Maintenant que la France brûle; Contre l’Holocauste de la Terre ; il faut arrêter la recherche

Posté par elianguesard le 2 juillet 2022

soleil

Il faut arrêter la recherche car elle sert la guerre; la volonté de puissance, le colonialisme, et ce rêve imbécile et puéril de conquête infinie jusqu’à la planète Mars. Toute cette débauche de scientisme appliquée nécessite d’exterminer la Terre et ses habitants qui la respectent pourtant depuis toujours; les autochtones en accord  avec l’univers (Jaulin).
Nous devons arrêter la recherche car nous nous dirigeons tout droit vers l’Holocauste de la Terre; c’est bien un sacrifice religieux par le feu;  le feu des pesticides et de toute chimie de synthèse, le feu nucléaire, le feu des forêts, le feu de la guerre etc. Et c’est bien une religion: le scientisme, la croissance ou « développement », sans tenir compte de l’entropie, le colonialisme et la conquête infinie.
Nous devons réellement  dénazifier l’Occident et dés-occidentaliser le monde, c’est à dire le désintoxiquer.
On doit encore et encore rappeler que le nazisme a été la forme la plus aboutie du capitalisme industriel, et cette idéologie de la volonté de puissance, dont l’eugénisme et le scientisme, nous mènent qu’à la destruction. Tout cela était dénoncé et documenté de longue date.
Le fascisme est encore là (ainsi que le techno fascisme décrit par PMO dans « Le règne machinal » est aussi d’actualité et lié, De plus Von Braun recrutait à Doha avant de recruter à la NAZA, tous les États ont récupéré des nazis en échanges de « bons services », La science sert la guerre; Grothendiek l’avait bien montré et il avait démissionné refusé de parvenir etc. ),
Le fascisme couve car il n’a jamais été condamné sur le fond; l’État en a besoin pour faire ses basses œuvres d’hier et d’aujourd’hui (coloniale, affaires etc), et les puissances d’argent l’utilisent en dernier recours. Dans le livre de Polanyi « La grande transformation » en gros l’auteur décrivait que le bluff de la société de marché, entièrement basé sur la rapine arrivait à son terme et écrivait : « p321 « système politique et économique menacé de paralysie totale »[…] »Les temps étaient mûrs pour la solution fasciste »[…] »Solution à l’impasse où s’était mis le capitalisme libéral.[…] p322″Elle proposait une manière d’échapper à une situation institutionnelle sans issue qui était, pour l’essentiel, la même dans un grand nombre de pays, et pourtant essayer ce remède; c’était répandre partout une maladie mortelle. Ainsi périssent les civilisations. »[…] « solution à l’impasse où s’était mis le capitalisme libéral »
Il faut ajouter d’autres livres comme celui d’Enzo Traverso « la violence nazie, une généalogie européenne », « La violence des riches » du couple Pinsot Charlot, « l’étrange défaite » de Marc Bloch confirmée par « le choix de la défaite » d‘Annie Lacroix Riz et tous ses autres ouvrages. « Big business avec Hitler » de Jacques R.Pauwels, « L’éternel Treblinka » de Patterson, Tous les ouvrages de Primo Levi dont « Si c’est un homme »,
Vichy France » de Paxton, etc. et un autre encore recensé  sur https://www.contretemps.eu/nazisme-hitler-bourgeoisie-allemagne-fascisme-capital/ ; « Les milliardaires nazis » de David de Jong.

Ce monde est nazi parce que:
- La forme la plus aboutie du capitalisme industriel a été le nazisme; le modèle et ami d’Hitler était Henry Ford toujours en exemple dans ces grandes écoles où on apprend à marcher sur l’autre pour avancer. Et le modèle de Goebbels était Edward Bernays neveux de Freud, il avait bien compris tout le profit que l’on peut tirer de la connaissance de la psychologie humaine. « Propaganda ».
« Bernés par Bernays » , nous devons sortir de la propagande, le conditionnement depuis l’enfance, sortir déjà de notre aliénation est déjà le premier pas à faire, et c’est cela le « grand pas pour l’humanité ». pas celui sur la Lune ou d’autres « conquêtes »
- On peut argumenter aussi sur  l’impunité de ceux de la conférence de Wannsee,
Les expérimentations des médecins fous des camps ne se sont jamais arrêtées, c’est vraiment » Tous Cobayes » (JP  Jaud) de Monsanto au Dr Fauci (livre de Robert Kennedy Jr)
 
Parmi les rescapés des camps il y a aussi à voir le travail de Vera Sharav https://childrenshealthdefense.org/defender/aux-survivants-de-lholocauste-ne-laissez-pas-les-autorites-utiliser-la-peur-pour-vous-transformer-en-robot/?lang=fr
https://www.arianebilheran.com/post/entretien-avec-vera-sharav-mars-2022
https://eveilinfo.org/category/c-0-v-l-d/declarations/
Au regard de l’intervention de Ginette Kolinka le 27 Juillet 2022 à Annecy, et comme elle est la mère du batteur du groupe Téléphone,Richard , on peut dire que ce monde est nazi et « je rêvais d’un autre monde »
 
Voir enfin le parcours des « enfants des Justes » Bella Belbéoch et celui d’Alexandre Grothendieck. En hommage à ce dernier, un groupe critique de cette « science au dessus de tout soupçon » s’est constitué à Grenoble ;
https://ggrothendieck.wordpress.com/
 
Enfin un autre livre que m’avait prêté le guide de haute Montagne Guy Demenge:

p133 « D’autre part, il importe de prendre conscience qu’il est contradictoire de critiquer à la fois l’importance du budget militaire et les ventes d’armes à l’étranger sans remettre en question la défense militaire elle-même. Les armes modernes sont si coûteuses qu’un pays ne peut se constituer un armement indépendant suffisant, sans en vendre une partie à l’étranger, pour rentabiliser la production, à moins d’augmenter très sensiblement le budget militaire. » :..p141 « …en vendre une grande part à l’étranger, ce qui a pour effet d’accroître la fréquence des conflits, leurs violence potentielle et leur durée. Lire à ce sujet « Les trafics d’armes de la France » Ed. Maspéro 1977) [...]
p136 « La dissuasion nucléaire est fondée sur la menace de destruction massive de femmes, d’hommes, d’enfants, sur l’anéantissement de villes…Nos technocrates parlent avec des mots abstraits qui permettent de cacher la réalité au grand public…En fait, la dissuasion nucléaire n’est rien d’autre que du terrorisme d’État à grande échelle. On prend en otage des millions de personnes, et le cas échéant, on massacre ces « otages » « préventivement » ou par vengeance ». la France qui se prétend civilisée est en fait arrivée avec la bombe à un degré de barbarie extrême, grâce à un système de délégation de pouvoirs et d’irresponsabilité quasi générales favorisée par une sous-information voulue par nos dirigeants et les technocrates. »[...]
p138 « La paix internationale est impossible sans la paix sociale ; la guerre est effet et non cause d’un mal plus profond qui a sa source en chacun de nous. Il est probable que si nous voulons aller vers une société plus juste, plus « sociale », nous trouverons pour nous barrer la route toutes les forces conservatrices de la société actuelle qui permet et favorise le profit et l’injustice, par l’exploitation de l’homme par l’homme, par la destruction du milieu de vie et le pillage des ressources naturelles. Ces forces conservatrices auront recours à diverses agressions. »[...]
p139 « Ils ne faut pas oublier non plus l’existence de foyers locaux de tension mondiale, et la volonté délibérément expansionniste des impérialismes (causes qui ont déjà provoqué les deux dernières guerres mondiales) »[...]
p140 « Le psychisme humain et l’expérience historique de l’humanité se conjuguent pour pousser tout homme à rechercher un climat de sécurité qui le « rassure ». Ce besoin de sécurité personnelle des individus s’ajoute au besoin de défense d’un lieu de vie collective défini par des traditions culturelles et à la nécessité de défendre certain droits tels que droits syndicaux et politique, libertés individuelles et collectives. »[...]
p140 « Reconnaissant que les enjeux des éventuels conflits sont désormais globaux et ne se limitent plus à la défense des « frontières », nous arrivons logiquement à la conclusion que la défense est une fonction du corps social dans son ensemble : au lieu de militariser toute la société, il faut civiliser toute la défense, c’est à dire donner à l’ensemble de la population la maîtrise sur les finalités, les structures et les techniques de défense. »[...]
p141 « Toutes les fois qu’une armée classique se contente de se défendre, elle est pratiquement vouée à la défaite. L’agresseur a généralement l’avantage car c’est lui qui choisi le terrain et le moment de l’attaque. Autrement dit, la logique de défense militaire est telle qu’un pays qui veut se défendre efficacement par les armes, doit mener une politique agressive et impérialiste pour avoir toujours la priorité de l’offensive. Logique absurde qui mène inévitablement à la guerre et à plus ou moins long terme, à la défaite devant un nouvel agresseur plus fort et mieux armé. »
p147 « La force civile non-violente »[...] « D’autre formes d’expression de la force se sont développées, et ce sont précisément celles de la non-violence »[...] « souligner cette volonté de rupture avec l’héritage historique, culturel, psychologique de la violence : car elle n’est pas l’unique voie pour résoudre les conflits. »[...]
p149 « Pour que cette intégration de l’adversaire soit possible, trois conditions sont nécessaires : pureté des moyens : reconnaître ses torts, reconnaître la part de vérité chez l’adversaire, respecter sa personne, refuser le mensonge et la fraude ; courage des « combattants » : accepter les risques et les sacrifices de tout combat, ne pas fuir, ne pas se protéger, persévérer malgré les échecs ; justesse de la cause : si la cause n’est pas objectivement juste, la non-violence perd toute sa force. La non-violence repose sur la force de la vérité. Cette vérité est justice et amour. Si la non-violence découle de la vérité, il suffit d’être « vrai ». la vérité c’est le contraire du mensonge. Nos politiciens construisent le plus souvent sur des mensonges institutionnalisés. Chacun de nous est responsable là où il est. Partout, il faut dénoncer l’injustice, refuser de collaborer à cette injustice (même légalisée) et vivre avec ceux qui la subissent. »[...]
p150 « Antonin Artaud disait : « En même temps que la révolution sociale et économique indispensable, nous attendons tous une révolution de la conscience qui nous permettra de guérir la vie». La non-violence, en rupture totale avec les manières de penser qui nous ont menés au désordre établi actuel, d’une part nous offre les moyens de mener cette révolution sociale et économique d’autre part et surtout, nous amène progressivement à cette révolution de la conscience qui nous permettra de guérir la vie…du mal de la violence. On comprend maintenant mieux pourquoi les gouvernements installés sur la violence de l’exploitation et de la contrainte ne tiennent guère à « enseigner » cette non-violence si « révolutionnaire » aux jeunes citoyens ».[...]
p153 « L’erreur est de croire que la seule manière d’abattre un système injuste est d’utiliser la violence armée contre les personnes qui le défendent. Un système politique, en effet, n’est jamais un bloc homogène et monolithique. On peut toujours y discerner trois grandes composantes : une minorité qui détient les leviers de commande politiques et économiques, une « majorité silencieuse » convaincue ou résignée, traversée de courants d’opposition et soumise le plus souvent à une intense propagande. Et enfin des policiers et des militaires, force armée du système, qui permettent au pouvoir de se maintenir en place. Chacune de ces composantes est, elle-même, traversée de courants divers qui peuvent, à chaque instant, compromettre l’unité de l’ensemble. Lutter contre un système politique (et une armée d’invasion n’est qu’un élément d’un système politique) en utilisant la violence armée, c’est d’abord renforcer ce système qui devient un bloc uni, cimenté par le nationalisme et l’exaltation militariste des uns et par l’instinct de conservation des autres. Une fois cette unité réalisée, il ne sera possible de venir à bout du système par la violence armée, qu’en constituant un système opposé aussi monolithique et porteur des mêmes tares que celui contre lequel on voulait lutter. »
Mouvement écologique « Vers une société écologique aujourd’hui » (1978 !)

De nos jours, de plus en plus de gens en sont conscients; « Démission générale ! » https://reporterre.net/La-grande-demission
 
sciencAVercorspeurosatory 2018

Publié dans littéradure | Pas de Commentaire »

La résilience selon Macron

Posté par elianguesard le 25 avril 2022

Gérer la catastrophe au lieu de lutter contre

La résilience selon Macron resilience_contreribaud

Dans la logique macroniste, les catastrophes sont inévitables et, en dépit de la mort qu’elles sèment, il ne s’agit pas de les empêcher mais de « vivre avec ». Cette résilience mise en valeur par le pouvoir vise avant tout à ce que ses sujets continuent à être fonctionnels sans être paralysés par la panique ou l’anxiété.

À ceux qui s’étonnent encore de la volonté du candidat Macron de pousser encore plus loin le modèle productiviste et hypertechnologique qui est en grande partie responsable des catastrophes climatique, sanitaire et énergétique dans lesquelles nous nous trouvons, il convient de rappeler qu’en bon collapsologue, le président sortant n’a jamais eu l’intention d’empêcher ni les désastres en cours ni ceux à venir, mais d’amener chacun à consentir à « vivre avec ». De fait, se renforcer dans l’épreuve est au cœur de la métaphysique étatique du malheur vertueux qu’il incarne.

Si l’on en croit la lecture du très discret rapport de la mission parlementaire sur la résilience nationale, publié en février 2022, « engagement et résilience de la nation » constituent le programme d’une République en marche acquise aux thèses effondristes, selon lesquelles les désastres sont inéluctables. Sous la férule de la commission de la défense nationale et des forces armées en la personne de Thomas Gassilloud, rapporteur principal, il s’agit d’« envisager les chocs de toute nature auxquels le pays doit se préparer » et d’éduquer les citoyens à être des bons soldats au service d’une « défense totale » de la nation.

Dans un contexte de « conflictualité généralisée à tous les espaces » et de « compétition stratégique » entre grandes puissances, ces parlementaires imprégnés de militarisme en appellent à un engagement en faveur d’un durcissement de la nation qui ne peut passer que par un endurcissement des individus. Ils s’inquiètent du fait qu’« auparavant, alors que l’effort de guerre et ses répercussions sur la population française étaient considérables, ils étaient acceptés par la société », tandis qu’aujourd’hui, « l’acceptabilité sociale des crises et des difficultés est devenue plus faible ». Comment les adeptes de la Résilience En Marche envisagent-ils de nous adapter aux désastres ?
Éloge du sacrifice

L’incantation à la résilience lancée par les auteurs de ce rapport en passe par l’éloge du sacrifice, sous couvert de solidarité :

« Des centaines d’exemples d’héroïsme civil et militaire montrent la résistance collective des peuples face aux épreuves – famines, invasions, exils – qu’ils traversent, illustrant que les membres d’une société humaine peuvent être habités par un sentiment ou des idéaux qui leur paraissent plus élevés que leur propre vie. »

Nous voici donc rassurés sur l’avenir, du fait que :

« La crise du Covid-19 a prouvé que des milliers de citoyens étaient prêts à s’engager, y compris en prenant des risques. »

Il est vrai que pour les précepteurs de la résilience, on ne souffre jamais en vain.

On ne s’étonnera donc pas qu’outre l’« évaluation des effectifs directement mobilisables pour contribuer à la résilience nationale, c’est-à-dire des hommes et des femmes susceptibles d’intervenir en première ligne en cas de crise grave », les rapporteurs préconisent une généralisation du service national universel et du port de l’uniforme dans les écoles. Ainsi peut-on lire que, « chez de nombreux jeunes et moins jeunes, l’abondance inhérente à la société de consommation a fait oublier la possibilité du manque matériel, l’habitude du confort a fait perdre l’aptitude à la rusticité » aboutissant à « une société qui assimile moins le risque et le danger, et perd en résilience face à l’adversité ».

Bref, nous serions des sous-hommes enjoints à nous tenir prêts à nous faire crucifier dans l’espace canonique de la résilience sans cesse en expansion. Décidément, dans ce « monde en guerre » dans lequel nous sommes projetés et dont il nous faut nous accommoder à tout prix, la quête effrénée de résilience nationale prend les allures d’une rhétorique de nationale-résilience.
La résilience pour ne rien changer

Risques et menaces seraient partout : il en va de la guerre des minisatellites en orbite basse, indispensables au déploiement de la 5G, comme de la « menace cyber », de la crise climatique, des épidémies de maladies infectieuses émergentes touchant l’humain, des pannes de service internet, des tentatives de déstabilisation par la désinformation, ou des agressions directes. Il s’agit de les identifier sans jamais remettre en question leurs causes.

