vie.

Difficile de trouver les mots. La perquisition que nous avons subie ce matin est la nouvelle étape d’une stratégie de tension et d’asphyxie systématique de la contestation à la poubelle nucléaire Cigéo que l’État a mise en place depuis plusieurs mois. Notre quotidien, à nous qui nous sommes installés depuis quelque temps, ainsi qu’aux habitant-e-s qui vivent là depuis toujours, est le suivant : patrouilles omniprésentes de voitures de gendarmerie, d’un Duster banalisé du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie), contrôles et fouilles des véhicules réguliers, relevés des plaques, filatures jusqu’aux domiciles…

Notre quotidien, qu’on le veuille ou non, a pour toile de fond la police. Nous connaissons parfaitement les objectifs de cette stratégie, qui vise à nous épuiser, à nous isoler, comme des bêtes traquées.

Contrôlés plus de 35 fois en un mois

Vivre au quotidien aux alentours de Bure, dans cette escalade, c’est vivre des scènes comme celle-ci : un gendarme qui traite un habitant de Mandres de « sale antinucléaire », fenêtre ouverte, lorsque celui-ci lui demande, après la répression du 15 août et les blessures graves infligées à plusieurs personnes, s’ils ont un permis de tuer.

Ce sont trente gendarmes qui viennent intimider un ami agriculteur de Bure à son domicile dès l’aube le 14 juillet, le poussant à bout puis l’inculpant pour « outrage » par la suite.

Ce sont des ami-e-s en visite en juin, lors d’une semaine d’action, qui se font courser dans les champs par les gendarmes, menacés d’une arme, puis finalement interpellés avec un pistolet posé sur la tempe.

Perquisions mercredi 20 septembre, à Bure.

Ce sont des ami-e-s régulièrement pris en chasse par des véhicules de gendarmerie pour contrôler leurs identités. Plus de 35 fois en un mois pour certains.

Ce sont des ami-e-s emmenés au poste pour avoir : joué de l’accordéon dans la rue, s’être promenés avec une hachette dans le dos (en allant en forêt), avoir refusé de décliner son identité dans un contrôle routier.

C’est compter les heures non plus avec sa montre, son téléphone ou les cloches, mais avec la régularité des patrouilles.

C’est se faire réveiller à 2 heures du matin dans une maison nouvelle investie par des gendarmes qui braquent la lumière de leur lampe torche sur une fenêtre.

C’est voir débarquer une fois par semaine, ou plus, à l’entrée du bois Lejuc habité, des gendarmes mobiles pour des coups de pression, être visé par un Flash-Ball, se sentir en permanence menacé-e.

C’est se faire réveiller le 9 septembre à la vigie sud de la forêt, à 23 h, par un coup de pression énorme d’une trentaine de gardes mobiles, lampe torche braquée, mégaphone « TOP OPÉRATION, TOP, TOP ! ». Paniquer. Le tout se produisant la veille d’un rassemblement de soutien à l’ami Robin, grièvement blessé au pied par les mêmes gendarmes trois semaines plus tôt lors du 15 août.

C’est lorsqu’on est un jeune de 18 ans du coin, se faire menotter et embarquer par le PSIG pour avoir réagi avec énervement au harcèlement quotidien de patrouilles en civil, et se faire auditionner pour « violences volontaires ».

C’est, bien, sûr, savoir qu’on ne pourra plus manifester sans faire face à un dispositif policier implacable qui agit à grand renfort de grenades offensives et de canons à eau.

Tout cela, ça fait des mois que nous le répétons. En Meuse, nous vivons sous occupation militaire. La société nucléaire est indéniablement une société policière.

Trouver les manières de vivre, de lutter, de s’organiser pour faire face

Pendant ce temps-là, Nicolas Hulot est résolument mutique — peut-être à cause d’une indigestion de couleuvres ? Son silence est aussi assourdissant que les grenades des gendarmes lancées le 15 août dernier sur les manifestants.

Ce gouvernement entérine une lente dérive autoritaire. Pendant qu’à Bure on perquisitionne, on interpelle, on blesse grièvement, une offensive sociale d’une ampleur sans précédent cible toutes celles et ceux que le pouvoir considère comme « fainéants, cyniques et extrêmes », comme « ceux qui ne sont rien ». Le choix de la date des perquisitions n’est pas anodin. Elles se déroulent à la veille de la manifestation nationale du 21 septembre contre la loi travail XXL et le jour même où commence le procès pour la fameuse affaire de la « voiture brûlée du quai de Valmy ».

Perquisions mercredi 20 septembre, à Bure.

Nous faisons face, à Bure comme ailleurs, à une tentative de mise en pièce concertée de tout ce qui prétend résister à la tyrannie du profit et aux massacres écologiques. Comme le dit un ami paysan, habitué des combats de longue haleine, ce qui s’est passé hier matin à Bure, « c’est une déclaration de guerre ». Pas seulement à quelques « militant-e-s anti-Cigéo », ou même au mouvement contre la poubelle nucléaire, mais bien à l’ensemble des habitant-e-s d’un territoire qui cherchent à construire autre chose que l’atomisation sociale. C’est une guerre contre ceux qui cherchent à dépasser la peur sous un régime d’état d’urgence plus cynique et méprisant que jamais.

À nous de maintenant trouver les manières de vivre, de lutter, de s’organiser pour faire face, sans tomber dans le piège qu’ils nous tendent — celui d’un pétage de plomb généralisé. En continuant de construire opiniâtrement un quotidien exaltant, beau, difficile. En continuant de nous organiser, de défendre le bois Lejuc habité. En continuant de nous rencontrer partout autour, organiser des soirées, des concerts. En réagissant très fermement pour condamner absolument l’asphyxie policière qu’ils veulent nous imposer.

Nous appelons à la constitution de comités de soutiens, par toutes celles et ceux qui sont conscient-e-s des enjeux gigantesques de ce projet insensé, toutes celles et ceux qui portent la vie collective à Bure dans leur cœur. Face à toutes les tentatives d’isolement et d’atomisation, plus que jamais le soutien décentralisé est crucial !

Pour que cette perquisition-provocation devienne leur opération César…

Nous sommes corps à corps
nous sommes terre à terre
Nous naissons de partout
nous sommes sans limite. »

 

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