En revanche, concernant ce sur quoi nous pourrions effectivement agir, c’est le grand silence. Nous ferions tous partie des forces vives de la résilience nationale pour sauver la 5G et non pour que tout le monde, en France, ait un toit et mange à sa faim. Quant à la leçon de la « crise sanitaire », elle réside dans la nécessité d’être solidaires, non pas pour se battre afin d’avoir suffisamment de lits d’hôpitaux pour la prochaine pandémie annoncée, mais pour « renforcer significativement notre autonomie en matière de production industrielle et d’approvisionnements ». Effectivement, à quoi serviraient des lits supplémentaires dans un contexte où « la crise sanitaire a montré l’aptitude remarquable de notre pays à résister aux conséquences de la catastrophe », notamment grâce au « dynamisme de la société civile » et à « des services publics développés et performants » ?

De même, bien que soulignant avec force le rôle des activités humaines dans l’« accélération de la fréquence des épidémies », notamment en matière d’élevage industriel et d’urbanisation échevelée, les auteurs ne nous proposent là encore que la résilience comme arme d’adaptation massive aux effets des catastrophes. Non seulement le modèle de la ferme industrielle n’est aucunement questionné, mais son expansion est encouragée par les actions biosécuritaires : confinement, vaccination, destruction de cheptels. De manière similaire, pour toute réponse au dérèglement climatique, les résilients en marche se rabattent sur une énergie nucléaire dont ils reconnaissent pourtant qu’« elle comporte inévitablement des risques industriels, sanitaires et environnementaux », et « s’accompagne d’exigences supplémentaires de prévention des accidents et de résilience en cas de survenue de ces derniers », substituant la fatalité des risques liés à l’atome à celle des risques liés au réchauffement. Car résilier signifie gouverner dans la fatalité des désastres, sans jamais se demander si l’adaptation est véritablement adaptée.
La promesse de la violence

Pour les rapporteurs :

« Nous avons tous le devoir de faire prendre conscience à nos concitoyens que le monde qui les entoure est un monde violent et qu’ils vont être rattrapés par cette violence très rapidement, quoi qu’il arrive. »

Une fois ce vent de panique semé, ils prescrivent d’« éviter que s’immisce au sein de la population des jeunes une peur du futur », car :

« si ce futur est perçu comme hostile, comme menaçant, cela devient très problématique […] la propension à l’anxiété et à la frustration des générations actuelles tend à réduire notre capacité de résilience collective dans une situation de crise grave. »

Dans cet édifiant exercice de double pensée, où il faut simultanément avoir peur et cesser d’avoir peur, il s’agit donc d’évacuer cette anxiété que craignent tant les dirigeants, pour mieux se préparer au pire sans jamais se révolter contre ses raisons. Le récent « Plan de résilience économique et sociale » proposé pour faire face à la flambée des prix de l’énergie dans le contexte de la guerre en Ukraine, s’inscrit pleinement dans ce gouvernement par la peur de la peur, la remise à la pompe ayant pour principale fonction d’étouffer toute volonté de révolte. Mieux vaut des Français ultra-résilients, plutôt qu’« ultrajaunes », pour reprendre le terme des parlementaires. Le « bouclier tarifaire » est un palliatif temporaire aux boucliers des CRS.

Tout comme à Fukushima les autorités ont enjoint la population à participer à la gestion du désastre en décontaminant afin d’apprendre à ne plus avoir peur de la radioactivité, on veut demander aux Français de cogérer les catastrophes avec des bouts de ficelle pour qu’ils se calment :

« Votre rapporteur estime qu’il est indispensable qu’en France, les populations soient mises dans la position d’acteurs plutôt que de consommateurs, comme lorsque nous avons été incités à fabriquer nous-mêmes des masques sanitaires. Cette implication pourra, en retour, réduire le sentiment d’anxiété, voire d’angoisse, éprouvé. »

Ce gouvernement par la peur de la peur est cohérent avec l’abandon du principe de précaution, cet empêcheur de résilier en rond jugé « omniprésent », faisant l’objet d’une « utilisation abusive », et contribuant à « donner le primat à l’émotion et à l’irrationalité ». Les auteurs en appellent à une évolution collective de notre rapport au risque :

« En passant d’un principe de précaution à un principe de résilience, qui reposerait sur une approche bénéfice-risque perçue comme plus souple et plus dynamique ».

Conscients du fait que « la communication gouvernementale est un enjeu majeur de bonne gestion d’une crise », les résilients En Marche confirment que l’administration des désastres, c’est-à-dire la cogestion généralisée des catastrophes et de leurs dégâts, est indissociable de l’administration des sentiments et des émotions à leur égard. Car la morale de la fable de la résilience est toujours la même : rien ne sert de se fâcher, il faut résilier à point.

Thierry Ribault
Chercheur en sciences sociales
au Clersé-CNRS-Université de Lille.

Il est l’auteur de Contre la résilience. À Fukushima et ailleurs,
éd. L’Échappée, 2021.

Tribune publiée sur le site Reporterre le 20 avril 2022.

Evelyne Pieiller :

Résilience partout, résistance nulle part

2021

Jusqu’où aller dans la mise en œuvre de nouvelles contraintes, et comment y aller ? Comment faire pour qu’elles apparaissent justifiées, voire bénéfiques, pour s’assurer de leur acceptabilité sociale ? Le recours aux sciences cognitives permet d’armer dans ce but les politiques publiques et de contribuer à un modelage de nos comportements ; ce qu’illustre la valorisation de la « résilience ».

« Ici, la résilience a la saveur d’une crépinette de pied de cochon. » Moins d’une semaine après les attentats du 13 novembre 2015, c’est ce qu’on pouvait lire dans un article du journal Le Monde vantant un restaurant. On peut supposer que la crépinette était d’autant plus forte en embrayeuse de résilience que ledit restaurant était situé dans l’un des arrondissements où avaient eu lieu les fusillades. C’était hardi, mais précurseur. Cinq ans plus tard, le mot est mis, si l’on ose dire, à toutes les sauces. Les institutions internationales, le monde de la finance, du management, de la santé publique, les économistes, les urbanistes, les climatologues : tous y recourent. Les politiques en raffolent. M. Joseph Biden a évoqué dans son discours d’investiture, le 20 janvier dernier, la « résilience » de la Constitution américaine. M. Emmanuel Macron le décline sans craindre de se répéter. S’il évoque, dans le contexte de la pandémie de Covid-19, les « scénarios de résilience » (France Info, 19 février 2021), il sait aussi se montrer plus inventif. Ainsi, pour le cinquantième anniversaire de la mort du général de Gaulle, le 9 novembre 2020, il salue son « esprit de résilience ». Il baptise la mobilisation de l’armée en mars 2020 opération « Résilience ». Au Forum économique mondial de Davos, le 26 janvier dernier, il se déclare « pour un capitalisme résilient ». Un récent projet de loi s’intitule « Climat et résilience ». Les ministres partagent le lexique du président, et Mme Roselyne Bachelot évoque avec entrain, sur fond de suspense durable, un « modèle résilient de fonctionnement des lieux culturels » (Twitter, 23 décembre 2020).

Manifestement, être résilient, c’est bien.

C’est peut-être même le bien.

Certes, on s’en est longtemps passé. Par exemple, si on se souvient bien, le général de Gaulle donnait plus dans la résistance que dans la résilience. Mais il est clair, quel que soit par ailleurs le flou qui l’entoure, qu’elle est toute vibrante d’une « positivité » particulière. On fait remonter sa popularisation en France aux travaux du psychiatre Boris Cyrulnik, autrefois membre de la commission Attali sur les freins à la croissance et devenu « le psy préféré des Français » – ses livres figurent, depuis le début des années 2000, parmi les meilleures ventes du secteur du développement personnel [1]. Cyrulnik définit la résilience comme :

« La capacité à réussir, à vivre et à se développer positivement, de manière socialement acceptable, en dépit du stress ou d’une adversité qui comporte normalement le risque grave d’une issue négative. » [2]

Positivons ! Tout un lexique a fleuri en relation avec cette merveilleuse capacité : face aux « accidents de la vie », on peut « se reconstruire », « rebondir », voire « se réinventer ». La souffrance peut vous faire du profit, en une version psychologique de la destruction créatrice…
Chocs intimes et crises sociales

On voit assez vite l’intérêt de mettre en avant cette émouvante notion. D’abord, elle a le charme de pouvoir s’appliquer de façon équivoque à l’individu et au collectif, comme si étaient superposables les chocs intimes et les crises sociales. Et puis, c’est quand même autre chose que le courage, la chance, l’entraide, la lutte, tous éléments qui permettent de fait de « s’en sortir », mais qui, franchement moins « psy », n’ont pas ce beau mystère du processus mental qui vous sauve et vous recrée. Il s’agit là d’une opération très réussie de célébration de la magie de nos ressources, qui maquille « l’adaptation permanente du sujet au détriment de la remise en cause des conditions de sa souffrance », comme le formule Thierry Ribault dans un livre précis et emporté [3].

Son extrême valorisation est bien sûr en accord avec l’air du temps, qui invite chacun à se considérer comme un capital à faire fructifier. Mais, de façon plus large, la promotion de la résilience comme modèle diffus de traversée profitable des épreuves, du résilient comme modeste héros qui a reconnu et transformé ses fragilités est une arme idéologique et politique idéale. Elle est de fait posée aujourd’hui et saluée comme la solution pour surmonter les temps difficiles. Ce que confirme l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), aujourd’hui intégré au ministère de l’intérieur, quand il propose en mars 2020 « la résilience comme axe de communication de crise ». Le contrat passé le 17 mars 2020 avec la BVA Nudge Unit (l’« unité coup de pouce » du groupe BVA), chargée de conseiller le gouvernement dans sa gestion de la pandémie, éclaire son rôle et le cadre dans lequel se situe la nouvelle « fabrique du consentement ». Car « coup de pouce » est le terme inoffensif qui désigne des techniques de suggestion indirecte chargées d’influencer, sans contrainte, les motivations et la prise de décision, de nous extraire en douceur de notre irrationalité spontanée, obstacle naturel à l’adoption de la « bonne pratique », en l’occurrence… de la résilience [4].

En France, BVA Group, société d’études et de conseil, offre, selon son site, des expertises « pour comprendre les individus et leurs usages émergents, afin d’anticiper les grands mouvements », mais aussi « de la communication pour créer, émouvoir et convertir [sic] grâce au formidable pouvoir des idées, de l’imagination et de la créativité ». Le site de sa filiale BVA Nudge Unit précise avec moins de lyrisme :

« Nous actionnons les “facteurs de changement” qui façonnent les comportements. »

On sait que la perception et l’interprétation du monde se traduisent en informations électrochimiques au long d’un réseau de nerfs et de cellules nerveuses (neurones) qui font circuler des signaux ; pour résumer, les neurones « codent » l’information. Les neurosciences, qui décrivent et interrogent cette transmission, peuvent se spécialiser dans l’examen de ce qui est mis en jeu dans les comportements ou dans les capacités mentales. Quelle fonction remplit la sérotonine, l’« hormone du bonheur » ? Quel rôle joue la dopamine dans les addictions ? Quelles sont les zones de la réflexion dans le cerveau, que s’y passe-t-il quand elles sont activées ? Ces neurosciences, qu’on appelle alors « cognitives », cherchent ainsi à identifier ce qui produit du « rationnel » et de l’« irrationnel », à cerner la connexion entre le conscient et l’inconscient, et, en s’appuyant sur l’examen des dysfonctionnements, à définir le processus physiologique qui sépare le normal du pathologique.

Elles portent donc sur des sujets majeurs, car elles contribuent à établir « scientifiquement » des normes de santé, psychiques ou comportementales, et peuvent être sollicitées pour corriger, améliorer ou transformer des « mécanismes » défaillants [5]. Puisqu’on sait quels messagers chimiques interviennent par exemple dans les émotions, puisqu’on connaît la localisation cérébrale de l’attention, il serait regrettable de ne pas profiter de ces avancées étourdissantes pour aider les individus à surmonter leurs difficultés ou à optimiser leur potentiel. Il suffit pour cela d’une analyse fine des processus, d’une cartographie détaillée des connexions neuronales et du recâblage des mécanismes. C’est à quoi va contribuer l’examen des « biais cognitifs ».

Dans les années 1970, les psychologues Daniel Kahneman (prix de la banque de Suède en mémoire d’Alfred Nobel, dit « Nobel d’économie », en 2002) et Amos Tversky avaient mis en lumière l’irrationalité de certains choix économiques [6]. Ce qui conduit à la prise de décision erronée est un raccourci généralement inconscient dans le traitement de l’information, qui lui fait subir une distorsion. Ce « biais cognitif » a pour lui le charme de la rapidité (on ne se fatigue pas le cerveau) et de l’évidence (il rayonne de certitude). On en est aujourd’hui à un répertoire d’environ deux cents biais cognitifs. Nous nous en tiendrons à quelques exemples : le « biais de confirmation », lorsque nous préférons ce qui va dans le sens de nos croyances ; le « biais de cadrage », lorsque nous choisissons ce que la présentation du propos nous incite à choisir ; ou encore celui qui pousse à valoriser le court terme. Il ne semblerait pas vraiment nécessaire de s’attarder sur ces biais, qui ressemblent assez au poids des préjugés, de la rhétorique, du tempérament, etc., si les neurosciences ne les incorporaient à leur champ d’étude, dans la perspective d’agir sur eux.

Selon elles, ces biais, dûment repérés dans toutes sortes de domaines, de la mémorisation aux relations sociales, présentent quelques caractéristiques remarquables. Contrairement à l’erreur, qui est aléatoire, ils seraient systématiques ; ils opéreraient chez tous les individus ; et ils seraient immémoriaux : durant la préhistoire, leur fonction était « de permettre à notre cerveau d’économiser du temps et de l’énergie » [7]. Mais, autrefois utiles, ils faussent aujourd’hui « nos décisions quotidiennes » [8]. Ces faiblesses universelles produisent un état émotionnel et orientent notre pensée. Or le fonctionnement du biais, à l’instar de celui de toute opération mentale, peut être modulé grâce à l’intervention de messages autres : pour que la décision soit moins émotionnelle, plus pertinente, changeons les connexions.

C’est là le rôle des nudges. On connaît l’histoire de la mouche cible dessinée au fond des urinoirs à Amsterdam, qui a effectivement permis une forte diminution des frais de nettoyage. L’anecdote est célèbre ; le sont un peu moins les multiples Nudge Units qui ont été mises en place pour guider certaines actions politiques : au Royaume-Uni, en 2010, dans le gouvernement de M. David Cameron ; en 2013, aux États-Unis, auprès de M. Barack Obama… En France, comme le résume M. Ismaël Emelien, qui a fait recruter la filiale de BVA lorsqu’il était conseiller de M. Macron, l’objectif n’est pas si loin de la mouche cible :

« On fait juste en sorte que la personne regarde dans la bonne direction. C’est complètement indissociable de l’intérêt général. » [9]

C’est très gentil. C’est toujours très gentil quand on pense pour nous, qui pensons mal. Concrètement, la Nudge Unit gouvernementale entreprend de « construire le bien-être et la résilience à long terme », car cette dernière ne saurait être une grâce personnelle, un don inexplicable, non : elle se « construit ».

Qu’on ne s’y trompe pas : il ne s’agit pas ici de la simple virtuosité de communicants surdoués. M. Éric Singler, responsable de la BVA Nudge Unit, le souligne :

« Informer et convaincre, à partir d’éléments rationnels, un individu qui ne l’est pas n’est pas pertinent pour qu’il change son comportement. » [10]

Et il insiste :

« Le Nudge implique un changement comportemental, pas seulement un changement d’image. Son enjeu n’est pas de créer une motivation, mais bien de faire basculer les gens de l’intention à l’action. L’intention se crée par la pédagogie et la communication. L’action se crée, elle, par la bascule comportementale. » [11]

Vive la mouche. Autrement dit, l’objectif, pour reprendre les mots de la philosophe Barbara Stiegler, est un « modelage infra-conscient de nos comportements » [12].

La Nudge Unit est discrète sur ses actions, ce qui se comprend. Néanmoins, il est clair que construire la résilience, et donc recâbler les connexions pour induire à accepter ce qui est censé contribuer à la résilience générale, passe évidemment par la culpabilisation, intériorisée, du « déviant » et par la gratification, intériorisée, de la « bonne pratique », porteuse d’un avenir radieux. Toutes émotions qui, une fois les neurones enfin codés correctement, modifient vertueusement les comportements et permettent d’accueillir les contraintes nécessaires à l’amélioration de l’état personnel comme de la situation collective. Les sciences cognitives « arment » ainsi, pour reprendre un terme cher à M. Singler, les politiques publiques, en rendant acceptables de nouvelles normes sociales, qui apparaissent alors morales, altruistes, bénéfiques pour tous.
Disparition du mauvais esprit

Évidemment, il y a de quoi s’assombrir. On peut s’effarer de la « scientisation » d’une entreprise politique de… mise aux normes. On peut être horrifié par la manipulation idéologique, le cynisme de l’éloge secret de l’adaptation, où disparaîtraient les mauvaises émotions et le mauvais esprit qui conduisent à l’insoumission. Mais on peut aussi remarquer avec un certain plaisir que la volonté de transformer chacun en soutien de la résilience a dû s’assortir de moyens de coercition aussi archaïques que les contraventions, et que l’« opinion publique » n’est pas entièrement convaincue de la puissance de réinvention censée naître des crises et des états d’urgence…

Evelyne Pieiller

Article publié dans le mensuel Le Monde diplomatique en mai 2021.

[1] Cf. l’étude cinglante de Nicolas Chevassus-au-Louis, « Le grand bazar de Boris Cyrulnik », Revue du Crieur n°6, 2017/1.

[2] Boris Cyrulnik, Un merveilleux malheur, Odile Jacob, Paris, 1999.

[3] Thierry Ribault, Contre la résilience. À Fukushima et ailleurs, L’Échappée, 2021.

[4] Le terme a été popularisé par l’économiste Richard Thaler et le juriste Cass Sunstein dans Nudge. La méthode douce pour inspirer la bonne décision, Vuibert, coll. Signature, 2010. Richard Thaler a reçu le « prix Nobel d’économie » en 2017.

[5] Elles sont déjà à l’œuvre, entre autres, dans la réflexion pédagogique. Cf. Stanislas Dehaene, Les Neurones de la lecture, Odile Jacob, 2007. L’auteur est président du conseil scientifique de l’éducation nationale, mis en place par le ministre Jean-Michel Blanquer.

[6] Lire Laura Raim, « Pire que l’autre, la nouvelle science économique », Le Monde diplomatique, juillet 2013.

[7] Éléonore Solé, « Comment notre cerveau nous manipule-t-il ? », Sciences et Avenir, 21 juillet 2019.

[8] Jérôme Boutang et Michel De Lara, Les Biais de l’esprit. Comment l’évolution a forgé notre psychologie, Odile Jacob, 2019.

[9] Cité dans Géraldine Woessner, « Emmanuel Macron et le pouvoir du “nudge” », Le Point, 4 juin 2020.

[10] Éric Singler, « Pour une “nudge unit” à la française », Libération, 11 mai 2014.

[11] Cité dans Hubert Guillaud, « Où en est le nudge (1/3) ? Tout est-il “nudgable” ? », InternetActu, 27 juin 2017.

[12] Barbara Stiegler, De la démocratie en pandémie. Santé, recherche, éducation, Gallimard, coll. Tracts, 2021.
Share this :

enzotraversolaviolencelaviolencepinson

source : https://sniadecki.wordpress.com/2022/04/24/ribault-macron/

Publié dans littéradure | Pas de Commentaire »

Pasvoter et Décroissance

Posté par elianguesard le 9 avril 2022

soleil

https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2022/04/05/albert-libertad-le-criminel-cest-lelecteur/#more-3662

Albert Libertad, « Le criminel, c’est l’électeur »

L’Anarchie, n° 47, 1er mars 1906

C’est toi le criminel, ô Peuple, puisque c’est toi le Souverain. Tu es, il est vrai, le criminel inconscient et naïf. Tu votes et tu ne vois pas que tu es ta propre victime.

Pourtant n’as-tu pas encore assez expérimenté que les députés, qui promettent de te défendre, comme tous les gouvernements du monde présent et passé, sont des menteurs et des impuissants ?

Tu le sais et tu t’en plains ! Tu le sais et tu les nommes ! Les gouvernants, quels qu’ils soient, ont travaillé, travaillent et travailleront pour leurs intérêts, pour ceux de leurs castes et de leurs coteries.

Où en a-t-il été et comment pourrait-il en être autrement ? Les gouvernés sont des subalternes et des exploités : en connais-tu qui ne le soient pas ?

Tant que tu n’as pas compris que c’est à toi seul qu’il appartient de produire et de vivre à ta guise, tant que tu supporteras – par crainte – et que tu fabriqueras toi-même – par croyance à l’autorité nécessaire – des chefs et des directeurs, sache-le bien aussi, tes délégués et tes maîtres vivront de ton labeur et de ta niaiserie. Tu te plains de tout ! Mais n’est-ce pas toi l’auteur des mille plaies qui te dévorent ?

Tu te plains de la police, de l’armée, de la justice, des casernes, des prisons, des administrations, des lois, des ministres, du gouvernement, des financiers, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des prêtres, des proprios, des salaires, des chômages, du parlement, des impôts, des gabelous, des rentiers, de la cherté des vivres, des fermages et des loyers, des longues journées d’atelier et d’usine, de la maigre pitance, des privations sans nombre et de la masse infinie des iniquités sociales.

Tu te plains ; mais tu veux le maintien du système où tu végètes. Tu te révoltes parfois, mais pour recommencer toujours. C’est toi qui produis tout, qui laboures et sèmes, qui forges et tisses, qui pétris et transformes, qui construis et fabriques, qui alimentes et fécondes !

Pourquoi donc ne consommes-tu pas à ta faim ? Pourquoi es-tu le mal-vêtu, le mal-nourri, le mal-abrité ? Oui, pourquoi le sans-pain, le sans-souliers, le sans-demeure ? Pourquoi n’es-tu pas ton maître ? Pourquoi te courbes-tu, obéis-tu, sers-tu ? Pourquoi es-tu l’inférieur, l’humilié, l’offensé, le serviteur, l’esclave ?

Tu élabores tout et tu ne possèdes rien. Tout est par toi et tu n’es rien.

Je me trompe. Tu es l’électeur, le votard, celui qui accepte ce qui est ; celui qui, par le bulletin de vote, sanctionne toutes ses misères ; celui qui, en votant, consacre toutes ses servitudes.

Tu es le volontaire valet, le domestique aimable, le laquais, le larbin, le chien léchant le fouet, rampant devant la poigne du maître. Tu es le sergot, le geôlier et le mouchard. Tu es le bon soldat, le portier modèle, le locataire bénévole. Tu es l’employé fidèle, le serviteur dévoué, le paysan sobre, l’ouvrier résigné de ton propre esclavage. Tu es toi-même ton bourreau. De quoi te plains-tu ?

Tu es un danger pour nous, hommes libres, pour nous, anarchistes. Tu es un danger à l’égal des tyrans, des maîtres que tu te donnes, que tu nommes, que tu soutiens, que tu nourris, que tu protèges de tes baïonnettes, que tu défends de ta force de brute, que tu exaltes de ton ignorance, que tu légalises par tes bulletins de vote – et que tu nous imposes par ton imbécillité.

C’est bien toi le Souverain, que l’on flagorne et que l’on dupe. Les discours t’encensent. Les affiches te raccrochent ; tu aimes les âneries et les courtisaneries : sois satisfait, en attendant d’être fusillé aux colonies, d’être massacré aux frontières, à l’ombre de ton drapeau.

Si des langues intéressées pourlèchent ta fiente royale, ô Souverain ! Si des candidats affamés de commandements et bourrés de platitudes brossent l’échine et la croupe de ton autocratie de papier ; si tu te grises de l’encens et des promesses que te déversent ceux qui t’ont toujours trahi, te trompent et te vendront demain : c’est que toi-même tu leur ressembles. C’est que tu ne vaux pas mieux que la horde de tes faméliques adulateurs. C’est que, n’ayant pu t’élever à la conscience de ton individualité et de ton indépendance, tu es incapable de t’affranchir par toi-même. Tu ne veux, donc tu ne peux être libre.

Allons, vote bien ! Aie confiance en tes mandataires, crois en tes élus.

Mais cesse de te plaindre. Les jougs que tu subis, c’est toi-même qui te les imposes. Les crimes dont tu souffres, c’est toi qui les commets. C’est toi le maître, c’est toi le criminel, et, ironie, c’est toi l’esclave, c’est toi la victime.

Nous autres, las de l’oppression des maîtres que tu nous donnes, las de supporter leur arrogance, las de supporter ta passivité, nous venons t’appeler à la réflexion, à l’action.

Allons, un bon mouvement : quitte l’habit étroit de la législation, lave ton corps rudement, afin que crèvent les parasites et la vermine qui te dévorent. Alors seulement tu pourras vivre pleinement.

Le Criminel, c’est l’Électeur !

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

http://cqfd-journal.org/Ce-cirque-qui-consiste-a-voter

Paru dans CQFD n°208 (avril 2022)
Par Simone Sittwe
Illustré par Cécile Kiefer

Mis en ligne le 08.04.2022

Si on ne se hasardera dans ces pages à aucun pronostic quant au résultat de la présidentielle, ce qu’on peut en revanche affirmer sans trop de risque, c’est que Francis Dupuis-Déri n’ira pas voter les 10 et 24 avril. D’une, parce qu’il est Québécois ; de deux, parce que mettre un bulletin dans une urne, c’est pas franchement sa came. Chercheur et professeur de sciences politiques et d’études féministes à l’Université du Québec à Montréal (Uqam), ce spécialiste des mouvements sociaux est aussi l’auteur d’un essai qui fleure bon la sédition : Nous n’irons plus aux urnes, sous-titré Plaidoyer pour l’abstention, paru chez Lux en 2019.

Quand on l’interroge sur l’intérêt politique de s’abstenir, Francis Dupuis-Déri ne fait pas dans la dentelle : « Pour ne pas participer au choix de nos maîtres ; ne pas cautionner un système fondamentalement inégalitaire qui maintient au pouvoir un monarque élu (le président) et une aristocratie élue (les parlementaires) ; parce qu’on a si souvent été déçus ; qu’on n’en peut plus de voter “contre” ; qu’aucune candidature ne correspond à nos priorités, nos valeurs, nos espoirs et nos intérêts  ; parce que la vie est ailleurs… »

Une diatribe à l’emporte-pièce ? On en est loin, l’opuscule de Francis Dupuis-Déri reposant en grande partie sur des éléments d’histoire politique solides et des réflexions inspirantes, imprégnées entre autres de la pensée de grandes figures de l’anarchisme, de Louise Michel à Errico Malatesta en passant par Voltairine de Cleyre et Pierre Kropotkine. Entretien.

Vous parlez du vote comme d’un outil de « dépossession », voire « d’usurpation » de notre pouvoir politique par les élites. C’est-à-dire ?

« Le fait est que les expériences de démocratie réelle, ou directe, ne connaissaient pas le vote ni d’élites élues. C’était vrai à Athènes mais aussi chez les Premières Nations autochtones en Amérique du Nord, avant que les puissances coloniales anglaise et française ne détruisent leur système politique, et en bien d’autres endroits du monde où les décisions se prenaient collectivement dans des assemblées de villages, y compris au Moyen Âge en Europe – et parfois dans des assemblées non mixtes de femmes, comme chez les Igbo au Nigéria, avant que le colonisateur anglais ne les interdise au début des années 1930. Lors de la fondation des premières républiques modernes à la fin du XVIIIe siècle, d’abord aux États-Unis d’Amérique après la guerre d’indépendance contre l’Angleterre, puis en France et à Haïti, les élites révolutionnaires n’ont pas proposé d’instaurer la démocratie directe et elles ne se définissaient même pas comme “démocrates” – mot repoussoir qui évoquait le chaos et la tyrannie des pauvres. Elles ne visaient qu’à remplacer l’ancienne aristocratie coloniale et monarchiste, en instaurant un régime électoral, qui n’est rien d’autre qu’une aristocratie élective.

Ce n’est que plus tard, dans les années 1820 aux États-Unis et en 1848 en France, que certains candidats vont commencer à se prétendre démocrates, par pur calcul électoral (car c’est un discours qui séduit le peuple), sans pour autant proposer d’abolir le parlement ni d’instaurer un système de démocratie directe dans lequel ils se retrouveraient d’ailleurs au chômage ! Évidemment, cette aristocratie élue se gargarise de beaux principes comme “la souveraineté du peuple” et “la démocratie”, mais c’est elle qui détient et exerce le véritable pouvoir politique, qu’elle partage avec le monarque élu, le président.

Aujourd’hui, non seulement nous sommes dépossédés du pouvoir politique réel par une élite qui prétend nous gouverner pour notre bien, mais on nous culpabilise1 si on refuse de participer à ce cirque qui consiste à voter pour nos maîtres…. sans parler de l’imbrication entre les élites politiques, économiques et médiatiques. »

On rappelle souvent aux abstentionnistes que certaines personnes sont mortes pour le droit de vote. Or, vous écrivez que « rendre hommage avec insistance aux personnes mortes pour le droit de vote contribue souvent à occulter la mémoire de celles qui défendaient […] l’autogestion, l’autonomie, l’anarchie »…

« Des gens sont morts pour toutes les causes : pour défendre la monarchie ou le fascisme et aussi, il est vrai, pour obtenir le droit de vote. Ces derniers ont permis à la nouvelle élite libérale-républicaine d’accéder au pouvoir. Mais une fois instauré, ce régime parlementaire est aussi inflexible que le précédent et ne permet certainement pas son remplacement par la vraie démocratie, la démocratie directe. Dans les faits, des défenseurs du parlementarisme ont aussi, de leur côté, assassiné et massacré des partisans de la démocratie directe, par exemple conseillistes ou anarchistes. Même les Communes ont été écrasées par le régime parlementaire centralisateur, comme vous le savez très bien en France… Bref, à chacun ses héros, à chacun ses martyrs, à chacun ses bourreaux. »

Vous évoquez l’histoire des suffragettes de Grande-Bretagne dont on célèbre encore aujourd’hui la victoire, tout en éludant les modes d’action qui l’ont rendue possible…

« Le mouvement anglais du droit pour les femmes de voter – et d’être élues – s’est divisé entre les suffragistes et les suffragettes. Les premières ont commencé, vers la fin du XIXe siècle, à pratiquer le lobbying auprès de députés favorables à leur cause, à lancer des pétitions, à publier des journaux, à organiser des meetings et à parader avec des bannières frappées du slogan « Law Abiding Suffragists » [Suffragistes respectueuses de la loi]. Les secondes, apparues au début du XXe siècle, ont pour leur part décidé de passer à l’action directe après avoir constaté qu’une quarantaine d’années à demander poliment le droit de vote n’avait abouti à rien. Comme en France et ailleurs, les hommes n’avaient pas oublié d’accorder aux femmes le droit de voter et d’être élues : ils le leur refusaient régulièrement, votant contre des dizaines de projets de lois en ce sens.

Les suffragettes ont donc convenu qu’il fallait déranger le plus possible. En 1903, elles forment la Women’s Social and Political Union (WSPU), qui publie un journal (Vote for Women) et organise des meetings et des manifestations. Elles se mettent aussi à perturber les rassemblements des partis politiques, à tel point que les femmes s’y voient par la suite refoulées à l’entrée. Qu’importe, les suffragettes ripostent. En se postant sur les toits avoisinants pour lancer des tuiles sur la foule. Ou bien en organisant des manifestations devant le Parlement, qui virent parfois à l’émeute, certaines militantes parvenant à pénétrer dans le bâtiment. Elles manifestent aussi dans le centre-ville de Londres, où elles saccagent à coups de marteaux ou de pierres les vitrines de bureaux gouvernementaux, de grands magasins et de journaux antisuffragistes comme le Daily Mail et le Daily News.

« Qu’importe, les suffragettes ripostent. »

Des centaines d’entre elles sont arrêtées. Leur dirigeante Emmeline Pankhurst déclare alors que “l’argument du carreau brisé est l’argument qui a le plus de valeur en politique moderne”. Et elles ne s’arrêtent pas là : les suffragettes saccagent des terrains de golf, coupent des fils télégraphiques et vandalisent des œuvres d’art, si bien que la National Gallery, la Tate Gallery et la Wallace Collection ferment leurs portes et que le British Museum n’accepte les femmes que si elles s’engagent formellement à rester calmes. Des centaines d’entre elles sont ensuite emprisonnées et entament des grèves de la faim avant d’être gavées de force. Elles vont enfin perpétrer plus de 300 attentats à la bombe ou incendies en 1913 et 1914, prenant pour cibles des églises, des trains, des résidences secondaires de ministres antisuffragistes. Raconter cette histoire permet de réfléchir à la pertinence de l’action directe et des actions de perturbation, à la légitimité des black blocs2, etc. »

Un siècle plus tard, on observe un taux d’abstention élevé chez les classes populaires ainsi que dans les territoires français d’Outre-mer, comme chez les populations autochtones du Québec. Comment l’expliquer ?

« En fait, le taux d’abstention est généralement plus élevé dans les catégories de la population les plus pauvres ou les plus marginalisées, et on en conclut souvent que cela représente un déficit d’intégration. On pense aussi, à l’inverse, que les catégories supérieures, chez lesquelles le taux de vote est le plus élevé, sont plus responsables, mieux éduquées, mieux intégrées. Le choix des mots est important. Pour ma part, je préfère dire que ces dernières ont été bien élevées, qu’elles sont bien endoctrinées, bien assimilées au système – qui d’ailleurs sert très bien leurs intérêts, en particulier matériels.

« La question importante n’est pas pourquoi les Mohawks refusent de voter, mais pourquoi devraient-ils voter ? »

A contrario, il suffit de demander aux catégories défavorisées pourquoi elles votent si peu pour obtenir des réponses très claires : aucune élite politique ne les représentant vraiment, c’est toujours la même misère, quelles que soient les promesses. Dans le cas plus spécifique d’États coloniaux comme le Québec et la France, une part importante des populations indigènes ne se reconnaissent tout simplement pas dans les institutions coloniales, ni dans les élites de la métropole. Par exemple [lors des élections générales québécoises de 2014], près de Montréal, on a observé dans la communauté mohawk (iroquoise) un taux d’abstention de 98 % ! Comme le disait Steve Bonspiel, un Mohawk de Kahnawake : “La question importante n’est pas pourquoi les Mohawks refusent de voter, mais pourquoi devraient-ils voter  ?” »

Quel regard portez-vous sur les combats de ceux qui veulent réformer le système, à l’instar des Gilets jaunes qui demandent notamment la mise en place du referendum d’initiative citoyenne (RIC) ?

« Plusieurs parmi nous sont à la recherche de solutions pour améliorer ou refonder le système politique. On pourrait aussi évoquer l’élection proportionnelle, le tirage au sort, etc. J’admets qu’il y a certainement place à l’amélioration pour rendre les systèmes électoraux plus participatifs et moins corrompus. Ainsi, il vaut assurément mieux avoir un contrôle public sur les dépenses électorales, par exemple, ou une dose de proportionnalité, ou encore la possibilité de lancer un référendum populaire, comme en Californie ou en Suisse. Dans ce dernier cas, les autorités politiques ont l’obligation de faire approuver par référendum des projets qui touchent des enjeux fondamentaux, comme une révision de la Constitution. La demande peut aussi venir du peuple : il faut alors, selon les cas, 50 000 ou 100 000 signatures pour imposer la consultation du vote populaire sur des sujets aussi différents que la mise en place d’un revenu de base inconditionnel, ou d’une journée de réflexion obligatoire pour les femmes avant un avortement, ou encore l’achat d’avions de combat (il s’agit d’exemples récents).

Mais la Suisse est-elle pour autant une société si différente de celles des autres régimes libéraux-républicains ? C’est que les forces de la société civile et surtout les puissances économiques savent influencer ces dispositifs “démocratiques”, et les parlementaires savent faire traîner les projets qui les dérangent. Cette démocratie “directe” a aussi un effet pervers : les manifestations sont moins bien perçues, car on considère que le système permet de s’exprimer sans descendre dans la rue. »

Certains considèrent qu’il est important de se rendre aux urnes tout en maintenant la pression sur les politiques en participant aux mobilisations sociales. Une stratégie du « juste milieu » qui ne vous convainc pas…

« Les dépenses de la gauche et de l’extrême gauche lors de la campagne présidentielle de 2017 se sont élevées à près de 30 millions d’euros, avec quasi 1 million pour Lutte ouvrière et plus de 700 000 euros pour le Nouveau parti anticapitaliste. Voilà des sommes considérables pour des candidatures non seulement vaincues, mais qui n’avaient aucune chance de l’emporter. Et je ne prends pas ici en compte les élections législatives, européennes ou régionales. Imaginez tout ce que l’extrême gauche pourrait faire, concrètement, avec de telles sommes… Sachant qu’il y aussi des milliers de militantes et militants mobilisés pendant des semaines, voire des mois, pour cette campagne électorale. Quel gaspillage de temps, d’énergie et de ressources…

Pour moi, cette stratégie du “juste milieu” est aussi une “force négative” car, très souvent, les partis politiques s’invitent plus ou moins ouvertement dans les mouvements sociaux en prétendant les aider, alors qu’ils ont la très mauvaise habitude d’essayer de les contrôler, pour favoriser justement leur prochaine campagne électorale. Tout cela au prétexte que les mobilisations sociales et populaires auraient absolument besoin d’un relais politique. Cette excuse sert en fait selon moi à mieux arrimer les mouvements sociaux, leurs mobilisations, leurs événements, car le parti cherche toujours au final à mettre le mouvement social au service de ses intérêts, et non l’inverse. »

Pour autant, vous estimez que l’abstention ne peut être féconde que si elle s’articule avec les luttes…

« Vous aurez compris que ma position n’est pas celle de l’hédoniste qui vit sur son île, même si cela m’apparaît comme un idéal merveilleux. Je suis pour l’engagement “citoyen” ou social ; pour le militantisme au sens noble, les mobilisations collectives, l’action de groupe avec des proches, dans son quartier, au travail, etc. C’est ainsi que nous sommes le plus libres, même si je ne suis pas naïf et que je sais bien que ces efforts sont eux aussi souvent vains, que l’on accumule les déceptions et les défaites. Mais c’est seulement là que se trouve ce que j’appelle la politique – et même la démocratie ou l’anarchie, deux termes qui peuvent être synonymes, si on les comprend bien. »
Propos recueillis par Simone Sittwe

1 Francis Dupuis-Déri explique cela en détail dans son livre Démocratie : histoire politique d’un mot (Lux, 2013), et plus rapidement dans Nous n’irons plus aux urnes ainsi que dans son article « Démocratie médiévale », paru dans le n° 49 de la revue Tumultes (2017).

2 Lire à ce sujet : Francis Dupuis-Déri, Les Black blocs – La liberté et l’égalité se manifestent, Lux, 2019.

Entretien avec Francis Dupuis-Déri
« Ce cirque qui consiste à voter pour nos maîtres »
Après Les Black blocs – La liberté et l’égalité se manifestent (Lux, 2003) ou L’Anarchie expliquée à mon père (Lux, 2014), Francis Dupuis-Déri, chercheur en sciences politiques et auteur prolixe, commet en 2019 un essai vivifiant : Nous n’irons plus aux urnes – Plaidoyer pour l’abstention (Lux). Où il est question de critique radicale du système électoral, de subversion du jeu et de pistes d’émancipation.

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

https://www.institutmomentum.org/les-resultats-decevants-de-lecologie-politique-en-2022-confirment-que-la-question-des-limites-a-la-croissance-reste-un-impense-politique/#more-22766

13 avril 2022

Les résultats décevants de l’écologie politique en 2022 confirment que la question des limites à la croissance reste un impensé politique

Tribune Le Monde par Luc Semal, 12 avril 2022

Le politiste Luc Semal analyse dans une tribune au « Monde » la « situation inextricable » à laquelle ont mené cinquante ans de déni politique depuis la publication du rapport Meadows, en 1972. Nous reproduisons ici ce texte qui nous aide à voir plus clair dans le brouillard de la déception.Cinquante ans après la publication du rapport Meadows sur les limites à la croissance, les résultats du premier tour de l’élection présidentielle peuvent donner une pénible impression de surplace. Impression fausse, car en réalité la situation a bien empiré depuis.

Avril 1972 : dans le cadre d’un référendum décidé par Georges Pompidou, les Français s’apprêtent à voter pour ou contre l’élargissement des Communautés européennes à quatre nouveaux pays, dont le Royaume-Uni. Le président en exercice de la Commission européenne, le socialiste néerlandais Sicco Mansholt, vient d’écrire que les conclusions générales du tout récent rapport Meadows – pas encore traduit en français – sont « si évidentes » qu’elles devraient désormais guider les décisions des instances européennes. Il s’attire ainsi les foudres de Georges Marchais qui, au nom du PCF, dénonce le « programme monstrueux » de Mansholt, lequel conduirait à un net recul du bien-être des Français. Puis d’autres personnalités de premier plan, dont Valéry Giscard d’Estaing et Raymond Barre, critiquent à leur tour Mansholt en assurant, entre autres, que le nucléaire permettra bientôt de repousser toutes les limites énergétiques. D’autres au contraire, dont l’agronome René Dumont et le philosophe André Gorz, saluent l’initiative de Mansholt, tout en ajoutant que la thèse des limites à la croissance mériterait d’être mieux articulée avec la question des inégalités – car ce sont d’abord et surtout les plus riches qui doivent réduire leur train de vie et leurs aspirations matérielles.

L’épisode n’a pas duré longtemps mais, pour la première fois, le débat politique a brièvement porté sur ce thème nouveau : pour ou contre la croissance ? Pour ou contre l’expansion ? Alors que l’écologie politique française émerge comme une force politique nouvelle, la « controverse Mansholt-Marchais » est un épisode à la fois fondateur et frustrant pour les écologistes. Oui, on a enfin parlé des limites à la croissance ; oui, le thème trouve un écho inattendu et la dynamique du mouvement anti-nucléaire semble prometteuse pour les écologistes ; mais la virulence des critiques adressées de toutes parts à Mansholt montre que le monde politique et économique est vent debout contre toute remise en cause de la croissance et de l’expansion.

Avril 2022 : cinquante ans ont passé. Les Français viennent de voter pour le premier tour de l’élection présidentielle. La campagne a pu sembler agitée par des thèmes potentiellement porteurs pour l’écologie politique : un nouveau rapport du GIEC plus alarmant que jamais, une guerre en Ukraine qui fait craindre pour la sûreté des centrales nucléaires, une hausse des prix de l’énergie comparable à un choc pétrolier et gazier, etc. Mais non. Le second tour se jouera entre un Président sortant dont le bilan écologique n’est pas à la hauteur des enjeux, et une candidate d’extrême-droite dont le programme montre qu’elle ferait encore pire. Tous deux ont la conviction que la réponse à la crise écologique passe moins par la sobriété que par la relance de la croissance et du nucléaire. Depuis cinquante ans, la promesse de solutions techniques est restée un argument récurrent de relativisation des limites écologiques, qui transcende les différences partisanes et prétend que nous n’aurions pas à choisir entre transition écologique et abondance matérielle.

Les résultats décevants de l’écologie politique en 2022 ne sont que marginalement attribuables aux faits et gestes de tel ou tel candidat. Ils s’inscrivent dans une tendance longue : depuis cinquante ans, la simple idée qu’il puisse exister des limites écologiques à la croissance et à l’expansion est restée dissonante, minoritaire dans l’opinion publique, et carrément hérétique parmi les décideurs. L’idée de décroissance y est au mieux ignorée, au pire utilisée comme une invective facile pour disqualifier l’ensemble des écologistes comme autant de fous inconséquents. Le rejet est si fort que, même parmi les partisans de la décroissance, beaucoup préfèrent s’autocensurer – attention, ne nous enfermons pas dans la radicalité et la marginalité, tentons plutôt de rassembler autour de termes et de projets moins clivants, etc.

Le problème est que la situation climatique et écologique est telle qu’il faudrait aborder de front la question des limites. Le dernier rapport du GIEC montre que les réductions des émissions de gaz à effet de serre, et donc les réductions de consommation d’énergies fossiles, devraient être massives et rapides, voire fulgurantes : les longues années qu’il faudrait pour construire plusieurs nouveaux réacteurs nucléaires sont un problème. La guerre en Ukraine nous rappelle le danger qui entoure et entourera toujours les réacteurs. Notre difficulté à nous passer du gaz russe révèle crument la dépendance aux énergies fossiles qui demeure, et la vulnérabilité qui en découle. Cinquante ans de déni, de tergiversation, de procrastination ont conduit à une situation inextricable, où les questions du pouvoir d’achat et du prix à la pompe continuent à reléguer toute autre préoccupation au second plan. Lentement, le piège écologique, énergétique et climatique se referme.

Pour l’écologie politique, le principal enseignement de l’élection de 2022 est la confirmation que la question des limites à la croissance reste un immense impensé politique, consciencieusement confiné hors du champ du pensable par une écrasante majorité des décideurs. Quelques brèches apparaissent parfois ici ou là, mais sans durablement faire émerger un projet politique en rupture avec la croissance et son monde. Il revient à l’écologie politique la tâche ingrate de s’interroger à nouveau sur sa raison d’être, et de se réinventer dans un contexte d’assombrissement des horizons écologiques et climatiques. Elle pourrait être porteuse d’un projet assumé de réduction massive des surconsommations des plus riches, de protection des plus vulnérables, de partage des richesses et de répartition équitable des efforts de sobriété, dans le cadre d’une décroissance en urgence des flux de matière et d’énergie – d’où moins de voitures, moins d’avions, moins d’équipements… Mais qui veut entendre ça ?

Luc Semal est Maître de conférences en science politique au Muséum national d’histoire naturelle et membre de l’Institut Momentum. Il est chercheur au Centre d’écologie et des sciences de la conservation (Cesco) et chercheur associé au Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (Ceraps). Ses travaux portent sur le rôle du catastrophisme, entendu comme une pensée politique du basculement, dans l’écologie politique et les mobilisations écologistes de la fin des années 1960 à nos jours. Il est l’auteur de « Face à l’effondrement. Militer à l’ombre des catastrophes » (PUF, 2019), de « Bestiaire disparu. Histoire de la dernière grande extinction » (Plume de carotte, 2013) ; et a co-dirigé avec Bruno Villalba l’ouvrage collectif « Sobriété énergétique. Contraintes matérielles, équité sociale et perspectives institutionnelles » (Quae, 2018).

 

Publié dans littéradure | Pas de Commentaire »

Les Psychopathes Majuscules

Posté par elianguesard le 15 mars 2022

thanathos

Les Psychopathes Majuscules, leur empire otaniste et leur « paix » de génocide, de saccage et de mensonges.

http://cecilia-zamudio.blogspot.com/2022/03/les-psychopathes-majuscules-leur-empire-otan-genocide-pillage-mensonges.html

Par Cecilia Zamudio

Ceux qui ont perpétré des bombardements, des massacres et des pillages contre l’Irak, la Libye, la Syrie, la Yougoslavie, la Colombie, le Yémen, la Somalie, l’Afghanistan, la Palestine, le Congo, l’Indonésie et des dizaines d’autres pays, en les bombardant par le biais de leur OTAN ou par le biais des régimes fascistes qu’ils soutiennent, en entraînant des armées génocidaires, des hordes de paramilitaires et de fanatiques religieux, en fomentant des coups d’État et des exterminations politiques, nous disent qu’ils sont les grands « défenseurs de la paix ».

 

Les Psychopathes Majuscules, prédateurs de l’humanité, nous disent que les « mauvais » sont ceux qui ne s’agenouillent pas devant leur volonté… Et c’est pourquoi toute l’humanité doit répudier le pays qui a osé refuser l’encerclement de l’OTAN (la plus grande force de guerre existante).

 

Les Psychopathes Majuscules, responsables de millions de morts pour saccager des pays, nous intoxiquent à travers leur appareil médiatique : en diabolisant à coups  d’omissions et de mensonges le pays qui décide de se défendre d’un encerclement de bases militaires et qui décide de défendre un peuple frère contre les bombardements exécutés depuis huit ans par le régime néonazi voisin installé et armé, précisément, par les psychopathes majuscules qui s’érigent en  maîtres du monde et en donneurs de leçons…

 

Les États-Unis, l’Union européenne et leur OTAN (que certains appellent déjà « Organisation terroriste de l’Atlantique Nord », en raison du nombre d’assassinats qu’elle a commis contre les peuples dont elle convoite les ressources) nous disent de condamner le pays qui ose réagir contre son siège, qui ose intervenir pour dénazifier ce que les États-Unis et l’UE se sont chargés de nazifier pendant de longues années à coup de soutien et de ressources à un régime néonazi. On nous dit qu’il faut condamner celui qui ose vouloir arrêter le génocide contre le Donbass perpétré par le régime ukrainien ; Génocide tellement financé et encouvert par l’Occident qu’on lui avait imposé une pierre tombale de silence médiatique.

 

À coup de manipulation médiatique, l’impérialisme étatsunien et européen impose son récit et fait passer les bourreaux pour les victimes : on nous martèle chaque jour que la « victime » est précisément ce régime néonazi qu’ils ont installé et armé en Ukraine pour servir de porte-avions contre la Russie et pour massacrer les populations du Donbass, d’ascendance russe.

 

On nous dit que « le peuple ukrainien doit être sauvé des méchants russes », mais on ne nous dit pas que l’opération russe a commencé en réponse à 8 ans de bombardements sur Lougansk et Donetsk, des années de violations des accords diplomatiques de Minsk par l’Ukraine, et que c’est une opération contre le régime ukrainien et ses bataillons néonazis, et non contre le peuple ukrainien qui souffre également des néonazis installés au pouvoir depuis le coup d’État de 2014.

 

Le régime néo-nazi d’Ukraine, en plus de perpétrer le génocide contre le Donbass, a interdit des partis (dont le parti communiste), a emprisonné et persécuté avec acharnement les antifascistes ukrainiens, a brûlé vifs des dizaines de syndicalistes et communistes en incendiant la maison des syndicats d’Odessa (48 personnes tuées et plus de 100 disparues). Le régime néo-nazi d’Ukraine  réprime le peuple ukrainien lui-même, persécute les Russes, les Hongrois et les Roms, a introduit la glorification de figures nazies dans les contenus éducatifs, a promulgué une loi de discrimination raciale (en ligne directe avec sa politique de « nettoyage ethnique »), a privatisé des entreprises et des services publics, a livré les ressources de l’Ukraine à des multinationales des États-Unis, l’UE et ses partenaires, a ployé sa souveraineté aux États-Unis, a appauvri la classe ouvrière ukrainienne au point de réduire les femmes les plus appauvries en « ventres à louer de l’Europe », etc.

 

Les psychopathes majuscules nous disent qu’armer des néonazis et fomenter un génocide contre l’ethnie russe, en assassinant 14000 personnes en 8 ans, est quelque chose de merveilleusement « pacifique et démocratique », et ils nous interdisent même d’écouter la version du pays qu’ils ordonnent de condamner : Ils censurent les médias russes, au cas où nous aurions l’idée de nous informer en dehors de la camisole de force établie. De cette façon, et profitant de l’ignorance qu’ils ont cultivée pendant des années chez les masses, ils parviennent à remplir des places entières avec des gens télécommandés pour soutenir un régime néonazi.

 

Les Psychopathes Majuscules, à l’ apogée de leur Dictature du Capital, intoxiquent les masses avec des mensonges aussi grossiers que de faire passer un jeu vidéo pour un « bombardement russe » ; ou aussi infâmes que de faire passer les adieux déchirants d’un père et de sa fille fuyant les bombardements ukrainiens en direction de la Russie, comme « fuyant les Russes »; ou aussi pervers que d’utiliser les images des victimes des bombardements indiscriminés perpétrés par l’Ukraine contre le Donbass pour les faire passer comme « victimes des bombardements russes». Ils parviennent ainsi à convaincre une foule de dupes, en manipulant leurs esprits et en réduisant leurs capacités cognitives.

 

Les   Psychopathes Majuscules enrôlent même des civils dans leur guerre contre la Russie. Un nombre incalculable de fascistes, intoxiqués de russophobie, se dirigent vers l’Ukraine, où leur sont remises les « pacifiques » armes payées par le « fonds pour la paix » extorqué aux peuples par des institutions internationales au service de l’impérialisme : la nazification de l’Europe continue, et avec des fonds publics.

 

Depuis les ambassades d’Ukraine, dans divers pays, ils publient des annonces pour enrôler des civils. Au comble du cynisme, ils cherchent à enrôler comme chair à canon des personnes de peuples africains, latino-américains et asiatiques, c’est-à-dire de ces mêmes peuples que le régime néo-nazi ukrainien discrimine et méprise : Dans une claire logique capitaliste, ils savent que c’est dans les pays les plus appauvris par le pillage transnational qu’ils vont trouver le plus d’êtres humains affamés prêts à essayer le mercenariat. Le suprémacisme européen, dans son essence néocoloniale, conçoit l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine comme de simples réservoirs de ressources naturelles et humaines.

 

Les Psychopathes Majuscules pourraient simplement renoncer à leur ignominie d’installer des bases nucléaires aux portes de la Russie, arrêter le génocide qu’ils commettent contre le Donbass, accepter que les néonazis soient jugés (qui sont les revendications raisonnables et justes de la Russie), mais au contraire, les Psychopathes Majuscules choisissent d’augmenter la nazification et de multiplier la capacité de guerre de leur gigantesque OTAN.

 

Les Psychopathes préparent une guerre aux proportions majuscules : La classe exploiteuse des pays otanistes ne pense qu’aux millions qu’elle gagnera avec une macro guerre. Les milliardaires fabricants d’armes capitalisent en pillant les budgets publics des pays ; ces budgets payés par la classe ouvrière avec ses impôts, ces mêmes budgets qui seront retirés à la santé publique, à l’éducation, aux retraites, aux services sociaux, en rendant les conditions de vie de la classe ouvrière encore plus précaires. Les entreprises étatsuniennes vendent le gaz 40% plus cher que le gaz russe, et elles s’assurent déjà des contrats moyennant leurs pratiques abjectes : elles capitalisent pléthoriques. Les prix de l’énergie grimpent et tout le reste avec : la classe ouvrière est étranglée. Le prix du blé augmente, et les populations du monde en situation de carence alimentaire sont poussées vers la famine.

 

Mais les Psychopathes Majuscules ne pensent qu’aux immenses richesses qu’ils vont piller s’ils affaiblissent ou s’emparent de la Russie. Les Psychopathes qui capitalisent moyennant l’exploitation de la classe ouvrière, le pillage de la nature et leurs guerres otanistes, se soucient bien peu d’entraîner l’humanité dans des souffrances encore plus atroces que celles qu’ils lui infligent déjà.

 

Des Dizaines de personnes ont été assassinées dans la Maison des Syndicats d’Odessa et plus de 100 personnes ont été disparues par les néo-nazis ukrainiens le 2 mai 2014. Assassinées à coups, d’autres brûlées vivantes, d’autres encore se sont lancées par les fenêtres en cherchant éviter le feu provoqué et ont été mises à mort alors qu’elles gisaient au sol, blessées ; le tout devant une foule empoisonnée de racisme et d’anticommunisme. La femme enceinte de la photographie fut étranglée avec le fil du téléphone par les néonazis ukrainiens.

_______________________

Traduction : Rose-Marie LOU, révision de traduction C. Zamudio

Publié dans littéradure | Pas de Commentaire »

Au camarade de Bure en prison

Posté par elianguesard le 28 février 2022

zadematerial
Salut,

Comme vous le savez peut-être, il reste un inculpé dit du "8 décembre"
incarcéré faisant l'objet d'une mesure d'isolement des plus strictes. Il
est absolument brisé par sa détention.

Rappel : https://soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org/

Récemment, sa demande de mise en liberté a été rejetée avec des
motivations ignobles et son isolement a été prolongé sur des fondements
très sombres et briseurs d'espoir.

Cette personne a prévu de débuter une grève de la faim dimanche 27
février à 18h00 et souhaite obtenir du soutien dans sa démarche.

Il a besoin que sa lettre ci-joint soit diffusée le plus largement
possible dans nos réseaux, nos médias, mais pas seulement.

Ainsi, on compte sur vous pour bombarder sa lettre ce dimanche à 18h00
et ces prochains jours.

Merci pour lui.

Solidarité face à la répression !

A bas toutes les prisons !

fichier pdf Libret Flot

SI Exif

Publié dans littéradure | Pas de Commentaire »

APPEL À L’AIDE URGENT de LEONARD PELTIER

Posté par elianguesard le 8 février 2022

venceremosenfan

https://chrisp.lautre.net/wpblog/?p=6929

On 2022-02-05,  by chrisp
Traduction Pascal Grégis, CSIA-Nitassinan

L’appel à l’aide urgent de Leonard Peltier

« Le COVID a ramené la prison de Coleman à une époque ténébreuse. Je me souviens d’un temps à Marion USP où j’avais été mis à l’isolement pendant si longtemps, ce genre de moments où 72 heures peuvent suffire à vous faire oublier qui vous êtes. J’écrivais physiquement qui j’étais sur le sol afin que si j’oubliais, je pouvais le lire et m’en souvenir. J’avais échangé ma dernière cigarette contre un stylo. J’accourais à la porte au moindre passage d’un garde pour avoir un aperçu d’un être humain, même si c’était un qui me détestait, c’était un autre humain et c’était bon pour mon esprit le temps d’une minute.

Je suis en enfer, et il n’y a rien d’autre à faire que de prendre sur soi aussi longtemps que vous le pouvez. Je m’accroche à l’idée que les gens ici font ce qu’ils peuvent pour améliorer nos conditions. La peur et le stress touchent tout le monde, y compris le staff. Vous pouvez le voir sur leurs visages et l’entendre dans leurs voix. L’institution entière est confinée.

L’année dernière, entrer et sortir du verrouillage signifiait au moins une douche tous les trois jours, un repas au-delà du sandwich agrémenté d’une lichette de beurre de cacahuète ¦ mais maintenant, avec le COVID pour excuse, rien. Pas de téléphone, pas de fenêtre, pas d’air frais ¦ pas d’humains pour se rassembler ¦ pas de voix aimées. Rien qui puisse nous soulager. Pour les gens vieux et malades, être laissé seul sans attention équivaut à une chambre de torture.

Où sont nos activistes des droits humains ? Par ma voix, et avec moi, vous entendez de nombreuses femmes et hommes désespérés. Là-bas ils sont en train de transformer un environnement déjà rude en asile, et pour beaucoup d’entre nous qui n’avons pas reçu la peine de mort, nous sommes désormais en train d’en contempler une ! Aidez-moi, mes frères et sœurs, aidez-moi mes bons amis ! »

Leonard PELTIER

CONTACTEZ VOS REPRÉSENTANTS ET LA MAISON BLANCHE

INNONDEZ LEURS BOÎTES MAILS ! OU LEONARD RISQUE DE MOURIR LÀ-BAS

https://www.whitehouse.gov/contact/

PS : Leonard PELTIER a été testé positif au COVID-19. Il est urgent de demander à ce qu’il soit transféré à l’hôpital pour être soigné et de demander au Président des États-Unis Joe Biden de lui accorder une grâce présidentielle. Signer la pétition sur change.org :

https://chng.it/xChWLc5vT6

 

 

Publié dans littéradure | Pas de Commentaire »

La collusion systémique des organisations internationales chargées de la santé mondiale : le cas de Genève.

Posté par elianguesard le 25 octobre 2021

oiseaubleufleur

https://anthropo-logiques.org/la-collusion-systemique-des-organisations-internationales-chargees-de-la-sante-mondiale-le-cas-specifique-de-geneve/

Jean-Dominique Michel 25 10 2021

 

C’est un immense honneur pour moi de partager avec les lectrices et lecteurs de ce blog le texte qui suit, généreusement donné à partager par son auteure. Mme Françoise Bloch, socio-anthropologue retraitée du CNRS, est une des meilleures connaisseures de l’univers qu’elle décrit dans son article et des dynamiques putrides qui le régissent hélas. Je ne cacherai pas à ce sujet la tristesse que je ressens à devoir par honnêteté intellectuelle dire du mal d’institutions comme l’OMS ou à un niveau national et local par exemple l’Office fédéral de la santé publique et les Hôpitaux Universitaires de Genève. Ceci pour la bonne et simple raison qu’on y trouve nombre de professionnels intègres et compétents, et que des programmes absolument remarquables y ont été élaborés et mis en œuvre.

Il n’est reste pas moins que ces organisations sont aujourd’hui au cœur des dérives généralisées de corruption systémique, auxquelles elles participent activement. On citera par exemple pour les HUG la méta-analyse frauduleuse Fiolet et al. de l’été dernier, un article malhonnête commandité et supervisé par une soi-disant « star » de la Faculté de médecine, la Pr Caroline Samer, accessoirement grande amie de Karine Lacombe et de Yazdan Yazdanpanah pour ceux qui ont quelque connaissance dans le trombinoscope de la crapulerie en cours. Laquelle, selon le Pr Martin Kulldorff de la Faculté de médecine de Harvard, aura coûté d’innombrables vies mais fort heureusement pour elles engraissé les pharmas qui font danser tout ce petit monde… Grâce donc à cette truanderie, montée en épingle par la presse aux ordres de Big Pharma (comme en Romandie Le Temps, Heidi News et la Revue médical suisse) un ultime clou de cercueil a été fort opportunément planté dans le cercueil des traitements précoces, condition nécessaire à tout ce qui nous a été infligé depuis contre toute science digne de ce nom.

Je connais pareillement des personnes d’une intégrité et d’une qualité rare à l’OMS, proposant des programmes remarquables. Il n’en reste pas moins : l’institution aujourd’hui est un triste exemple paradigmatique des pires scories qui font que, alors que nous croyions vivre en démocratie, nous nous découvrons en réalité ayant basculé dans un totalitarisme mafieux.

Pas besoin de théories abracadabrantesques pour cela : à ce qu’on sache, la corruption généralisée relève bel et bien d’un complot et est donc l’œuvre de comploteurs. L’étiquette de « complotistes » pour nier la réalité du problème et étiqueter dans le même sac infamant les dénonciateurs de ces turpitudes est une réussite de propagande à la hauteur de son naufrage moral, dont ceux qui l’ont servie sur un plateau auront tôt ou tard à rendre des comptes.

La triste réalité est que l’OMS aujourd’hui est prostituée aux marchands du temple et autres sociopathes délirants. Lesquels ont accessoirement trouvé la meilleure couverture qui soit : celle de tout faire et dire ouvertement.

Pour en donner un seul exemple, Bill Gates explique ainsi sans s’en cacher (pourquoi le ferait-il ?!) que l’ingénierie génique est la voie du futur tant pour les plantes que pour les animaux sans oublier bien sûr l’être humain. Et la gauche avec les écologistes de tous poils d’applaudir bruyamment ce programme d’une nature et d’une humanité OGM en louant le généreux philanthrope et se précipitant sur un pseudo-vaccin expérimental qui n’est jamais que sa dernière et dangereuse lubie…

Françoise Bloch connaît bien la maison : elle a fait partie de ces irréductibles alerteurs de conscience qui ont tenu un piquet jour après jour devant le siège de l’OMS (à Genève donc) pour dénoncer les compromissions de l’institution en matière de santé liée à des accidents nucléaires. Car oui, l’OMS, outre de créer des marchés réservés à des intérêts privés, lave plus blanc. Ce en quoi Genève est en effet pour elle un domicile de choix. La compromission des autorités y semble logiquement aussi sans fin que leur manque de scrupules : la GAVI, un bidule aux privilèges gravissimes et servant avant tout les intérêts économiques de M. Gates vient de se voir remettre « amicalement » la cuvée 2020 de la « Vigne des Nations » par l’état genevois. On hésitera à paraphraser Blanche Gardin en adjoignant les politiques aux journalistes…

Or donc, l’auteur nous invite ici dans un magistral tour d’horizon de ces marécages qui, malgré leur puanteur, sont encore décrit par les élites médiatico-politiques comme un jardin de fleurs aux effluves gracieusement philanthropes.

Son texte étant détaillé, j’en reproduis infra le début (résumé et introduction), avec un lien pour que les lecteurs intéressés puissent le télécharger. Sauf à déjà connaître ces réalités, ils y gagneront en intelligence des choses mais pas en réassurance quant à la probité de ceux qui nous conduisent vers l’abîme.

Rappelons pour conclure cette petite introduction que le directeur général de l’OMS est accusé de crimes de guerre, témoignages embarrassants à l’appui. Le lecteur intéressé pourra se reporter à l’analyse toute fraîche de Liliane Held-Khawam sur son blog ô combien recommandable.

  • Le chef de l’OMS a-t-il été un des acteurs-clés qui se seraient livrés à « des meurtres » et auraient autorisé « la détention arbitraire et la torture d’Éthiopiens »? La plainte qui le discrédite. Pour lire l’article : cliquer ici.

Sur son blog tout autant recommandable (Le Courrier des Stratèges), Eric Verhaege, énonce l’intention totalitaire ultime en matière sanitaire.

  • Les dirigeants européens veulent une gouvernance mondiale de la santé. Pour lire l’article : cliquer ici.

Et pour ceusse qui resteraient durs de la feuille ou de la comprenure, la pente des politiques de santé futures voulue par ces bataillons de malfrats est toute tracée -elle évacuera bien sûr au passage les médecins-traitants rendus inutilement coûteux par l’Intelligence Artificielle. Selon le commentaire des Échos, « la santé est le nouvel eldorado des Gafa. Leurs possibilités technologiques sont gigantesques, leur seule limite sera la confiance que les patients et les professionnels leur feront. » On ne saurait mieux dire hélas.

  • Santé : les Gafa désormais à notre chevet. Pour lire l’article : cliquer ici.

Si vous êtes prêts à descendre dans les fange, avec votre anti-moustique, vos anti-parasitaires et votre aspi-venin, la ballade en vaut malgré tout assurément la peine ! Je remercie ici chaleureusement ma consœur François Bloch pour son travail si éclairant et de la possibilité qu’elle m’a accordée de le publier ici.

 

************

COVID 19

La collusion systémique des organisations et institutions internationales chargées de la santé mondiale. Le cas spécifique de Genève.

 

 octobre 2021, par Françoise Bloch, socio-anthropoloque CNRS-Université Lyon 2 retraitée, membre de l’ex-collectif IWHO[1]

 

Avertissement

La « gestion politique » de la crise sanitaire du Covid, consécutive à l’arrivée d’un virus respiratoire,  le SRAS Cov 2, suscite de nombreuses controverses pour la plupart censurées. En effet, la seule mesure médicale envisagée dès le début pour endiguer l’épidémie finalement peu létale sauf pour les personnes âgées et/ou atteintes de co-morbidités[2] fut très vite d’imposer la vaccination alors que des remèdes efficaces et connus depuis longtemps existaient pour  soigner ce virus. Mais il fut interdit aux médecins de les prescrire. Et pour contraindre les citoyens à la vaccination fut tout d’abord manipulée la peur que les medias distillaient en boucle puis furent prises des mesures de plus en plus liberticides dont la dernière en date est  le pass sanitaire, fortement contesté puisqu’il discrimine les non-vaccinéEs en les privant de tout accès à la vie sociale et culturelle, leur interdisant jusqu’à l’accès aux lieux publics. Des scientifiques et des médecins intègres qui contestent les mesures prises sont disqualifiés, attaqués personnellement, traités de « complotistes » et menacés de perdre leur emploi comme les citoyenNes qui ne consentent pas à se faire vacciner.

 Tout ceci m’a bien sûr interpelée – comme d’autres – et a suscité chez moi  la suspicion mais aussi la curiosité  et bien sûr l’envie de comprendre comment une telle « coordination » des autorités politiques, sanitaires et médiatiques mondiales[3] avait bien pu se construire. Ayant participé pendant dix ans à une Vigie devant l’OMS pour y dénoncer sa dissimulation des effets sanitaires des catastrophes nucléaires, j’avais déjà effectué de premières investigations sur la manière dont l’OMS était financée[4]. Assez vite, j’ai eu envie de les prolonger et de les élargir aux autres organisations internationales qui se « soucient » de la santé mondiale.  Loin d’être exhaustif, ce texte que je soumets à votre curiosité voire à vos critiques, se veut une modeste contribution au débat qui, je le souhaite, devrait s’engager[5].

[1]       Ce texte doit beaucoup à de nombreux-ses autres dont Véronique R., Marie Elise H., Véronique G., membres comme je le fus de l’ex-collectif IWHO https://independentwho.org/en/ et aux membres de Changer de Cap https://changerdecap.net/.  Sans nos échanges, leurs contributions et celles de nombreux autres scientifiques, médecins, juristes et citoyenNes, je n’aurais jamais éprouvé le besoin de l’écrire. Toute  ma gratitude va aussi à ceux et celles, citoyenNes du  monde,  qui luttent et investissent leurs capacités et leur énergie pour le bien commun de l’humanité entière. Qu’ils et elles en soient tous et toutes ici remerciéEs.

[2]       Jean Dominique  Michel mars 2020, Covid 19, fin de partie ? https://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html

[3]       Laurent Mucchielli, fevrier 2021, Qui construit la doxa du Covid ? https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/210221/qui-construit-la-doxa-du-covid

[4]       Françoise Bloch, 2015, Premières analyses du financement de l’OMS à travers l’analyse de ses bilans financiers sur 10 ans, document interne non publié !

[5]       Ont été mis en gras certains passages particulièrement pertinents et en italiques les citations et extraits de discours.   Les références de liens, ouvrages ou articles seront en notes de bas de page de manière à ne pas alourdir un texte déjà long. Lecteurs ou lectrices pourront s’y référer et y vérifier mes sources comme il se doit.


Résumé :

Plusieurs organisations et institutions internationales chargées de la santé mondiale – l’OMS, la GAVI vaccine alliance, le Global fund, toutes situées à Genève – bien qu’ayant des statuts différents mais toutes un financement public/privé -, affichent comme  priorité l’amélioration de la santé de la population mondiale par les vaccins et « la protection de la mère et de l’enfant » en visant principalement les pays du Sud mais pas que puisque ce sont les politiques de santé publique occidentales qui leur permettent de s’enrichir en décidant de rembourser tel ou tel médicament ou vaccin et pas tel autre ! L’OMS en particulier collabore avec l’OMC et l’OMPI qui se chargent de breveter puis commercialiser ces vaccins et autres médicaments. Or le financement public-privé de ces organisations internationales est très problématique puisque de très riches et « pseudo philanthropes »  et leurs fondations, loin de faire « don » de leurs contributions les ciblent sur des objectifs précis et exercent sur ces organisations comme sur les recherches qu’ils financent,  un pouvoir exorbitant par l’argent. Tout ceci avec la complicité active des autorités politiques et sanitaires suisses et internationales qu’incarnent les grands pays néolibéraux occidentaux – où sont localisés les sièges des plus grandes multinationales dont les pharmas – qui se sont enrichis et continuent à le faire en pillant les ressources  du Tiers Monde et y fomentant des guerres incessantes….dont la plupart des citoyens occidentaux profitent qu’ils en aient conscience ou pas.

L’épidémie de Covid due à un virus, le SRAS Cov 2, dont l’origine n’est pas naturelle – venant d’un pangolin ou tout autre animal du marché de Wuhan – a longuement été conçue et préparée  selon le modèle d’une guerre bioterroriste en même temps qu’étaient prévus les tests PCR pour le détecter, les vaccins pour l’endiguer et la propagande véhiculée par les médias pour les imposer. Les nombreux dépôts de brevets depuis le début des années 2000 le prouvent : juste retour des choses ! Nous démontrons donc qu’il y a eu collusion systémique de toutes les organisations et institutions internationales pour préparer de longue date cette épidémie de Covid. Toutes ces organisations et institutions internationales se sont en effet coordonnées et concertées pour organiser toute la crise dite sanitaire afin d’élargir le marché des vaccins et vaincre les « résistances culturelles» et les « obstacles de genre »  en utilisant tous les moyens, y compris la coercition, pour convaincre de leur efficacité.

Or au vu de tous les scandales et expérimentations vaccinales faites sur l’humain – et en particulier sur les femmes et les enfants – qui ont eu lieu tant dans les pays du Sud que dans ceux du Nord et de nombreux travaux de recherche passés sous silence, peuvent être comprises ces « résistances y compris de genre». Ces travaux démontrent que la vaccination massive des enfants, une erreur médicale du 19ème siècle dans le prolongement des travaux pasteuriens, tous falsifiés, ne résout en rien les maladies qu’elle prétend guérir mais au contraire provoque des effets secondaires dont certains mortifères, un abaissement des défenses immunitaires naturelles et l’augmentation des maladies dégénératives de plus en plus nombreuses. Les « pseudo vaccins contre le Covid » – des thérapies géniques expérimentales mises sur « le marché » avec une autorisation conditionnelle – n’échappent pas à ces constats, compte tenu des effets secondaires et des décès qu’elles provoquent. L’immunité naturelle est bien plus convaincante pour lutter contre des virus que l’efficacité contestée des vaccins.  Mais  par contre, cette crise dite du Covid met en évidence pour ceux et celles qui l’ignoraient,  le degré de corruption dans lequel « ces nouveaux maîtres du monde » entrainent et gangrènent  les institutions – scientifiques, médicales, politiques….et médiatiques- qu’elles financent en prétendant lutter contre les maladies dont….la pauvreté, les inégalités sociales et internationales, la  pollution des sols, de l’air comme la prédation des ressources naturelles sont les causes qu’ils s’emploient à perpétuer .

Toutefois, au-delà de la question de la vaccination, ces « nouveaux maîtres du monde » partagent une idéologie 2.0 que la crise sanitaire leur a permis d’amplifier, un bel effet d’aubaine !  Cette idéologie mêle transhumanisme, »homme augmenté » Intelligence artificielle., génétique, amplification du numérique et de l’informatique, nanotechnologies et  un asséchement des finances publiques vers plus de privatisations,  afin d’exercer un contrôle total sur nos vies pour , disent-ils, notre « plus grand bien » mais surtout pour leur plus grand profit.

Il reste désormais aux citoyenNEs de se mobiliser  pour reprendre le contrôle de leur vie et de leur santé avant que ce qui constitue l’humain disparaisse derrière des écrans et des « béquilles » technologiques ainsi que l’humanité entière sous les effets de la crise climatique, financière, psychologique et sociale.  

*****

La Suisse, principalement connue pour ses montagnes somptueuses et enneigées, sa « neutralité » à géométrie variable et sa stabilité  politique reposant sur le consensus et la démocratie semi-directe et laissant une grande autonomie aux cantons, l’est aussi pour ses banques, « son optimisation fiscale », c’est à dire une fiscalité attrayante  pour les riches et les sièges de multinationales[1] qu’elle a su attirer. Elle n’est d’ailleurs pas la seule à offrir aux riches le bénéfice  d’avantages fiscaux.

Mais elle l’est aussi pour l’accueil qu’elle offre à des organisations internationales dont la plupart sont domiciliées dans la « ville du bout du lac », c’est à dire à Genève. Celle-ci  tire  sa réputation de ville internationale de la présence du siège de l’ONU et des nombreuses organisations qui y sont « accueillies ». Dépositaire des conventions du même nom, Genève ne porte pas que l’habit « humanitaire » dont elle souhaiterait être revêtue, même si le CICR (comité internationale de la Croix Rouge),  la commission des droits de l’homme et le UNHCR (Haut commissariat aux réfugiés, une agence de l’ONU)  sont aussi situées à Genève. Elle sait toutefois s’accommoder de cet habit, certainement trop grand pour elle, et en tirer bien sûr, quelques avantages. On ne mord pas la main qui vous nourrit.

 

Introduction : de quelques clarifications et éléments de contexte

Trois institutions internationales sises à Genève se trouvent en effet régir la politique de santé mondiale en promouvant la vaccination de la population mondiale au centre de larges controverses[2] actuelles sur la gestion politique et sanitaire du Covid 19 : l’OMS (organisation mondiale de la santé) , la GAVI vaccine alliance et le Global Fund (Fonds Mondial pour la lutte contre la tuberculose, le VIH et le paludisme et tout récemment le Covid)  – toutes situées dans un périmètre proche sur des terrains dévolus aux organisations internationales par le Canton de Genève.

Ces trois institutions, auxquelles il faut ajouter l’OMC (organisation mondiale du commerce) et l’OMPI (organisation mondiale de la propriété intellectuelle) – situées à une encablure des trois autres, n’ont toutefois pas la même « transparence », ont des statuts et « gouvernances » différents.  Toutefois,  elles  interagissent entre elles de manière systémique au point d’ailleurs que leurs cadres dirigeants « naviguent » de l’une à l’autre  comme, entre autres, le Directeur actuel de l’OMS – Tedros Adhanom Ghebreyesus – élu en 2017 à la tête de cette organisation   : il fut en effet membre du CA du Global Fund de 2009 à 2011, et président du conseil de la GAVI vaccine Alliance en 2008-2009 avant d’être élu à la direction de l’OMS.

Outre le fait de prétendre lutter contre les maladies, pour la santé de l’humanité entière grâce à la vaccination , elles ont un point commun, d’avoir un financement public-privé et donc de dépendre depuis une bonne vingtaine d’années  des plus grands pays néolibéraux et de « généreux philanthropes »  privés  dont le très emblématique Bill Gates (et sa fondation FBMG) qui créa, finança et continue à financer la GAVI vaccine Alliance et le Global Fund et est devenu le premier « contributeur volontaire» au budget de l’OMS. Tous ces « généreux philanthropes »privés dont la fortune dépasse celle des états ont un objectif précis depuis une bonne trentaine d’années : imposer des mesures d’austérité à tous les services publics par des politiques dites de « public management », en souhaitant de facto les détruire dans les pays où ils existaient et existent encore. Tout ceci pour les vendre à des multinationales et au secteur privé comme furent déjà vendus nombre de biens publics[3].

 

De généreux philanthropes ? Réglons tout de suite la question.

Comme l’ont déjà très bien montré  Lionel Astruc[4] et Vandana Shiva[5], Bill et Melinda Gates et ses amis, « de riches philanthropes» ne sont pas motivés par leur seule générosité mais «leur avidité prend l’habit de la générosité» car «en donnant, ils prennent» et continuent de s’enrichir en investissant dans de multiples domaines dont les vaccins, les biotechnologies, les semences, la génétique et bien sûr le numérique[6]. Ils en ont fait leur propriété intellectuelle comme tous «ces nouveaux maîtres du monde» qui modèlent le paysage de notre monde hyper-technicisé,  informatisé, numérisé…..et médicalisé c’est à dire tout sauf humain.

Pour la seule année 2020, la fortune des Gates s’est encore «étoffée» de quelques 22 milliards de US$ atteignant provisoirement 124 milliards dont une bonne partie, sinon la totalité, se trouve dans un réseau mondial de paradis fiscaux comme celles des 188 sur 201 plus grandes multinationales. Cette évasion fiscale représente 7,600 milliards de US$ [7], sommes qui échappent aux Etats dont ils pourraient bénéficier pour financer une politique de santé publique….et de prévention.

Si de tout temps, comme l’écrit Didier Minot, « les riches ont toujours légitimé leur situation en faisant preuve de générosité , l’invention de la philanthropie au 18ème siècle s’accompagne d’une pensée tournée vers l’essor de l’économie privée, le progrès par la science et la domination politique de la bourgeoisie. Et aux 19ème et 20ème siècles, chaque fois que les grandes fortunes se sont multipliées sans frein, la philanthropie s’est développée dans un double mouvement de justification des inégalités et de traitement privé de la question sociale »[8], l’essor du financement de la politique de santé mondiale par des « pseudo-philanthropes » et leurs fondations montre toutes ses limites  prédatrices au vu des intérêts privés qu’ils poursuivent à travers des partenariats public/privé.

Car il  aura fallu la crise du Covid pour que soit mis en évidence le niveau massif de conflits d’intérêts  voire de corruption qui gangrènent les différents champs du social – scientifique, médical, médiatique et politique – et les institutions internationales, et que la puissance financière de ces riches provoque et alimente.

 

Disons les choses clairement : ces « pseudo philanthropes », en orientant et influençant les objectifs de ces institutions qu’ils financent,  y exercent tout simplement leur pouvoir par l’argent et y propagent leur idéologie : seul le privé peut résoudre les problèmes de santé mondiale. En même temps qu’ils propagent la corruption de toutes les institutions par ce que l’on nomme pudiquement « des conflits d’intérêts ».

Tout ceci bien sûr n’est en aucun cas du don !

Qu’est ce que le don ?

Une précision s’impose en effet à partir des nombreux travaux de recherche menés autour de la Revue du MAUSS (mouvement anti-utilitariste en sciences sociales) dont ceux que, modestement,  j’ai et nous avons menés pendant une bonne quinzaine d’années sur le don[9].

En effet, le don qui prévalait comme « fait social total [10]» dans les sociétés primitives ou archaïques…. sociétés et civilisations qui ont toutes disparu car exterminées par les colonialistes occidentaux, est, dans nos sociétés en cours de disparition car il est envahi par l’argent, le calcul et l’intérêt. Le don est l’autre de l’économique et du « marché » voire des services publics : il rend inséparables objets et sujets, c’est à dire que la matérialité de ce qui est donné est inséparable de la relation qu’on entretient avec le donataire et dépend de la qualité de cette relation. Le don et sa dynamique concernent les relations intersubjectives et sont de plus en plus limitées aux relations familiales, intergénérationnelles et amicales qui furent justement mises à mal pendant cette crise du Covid !

Toutes choses qu’ignorent le « marché » et ceux qui le servent et s’en enrichissent. Au contraire, ils se complaisent à séparer sujets et objets, à tel point que les « sujets » peuvent devenir des « objets » de plus en plus surnuméraires voire obsolescents comme l’écrivait déjà en 1956 Günther Anders[11]. Le don n’a d’efficience que si le donateur prend en considération l’autre, le donataire, le considérant comme un sujet ayant sa propre subjectivité en tant qu’il est un humain à la fois semblable mais aussi différent.  Le don est donc ouverture à l’altérité.

De surcroît, le don sollicite la mémoire, que le « marché » ignore mais il est toujours pris entre la gratuité et l’emprise : on peut exercer un grand pouvoir sur l’autre en donnant, risque à éviter si on ne veut pas que le donataire s’esquive et refuse la relation en même temps que l’objet ou le service qu’on lui propose. Si de surcroît, on le lui impose, soi-disant pour son bien, ce geste peut provoquer une grande violence comme tout rapport de domination et de pouvoir. Le don réside donc dans l’esprit de celui qui reçoit et non dans celui qui donne. Il n’est en aucun une économie comptable qui a envahi tout le social, services publics compris.

De plus en plus réduit à sa portion congrue, le paradigme du don ne saurait être appliqué à ces « pseudo philanthropes » qui servent leurs intérêts et exercent, par l’argent, leur pouvoir sur les autres quoi qu’ils en prétendent. Ce serait un comble et un trop grand honneur de les affubler du qualificatif « d’altruistes ».

Aussi, nous intéresserons-nous aux « autres », ceux et celles qui sont ditEs « bénéficiaires » des « libéralités » de ces pseudo philanthropes qui prétendent oeuvrer pour leur santé et leur bien-être….en leur imposant ce qu’ils disent être pour leur bien…

 

Au contraire, nous suivrons le circuit de l’argent  et montrerons en quoi l’argent sert à exercer son pouvoir sur les autres.

Si nous centrons notre attention sur Bill Gates et sa fondation qui est loin d’être le seul à pratiquer «l’optimisation fiscale» et à s’enrichir, nous n’avons pas l’intention d’en faire une figure emblématique et encore moins un bouc-émissaire : il n’est que le produit de sa classe sociale et de son idéologie 2.0[12] mais il aime être dans la lumière, contrairement à ceux qui restent dans l’ombre. De surcroît, il a le grand mérite de dire ouvertement ce qu’il fait contrairement à ses très riches complices et obligés qui se taisent mais partagent son idéologie qui les pousse à croire que seules les technologies sauveront le monde y compris de la crise écologique et climatique.

Bill Gates se trouve en effet à l’articulation entre le numérique, l’identification électronique, le brevetage du vivant[13], la génétique et  les politiques de santé mondiale….et au centre du financement des trois organisations que nous allons étudier dont deux furent créées par lui. Dans ce monde des organisations internationales où les paroles sont  rares et feutrées – diplomatie oblige –  Bill Gates tranche par les propos qu’il y tient y compris  publiquement. Nous en citerons donc quelques uns particulièrement éclairants s’agissant de l’objectif qu’il poursuit avec sa fondation et les brevets qu’il détient comme d’autres de ses amis d’ailleurs, à savoir «les nouveaux maîtres du monde hors sol».

 

Éléments de contexte : une « pandémie » préparée de longue date

Contrairement à l’hypothèse propagée au début de cette crise, attribuant l’origine du SRAS Cov 2  à la contamination d’humains par un ou plusieurs animaux vendus sur le marché de Wuhan – version qui aurait été plus «  politiquement correcte » et prise comme hypothèse un peu rapide par M. Monique Robin et Serge Morand[14] –  cette crise sanitaire a  été  minutieusement préparée et de longue date.

Ainsi, la concomitance entre la création de partenariats public/privé depuis une bonne vingtaine d’années qui mettent la priorité en matière de santé mondiale sur la vaccination et la « protection de la mère et l’enfant », l’annonce d’une soudaine épidémie dite «létale» dont la vaccination fut la seule solution préconisée pour l’endiguer et les dépôts de brevets recueillis par M-CAM[15] pendant ce laps de temps, aurait dû attirer notre attention. Cette concomitance met en évidence et résulte d’une concertation et collusion au plus haut niveau des instances sanitaires», économiques et politiques depuis au moins le début des années 2000 comme le démontre, preuves à l’appui, le Dr David Martin à partir des dépôts de brevets [16] :

            « Imaginez comme je suis désappointé d’être assis ici 20 ans plus tard après avoir signalé 20 ans plus tôt qu’un problème se profilait à l’horizon en ce qui concerne le coronavirus. Mais après l’épidémie présumée de 2002-2003 ….il est important que nous comprenions que le coronavirus a un agent pathogène circulant à l’intérieur du modèle viral, celui que nous avons. Il n’est en fait pas nouveau pour l’humanité et il n’est pas nouveau depuis les deux dernières décennies (…). Mais la prétendue épidémie qui a eu lieu en Chine en 2002 jusqu’en 2003[17] a donné lieu à un dossier très problématique en avril 2003 par le Centre pour la prévention des maladies des US [18]…..  En plus de déposer toute la séquence génétique de ce qui est devenu le SRAS – ce qui est une violation de l’article 101 du Code US 35, selon lequel vous ne pouvez pas breveter une substance d’origine naturelle- , ce brevet a  aussi été associé à une série de brevets dérivés. Ce sont des demandes de brevets séparés car elles portaient sur de multiples objets brevetables (…)qui couvraient non seulement la séquence génétique du coronavirus SRAS mais également les moyens de le détecter par RTPCR[19].

                  «si vous possédez à la fois le brevet sur le gène lui-même et le brevet sur sa détection, vous avez    l’avantage de pouvoir contrôler à 100%  non seulement la provenance du virus lui- même mais aussi sa détection. Cela signifie que vous avez un contrôle scientifique total et un contrôle total sur la communication.»

 

En effet, poursuit-il : «  Ce qui est problématique et qui est en fait le problème le plus flagrant c’est qu’Antony Fauci et le NIAID ont trouvé que la maniabilité du coronavirus était un candidat potentiel contre le VIH. Donc le SRAS n’est pas une progression naturelle d’une modification génétique du coronavirus. En fait, en 1999, Antony Fauci a financé des recherches à l’université de Caroline du Nord pour créer, et vous ne pouvez pas vous empêcher de déplorer ce que je m’apprête à lire car cela vient directement d’une demande de brevet déposé le 19 avril 2002 – vous avez bien entendu la date –  2002 – où le NIAID a construit un coronavirus infectieux à réplication défectueuse. (silence). Ils ont été spécifiquement ciblés pour l’épithélium pulmonaire. En d’autres termes, nous avons créé le SRAS et nous l’avons breveté le 19 avril 2002 avant qu’il n’y ait d’épidémie présumée en Asie (….) Et notre préoccupation était que le coronavirus était considéré comme un agent manipulable pour une utilisation potentielle comme vecteur de vaccins mais qu’il était aussi considéré très clairement considéré comme un candidat pour une arme biologique »

«  Peter Daszak[20] a été celui qui a corroboré de « manière indépendante » la théorie chinoise de non fuite du laboratoire de Wuhan car il n’y a pas eu fuite d’un laboratoire, il s’agissait d’une bio-militarisation intentionnelle de protéïnes de pointe à injecter aux gens en les rendant dépendants d’un vaccin coronavirus.». A la question : il n’y a rien de nouveau dans tout cela ? Il répond «  non, Rien. Zéro. 73 brevets sur tout ce qui est cliniquement nouveau, 73 tous délivrés avant 2019 »

«Ma citation préférée de cette pandémie est une déclaration faite en 2015 par Peter Daszak, rapportée dans la presse des académies nationales le 12 février 2016,  je cite « Nous devons faire mieux comprendre au public la nécessité des contre-mesures médicales comme un vaccin contre TOUS les coronavirus. Le moteur clef est le système médiatique et l’économie suivra le battage    médiatique. Nous devons utiliser ce battage à notre avantage pour aborder les vrais problèmes. Les investisseurs réagiront s’ils voient des bénéfices à la fin du processus».

Ce que confirme Monika Karbowska[21] dans un très long texte : cette « pandémie » a été construite sur le même modèle qu’une guerre bio- terroriste après les attentats des Twin Towers de NYC  par le Le Global Health Security Initiative (Initiative Globale pour une Sécurité Sanitaire) crée en novembre 2001 afin de justifier une intervention militaire en Irak :

                  « Le Global Health Security Initiative est un think tank dirigé par les Etats Unis basé au Canada où il a été chargé d’organiser les «epidemic responses» – soit une gestion de l’épidémie qui serait consécutive à une possible attaque terroriste à l’anthrax. Il inclut les Etats d’Europe comme l’Allemagne, la France et l’Italie, puis le Japon, le Mexique ainsi que l’OMS déjà dans les mains du financeur Bill Gates. Dès 2002 cependant le programme de cette entité, en dehors de toute légalité démocratique, ne prévoit pas une politique coordonnée des ministres de la défense pour riposter à une guerre, mais des réunions régulières des ministres de la santé pour gérer une «pandémie mondiale» d’origine naturelle, le terme de pandémie étant traduit de l’anglais où il signifie « épidémie ».

Le «storytelling» et les «éléments de langage» – y compris « nous sommes en guerre »-, utilisés durant la crise du Covid n’en seraient, selon elle, que le prolongement. Ce modèle «d’épidémie grippale comme guerre bioterroriste»  comportait tous les détails que nous avons connus pendant la crise du Covid : «prohibition de toute vie sociale, fermeture des écoles et des universités, suppressions des événements culturels, des activités associatives et politiques, des loisirs et des sports ». Y furent juste ajoutées la suppression de tous les contacts intra-familiaux  et la maltraitance des enfants mais plus largement de toute la population : interdiction de voir ses proches et de leur porter secours, voire même de les accompagner en fin de vie, aux petits-enfants de voir leurs grands parents, etc.  pour  faire croire en un danger imminent menaçant la vie de chacunE et instrumentalisant la peur de la mort par des images que les médias ont propagées en boucle. L’effet d’hypnose que provoquent les écrans a fait le reste en mobilisant les émotions et en réduisant la capacité de penser et d’agir par soi-même….pour beaucoup mais pas pour tous et toutes qui ont saisi très vite les incohérences disruptives.[22]

Inutile toutefois de  faire appel à une théorie du complot mais de comprendre qu’il y a eu concertation, coordination et collusion au plus haut niveau depuis le début des années 2000 concernant la venue d’une pseudo « pandémie ». Celle-ci  justifiait bien sûr des mesures radicales dont la mise sur le marché de vaccins expérimentaux soi-disant produits dans l’urgence pour l’endiguer. Ils étaient de facto déjà étudiés depuis des années : « Tous les brevets concernant le SRAS Cov 2 et les «vaccins» se sont échelonnés sur 20 ans (…) Le premier vaccin contre le coronavirus était recherché par Pfizer. L’application contre le coronavirus était précisément cette protéine de pointe. Donc la même chose que prétendument nous nous sommes précipités à inventer. La première demande a été déposée le 28 janvier 2000, il y a 21 ans !» nous précise David Martin.[23] Et les tests PCR pour détecter les personnes atteintes du virus, y compris asymptomatiques, étaient vendus à Wuhan plusieurs mois avant l’arrivée du virus [24].

La collaboration de l’OMPI et de l’OMC, aussi situées à Genève,  est instituée afin que les brevets  garantissent aux investisseurs privés ou institutionnels (comme les fonds de pension et autres Black Rock[25] et Vanguard[26]) la fiabilité de leurs placements.

Tout ce que nous vivons actuellement avec le Covid 19 et la priorité donnée aux vaccins plutôt qu’aux médicaments qui traitent étaient prévus depuis 20 ans et longuement mûri comme le confirme aussi  Monika Karbowska [27]!

Si toutes les organisations internationales que nous allons étudier affichent comme objectif commun « de lutter pour la santé mondiale et pour le bien être de l’humanité » (sic) grâce aux vaccins, le fait qu’elles soient financées par de riches contributeurs privés pose de très gros problèmes qui apparaissent massivement actuellement. Car, en y réfléchissant bien et en nous positionnant selon leur point de vue : quel intérêt auraient les grandes entreprises pharmaceutiques et autres multinationales de la santé à nous maintenir en bonne santé ? Bien au contraire, elles s’enrichissent sur nos maladies quand elles ne les provoquent pas. Aussi, allons-nous suivre le circuit de l’argent pour mieux comprendre qui finance ces organisations internationales en poursuivant nos investigations de 2015, ce que tout journaliste d’investigation aurait pu faire…..

 

[1]       Bien entendu, seuls les sièges de ces multinationales sont courtisés par les capitales européennes ou occidentales….leurs usines sont localisées ailleurs, dans les pays où la main d’oeuvre est corvéable à merci et les droits sociaux inexistants.

[2]       Ces controverses, courantes dans le milieu scientifique, mais aussi dans les débats politiques  ont été étouffées durant toute la durée de la crise du Covid, et leurs auteurs disqualifiés et traités de « complotistes » ou de propagateurs de fake news.

[3]       Laurent Mauduit, 2020, Prédations. Histoire des privatisations des biens publics, La Découverte

[4]       Lional Astruc, 2019, La fausse générosité de la fondation Bill et Melinda Gates, Actes Sud

postface de Vandana Shiva

[5]       Vandana Shiva avec Kartikey Shiva, 2019, 1 % Reprendre le pouvoir face à la toute puissance des riches, , Ed. L’échiquier. Titre original : 2018, Oweness v/s the 1 %. Shattering Illusions, Seeding Freedom, Women Unlimited

[6]       Bill Gates fut le créateur de Microsoft dans les années 80 en s’appropriant  les logiciels libres, devenus sa propriété intellectuelle et en bénéficiant d’allégements fiscaux aux USA mais, durant la « crise du Covid », il a aussi acquis des actions chez Apple et Amazon.

[7]       Une économie au profit des 1 %, Oxfam International, 18 janvier 2016, cité par Vandana Shiva, op. p.149 et suiv.

[8]       Didier Minot, 2019, A quoi sert la philanthropie ? Richesse privée, action publique ou mobilisation citoyenne, Ed. Charles Léopold Mayer

[9]       Parmi les nombreux ouvrages sur le don : Donner, recevoir et rendre. L’autre paradigme,  La Revue du MAUSS,1991, n°11, La Découverte, Ce que donner veut dire. Don et intérêt, 1993, La Découverte

  1. Bloch, M. Buisson, 1994, La circulation du don entre générations ou comment reçoit-on ? Communications, 59

[10]     Marcel Mauss, 1ère parution 1925, L’essai sur le don,  l’ouvrage le plus commenté de la littérature anthropologique  fut publié pendant la 1ère mondialisation pour contrer les visions économicistes dont Levi-Strauss le lisant 50 ans plus tard en souligna l’importance.

[11]     Günther Anders, 1959, L’obsolescence de l’homme : sur l’âme à l’époque de la deuxième révolution industrielle, 2 tomes. Payot. Nous en sommes désormais à la 3ème révolution industrielle et l’avenir de l’homme risque bien d’être pire si nous n’y prenons garde.

[12]     L’idéologie et l’homme 2.0 (ou homme augmenté) font appel à toute une série de nouvelles technologies dont l’IA, la génétique, le numérique et participent du courant transhumaniste dont le lecteur intéressé pourra trouver des références sur le web.

[13]     Brevetage du vivant contraire aux accords d’Oviedo et au code de Nuremberg.

[14]     Marie-Monique Robin, avec la collaboration de Serge Morand, 2021, La fabrique des pandémies, La Découverte.

Ce qui ne veut nullement dire que leur livre n’est pas important mais d’avoir envisagé , comme seule hypothèse, l’ origine animale des pandémies a limité leur champ d’investigation. Les humains sont bien plus pervers encore….

[15]     M-CAM, est une société internationale de souscription et d’analyse d’actifs incorporels couvrant des travaux dans le financement de l’innovation, le commerce et le financement des actifs incorporels. Elle a été fondée par le Dr David Martin qui en est le président depuis 1998. Elle a comme objectif d’analyser les brevets et leur financement  https://www.m-cam.com/about-us/

[16]     Entretien effectué par Reiner Fuellmich et son équipe allemande qui font un travail remarquable. Qu’ils en soient eux aussi remerciés : Pandemic Fraud https://infovf.com/video/reiner-fuellmish-pandemic-fraud-version-integrale-1h20–9908.html?

[17]     Il s’agit ici de l’épidémie  de syndrome respiratoire aigu sévère, une maladie émergente causée par le coronavirus SARS-CoV, ayant commencé en novembre 2002 à Foshan en Chine. Plus de 8 000 personnes sont infectées et 774 personnes en sont décédées dans le monde. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pid%C3%A9mie_de_SRAS_de_2002-2004

[18]     Le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a un financement public-privé https://www.hhs.gov/sites/default/files/fy-2019-hhs-agency-financial-report.pdf. Il est dirigé depuis 1984 par Antony Fauci qui  est aussi directeur du NIAID , l’équivalent du ministère de la santé français.

[19]     Les tests RTPCR de Drosten furent utilisés pendant la crise sanitaire, amplifiant de manière démesurée le sentiment de peur véhiculée par les médias,  les gouvernements et les instances sanitaires et ont fait de personnes sans symptôme des malades potentiels à isoler.

[20]                 Peter Daszak est un zoologue britannique et un expert en écologie des maladies, et notamment en zoonoses…mais aussi à la tête d’une ONG EcoHealthAlliance qui, avec des financements fédéraux US a collaboré à l’Institut de virologie de Wuhan.

[21]     Monika Karbowska, membre du comité de soutien à Julian Assange,  « Comment en 20 ans « la pandémie grippale » a été préparée comme une guerre bioterroriste », wikijustice-contre-la-dictature-sanitaire.com/index.php/2021/05/31/comment-en-20-ans-la-pandemie-grippale-covid-a-ete-preparee-comme-une-guerre-bioterroriste/

[22]     Effet d’hypnose très bien décrit par Peter Entell, 2003, The Tube, documentaire de la RTS et par Dany Robert Dufour, 2003, L’art de réduire les têtes. Sur la nouvelle     servitude de l’homme libéré à l’ère du capitalisme total, Denoël.

[23]     o.c.

[24]              PCR Sales Soared in Wuhan Before 1st Official COVID Cases Publicized https://principia-scientific.com/pcr-sales-soared-in-wuhan-before-1st-official-covid-cases-publicized/

[25]     BlackRock est une société multinationale américaine spécialisée dans la gestion d’actifs, dont le siège social est situé à New York. Fondée en 1988, elle est devenue le plus important gestionnaire d’actifs au monde, avec près de 7 800 milliards de dollars d’encours en octobre 2020. Wikipédia

[26]     The Vanguard Group est une société américaine de fonds d’investissement. Le groupe est basé à Malvern en Pennsylvanie et offre différents types de placements et autres produits financiers pour des individus, des sociétés ou des investisseurs institutionnels. Wikipédia

[27]     op. c.

 

AmbulanceSousMarinantiatom

Publié dans littéradure | Pas de Commentaire »

Le Professeur Michel Fernex est parti rejoindre Solange Fernex l’Insoumise

Posté par elianguesard le 3 octobre 2021

VigieViennetrio

 Parmi ceux du type exemplaire de l’homme; Pr Michel Fernex

Le Professeur Michel Fernex est parti rejoindre Solange Fernex l’Insoumise

Elle vivait encore à travers lui. Maintenant qu’il l’a rejoint, à nous de perpétuer leur mémoire.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Fernex

Membre de IPPNW Suisse https://www.ippnw.ch/, il faisait parti des initiateurs de la manifestation qui dura 10 ans devant l’OMS, là où il avait travaillé http://independentwho.org/fr/

En dessous la réponse du Pr Michel Fernex lorsque qu’il a pris connaissance d’un « brouillon » d’enquête épidémiologique dès 2009 (http://elianguesard.l.e.f.unblog.fr/files/2013/04/enqueteepidemiopopulaire.pdf)

Mail du 16 2 2009:

« C’est intéressant.

L’étude des cancers autour des centrales atomiques allemandes a duré 4 ans avec une grosse équipe.

Ils ont analysé et localisé 5000 cancers ou leucémies)

Ils ont fait appel à de très bon statisticiens.

Ce travail vient confirmer les précédents en Allemagne, Amérique, Royaume uni.

Jean-François Viel a risqué une étude sur les cancers autour des usine ARFECA. Il a montré l’augmentation des leucémies de l’enfant puis il a perdu sa carrière et refuse de parler de rayonnements ionisants: Il a deux enfants.

Si on veut casser une carrière en France, le bon système c’est de faire une bonne étude sur cancer et rayonnements ionisants.

Il faut avoir des revenus personnels. Ce n’est jamais drôle mais triste.

Je n’ai plus de carrière à perdre, retraité, 80 ans. Alors j’ose parfois parler. »

 

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

 

Recueil complet : Les Fernex pour l’humanité :

https://p4.storage.canalblog.com/49/13/706004/129995113.pdf

Bastions Nest+Yabl+Michel +LIquidateursArbre014

Publié dans littéradure | Pas de Commentaire »

La loi qui donne au président USA licence de tuer

Posté par elianguesard le 21 septembre 2021

venceremosONUpetit

https://www.mondialisation.ca/la-loi-qui-donne-au-president-usa-licence-de-tuer/5660235

Le 18 septembre 2001, une semaine après le 11 Septembre, le Congrès des États-Unis approuve avec un vote bi-partisan unanime la Loi Publique 107-40 qui stipule : “Le Président est autorisé à utiliser toute la force nécessaire et appropriée contre les nations, organisations ou personnes dont il considère qu’ils ont planifié, autorisé, commis ou aidé les attaques terroristes survenues le 11 septembre 2001, ou a donné refuge à ces organisations ou personnes, dans le but de prévenir tout futur acte de terrorisme international contre les États-Unis de la part de ces nations organisations ou personnes”. La loi, qui conférait au président républicain George W. Bush les pleins pouvoirs de guerre, avait été rédigée par le sénateur démocrate Joe Biden, président de la Commission pour les relations extérieures.(Voir le pdf en anglais)

Le président Bush se trouvait ainsi autorisé par le Congrès, au nom de la “guerre à la terreur”, à utiliser la force militaire non seulement contre des organisations ou personnes mais des nations entières, dont la culpabilité était décrétée par le président même, qui émettait la sentence sans procès ni possibilité d’appel et en ordonnait l’immédiate exécution au moyen de la guerre. Les seuls qui depuis longtemps demandent l’effacement de cette loi sont deux sénateurs, le démocrate Kaine et le républicain Young, mais leur tentative n’a jusqu’à présent pas abouti. La loi du 18 septembre 2001, toujours en vigueur, a été utilisée, après le président républicain Bush, par le démocrate Obama, par le républicain Trump et par le démocrate Biden (ex- vice président de l’Administration Obama). On calcule qu’elle a déjà été utilisée pour “légitimer”, pendant les vingt dernières années, des opérations militaires effectuées par les forces armées étasuniennes, sur ordre présidentiel, dans 19 pays du monde, parmi lesquels Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Yemen, Tunisie, Kenya, Mali, Nigeria, Somalie, Cameroun et Niger

Trois semaines après l’adoption de la loi, le président Bush ordonnait d’attaquer et envahir l’Afghanistan, officiellement pour donner la chasse à Ben Laden protégé par les talibans ; trois mois après, il ordonnait l’ouverture du camp de détention de Guantanamo, où étaient secrètement déportés et torturés de présumés terroristes de différents parties du monde ; un an et demi plus tard -sollicité par une résolution bi-partisan de 77 sénateurs, menée par Joe Biden- le président Bush ordonnait d’attaquer et envahir l’Irak sous l’accusation (qui s’est ensuite révélée fausse) qu’il possédait des armes de destruction de masse. L’ordre était d’avoir un poing de fer pour écraser la résistance : confirmation en était donnée par les images des tortures dans la prison d’Abu Ghraib, mises à jour en 2004.

Toujours sur la base de la loi de 2001 qui l’autorisait à “utiliser toute la force nécessaire et appropriée””, le président Obama, dix ans après, autorisait la CIA à mener des actions secrètes en Libye pour préparer la guerre OTAN qui allait démolir l’État libyen. Selon le même procédure “légale” -documentait le New York Times (29 mai 2012)- pendant l’Administration Obama fut instituée la “kill list”, mise à jour hebdomadairement, comprenant des personnes du monde entier condamnées secrètement à mort sous l’accusation de terrorisme, lesquelles, après l’approbation du Président, étaient éliminées généralement avec des drones-killer. La même procédure était suivie en janvier 2020 par le président Trump, qui ordonnait l’élimination du général iranien Soleimani, tué par un drone USA à l’aéroport de Baghdad. Des attaques analogues de drones USA ont été “légalement” autorisées en Afghanistan, Irak, Libye, Pakistan, Somalie, Syrie et Yemen.

La plus récente attaque d’un drone-killer est celle qui, sur la base de l’autorisation du président Biden, a frappé le 29 août à Kaboul une voiture suspectée de transporter une bombe de l’Isis. Une enquête du New York Times (10 septembre) a pu vérifier que la voiture (suivie longtemps par le pilote du drone, à des milliers de km de distance) ne transportait pas des explosifs mais des réservoirs d’eau. Contre cette voiture, dans un quartier densément habité, a été lancé un missile “Feu de l’enfer”, qui a tué dix civils, dont sept enfants.

Manlio Dinucci

 

Article original en anglais :

La Legge che dà al presidente Usa licenza di uccidere

Edition de mardi 14 septembre 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/la-legge-che-da-al-presidente-usa-licenza-di-uccidere/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.it

 

Publié dans littéradure | Pas de Commentaire »

Tricastin; La catastrophe aujourd’hui ou demain

Posté par elianguesard le 19 septembre 2021

huma.isotop

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2021/09/19/Tricastin_arret-d-urgence-du-reacteur-2

Tricastin : arrêt d’urgence du réacteur atomique n°2

Nouvel arrêt d’urgence du réacteur n°2, ce 17 septembre 2021, qui avait pourtant passé sa 4ème visite décennale et obtenu le feu vert de l’ASN. Chez le nucléariste comme chez le pseudo-gendarme du nucléaire c’est le silence sur l’origine de l’incident. Un réacteur atomique et un site nucléaire à mettre au rebus en urgence. Une histoire qui finira mal.

__

Le 29 juillet 2021 le Directeur EDF du site nucléaire du Tricastin, Cedrick Hausseguy, se gargarisait publiquement d’auto-éloges après la réalisation de la 4ème visite décennale du réacteur  n°2 pendant 5 mois et sa reconnexion au réseau électrique le 26 juillet 2021 : « Je suis très fier de mes équipes, car mener à bien un arrêt aussi important, avec plus de 13.000 activités réalisées en toute sûreté et sécurité par les intervenants, en respectant le planning, est une belle réussite… bien sûr j’y associe pleinement les salariés des entreprises partenaires ; ils sont à nos côtés depuis le début de ces travaux réalisés sur l’unité n°1 en 2019. C’est aussi l’aboutissement de 3 ans de préparation, en coopération avec les entités d’ingénierie du groupe EDF. » (1)

Mais erreur sur toute la ligne et un mois et demi plus tard… : le 17 septembre 2021 à 20h10 le réacteur se met en arrêt d’urgence automatique suite à une défaillance majeure dont on ne connaît toujours pas l’origine. La production d’électricité tombe à 0Mwh au lieu des 915Mwh normalement produits. Puis remonte à 500Mwh puis retombe à 0Mwh et reste en rideau toujours au 18 septembre 2021 à 08h40 (2). Ce yoyo laisse à penser que les équipes ne parviennent pas à maîtriser la bête atomique.

Bon pour le rebus

Depuis plusieurs années cette vieille casserole rafistolée subit des incidents à répétition et arrêts en urgence tels ceux de 2019 en février (barres d’assemblages des produits de fission atomique reste bloquée en suspension au dessus du réacteur), et en 2017 le 20 novembre avec la découverte fortuite de  l’indisponibilité potentielle d’un circuit de refroidissement en cas de séisme, et auparavant en 2013 lorsque des boues obstruent la prise d’eau de refroidissement ru réacteur qui menace d’exploser; et encore en 2009 le 5 novembre lorsqu’un assemblage s’était retrouvé coincé et qu’Il avait alors fallu plus d’un mois pour résoudre cette dangereuse situation; en 2008 le 8 septembre lorsque 2 assemblages de combustible étaient restés coincés et qu’il avait fallu plus de 7 semaines pour trouver une solution, officiellement l’incident était dû au fait qu’une bille était tombée du pont de manutention lors du rechargement précédent (3). Et aussi ces dizaines d’autres incidents demeurés secrets.

L’ASN qui avait donné son feu vert au redémarrage de ce vieux réacteur après pas moins de neuf inspections sur place doit être quelque peu gênée aux entournures. Et bien complice de ce fanatisme nucléaire qui veut que quoi qu’il se passe et quoi qu’il en coûte la destruction de l’atome doit se poursuivre. Au péril des populations.

__

(1) https://www.edf.fr/la-centrale-nucleaire-du-tricastin/les-actualites-de-la-centrale-nucleaire-du-tricastin/fin-de-la-4eme-visite-decennale-de-l-unite-de-production-ndeg2-de-la-centrale-edf-du-tricastin-le-reacteur-produit-a-nouveau-de-l-electricite

(2) https://www.edf.fr/en/the-edf-group/who-we-are/activities/optimisation-and-trading/list-of-outages-and-messages/list-of-outages/05470-edf-t-00061179

(3) http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2020/03/26/3-reacteurs-de-Tricastin-a-l-arret

Publié dans littéradure | Pas de Commentaire »

12345...11
 

Paruremaupassant |
Lalibrairiedunet |
Latelierdeshistoiresfilantes |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lloydvlcf
| Matircrite
| Monsieurkafka